En un quart de siècle, la Chine est devenue le premier créancier bilatéral de nombreux États africains. Son efficacité repose sur une mécanique bien rodée : une banque chinoise finance une infrastructure, une entreprise chinoise décroche le chantier et l'État africain conserve la dette, parfois garantie par ses recettes pétrolières, minières ou portuaires. Du Cameroun à l'Angola, du Kenya à la République démocratique du Congo, ces prêts ont permis de construire des ouvrages que les bailleurs traditionnels ne voulaient pas toujours financer. Toutefois, ils ont aussi créé des engagements durables, exposés aux variations du dollar et à la rentabilité incertaine des projets. Les données montrent cependant que Pékin n'est ni l'unique responsable du surendettement africain ni le propriétaire automatique des actifs financés. La « machine à dette » chinoise fonctionne surtout grâce à l'opacité des contrats, à l'intégration entre prêteurs et constructeurs et aux décisions des gouvernements africains eux-mêmes.
Prêter à l'État pour financer les entreprises chinoises
Comment la Chine endette-t-elle les États africains ? La réponse tient moins à une stratégie secrète qu'à l'organisation très intégrée de son appareil économique. Le processus commence par un besoin réel : construire une route, un barrage, une voie ferrée, un port ou un réseau de télécommunications. Faute de ressources suffisantes, l'État africain se tourne vers Pékin. China Exim Bank ou China Development Bank accorde le prêt ; une entreprise chinoise réalise les études, fournit les équipements et construit l'ouvrage ; le gouvernement africain contracte la dette ou apporte une garantie souveraine. Une grande partie de l'argent prêté sert ainsi directement à payer le constructeur et les fournisseurs chinois. L'entreprise encaisse le prix du chantier, tandis que la dette demeure pendant quinze, vingt ou trente ans dans les comptes de l'État emprunteur. Si l'infrastructure produit les recettes attendues, le montage peut être bénéfique. Mais lorsque la fréquentation est surestimée, que les tarifs ne couvrent pas les coûts ou que des équipements complémentaires manquent, le contribuable rembourse un ouvrage à la rentabilité incertaine.
Ce que mesure réellement la dette chinoise
Il faut distinguer engagements de prêts, encours de dette, investissements directs et contrats de construction. La Chinese Loans to Africa Database de Boston University recense 1 319 engagements de prêts signés entre 2000 et 2024, pour un montant cumulé de 180,87 milliards de dollars. Ce total ne correspond pas à ce que l'Afrique doit aujourd'hui à la Chine : il additionne vingt-cinq années d'accords sans retrancher systématiquement les sommes non décaissées, les remboursements, les annulations et les restructurations. Les prêts chinois ont culminé en 2016 avant de reculer. Après un rebond à 4,61 milliards de dollars en 2023, les nouveaux engagements sont retombés à un peu moins de 2,1 milliards en 2024, répartis entre seulement six projets. Pékin sélectionne désormais davantage ses emprunteurs et s'éloigne des mégaprojets les plus risqués. En 2022, la Chine détenait environ 13 % de la dette extérieure africaine, selon le China–Africa Economic Bulletin 2024, contre 28 % pour les obligataires privés. Ses créances restent toutefois très concentrées : 20,98 milliards de dollars en Angola, 6,82 milliards en Éthiopie, 6,69 milliards au Kenya, 5,73 milliards en Zambie et 5,21 milliards en Égypte.
Cameroun : l'endettement projet après projet
Le Cameroun illustre cette mécanique. Son endettement envers Pékin ne provient pas d'un prêt unique, mais d'une accumulation de financements destinés aux barrages, routes, autoroutes, télécommunications et équipements publics. Selon la Banque mondiale, l'encours camerounais envers la Chine atteignait 3,24 milliards de dollars fin 2024, contre 3,60 milliards en 2020. Le FMI évaluait les créances chinoises à 2 047 milliards de francs CFA fin 2023, soit 24,4 % de la dette extérieure publique et garantie. La Chine reste ainsi le premier créancier bilatéral du pays. Le barrage hydroélectrique de Mekin, d'une puissance annoncée de 15 mégawatts, a été financé à 85 % par China Exim Bank et construit par China National Electric Engineering Corporation. Retards, dysfonctionnements techniques et mise en service progressive ont créé un décalage entre le remboursement de la dette et la production effective d'électricité. À Memve'ele, construit par Sinohydro et financé pour environ moitié par China Exim Bank, le barrage a été achevé avant que toutes les lignes nécessaires à l'évacuation de l'électricité ne soient opérationnelles. L'État devait donc rembourser une infrastructure dont une partie de la capacité ne pouvait pas encore être commercialisée. Des groupes chinois sont également intervenus dans l'autoroute Yaoundé–Nsimalen, la route Kribi–Lolabé, les installations liées au port en eau profonde de Kribi et plusieurs programmes de télécommunications. Ces infrastructures répondent à des besoins réels. La question porte sur leur coût, leurs retards, leur rendement et les conditions d'attribution des marchés. Lorsque la banque, le constructeur, les fournisseurs et parfois le bureau d'études viennent du même pays, l'absence de contrôle indépendant et de publication des contrats empêche de vérifier le prix et la viabilité économique des projets. Toutefois, le Cameroun ne peut attribuer l'ensemble de sa dette à Pékin. Selon le FMI, la dette publique et garantie atteignait environ 14 013 milliards de francs CFA fin 2024, soit 43,4 % du PIB. En septembre 2025, les institutions multilatérales détenaient 52,9 % de la dette extérieure publique. La Chine est le premier créancier bilatéral, mais pas la première catégorie de créanciers.
Les contrats protègent le prêteur
L'opacité contractuelle constitue un rouage majeur du système. L'étude de 371 contrats par AidData révèle des clauses de confidentialité, des comptes de remboursement sécurisés et des garanties sur certains revenus. Certains accords excluent également la créance chinoise d'un traitement collectif comparable à celui du Club de Paris. Ces dispositions protègent fortement le prêteur, mais compliquent les restructurations et limitent le contrôle démocratique.
Angola : le pétrole en garantie
En Angola, les banques chinoises ont financé la reconstruction du pays en sécurisant leurs prêts sur les recettes pétrolières. En 2022, l'encours angolais envers la Chine atteignait encore 20,98 milliards de dollars.Une partie des revenus du pétrole est affectée au remboursement de la dette. Pékin réduit ainsi son risque, tandis que Luanda perd une part de sa liberté budgétaire. Le mécanisme repose moins sur la confiscation des gisements que sur la mobilisation anticipée des recettes futures.
Kenya : un train insuffisamment rentable
Le chemin de fer Mombasa-Nairobi, construit par China Road and Bridge Corporation et financé par China Exim Bank, n'a pas généré les recettes attendues. L'État kenyan a donc dû soutenir son exploitation et rembourser l'emprunt sur ses ressources fiscales.Contrairement aux craintes exprimées, aucune saisie automatique du port de Mombasa n'a été établie. Le risque est plus discret : lorsqu'un projet n'est pas suffisamment rentable, sa dette réduit directement les marges budgétaires de l'État.
Zambie : l'accumulation jusqu'au défaut
En novembre 2020, la Zambie est devenue le premier État africain à faire défaut pendant la pandémie. En 2022, elle devait environ 5,73 milliards de dollars à la Chine, auxquels s'ajoutaient des euro-obligations et d'autres prêts. Après de longues négociations, Pékin a accepté en 2023 un réaménagement des remboursements dans le cadre commun du G20. Aucun grand actif zambien n'a été saisi. Le coût du défaut s'est surtout traduit par des investissements retardés, des dépenses sociales contraintes et un accès limité aux marchés financiers.
RDC : les minerais contre les infrastructures
En RDC, l'accord Sicomines de 2008 prévoit que les revenus du cuivre et du cobalt financent des routes, des écoles et des hôpitaux. Ce montage permet à l'État d'obtenir des infrastructures sans paiement immédiat, mais accorde aux entreprises chinoises un accès durable à des minerais stratégiques. Face au déséquilibre dénoncé entre les ressources exploitées et les ouvrages réalisés, Kinshasa a renégocié l'accord. En mars 2024, l'enveloppe annoncée pour les infrastructures est passée de 3,2 à 7 milliards de dollars. Son bénéfice réel dépendra toutefois des décaissements et de l'exécution effective des projets.
De la dette au contrôle industriel
La stratégie chinoise évolue désormais vers les investissements directs et les prises de participation. À Simandou, en Guinée, des groupes chinois sont impliqués dans l'exploitation du fer et les infrastructures ferroviaires et portuaires. Au Mali, Ganfeng Lithium s'est renforcé dans le projet de Goulamina pour sécuriser l'approvisionnement de l'industrie des batteries.Ces opérations ne constituent pas une dette souveraine. La dépendance se déplace vers le contrôle des ressources, des infrastructures et de leur commercialisation. L'enjeu porte alors sur les recettes fiscales, la transformation locale, les emplois créés et la participation de l'État.
L'opacité, carburant de la machine
La Chine n'est pas l'unique responsable de la dette africaine : les créanciers privés, les marchés obligataires et la dette intérieure pèsent également lourdement. Sa particularité est de cumuler les rôles de prêteur, constructeur, fournisseur, investisseur et parfois acheteur des ressources produites.La dépendance apparaît lorsque se combinent contrats confidentiels, absence de concurrence, emprunts en devises, recettes surestimées et garanties sur des revenus stratégiques. Les gouvernements africains portent aussi leur part de responsabilité : ce sont eux qui choisissent les projets, signent les garanties et acceptent parfois l'opacité.
Reprendre le contrôle
Pour limiter les risques, les États doivent publier les contrats, soumettre les projets à des expertises indépendantes et mettre en concurrence les constructeurs comme les prêteurs. Les accords miniers doivent également imposer davantage de transformation locale, de formation et de partage des revenus.Il ne s'agit pas de refuser les financements chinois, indispensables à de nombreuses infrastructures, mais de s'assurer que les projets créent davantage de richesse qu'ils ne génèrent de dette.
Une souveraineté sous contrainte
La Chine endette les États africains en finançant rapidement les infrastructures dont ils ont besoin. Mais les entreprises chinoises encaissent le prix des chantiers, tandis que les États supportent le risque économique et remboursent parfois pendant plusieurs décennies.Du pétrole angolais aux minerais congolais, en passant par le chemin de fer kenyan, le mécanisme ne débouche pas automatiquement sur la saisie d'un port ou d'une mine. Il réduit progressivement les marges budgétaires lorsque les recettes futures sont engagées, que les contrats restent secrets ou que les infrastructures ne produisent pas les revenus attendus.La machine à dette de Pékin fonctionne ainsi avec le concours de gouvernements africains qui acceptent parfois de signer avant d'avoir pleinement mesuré le coût économique et politique de leurs engagements.
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Un accident de circulation s'est produit le mercredi 29 juillet 2026 dans l'arrondissement de Lagbè, commune d'Ifangni. Un poids lourd transportant des peaux de bœuf nettoyées, fumées ou séchées, communément appelées « Kpanman », a terminé sa course à l'intérieur d'une concession après avoir quitté la route.
Un conducteur de camion en direction de Igolo perd le contrôle de son volant et se retrouve dans une concession. Avant son immobilisation, le camion a endommagé des panneaux de signalisation implantés le long de la voie. Selon Libre Express, aucun décès ni blessé n'a été signalé.
Informés de l'accident, les agents de la Police républicaine se sont rendus sur les lieux. Le conducteur, qui s'était enfui après les faits, est revenu par la suite. Les forces de sécurité ont procédé au constat et récupéré les pièces administratives du véhicule.
À la date du 3 août 2026, aucune opération d'enlèvement n'avait encore été engagée. La cargaison de Kpanman, laissée à l'air libre, dégage une forte odeur qui incommode les habitants du quartier. Les riverains attendent une intervention des services compétents pour le retrait du véhicule et de son contenu.
– Moov Africa lance ses nouveaux forfaits internet à 300F et 500F à travers la campagne « C'Dosé »
Le forfait à 300F offre 500 Mo et WhatsApp illimité pendant 48h. Celui à 500F donne accès à 1 Go et à un accès illimité aux réseaux sociaux préférés des abonnés (TikTok, Facebook, Snapchat, WhatsApp et YouTube) pendant 24h.
Premier opérateur à lancer ce type d'offre, Moov Africa confirme sa volonté de proposer des forfaits calqués sur les véritables usages de ses abonnés. L'ensemble de la nouvelle grille est disponible en tapant *123#.
La Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD) a annoncé, ce mardi 4 août 2026, un investissement de 9,6 millions d'euros dans une émission d'obligations sociales d'AFINHAB. Cette opération bénéficiera au Bénin, à la Côte d'Ivoire et au Sénégal en facilitant l'accès au financement du logement abordable, notamment pour les ménages à revenu faible ou modéré.
Dans un communiqué publié, le mardi 4 août 2026, la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD), a annoncé un investissement pouvant atteindre 9,6 millions d'euros, soit environ 6,3 milliards de francs CFA, dans la deuxième émission d'obligations sociales d'AFINHAB ex CCRH-UEMOA, d'un montant global de 61 millions d'euros (près de 40 milliards de francs CFA).
Cette intervention permettra à AFINHAB, l'institution régionale de financement de l'habitat de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), de refinancer des prêts hypothécaires accordés par ses établissements partenaires au Bénin, en Côte d'Ivoire et au Sénégal. L'objectif est de faciliter l'accès au financement du logement abordable pour les ménages à revenu faible ou modéré, avec une attention particulière portée aux ménages dirigés par des femmes.
Une deuxième émission d'obligations sociales
Réalisée par appel public à l'épargne, cette deuxième émission d'obligations sociales d'AFINHAB sera cotée à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM). Pour la BERD, cette opération consolide le rôle d'AFINHAB dans la mobilisation de ressources à long terme au service des priorités sociales de l'UEMOA.
Cet investissement contribuera également à « améliorer l'accès au financement du logement pour les ménages à revenu faible ou modéré, y compris ceux dirigés par des femmes », tout en renforçant l'offre de financements à long terme en monnaie locale, encore limitée dans plusieurs pays de la région.
Au-delà de son apport financier, la BERD accompagnera AFINHAB par un programme d'assistance technique destiné à renforcer ses capacités institutionnelles, sa planification stratégique et son approche du financement inclusif du logement. L'ambition est d'élargir durablement l'accès aux solutions de financement de l'habitat dans l'ensemble de l'espace UEMOA.
Un soutien au logement et aux marchés financiers
La BERD met également en avant les retombées de cette opération sur le développement des marchés de capitaux régionaux. La cotation des obligations à la BRVM doit favoriser la mobilisation de financements à long terme en monnaie locale, au bénéfice du secteur du logement.
Présente en Afrique subsaharienne depuis 2025, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement indique avoir investi 350 millions d'euros en moins d'un an. A travers ce nouvel engagement, elle réaffirme sa volonté d'accompagner des projets à fort impact social, tout en soutenant le développement du secteur privé et le renforcement des systèmes financiers africains.
Marc MENSAH
La Banque Africaine de Développement (BAD) a investi, le 31 juillet 2026, 332 millions de dollars dans une opération menée avec Standard Bank Group afin d'élargir l'accès au financement des PME en Afrique du Sud. Un appui spécifique est également prévu pour les entreprises dirigées par des femmes.
Le Groupe de la Banque Africaine de Développement poursuit son engagement en faveur du secteur privé africain. L'institution a investi 332 millions de dollars américains, soit environ 5,4 milliards de rands sud-africains, dans un titre émis par Standard Bank Group. Cette enveloppe permettra de renforcer les capacités de financement des Petites et moyennes entreprises (PME) en Afrique du Sud, selon une publication en date du 31 juillet 2026.
En complément, le programme Affirmative Finance Action for Women in Africa (AFAWA) a accordé un don d'assistance technique d'un million de dollars afin de soutenir les entreprises dirigées par des femmes. L'appui portera notamment sur le développement d'outils de paiement numériques et le renforcement des capacités des entrepreneures.
Cette opération est structurée autour d'une obligation sociale de type FLAC, un nouvel instrument financier introduit par la Banque centrale sud-africaine. Les fonds seront entièrement orientés vers le financement des PME.
Pour Kennedy Mbekeani, directeur général de la BAD pour l'Afrique australe, cet investissement témoigne de la volonté de l'institution de « renforcer l'architecture financière de l'Afrique » tout en dirigeant des capitaux vers « les petites entreprises et les entrepreneurs sud-africains ». Il souligne qu'en s'associant à Standard Bank Group, la Banque contribue « à soutenir les PME, qui sont le moteur de la création d'emplois et de la croissance inclusive ».
Même engagement du côté de Standard Bank Group. Son directeur général de la banque d'entreprise et d'investissement, Luvuyo Masinda, rappelle que les PME constituent « un moteur essentiel de la croissance économique et de la création d'emplois ». Selon lui, il est indispensable de leur garantir « le soutien et l'accès au financement nécessaires » pour accompagner les ambitions de croissance du pays.
Un partenariat renforcé
Le directeur général de la banque commerciale et d'affaires de Standard Bank Group, Bill Blackie, estime que cet accord « renforce notre capacité à soutenir les entreprises qui sont le moteur d'une croissance économique inclusive ». Il s'est également félicité du don d'assistance technique, qui permettra de financer des initiatives apportant « des avantages directs et concrets aux PME dirigées par des femmes ».
Pour Ahmed Attout, directeur du département du Développement du secteur financier à la BAD, cette opération est appelée à « jouer un rôle catalyseur » en favorisant une adoption plus large des meilleures pratiques internationales dans le secteur bancaire africain.
Ce nouvel accord prolonge un partenariat noué en 2008 entre la BAD et Standard Bank Group. Il intervient après plusieurs opérations conclues en 2024. A la fin de 2025, les financements déjà accordés avaient permis de soutenir 5425 PME, dépassant ainsi l'objectif initial de 4000 entreprises bénéficiaires.
M. M.
Face aux vives protestations d’enseignants, d’universitaires et d’acteurs du monde culturel, le ministre de l’Éducation nationale est enfin sorti de sa réserve. Mohamed Seghir Saâdaoui […]
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Le futur port de pêche de Cotonou entre en phase de réalisation dès octobre 2026. Dotée d'un investissement de 57 milliards de FCFA, cette infrastructure ambitionne de renforcer la sécurité des pêcheurs, moderniser la filière et créer de nouvelles opportunités économiques.
Le visage du secteur de la pêche maritime est appelé à changer dans les prochaines années au Bénin. A l'occasion de la Journée de l'Indépendance avec le Secteur Privé (JISP 2026), le directeur commercial et marketing du Port autonome de Cotonou, Philippe Gauthier, a présenté les contours du futur port de pêche, l'un des principaux projets inscrits dans le vaste programme de modernisation de la plateforme portuaire.
Espace « étroit » où « les petites pirogues partagent quotidiennement le trafic avec les très grands navires », le port de pêche de Cotonou sera entièrement modernisé.
« Les appels d'offres ont été lancés » et « tout est en train de se compléter pour un début des travaux au mois d'octobre », a indiqué le directeur commercial et marketing du Port autonome de Cotonou le 29 juillet 2026 au lancement des JISP.
Un port pensé pour les pêcheurs et la valorisation des produits
Le nouveau complexe sera aménagé au quartier Xwlacodji sur 8 hectares de plan d'eau et 8 hectares de terre-plein. « Nous allons construire un port aux normes internationales, tout en respectant le travail et les habitudes des acteurs de la pêche », a assuré Philippe Gauthier.
Evalué à 57 milliards de francs CFA, le futur port de pêche constitue l'un des principaux investissements inscrits dans le plan directeur de modernisation de la plateforme portuaire.
La livraison de l'ouvrage est attendue en 2029.
Les installations permettront de meilleures conditions de traitement, de conservation et de commercialisation des produits halieutiques. « Toutes les infrastructures seront modernes (...) pour pouvoir exporter les produits issus de cette activité vers la sous-région et l'international », a-t-il souligné.
Une capacité de 20.000 tonnes par an
Les nouvelles installations permettront d'atteindre une capacité annuelle de 20 000 tonnes de produits de pêche, avec des dispositifs intégrant la gestion de l'énergie, la valorisation des déchets et la préservation de l'environnement.
A terme, le port de pêche actuel cédera sa place à un chantier naval, tandis que cette partie du littoral s'inscrira dans un vaste programme de restructuration urbaine. Pour Philippe Gauthier, ce futur équipement représente « une vision à long terme », destinée à soutenir le développement économique de la filière tout en améliorant les conditions de travail des professionnels de la pêche.
M. M.
Il fait depuis quelques jours la Une de l'actualité au Bénin. Il n'est pas personnalité politique, acteur économique, artiste, scientifique encore moins une figure médiatique qui influence l'actualité nationale par ses actions, ses décisions ou ses créations au quotidien. Lui, c'est Donouvossi Olivier Mahougnon. Ce prisonnier, condamné à 200 ans de prison, vient d'être gracié après près de 30 ans de détention.
La grâce présidentielle accordée par Romuald Wadagni à près de 400 détenus à l'occasion du 66è anniversaire de l'indépendance du pays a sauvé un célèbre prisonnier du couloir de la mort.
Condamné à l'américaine à 200 ans de prison, le sieur Donouvossi Olivier Mahougnon vient de recouvrer la liberté après avoir passé 28 ans en détention. Ce dernier était reconnu coupable dans l'affaire de braquage sanglant de la Financial Bank à Akpakpa (Cotonou), survenu le 28 mai 1998.
Finis la détention, l'isolement et l'anxiété permanente liée à la peur de mourir. Un doyen des prisonniers va changer de vie et retrouver un environnement meilleur.
Mais après sa sortie de prison, Donouvossi Olivier Mahougnon aura beaucoup de surprises. En l'espace de 30 ans, des changements notables ont été opérés dans le pays. L'ex pensionnaire d'Akpro-Missérété va retrouver un monde dans lequel il se sentira étranger.
Le président qu'il a connu à son incarcération n'est plus de ce monde. Plusieurs autres lui ont succédé. Il en est de même pour des membres de sa famille, ses proches et ses amis dont certains ne sont plus sur cette terre. Un monde nouveau va apparaître devant lui avec de nouveaux visages, des inconnus, avec lesquels il aura du mal à s'adapter.
Aujourd'hui, le sieur Donouvossi va réapprendre à vivre pour s'insérer dans la société qu'il croyait ne plus jamais revoir. Lui qui pensait que sa condamnation le conduirait à la mort ou au pire en enfer.
Comme quoi, tant qu'il y a la vie, il faut toujours espérer. Le miracle peut se produire au dernier moment. Et l'un des doyens des prisonniers vient d'en avoir la preuve.
A magyar Boeing 747-es pilótákról szóló sorozatom negyedik szereplője Sebestyén Tamás kapitány. Személyes története annyiban nem szokványos, hogy pályafutását a Magyar Honvédség harci helikopterein kezdte és csak később váltott a közforgalmi repülésre és a Boeing típusaira.
Mint a legtöbb pilótánál, nálad is gyerekkori álom volt ez a hivatás?
- Az volt, de ez ma már nem tudatosul bennem. Nemrég volt egy osztálytalálkozó, ahol a többiek elmondták, hogy mindig repülőkről beszéltem, és az összes füzetem repülőkkel volt telerajzolva. Vadászpilótaként terveztem az életemet, de ha nem tudatosítják a volt osztálytársak, most sincs meg bennem ez az egész. Kilógok a sorból, mert a jelenlegi énem nem repülésközpontú, nem élek-halok a repülésért. Nagyon szeretem, de a munkámon kívül nem csinálom. A legtöbb pilótának ez a hobbija is, kisgéppel vagy vitorlázóval repül, oktat, ejtőernyősöket ugrat. Ha nekem választanom kellene, hogy autó vagy repülőgép, akkor az előbbit választanám. Sokkal nagyobb szerelem, és egyben a hobbim is, akár a szerelés, akár az autózás maga. Ezért érzem, hogy kilógok a sorból.
Le dossier du traitement et de la valorisation des déchets en Algérie franchit un cap décisif. Autrefois cantonné à une vision strictement environnementale, le secteur […]
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Bonne nouvelle pour les voyageurs entre Montréal et l’Algérie ! Grâce aux nouvelles liaisons avec escale européenne de la compagnie Air Transat, six nouvelles destinations […]
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La coopération entre le Bénin et le Canada se renforce avec l'inauguration prochaine d'une représentation diplomatique canadienne à Cotonou. La ministre des Affaires étrangères, Corinne Amori Brunet, a reçu ce lundi 3 août 2026 l'ambassadrice agréée du Canada près le Bénin, S.E. Mme Evelyne Dabire.
Le Bénin accueille S.E. Mme Evelyne Dabire, Ambassadrice agréée du Canada près le Bénin nommée le 9 juillet dernier. Elle a présenté lundi dernier, à Cotonou, les copies figurées de ses lettres de créance à la ministre Affaires étrangères, Corinne Amori Brunet.
Une séance de travail a ensuite réuni les deux parties, en présence de Hugues Oscar Lokossou, ministre délégué chargé de la Mobilisation des ressources extérieures et de la Gestion de la dette, et d'Olushegun Adjadi Bakari, ministre du Tourisme et du Commerce extérieur, chargé de l'Industrie et de la Promotion de l'investissement privé.
Les échanges ont porté sur les perspectives de coopération entre les deux pays, notamment dans les domaines économique et commercial. Les discussions ont également abordé la prochaine visite de l'honorable Anita Anand, ministre des Affaires étrangères du Canada, qui sera marquée par l'inauguration de l'Ambassade du Canada à Cotonou. Cette ouverture annoncée de la représentation diplomatique canadienne constitue une nouvelle étape dans le développement des relations entre le Bénin et le Canada.
Qui est Mme Evelyne Dabiré
Evelyne Dabiré est Canadienne d'origine burkinabè. Elle est titulaire d'un Diplôme d'études universitaires générales [économie], de l'Université de Ouagadougou (1997) ; et d'une Maîtrise en de sciences de gestion de la même université (1999). Après son M.B.A. [gestion internationale], de l'Université Laval, (2004), elle a rejoint l'Agence canadienne de développement international (ACDI) en 2008. À l'administration centrale, Evelyne Dabiré a été agente de développement international pour le Programme bilatéral du Bénin, analyste de la planification stratégique à la Direction générale de l'Afrique de l'Ouest et du Centre ainsi qu'agente de développement international à la Direction générale des partenariats pour l'innovation dans le développement.
Elle a également occupé les fonctions d'agente principale de développement pour le Programme bilatéral de la République démocratique du Congo et de cheffe de cabinet à la Direction générale des affaires panafricaines et régionales (de 2021 à 2023). À l'étranger, Mme Dabiré a occupé les postes de deuxième secrétaire (développement) et de première secrétaire (développement) en Éthiopie (de 2016 à 2020). Plus récemment, elle a été cheffe de la coopération et cheffe du bureau de l'ambassade au Bénin.
Evelyne Dabiré est fille de l'ex premier ministre du Burkina Faso, Christophe Dabiré.
Elle se faisait passer pour médecin auprès de ses victimes pour gagner leur confiance avant de les dépouiller. La dénommée « Sabrina », dont les […]
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