À Cotonou, les ouvrages d'assainissement destinés à drainer les eaux et à lutter contre les inondations connaissent un usage inattendu. Dans plusieurs bassins de rétention et exutoires aménagés dans la capitale économique du Bénin, certains individus les ont transformé en pêcheries. Une activité qui attire particulièrement des citoyens issus de milieux lacustres et qui y trouvent une source de revenus complémentaires.
Dans le cadre de sa mise en œuvre, le Programme d'assainissement pluvial de Cotonou (PAPC) a veillé à la préservation des écosystèmes qui prévalaient dans les zones humides dans lesquelles il a été réalisé. La présence de poissons dans certains bassins et plans d'eau a favorisé le développement de la pêche informelle. À pied, en pirogue ou installés aux abords des cours d'eau, les pêcheurs utilisent filets, hameçons et autres équipements pour capturer carpes, tilapias, silures et diverses autres espèces de poissons.
Parmi eux, Bienvenu pratique régulièrement cette activité. Revendeur d'essence de contrebande, il profite de ses moments libres pour se rendre dans les bassins de rétention. Pour lui, la pêche constitue surtout une activité secondaire qui lui permet d'améliorer ses revenus. « Comme vous voyez, il y a de l'eau. Et dedans, il y a beaucoup de poissons. On pêche le plus souvent des carpes, des tilapias, des silures noires et d'autres espèces un peu rares », explique-t-il. Une partie de ses prises est destinée à la consommation familiale, tandis que le reste est vendu.
Au niveau de l'exutoire situé près du CEG Le Nokoué, Athanase, Léon et Jacob pratiquent également cette activité. Munis d'un filet et positionnés au bord du courant d'eau, les trois jeunes hommes commencent généralement leur journée tôt le matin. « On commence le plus souvent à 6 heures et, déjà autour de midi, on finit. On trouve souvent le minimum pour nous nourrir et nourrir nos familles. Mais quand ça donne beaucoup, on en vend aux acheteurs, et cela nous procure un peu de revenu », raconte Léon.
Pour ces jeunes, la pêche ne relève pas uniquement d'une nécessité économique. Elle s'inscrit également dans une tradition héritée de leur milieu d'origine. « Originaires de milieux lacustres, on ne peut pas avoir un cours d'eau à côté et acheter encore du poisson. », explique Athanase.
La pêche dans les bassins devient ainsi un moyen de satisfaire, au moins en partie, les besoins alimentaires de leurs familles.
Pour Faustin, la pêche constitue même l'activité principale. Âgé d'une vingtaine d'années, il se rend quotidiennement dans les bassins, accompagné de son jeune frère Honoré. De 6 heures à midi, les deux frères consacrent leur matinée à la capture des poissons. « Avec ça, je parviens à me procurer le minimum », confie le jeune homme, qui compte sur cette activité pour subvenir à ses besoins quotidiens.
D'autres pêcheurs ont recours à des techniques différentes. A. K., par exemple, pratique la pêche à la ligne. Installé sur un matelas reno, il lance son hameçon dans l'eau et attend les prises. Une activité qui peut sembler modeste, mais qui lui permet également de gagner quelques revenus. « Il arrive que je vende un seul poisson capturé ici à 500 ou 1 000 francs CFA. Les petits sont plus nombreux, mais il y a aussi de gros poissons qu'on pêche. En une journée, je trouve le peu dont j'ai besoin », témoigne-t-il.
Ces bassins aménagés dans la ville pour la gestion des eaux pluviales sont devenus une pêcherie et une source de revenus pour certains citoyens, mais ils constituent aussi un danger pour les pêcheurs.
Par endroit, des panneaux indiquent l'interdiction de baignade et des activités de pêche et de chasse. Mais cela n'empêche pas ces pêcheurs occasionnels de mener leurs activités.
Par ailleurs, il y a des risques de santé pour la consommation de ces poissons pêchés dans ces eaux exposées aux déchets et autres sources de pollution.
F. A. A.
Le Bénin et le Luxembourg ont signé, un protocole d'accord portant sur un financement de 15 millions d'euros, soit plus de 9,8 milliards de FCFA pour la formation professionnelle dans les secteurs portuaire et logistique. La cérémonie s'est déroulée lors de la 3e Commission mixte de coopération tenue en marge de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies à New York. Le protocole a été signé par le Ministre de l'Économie et des Finances, chargé de la Mobilisation des ressources extérieures et de la Gestion de la dette, Hugues Oscar Lokossou. Le Grand-Duché de Luxembourg a été représenté par Xavier Bettel, Vice-Premier Ministre, Ministre des Affaires étrangères et du Commerce extérieur, ainsi que par le Ministre de la Coopération et de l'Action humanitaire.
Le Luxembourg soutient le Bénin pour la formation professionnelle dans les secteurs portuaire et logistique. C'est à travers un financement de plus de 9,8 milliards de FCFA. Il permettra l'exécution du projet « CAP-PORT : Compétences et Professionnalisation pour les métiers Portuaires et logistiques ». L'objectif est « d'améliorer l'offre de formation professionnelle et faciliter l'insertion dans les métiers portuaires et logistiques ».
Le projet est destiné aux jeunes et femmes âgés de 18 à 35 ans à la recherche d'un emploi et les personnes désirant renforcer leurs compétences. Il devrait permettre le développement des compétences dans plusieurs domaines, notamment la conduite et la maintenance des engins de manutention et des véhicules, la sécurité, la conformité documentaire et l'utilisation des systèmes numériques.
Les autorités ont aussi salué la qualité de la coopération entre les deux pays. Le portefeuille actif de cette coopération est estimé à environ 95 millions d'euros. Les deux pays ont aussi échangé sur plusieurs axes de partenariat dont entre autres les technologies de pointe, la sécurité, et l'intelligence artificielle.
Le Bénin et le Luxembourg ont également entamé les discussions autour du prochain Programme Indicatif de Coopération (PIC), qui devra être aligné sur les priorités du nouveau Programme d'Action du Gouvernement béninois.
Le ministère des Enseignements maternel et primaire a remis, ce vendredi 25 septembre 2026 à Porto-Novo, 11 véhicules pick-up double cabine à plusieurs Circonscriptions Scolaires (CS).
Du matériel roulant pour les circonscriptions scolaires de Kalalé, Boukoumbé, Parakou 2, Tchaourou 2, Malanville, Toucountouna, Pehunco, Sô-Ava, Glazoué, Toviklin et Aguégués. Le ministre des enseignements maternel et primaire a procédé à la remise officielle ce vendredi 25 septembre 2026. Cette dotation vise à renforcer la mobilité des équipes et à améliorer le suivi et l'encadrement pédagogiques de proximité.
Lors de la cérémonie, le ministre Kuyéma Armand NATTA a souligné que ces véhicules devront contribuer à un suivi plus régulier des écoles et à une meilleure prise en compte des réalités du terrain. Il a annoncé à l'occasion, une tournée des zones pédagogiques au cours de l'année scolaire et précisé que d'autres circonscriptions bénéficieront progressivement de véhicules.
Par ces véhicules, le ministère des Enseignements maternel et primaire entend améliorer les conditions de travail des équipes sur le terrain et renforcer le suivi de proximité, considéré comme un levier important de l'amélioration de la qualité de l'éducation.
L'intelligence artificielle ouvre de nouvelles possibilités pour les langues béninoises. Que ça soit pour la traduction, la transcription, la collecte et le traitement des données linguistiques, les outils numériques contribuent progressivement à renforcer la présence des langues nationales dans l'espace numérique.
« Je ne comprends pas totalement tous les mots. C'est pourquoi Google Traduction est venu au bon moment pour m'aider dans les recherches et tout. Et ça m'aide beaucoup, ça me soulage », témoigne Clémence Houessou, jeune cinéaste à TV5 Monde Info. Dans le cadre de ses recherches pour son court-métrage, elle utilise notamment Google Traduction pour mieux comprendre certains mots en Fongbé.
L'intégration du Fongbé dans les outils de traduction automatique est le résultat de plusieurs années de travail. Dès 2018, de jeunes Béninois ont commencé à développer des solutions numériques destinées à promouvoir les langues nationales. Fabroni Bill Yoclounon, entrepreneur social, évoque notamment le travail de collecte et d'annotation des données linguistiques. « Avant d'en arriver là, il y a eu des créations, des collectes de données, il y a eu des annotations de phrases », explique-t-il.
Il cite également les travaux de Bonaventure Dossou, créateur de FFR Translate, présenté comme l'un des premiers moteurs neuronaux de traduction automatique développés autour des langues béninoises. Ces initiatives ont contribué à constituer des ressources linguistiques susceptibles d'être exploitées par les technologies de traduction.
L'enjeu dépasse désormais la seule traduction. La numérisation peut également favoriser la documentation, l'apprentissage et la transmission des langues nationales. « Il y a beaucoup de manuels, d'ouvrages qui sont déjà écrits en langue nationale. Et nous nous préparons actuellement à l'harmonisation des alphabets en langue nationale, à la codification de ces langues-là », a confié Pamphile Zinsou-Ply, docteur en sciences du langage et de la communication. Ce travail doit permettre de disposer de références communes pour faciliter l'écriture et la numérisation des langues béninoises.
Le Gouvernement du Bénin lancé en novembre 2025 le projet national, “J'aime ma langue”. L'objectif selon le gouvernement, est de « récolter des milliers d'enregistrements vocaux via la plateforme participative ‘'J'aime ma langue'' pour entraîner des modèles d'IA adaptés aux réalités linguistiques béninoises, en commençant par le fongbé ».
Le Bénin et l'Union européenne poursuivent leur coopération dans le domaine de la sécurité et de la défense. Les deux parties ont fait, jeudi 24 septembre 2026, le point de la mise en œuvre de l'Initiative Sécurité et Défense de l'Union européenne (EU-SDI). C'est lors d'une audience au cabinet du ministre délégué auprès du Président de la République, chargé de la Défense nationale, Gildas Agonkan.
Une délégation de l'Union européenne conduite par Stéphane Mund, ambassadeur de l'UE au Bénin, a échangé avec le ministre délégué auprès du Président de la République, chargé de la Défense nationale, Gildas Agonkan.
Les discussions ont porté sur l'état d'exécution de l'Initiative Sécurité et Défense. Mise en place par l'Union européenne, cette initiative associe des experts militaires et civils dans le cadre de la Politique de sécurité et de défense commune de l'UE.
L'initiative concerne quatre pays côtiers du golfe de Guinée tels que le Bénin, la Côte d'Ivoire, le Ghana et le Togo. Elle vise à renforcer leurs capacités en matière de sécurité et de défense face aux menaces auxquelles ils sont confrontés, notamment les répercussions de l'instabilité et de l'insécurité en provenance du Sahel.
L'initiative repose sur un accompagnement adapté aux besoins exprimés par chacun des États bénéficiaires. Elle prévoit notamment un appui à travers l'expertise et la coopération entre les acteurs européens et les structures nationales chargées de la sécurité et de la défense.
Au cours de l'audience, les représentants européens ont relevé les avancées enregistrées au Bénin. Le capitaine de vaisseau André Van der Kamp a salué la qualité de la coopération avec les équipes béninoises. « Depuis son opérationnalisation, le Bénin s'est illustré par ses performances à travers des progrès significatifs », a souligné Stéphane Mund.
Le ministre Gildas Agonkan s'est réjoui des résultats de cette initiative et a plaidé pour le renforcement de la coordination stratégique, le suivi-évaluation des actions engagées et la mise en œuvre diligente des recommandations issues de l'initiative.
Les conducteurs de véhicules de transport communément appelés « Tokpa-Tokpa » sont désormais dans le viseur de la Police républicaine.
La Police Républicaine a lancé une opération visant à faire respecter le Code de la route. Lors d'une conférence de presse tenue lundi 21 septembre 2026 à Cotonou, le directeur de la sécurité publique, le commissaire divisionnaire Jean-Marie Segle, a évoqué le cas des conducteurs de Tokpa-Tokpa. « Je sais ce que font les conducteurs de Tokpa Tokpa. Et je crois que cette situation sera bien réglée », a-t-il déclaré.
Les conducteurs de Tokpa-Tokpa sont souvent mis en cause pour des comportements contraires aux règles de circulation, notamment des arrêts intempestifs, des stationnements inappropriés et des manœuvres susceptibles de perturber la circulation.
Jean-Marie Segle a rappelé que le respect des règles de circulation concerne tous les usagers de la route. « Dans une République, il y a des lois, il y a des textes. Et en matière de sécurité routière, qui est une priorité du gouvernement aujourd'hui, tous les citoyens, que vous soyez conducteur d'engins à deux roues, à quatre roues, à trois roues, à quatre roues ou même piéton, vous devez respecter la réglementation en matière de sécurité routière », a-t-il indiqué.
Le directeur de la sécurité publique a appelé les conducteurs de Tokpa-Tokpa au respect du Code de la route. « Les Tokpa Tokpa doivent respecter le code de la route. Des dispositions sont en cours pour bien régler ce volet-là », a-t-il ajouté.
LES RÉSULTATS DOUBLE CHANCE SONT LÀ !
LOTO FORTUNE Tirage N°154
Vendredi 25 septembre 2026 (14H)
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La Loterie Nationale du Bénin (LNB) donne rendez-vous au public ce dimanche 27 septembre 2026 à Ita Pobè, devant le palais royal, pour une journée placée sous le signe de l'animation et du divertissement.
Concert, animations, jeux et autres activités sont annoncés au programme de cette rencontre organisée par la LNB.
Le principal temps fort sera la remise d'un chèque de 20 997 550 FCFA au gagnant du PMU.
L'événement est prévu à Ita Pobè, devant le palais royal, où la LNB entend faire vivre une nouvelle étape de sa campagne autour de sa « Maison du Bonheur ».
Le rendez-vous est fixé au dimanche 27 septembre.
M. M.
Les éléments de la Police républicaine ont procédé, jeudi 24 septembre 2026, à la saisie de 183,72 kilogrammes de produits pharmaceutiques contrefaits à Parakou. Ils ont interpellé trois personnes dans le cadre de cette opération.
À la suite d'un renseignement faisant état du transport d'un important lot de produits pharmaceutiques contrefaits, les éléments de la Police républicaine de Parakou ont ouvert une enquête.
Les investigations menées ont permis de suivre la cargaison depuis le quartier Titirou jusqu'à Banikani, où elle devait être acheminée au domicile d'une revendeuse présumée.
La perquisition effectuée sur les lieux a permis de découvrir les produits pharmaceutiques contrefaits, pour un poids total de 183,72 kilogrammes. Selon les éléments de l'enquête, l'une des trois chambres de l'habitation servait également de point de vente.
La revendeuse présumée, le transporteur de la marchandise et un troisième individu présenté comme un complice présumé ont été interpellés au cours de l'opération.
Les trois personnes sont placées en garde à vue au commissariat du deuxième arrondissement de Parakou. Elles doivent être présentées à la Brigade économique et financière (BEF) pour la suite de la procédure.
La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) va accompagner l'acquisition d'un portefeuille d'actifs énergétiques au Bénin par Yattassaye & Company Energy Invest. Un financement de 17,5 milliards FCFA a été approuvé à cet effet lors de la 152e réunion du Conseil d'administration de l'institution, tenue à Lomé, au Togo.
L'opération porte sur le rachat de plusieurs infrastructures et participations dans le secteur énergétique au Bénin. Le portefeuille comprend notamment des dépôts de stockage de pétrole et de gaz, un quai pétrolier ainsi qu'un réseau de stations-service.
À travers ce financement, Yattassaye & Company Energy Invest entend renforcer la présence du groupe YATT&CO dans le secteur énergétique en Afrique de l'Ouest. L'opération vise également à favoriser le maintien du capital et de la valeur ajoutée sur le continent.
Le financement de cette acquisition figure parmi les nouvelles opérations approuvées par le Conseil d'administration de la BOAD à l'issue de sa 152e réunion, présidée par Serge EKUE, Président du Conseil d'administration et Président de l'institution. Les travaux se sont déroulés en format hybride à Lomé.
Au total, les administrateurs ont approuvé de nouvelles opérations et interventions pour un montant de 157,5 milliards FCFA. Ces financements portent le volume global des engagements de la BOAD depuis sa création en 1973 à 10 991,6 milliards FCFA.
La Police républicaine dispose de nouveaux moyens pour ses investigations antiterroristes. Les locaux de la Cellule d'Investigation Antiterroriste ont été rénovés et dotés de nouveaux équipements grâce à la coopération entre le Bénin et les États-Unis. La mise en service a eu lieu jeudi 24 septembre 2026, en présence du ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique, Djibril Mama Cissé, et du chargé d'affaires de l'Ambassade des États-Unis au Bénin.
Le soutien américain à la Police Républicaine comprend notamment des équipements informatiques, du matériel destiné aux enquêtes, des outils et technologies pour le traitement des scènes de crime, du mobilier de bureau ainsi que des écrans grand format pour l'analyse des scènes de crimes. Ces moyens sont destinés à renforcer les capacités des enquêteurs antiterroristes et des analystes du renseignement.
Selon le chargé d'affaires de l'Ambassade des États-Unis au Bénin, cette contribution traduit l'engagement des deux pays à travailler ensemble face aux défis liés à la criminalité, au terrorisme et à d'autres menaces émergentes.
Pour le ministre Djibril Mama Cissé, la réhabilitation des locaux et la remise des équipements constituent une concrétisation de la coopération entre le Bénin et les États-Unis dans les domaines de la sécurité et de la justice. Il a également souligné le rôle du programme international d'assistance à la formation en matière d'enquête criminelle dans cette coopération.
Le ministre a estimé que ces nouveaux moyens doivent permettre aux éléments de la Police républicaine d'exercer leurs missions avec davantage d'efficacité, de discrétion et de professionnalisme.
A fin décembre 2025, les approbations nettes de financement de la Caisse des Dépôts et Consignations du Bénin (CDC Bénin) cumulent 612,989 milliards de FCFA. Derrière ce volume, la répartition par secteur fait apparaître plusieurs domaines d'intervention.
Les financements de la CDC Bénin se répartissent sur plusieurs secteurs d'activité. A fin 2025, l'agro-industrie, le transport et la logistique et le BTP figurent parmi les principaux domaines auxquels sont rattachées les approbations cumulées de l'institution.
Selon le Rapport annuel Gouvernance et RSE 2025 de la CDC Bénin, le cumul net des approbations de financement atteint 612,989 milliards FCFA au 31 décembre 2025. Sur le seul exercice 2025, les nouvelles approbations représentent 81,460 milliards FCFA.
La première catégorie dans la répartition présentée par la CDC Bénin est celle des banques et Systèmes financiers décentralisés (SFD), avec 47,7 % des approbations nettes cumulées. Cette catégorie constitue donc le principal canal identifié dans le graphique de répartition des financements au 31 décembre 2025.
L'agro-industrie représente 16,5 % des approbations
Derrière la catégorie des banques et SFD, viennent des secteurs directement liés à l'activité productive. L'agro-industrie représente 16,5 % des approbations.
Le transport et la logistique arrivent ensuite avec 14,9 %, devant le BTP, bâtiments et construction, à 13,9 %. Ces trois domaines représentent ainsi, à eux seuls, une part importante des approbations recensées par l'institution. Le rapport les distingue des financements orientés vers les télécommunications, les fonds d'investissement ou encore plusieurs branches industrielles.
Des télécommunications aux industries spécialisées
La répartition fait également apparaître les télécommunications, qui représentent 4,1 % des approbations cumulées. Viennent ensuite les fonds d'investissement (1,2 %), l'industrie des matériaux de construction (0,6 %), l'industrie pharmaceutique (0,4 %) et l'industrie du verre (0,4 %).
L'énergie compte pour 0,3 %, tandis que le numérique représente 0,2 % dans cette répartition.
M. M.
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TIRAGE N°154/26
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LA CROIX DU JOUR
La Caisse des Dépôts et de Consignation du Bénin (CDC Bénin) a consacré l'édition 2026 de son rendez-vous « Media on Spot » au renforcement des capacités des professionnels des médias sur le traitement de l'information économique et financière. Une rencontre qui a privilégié la formation et l'échange plutôt que la traditionnelle présentation des résultats de l'institution.
Réunis jeudi 24 septembre 2026 dans la salle de Conseil de la CDC Bénin, des journalistes ont participé à une session de formation de près de deux heures, intitulée « Derrière les chiffres ».
Animée par Fiacre Kakpo, rédacteur en chef du média Ecofin et analyste, la masterclass s'est appuyée sur des cas pratiques autour de la lecture et du traitement de l'information économique et financière.
A l'ouverture de la rencontre, la directrice générale de la CDC Bénin, Maryse Lokossou, a expliqué le choix de ce format. « L'enjeu entre une institution comme la nôtre et les médias que vous êtes n'est pas seulement de communiquer davantage », a-t-elle déclaré. L'information transmise doit surtout être « comprise », « questionnée », « mise en perspective » et « restituée avec justesse ».
Donner du sens aux chiffres
La DG a rappelé la nécessité de contextualiser les données financières. « Un chiffre, même s'il est exact, peut raconter une histoire différente selon ce qu'il mesure, selon la période à laquelle il se rapporte ou la manière dont il est présenté », a ajouté Maryse Lokossou.
Les données de la CDC Bénin notamment le rapport annuel gouvernance et RSE 2025 de l'institution ont servi de matière aux exercices proposés aux participants.
L'objectif, selon la directrice de la CDC Bénin, n'était pas de dicter aux journalistes ce qu'ils doivent écrire sur l'institution. Il s'agissait plutôt de créer les conditions d'un échange sur « la manière de lire, de comprendre, de vérifier et de restituer une information financière ».
En clôturant la séance, Maryse Lokossou a invité les journalistes à aller au-delà des montants et des indicateurs. « Derrière les chiffres il y a des vies, derrière les chiffres il y a des familles, derrière les chiffres il y a des jeunes qui bénéficient des investissements que la Caisse de dépôt fait », a-t-elle souligné. L'enjeu est notamment de permettre au public de mieux comprendre ce que la CDC Bénin fait des ressources qu'elle mobilise.
La directrice générale de la CDC Bénin a également invité les professionnels des médias à solliciter l'institution lorsqu'ils ont besoin de précisions sur les données publiées. Maryse Lokossou a assuré de la disponibilité de ses équipes pour apporter des éclairages complémentaires aux journalistes.
La DG a appelé à une relation fondée sur le questionnement et la contradiction. « Mon besoin ou mon objectif n'est pas du tout de vous censurer, bien au contraire », a-t-elle affirmé, estimant que les journalistes peuvent aussi contribuer à interroger et à faire évoluer le regard porté par l'institution sur ses propres actions.
M. M.
Le Bénin a présidé une session ministérielle du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'Union africaine (UA), consacrée au bon voisinage et aux réponses régionales face aux défis sécuritaires et terroristes en Afrique. La rencontre s'est tenue en marge des travaux de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations Unies.
Présidée par Corinne Amori Brunet, ministre béninoise des Affaires étrangères, la session s'est déroulée en présence de Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l'Union africaine. Elle a porté sur les enjeux liés à la coopération entre les États africains face aux menaces sécuritaires transfrontalières.
Les échanges ont notamment mis en avant l'importance du bon voisinage et de la coordination des réponses régionales pour faire face aux défis sécuritaires et à la menace terroriste sur le continent.
Aux côtés de plusieurs autres Premières dames lors de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations Unies, la Première dame du Bénin, Nathalie Wadagni, a porté un message centré sur la résilience, la solidarité et la cohésion sociale. S'appuyant sur le symbole de la ‘'Jarre trouée'' du roi Ghézo, elle a exposé la capacité des Béninois à se « tenir ensemble » comme une réponse collective aux vulnérabilités et aux crises auxquelles la société est confrontée.
Nathalie Wadagni vante le symbole de la ‘'Jarre trouée'' du roi Ghézo comme un modèle de solidarité et de résilience. C'était à l'occasion ‘une session qui a réuni les Premières dames lors de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations Unies. Pour préparer son intervention, la Première dame du Bénin a expliqué avoir échangé avec des jeunes, des acteurs de la société civile, des élus ainsi que des femmes et des hommes engagés dans l'action sociale. Ces rencontres l'ont conduite à placer « l'attention portée à l'autre » au cœur de la conception béninoise de la résilience.
Pour le Bénin, a-t-elle souligné, « le mot au cœur de la résilience est la cohésion ». Une cohésion qui ne se limite pas à l'harmonie sociale, mais qui constitue, selon elle, une véritable force d'action face aux difficultés.
La jarre trouée, symbole de la solidarité
Pour illustrer cette conception, la Première dame du Bénin s'est appuyée sur la ‘'jarre trouée'', symbole d'union associé au roi Ghézo. Selon cette conception, une jarre comportant de nombreux trous peut continuer à contenir de l'eau lorsque plusieurs personnes unissent leurs mains pour boucher les ouvertures.
Cette métaphore résume, selon la Première dame, une réalité essentielle : « ce qui est fragile seul peut devenir fort ensemble ». La jarre représente ainsi l'avenir commun, tandis que les trous symbolisent les vulnérabilités et les chocs auxquels les sociétés sont exposées. Les mains représentent, elles, la solidarité nécessaire pour préserver l'eau, associée à la vie, à la dignité et à l'espoir.
À travers cette conception, Nathalie Wadagni a voulu élargir la notion de résilience. Celle-ci ne devrait pas être considérée uniquement comme la capacité d'un individu à surmonter une épreuve, mais comme une « dynamique collective » fondée sur le soutien mutuel.
Une réponse collective aux vulnérabilités
Dans son intervention, la Première dame a notamment évoqué les femmes, les agricultrices, les entrepreneures, les leaders communautaires ainsi que les personnes handicapées. La cohésion, a-t-elle expliqué, permet aux communautés de mieux accompagner les personnes confrontées aux difficultés et de faire face à des situations telles que la pauvreté, les chocs climatiques, l'insécurité et l'incertitude.
Cette approche repose sur un principe : la vulnérabilité d'une personne ne peut être considérée comme une réalité isolée. Elle concerne l'ensemble de la communauté et appelle, par conséquent, une réponse collective.
« La cohésion nous demande à chacun de reconnaître que la vulnérabilité d'autrui nous affecte tous et que chacun de nous a une main à offrir », a-t-elle déclaré.
À travers cette vision, le Bénin entend ainsi apporter sa propre contribution au débat international sur la résilience. Une contribution qui met l'accent sur la solidarité et la responsabilité partagée plutôt que sur la seule capacité individuelle à surmonter l'adversité.
Par son intervention, Nathalie Wadagni a appelé à la construction de sociétés dans lesquelles la résilience ne serait pas « le fardeau de l'individu », mais « la responsabilité partagée de tous ». Elle a plaidé pour des communautés où « chaque main compte », afin de transformer les épreuves collectives en opportunités de bâtir un avenir plus juste, plus pacifique et porteur d'espoir.
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Une enquête ouverte le lundi 21 septembre 2026 par le commissariat d'arrondissement de Pahou a conduit à l'interpellation de cinq suspects dans une affaire de vol et de recel de ferraille.
Un mécanicien a déposé une plainte à la suite du vol de ses armatures métallques destinées à un chantier.
Quelques jours plus tard, l'artisan reconnaît l'un des objets volés entre les mains d'un individu, qu'il fait appréhender et conduire au commissariat de Pahou.
Les enquêtes de la Police permettent ensuite aux policiers de remonter jusqu'à un acheteur présumé de ferraille volée.
Une perquisition effectuée dans son entrepôt met au jour divers objets métalliques, notamment des compteurs électriques, des portes métalliques, des batteries de cuisine, du cuivre calciné, des rails, des tôles et des motocycles désossés.
Trois autres suspects, présentés comme des acheteurs, sont interpellés au cours de l'opération.
Au total, cinq personnes sont placées en garde à vue.
M. M.