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24 Heures au Bénin

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Webzine, Quotidien Béninois indépendant, d'analyses et d'information en ligne
Updated: 5 hours 38 min ago

Vlavonou rend hommage à Adrien Houngbédji ce mercredi

Tue, 02/03/2026 - 21:10

Le président de l'Assemblée nationale 9è législature, Louis Gbèhounou Vlavonou, présidera ce mercredi 4 février 2026 une cérémonie officielle d'hommage à Me Adrien Houngbédji, ancien président du Parlement.

Un ensemble d'études consacrées à Adrien Houngbédji, qui a dirigé l'Assemblée nationale lors des 1ère, 3ème et 7ème législatures, lui sera officiellement remis ce mercredi 4 février 2026.

La cérémonie se tiendra à partir de 10 heures au Palais des gouverneurs à Porto-Novo. Cette initiative vise à reconnaître la contribution de l'ancien président de l'Assemblée nationale à la vie institutionnelle et à l'enracinement de la démocratie parlementaire au Bénin.

Plusieurs autorités politiques, députés, universitaires et personnalités sont conviés à cette cérémonie.

Avocat et acteur politique de premier plan, Adrien Houngbédji est le président-fondateur de l'ex Parti du Renouveau Démocratique (PRD) fondu dans l'Union Progressiste le Renouveau (UP-R).
Me Adrien Houngbédji a été Premier ministre de 1996 à 1998, sous la présidence de Mathieu Kérékou, puis président de l'Assemblée du Bénin de 2015 à 2019.
M. M.

Categories: Afrique, European Union

Un homme jugé pour vol de vivres d'une cantine scolaire

Tue, 02/03/2026 - 19:21

Une affaire de vol de vivres dans une école a été examinée ce mardi 03 février 2026, lors de l'audience correctionnelle de flagrant délit du tribunal de première instance d'Abomey-Calavi.

Un homme, la quarantaine révolue, a comparu devant le tribunal de première instance d'Abomey-Calavi ce mardi 03 février 2026, pour vol de vivres dans une école. Les aliments selon les déclarations à la barre, ont été volés lors d'un cambriolage perpétré par des hors la loi pendant les congés de fête. Dans ladite école, aucun gardien n'assure la sécurité, a déclaré la directrice présente au procès. Les malfrats selon ses déclarations, auraient emporté 7 sacs de maïs, 9 sacs de riz, 40 bidons d'huile de 5 litres, un sac de sel de cuisine, des boîtes de tomates et des pâtes alimentaires, et plusieurs autres aliments destinés aux apprenants.
L'enquête a conduit à l'interpellation d'un individu. Une partie des vivres volés aurait été retrouvée chez lui. Interrogé, il a déclaré que c'est l'un de ses parents enseignant dans la partie septentrionale du pays, qui lui a donné.
Le dossier est renvoyé au 24 février 2026, pour comparution du parent ayant fait don de vivres au prévenu et son époux, et pour continuation.

F. A. A.

Categories: Afrique, European Union

Les 26es Journées mondiales sans téléphone débutent ce 6 février

Tue, 02/03/2026 - 18:08

Les 26es Journées mondiales sans téléphone & smartphone se tiendront les 6, 7 et 8 février 2026. C'est un événement initié par l'écrivain français Phil Marso. Cette année, le thème : « Souriez ! L'IA dirige votre vie » met en lumière l'impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) sur notre quotidien, interrogeant notre autonomie, nos métiers et notre sécurité.

L'IA : entre progrès et dépendance

L'IA s'immisce partout : dans nos tâches quotidiennes, nos choix, nos métiers. Si elle facilite certaines activités, elle crée aussi une dépendance accrue (ChatGPT utilisé comme un GPS permanent) et menace des emplois, notamment dans la communication et le design. Pire, elle ouvre la porte à des usurpations d'identité via des deepfakes, comme l'a alerté la DGSI le 5 janvier dernier.

Un outil indispensable… mais à maîtriser

Phil Marso, instigateur de ces journées, reconnaît l'indispensabilité du smartphone (administratif, santé, paiements, etc.). L'enjeu ? Ne pas en devenir addict, mais en garder le contrôle. D'où le sous-titre de cette édition : « enfin presque ! ».

Nouveautés 2026

6 chansons produites par Phil Marso sous le pseudo Adikphonia, explorant les facettes du téléphone portable.

Lancement d'une nouvelle Journée Mondiale en avril 2026, dont le thème sera dévoilé prochainement.

Il agresse 2 femmes dans un bar pour boisson impayée et se retrouve en prison

Tue, 02/03/2026 - 18:07

Interpellé dans un bar alors qu'il avait consommé sans payer, un individu assène des coups à une serveuse et à l'épouse du promoteur du bar. Son procès a lieu ce mardi 03 février 2026, au tribunal de première instance d'Abomey-Calavi.

Un individu devant le tribunal d'Abomey-Calavi pour des faits de coups et blessures volontaires. Le prévenu selon les déclarations à la barre, est invité dans un bar par un ami. Sur les lieux, les deux demandent à une serveuse de leur servir une bouteille de la bière ‘'Beaufort'' chacun. L'ami après avoir vidé sa bouteille, s'est levé et n'est plus revenu. L'accusé, après quelques moments d'attente se lève à son tour, et va chercher sa moto pour partir. C'est alors que la serveuse l'interpelle et réclame les sous des deux bouteilles de bière. Les échanges entre les deux dégénèrent et il assène des coups à la serveuse.
Informée de la tension qui règne dans le bar, l'épouse du promoteur intervient et défend la serveuse. Sa réaction déplait au client indélicat qui lui assène également des coups. L'accusé selon les deux victimes, serait même allé chercher un couteau pour les poignarder. Il a fallu l'intervention des clients sur place pour l'en empêcher. Les coups reçus selon l'épouse du promoteur, ont impacté sa santé et elle dut se rendre à l'hôpital pour des soins.
Au procès ce mardi, elle a présenté les pièces justificatives des dépenses effectuées à l'hôpital pour sa prise en charge sanitaire. Ces dépenses sont estimées à 100 000 francs CFA. Sur ce total, elle a été dédommagée à hauteur de 41 000 francs CFA au cours du procès. « Est-ce que vous voulez quelque chose pour les coups et la gifle que vous avez reçus » ? A cette question du président de céans, la serveuse répond par la négative, mais exige la réparation de son téléphone portable endommagé pendant la bagarre. Ignorant le coût de la réparation, le juge lui demande de se renseigner avant la prochaine audience.
Se fondant sur la bonne foi de son client à réparer les dommages causés à ses victimes, le conseil demande une liberté provisoire pour le prévenu. Le président de céans rejette sa demande et renvoie la cause au 10 février 2026. A cette audience, le gérant du bar et d'autres témoins sont attendus.

F. A. A.

Talon lance la Vision 2060 pour “un monde de splendeurs”

Tue, 02/03/2026 - 17:00

Le Bénin s'est officiellement projeté vers l'horizon 2060. Le président Patrice Talon a lancé, mardi 3 février 2026 à Cotonou, la Vision Bénin 2060 Alafia, un monde de splendeurs, un document stratégique appelé à guider l'action publique sur les 35 prochaines années.

Vision Bénin 2060 Alafia, un monde de splendeurs a été lancée lors d'une cérémonie tenue en présence de la vice-présidente de la République Mariam Chabi Talata, de l'ancien président Nicéphore Soglo, du corps diplomatique, de partenaires techniques et financiers, de représentants du secteur privé, d'agences du système des Nations unies, ainsi que de membres du gouvernement et d'institutions de la République.

Ouvrant la rencontre, le ministre d'État Abdoulaye Bio Tchané a salué une mobilisation « hautement significative ». « Votre présence traduit l'importance que la nation tout entière attache à cet élément historique », a-t-il déclaré. Selon lui, le Bénin franchit « une étape décisive » en affirmant sa volonté de bâtir « un développement affranchi de l'improvisation ». « Le développement ne se décrète pas, il se prépare, il s'organise, il se projette », a insisté le ministre d'État, soulignant que la Vision 2060 constitue « le point de départ d'un long chemin » menant au centenaire de l'indépendance du pays. « En 2060, le Bénin aura 100 ans », a-t-il rappelé.

La Coordonnatrice résidente du système des Nations unies, Aminatou Sar, a exprimé « une profonde admiration pour l'audace et la portée de la Vision ». Elle a salué « un choix rare et courageux », fruit « d'une impulsion politique au plus haut niveau ». « C'est le choix de ne pas être prisonnier de l'urgence », a-t-elle déclaré, évoquant « une discipline collective et une responsabilité morale ».

Une vision encadrée par la loi et tournée vers le long terme

Présentant le contenu du document, le professeur Alastaire Séna Alinsato, président du comité technique de pilotage, a expliqué que la Vision repose sur « neuf (09) orientations stratégiques » et quatre (04) piliers : la paix, la bonne gouvernance, la prospérité et le rayonnement.

Elle s'appuie sur « une croissance économique soutenue », un niveau élevé d'investissement et « une transformation structurelle profonde de l'économie ».
La Vision est également adossée à un cadre légal contraignant.

Elle est instituée par la loi n°2025-16 du 16 juillet 2025 et prévoit des mécanismes stricts de suivi, d'évaluation et de redevabilité, avec transmission régulière des rapports au Parlement.

Patrice Talon a insisté sur la nécessité de rompre avec l'improvisation. « Bâtir un pays nécessite un travail rigoureux, assidu et persévérant. (...) Cela ne s'accomode ni de précipitation ni de facilité », a déclaré le président de la République.

Le chef de l'État a rappelé les réformes engagées depuis 2016. « Nous avons eu raison d'épouser la rigueur et le sérieux au travail, puisque les avancées sont visibles, tangibles et vécues », a-t-il affirmé. « Elles se lisent dans la dignité retrouvée, dans l'espoir qui renaît ». Mais, a-t-il ajouté, « gouverner, ce n'est pas seulement transformer le présent ». « C'est aussi et surtout préparer l'avenir ».

Pour Patrice Talon, l'adoption de la Vision 2060 traduit « un choix responsable ». « Celui de penser au-delà de l'urgence, de planifier au-delà des mandats et d'inscrire l'action publique dans le temps long », a-t-il dit. « Cette Vision n'est pas un simple document. Elle est un serment, un engagement, un cap », a poursuivi le président. Elle doit devenir « notre boussole commune ».

Le chef de l'Etat a enfin lancé un appel à l'ensemble des acteurs. « Le développement n'est jamais l'œuvre d'un homme », a-t-il conclu, invitant institutions, collectivités, entreprises et citoyens à prendre leur part de ce grand chantier.

Marc MENSAH

L'avocat plaide la folie mais la prévenue affirme qu'elle n'est pas folle

Tue, 02/03/2026 - 16:31

Ce mardi 3 février 2026, le procès de la tiktokeuse Kingbo Florence, poursuivie par le parquet spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) pour quatre chefs d'accusation, s'est ouvert dans une ambiance tendue au sein de cette juridiction spéciale.

La jeune femme de 21 ans, connue pour sa vidéo virale sur les réseaux sociaux, est jugée pour : « harcèlement par le biais d'un système électronique, d'atteinte à la vie privée, d'incitation à la haine et à la violence, et d'incitation à la rébellion ».

Convoquée à la barre, la tiktokeuse Kingbo Florence s'est présentée devant le juge en mâchant ostensiblement un chewing-gum. Ce comportement n'a pas manqué d'interpeller le ministère public. Interrogée par ce la cinquième substitut du procureur spécial près la CRIET sur la raison de cette attitude, la prévenue a répondu de manière très insolente en demandant « depuis quand il est interdit de manger », rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.

Peu après, lors de la phase d'inculpation, lorsqu'on lui a demandé quelle langue elle parlait, Kingbo Florence a de nouveau répondu sur un ton provocateur. Cette réponse a provoqué la colère de la présidente de céans qui a demandé à son avocat Me Aboubacar Baparapé de calmer sa cliente.

Interrogée sur les faits mis à sa charge par le parquet spécial, la tiktokeuse Kingbo Florence a plaidé coupable des faits et a même adopté une posture très hautaine. « Oui, je reconnais les faits. Depuis l'arrivée de Patrice Talon, ceux qui insultent Boni Yayi ne sont pas poursuivis, mais ceux qui s'en prennent à Talon le sont », a-t-elle lâché.

Sur le fond, son conseil, Me Aboubacar Baparapé a plaidé l'irresponsabilité pénale de la prévenue au motif qu'elle est folle. Mais Florence Kingbo a rétorqué qu'elle n'était pas folle et que les personnes folles se baladent nues et que ce n'est pas son cas.

Après les observations du ministère public qui a sollicité un renvoi pour ses réquisitions, la défense a demandé que Kingbo Florence bénéficie au moins d'une mise en liberté provisoire « pour se protéger d'elle-même en prison ». À cette demande, le ministère public a requis un rejet. La Cour a finalement renvoyé l'affaire au mardi 24 mars 2026 pour la réquisition du ministère public et sur le délibéré de remise en liberté provisoire.

À l'annonce de cette date, Kingbo Florence s'est une nouvelle fois emportée. Elle a déclaré devant le juge que « le dossier peut être même renvoyé en 2030 » et qu'elle se sentait « trop à l'aise en prison » où elle mangeait « 7 fois par jour » Face à ses déclarations, la juge a alors ordonné son évacuation de la salle d'audience.

Dans ce dossier, Kingbo Florence avait été placée sous mandat de dépôt le 18 décembre 2025 après avoir défié le président Patrice Talon dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, l'accusant notamment d'être un « tyran » et s'en prenant également à la Première Dame Claudine Talon et à leur fils.

https://www.libre-express.bj/justice/4654/proces-de-la-tiktokeuse-florence-kingbo-devant-la-criet-son-avocat-plaide-la-folie-mais-la-prevenue-rejette-et-assume-ses-propos-outrageants-contre-patrice-talon

Sharp Vision : quand la France régule les jeux africains par procuration

Tue, 02/03/2026 - 16:21

Depuis quelques années, le continent africain assiste à l'émergence silencieuse d'un acteur français dans la régulation technique des jeux d'argent. Peu connu du public, Sharp Vision a pourtant obtenu des positions clés dans plusieurs pays, où elle supervise les flux de paris, le reporting fiscal, la conformité et la collecte de données comportementales. Officiellement, il s'agit de moderniser et sécuriser un secteur réputé opaque. Officieusement, l'affaire pose une question politique majeure : quand un État africain externalise sa régulation à une société privée étrangère, à qui appartient la souveraineté ?

Le jeu comme prétexte à la captation de données sensibles
En encadrant les paris, Sharp Vision accède à des informations massives : profils de solvabilité, comportements de consommation, horaires de connexion, géolocalisation, cycles d'endettement, usage du mobile money, téléphone et cash. Ce sont des données sensibles, qui informent non seulement la fiscalité mais aussi la psychologie sociale.
Un État africain devrait-il externaliser la collecte d'une telle infrastructure d'information ? Et si oui, sous quelles garanties de contrôle, de rapatriement et d'usage ?
Dans un monde où les données sont devenues l'équivalent contemporain des matières premières, la question n'est plus technique, elle est stratégique.

Les frères Casanova, courtiers d'une diplomatie économique française
Le succès africain de Sharp Vision ne relève pas d'un hasard industriel. Il repose sur un élément rarement évoqué publiquement : les liens étroits qui unissent la France aux frères Casanova, fondateurs de la société. Ce duo évolue dans un espace particulier où se croisent intérêts publics et privés, diplomatie économique, entreprises parapubliques, régulateurs, consultants et réseaux institutionnels français.
Les Casanova sont moins des entrepreneurs isolés que des porteurs d'intérêts français dans un secteur où Paris possède une expertise historique : jeux, opérateurs publics (FDJ, PMU), cabinets spécialisés, chambres de commerce, réseaux diplomatiques, bailleurs et opérateurs télécom. Dans ce milieu, la frontière entre tentation commerciale et objectif politique est poreuse.

La régulation, nouvelle forme de gouvernance postcoloniale
Sous couvert de modernisation, l'externalisation de la régulation convertit un prestataire privé en gouverneur technique de l'ombre. Réguler, c'est décider qui a le droit d'opérer, comment, à quel rythme et à quel coût ; c'est voir les flux, les contrôler, les taxer, les documenter. C'est surtout établir un pipeline fiscal et informationnel sur lequel l'État perd progressivement la maîtrise.
L'Afrique ne découvre pas le néocolonialisme ; elle découvre sa version numérique : la dépendance logicielle. Dans le colonialisme classique, on captait des territoires. Dans sa version contemporaine, on capte des données.

Les intentions politiques des entreprises étrangères
Une hypothèse dérangeante s'impose : les entreprises étrangères présentes sur le marché africain de la donnée ont-elles des intentions uniquement commerciales ? Il serait naïf de le penser. Les données des joueurs et parieurs africains n'intéressent pas seulement les opérateurs privés. Elles intéressent les États, car elles permettent d'anticiper la solvabilité des populations, la pression sociale, la structure de la rente et les risques de crise.

Sharp Vision et l'État français : alignement discret, objectif clair
La France dispose d'un avantage comparatif dans les secteurs régulés : télécoms, ports, banques, énergie, biométrie, jeux. Depuis une décennie, Paris ne cherche plus à contrôler directement les États africains ; elle cherche à influencer leurs infrastructures institutionnelles. Les frères Casanova et Sharp Vision constituent un véhicule pour cette stratégie soft power : ils ne déclenchent pas de débat public, ils interviennent dans l'infrastructure invisible.
Un cheval de Troie n'a pas besoin d'être imposant. Il doit être pratique.

Une affaire éminemment politique
L'affaire Sharp Vision est tout sauf technique. Elle concerne la capacité des États africains à gouverner leurs données, leurs rentes et leurs infrastructures numériques. Elle concerne aussi la manière dont les anciennes puissances coloniales se reconfigurent pour continuer d'exercer une influence après l'effondrement des leviers traditionnels (armée, CFA, diplomatie, élites politiques).
Le drapeau ne flotte plus sur les ports et les palais présidentiels. Il se déploie dans les API, les licences, les logiciels, les bases de données et les rapports d'audit.

Sharp Vision n'est pas un élément périphérique du secteur des jeux africains.

C'est un acteur structurant qui concentre à la fois la régulation, la donnée et la rente. Ce rôle, assumé par une société française, traduit un rapport de force dont les implications dépassent largement les paris sportifs.
À travers Sharp Vision, la France exerce une influence directe sur un domaine qui touche à la fiscalité, à la conformité, à la surveillance des flux et à la compréhension des comportements économiques. Rien de tout cela n'est neutre.
Pour l'Afrique, l'enjeu n'est pas seulement de moderniser ses économies, mais de maîtriser les infrastructures numériques qui les rendent possibles. C'est là que se joue une souveraineté durable.

La Rédaction

Godomey, marché de charbon et de la pharmacopée

Tue, 02/03/2026 - 15:48

Lors du Conseil des ministres du 21 janvier 2026, le gouvernement a annoncé la construction d'un marché dédié au charbon de bois et à la pharmacopée. Le site retenu a été dévoilé par la Directrice générale de l'Agence Nationale de Gestion des Marchés (ANaGeM).

Le marché dédié à la commercialisation du charbon et des produits de la pharmacopée sera implanté à Godomey dans la commune d'Abomey-Calavi.

Cette précision a été donnée par la Directrice générale de l'Agence Nationale de Gestion des Marchés (ANaGeM), Eunice Loisel Kiniffo, qui a indiqué dans un Podcast de la Web TV Impact Bénin : « Nous avons également un autre site à Godomey qui va abriter les marchands de plantes médicinales et de charbon ». Une information qui permet d'établir un lien direct avec la décision prise en Conseil des ministres du 21 janvier 2026.

« Les travaux d'aménagement du Projet d'assainissement pluvial de la ville de Cotonou ont entraîné le déplacement des commerçantes de charbon du quartier Gbégamey. Il sera reconstruit sur un nouveau site un marché au charbon et de pharmacopée offrant de meilleures commodités. C'est dans ce cadre que le Conseil a marqué son accord pour la contractualisation avec divers cabinets et entreprises retenus », avait indiqué le compte-rendu du Conseil des ministres.
M. M.

770 litres de sodabi impropre retirés du marché

Tue, 02/03/2026 - 13:15

770 litres d'alcool communément appelé Sodabi, reconnu impropre à la consommation humaine ont été saisis à Ayomi-Centre dans la commune de Dogbo, département du Couffo.

La Police républicaine a dévoilé ce 03 février 2026 sur son canal digital, les résultats d'une opération qui remonte au 23 octobre 2025.

Le commissariat de l'arrondissement de Dévè a saisi 770 litres de Sodabi dans le village de Ayomi-Centre, commune de Dogbo.

La boisson réquisitionnée a été transférée au Laboratoire de la Sécurité Sanitaire des Aliments (ABSSA). Les analyses ont révélé après trois mois d'expertise que le Sodabi saisi est impropre à la consommation.
M. M.

Categories: Afrique, Union européenne

Dantokpa se prépare à un déménagement progressif

Tue, 02/03/2026 - 12:31

Le déménagement du grand marché de Dantokpa se fera progressivement. L'annonce a été faite par la directrice générale de l'Agence Nationale de Gestion des Marchés (ANAGEM), Eunice Loisel Kiniffo.

Le déménagement du marché de Dantokpa se fera de manière progressive afin de préserver l'activité commerciale et sociale du site, a indiqué la directrice générale de l'Agence Nationale de Gestion des Marchés (ANAGEM), Eunice Loisel Kiniffo.

Intervenant sur un Podcast, elle a précisé que les autorités entendent privilégier une transition en douceur. « Le chef de l'État nous a dit de laisser les dames vendre calmement pendant cette période de fête et après, elles vont déménager tout doucement », a-t-elle affirmé.

Selon la responsable de l'ANAGEM, le marché de Dantokpa compte actuellement 33 secteurs d'activités regroupant environ 20 000 personnes. Un recensement exhaustif a été mené directement sur le site pendant 45 jours afin d'identifier chaque marchand et de garantir un relogement adapté dans les nouveaux espaces commerciaux.

Plusieurs sites ont été retenus pour accueillir les commerçants appelés à quitter Dantokpa. Une partie sera installée au Pôle commercial Général Mathieu Kérékou, situé à proximité du stade GMK à Cotonou, tandis que d'autres rejoindront le marché de gros, le Pôle agroalimentaire du Grand Nokoué, ou encore différents marchés de détail.

Des capacités d'accueil ont déjà été sécurisées, notamment au marché de Midombo où un bloc de 336 places et des boutiques sont réservés aux commerçants de Dantokpa.

Des espaces sont également disponibles dans les marchés de Wologuèdè, Aidjèdo, Mènontin et Hlazounto, à Agla, où environ 150 places restent encore accessibles.
M. M.

20 marchés modernes déjà ouverts

Tue, 02/03/2026 - 12:29

Le Bénin poursuit la modernisation de ses infrastructures marchandes. 20 marchés modernes sont déjà construits et ouverts sur les 35 prévus au Programme d'Actions du Gouvernement (PAG).

Le programme de modernisation des marchés progresse sur l'ensemble du territoire béninois. Sur les 35 marchés modernes dont 21 de détails prévus, 20 sont déjà opérationnels, selon la Directrice de l'Agence Nationale de Gestion des Marchés (ANAGEM), Eunice Loisel Kiniffo.

Le dernier de cette série, le marché de Ouando à Porto-Novo, est actuellement en phase de finalisation. « Le marché sera mis à disposition de l'ANAGEM à partir de la fin du mois de janvier et pourra être ouvert dès le mois de février », a précisé la Dg.

Parallèlement à ces infrastructures, d'autres projets marchands sont en cours de développement. Ils concernent notamment un marché au poisson, un marché de poisson fumé à Abomey-Calavi ainsi qu'un site à Godomey destiné aux marchands de plantes médicinales et de charbon.

La construction d'un marché à bétail est également annoncée, tandis que l'ANAGEM assurera la gestion du marché flottant de Ganvié, dont l'opérationnalisation est prévue pour ce mois de janvier.
M. M.

Le Bénin s'affirme comme plateforme d'investissement stratégique pour les entreprises nigérianes

Tue, 02/03/2026 - 10:35

Après Abuja, la capitale nigériane, la ville de Lagos a accueilli le mercredi 28 janvier 2026, la deuxième étape du Benin-Nigeria Business Forum (BNBF-2026). Environ 300 chefs d'entreprises nigérians et des responsables d'institutions publiques et privées du Bénin et du Nigéria, ont pris part aux échanges visant à transformer les relations bilatérales en projets d'investissements concrets, bancables et à fort impact.

Le Benin-Nigeria Business Forum, plateforme stratégique de rencontres, d'échanges, et d'opportunités d'affaires entre le Bénin et le Nigéria a connu un succès franc à l'étape de Lagos, marquant ainsi le renforcement des relations économiques, commerciales et d'investissement entre les deux pays. Cette étape déterminante vise selon les organisateurs, trois principaux objectifs. Il s'agit de positionner le Bénin comme une destination d'investissement compétitive, stable et attractive pour les entreprises nigérianes ; d'encourager les investisseurs nigérians à utiliser le Bénin comme plateforme d'accès aux marchés régionaux et internationaux ; et de renforcer la collaboration entre institutions et secteur privé autour d'une vision partagée de croissance et de prospérité.

Le Bénin, une plateforme opérationnelle
Le Bénin dira le Directeur Général de l'Agence de Promotion des Investissements et des Exportations (APIEx), n'est plus une promesse, mais plutôt une plateforme opérationnelle. « Sous l'impulsion du Gouvernement, des réformes ambitieuses ont été mises en œuvre afin d'offrir aux investisseurs un cadre des affaires stable, compétitif et prévisible », a souligné Eric AKOUTE évoquant le rôle clé de l'APIEx comme « guichet unique, accompagnant les projets depuis l'intention d'investissement jusqu'à leur réalisation effective ». « Les investisseurs nigérians trouveront au Bénin des opportunités réelles et un partenaire institutionnel pleinement engagé », a-t-il rassuré.
Offrir un environnement où les décisions d'investissement se traduisent rapidement en opérations, en croissance et en résultats mesurables, telle est l'ambition qu'affiche le Bénin. Le Vice-Président de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Bénin (CCI Bénin), l'a rappelé et invité les investisseurs nigérians à saisir le potentiel croissant du pays. « Lagos est un centre d'affaires majeur, et le Bénin est prêt à en être le prolongement naturel pour des projets structurés et rentables », a souligné Casimir MIGAN.

Pour sa part, Faki ADJE, Directeur Général Adjoint de la SIPI-Bénin, a mis en avant le volume des exportations vers le Nigéria ; lequel a augmenté de plus de 90% en 2024, et illustre un marché dynamique et porteur. « La Zone Industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ) fournit l'infrastructure nécessaire pour saisir cette opportunité, alliant rapidité d'installation, compétitivité opérationnelle et accès privilégié aux marchés locaux et régionaux », a-t-il souligné. Conçue pour les industriels exigeants, la GDIZ offre d'après lui, « un écosystème clé en main » fait d'infrastructures modernes, d'une administration intégrée et d'une vision stratégique visant à positionner le Bénin comme « une base industrielle compétitive au service de l'Afrique et de l'export ».

Le financement, un levier important pour l'investissement
Sur la question du financement, la Directrice Générale de la Caisse des Dépôts et Consignations du Bénin (CDC Bénin), a rappelé le rôle essentiel de la CDC Bénin. Celui de structurer, de sécuriser et de cofinancer des projets viables portés par des investisseurs privés. Maryse LOKOSSOU a rassuré de la disponibilité de la CDC Bénin à accompagner les entreprises nigérianes qui souhaitent s'inscrire dans une logique de création de valeur durable au Bénin. Aux Béninois de la diaspora qui souhaitent investir dans leur pays, elle adressé un message clair. Des mécanismes de cofinancement, de structuration et de sécurisation des projets seront mis à leur disposition afin de transformer l'attachement qu'ils ont pour leur pays, en investissements rentables, créateurs de valeur et porteurs d'impact pour les générations futures.
Dans le cadre de la coopération économique et commerciale avec le Géant de l'Est, le Port autonome de Cotonou (PAC), grâce aux investissements qui y réalisés, offre aux entreprises nigérianes une plateforme performante et compétitive pour sécuriser leurs chaînes d'approvisionnement et accéder aux marchés régionaux. Selon le Directeur Commercial, Kevin POTIER, la plateforme portuaire présente aujourd'hui une alternative efficace, moderne et fluide qui permet de réduire les délais, d'optimiser les coûts et de sécuriser les flux commerciaux vers les marchés régionaux et internationaux.

Le Bénin, une destination crédible pour les entreprises nigérianes
Les entreprises à Lagos recherchent des environnements propices à une expansion rapide et sécurisée. Et le Bénin selon Engineer Leye KUPOLUYI, Président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Lagos, se distingue aujourd'hui comme « une destination crédible pour les entreprises nigérianes souhaitant diversifier leurs implantations, optimiser leurs opérations et accéder à de nouveaux marchés. « Nous sommes ouverts et pleinement disposés à collaborer et à faire des affaires avec notre pays ami, la République du Bénin. Les entreprises nigérianes sont prêtes à explorer des opportunités crédibles et profitables au Bénin », a-t-il déclaré.
Même engagement de la part de Yahaya OLADIRAN, Patron de la Chambre de Commerce et d'industrie, des Mines et d'Agriculture (BACCIMA). « Badagry est historiquement et économiquement connectée au Bénin. Aujourd'hui, notre Chambre est pleinement mobilisée et prête à engager des investissements concrets au Bénin. Nous voyons cette coopération comme une extension naturelle de nos activités, fondée sur la proximité, la confiance et des intérêts économiques partagés. Le renforcement des relations d'affaires entre nos communautés économiques est un levier essentiel de croissance partagée », a-t-il laissé entendre.

Organisée par la Caisse des Dépôts et Consignations du Bénin, la Chambre de Commerce et d'Industrie du Bénin, l'Agence de Promotion des Investissements et des Exportations, la Zone Industrielle de Glo-Djigbé, et le Port Autonome de Cotonou, l'édition 2026 du Benin–Nigeria Business Forum marque un tournant décisif dans les relations économiques et commerciales entre le Bénin et le Nigéria.

F. A. A.

La 10è législature fait sa rentrée dimanche à Porto-Novo

Tue, 02/03/2026 - 07:05

Les 109 députés de l'Assemblée nationale, 10è législature, élus à l'issue des législatives du 11 janvier dernier, s'apprêtent à faire leur entrée officielle dans l'hémicycle.

Par voie de communiqué, le doyen d'âge de l'Assemblée nationale, Antoine N'da N'da, a convoqué les élus de la 10è législature pour leur session inaugurale, prévue ce dimanche 8 février 2026.

Le rendez-vous est fixé à 10h00 au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo.

Cette séance solennelle, traditionnellement présidée par le doyen d'âge assisté des deux plus jeunes députés, sera marquée par deux étapes cruciales définies à l'ordre du jour. Il s'agit de : l'installation officielle des députés élus au titre de cette dixième législature ; l'élection du président de l'Assemblée nationale, suivie de celle des autres membres du Bureau, l'organe directeur qui pilotera les travaux parlementaires pour les années à venir.
M. M.

Voici l'agenda d'accueil des députés et leurs suppléants

Mon, 02/02/2026 - 22:27

Le Secrétariat général de l'Assemblée nationale du Bénin a publié le chronogramme officiel de réception des députés de la 10e législature. L'accueil des 109 députés et leurs suppléants se déroulera du 3 au 5 février 2026.

La journée du lundi 2 février est dédiée aux élus des 1ère, 2e, 3e, 4e (9h à 12h), 5e, 6e, 7e et 8e (14h à 17h) Circonscriptions Electorales.

Mardi 3 février, ce sera au tour des députés issus des 9e, 10e, 11e, 12e, 13e, 14e, 15e et 16e circonscriptions.

L'accueil se poursuivra le mercredi 4 février avec les élus des 17e, 18e, 19e, 20e, 21e, 22e, 23e et 24e Circonscriptions.

La journée du jeudi 5 février sera consacrée aux députés retardataires.

Durant cette étape d'accueil, chaque parlementaire devra remplir son dossier administratif et se soumettre à un enregistrement biométrique. C'est également lors de ce passage que les élus reçoivent leurs attributs officiels.

L'installation officielle des 109 députés est prévue pour le 8 février 2026.

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167 nouveaux Assistants déployés dans les Universités publiques (Liste)

Mon, 02/02/2026 - 22:23

Le Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESRS) a rendu publique, ce 02 février 2026, la liste des 167 nouveaux Assistants en position probatoire recrutés au profit des universités publiques du Bénin. Ces nouveaux agents, sélectionnés à l'issue d'un test, sont affectés dans diverses institutions telles que l'Université d'Abomey-Calavi, l'Université de Parakou et l'Université Nationale d'Agriculture pour renforcer l'encadrement académique dans de nombreuses spécialités. LISTE...

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Un réseau de trafic de passeports démantelé, 2 policiers écroués

Mon, 02/02/2026 - 20:27

Un réseau de trafic de documents de voyage a été démantelé à l'aéroport Bernardin Gantin de Cotonou. 2 policiers arrêtés.

Plusieurs personnes ont été arrêtées par la Brigade Economique et Financière (BEF). Selon les premiers éléments de l'enquête, les suspects facilitaient contre de l'argent l'obtention de faux passeports notamment au profit des ressortissants de pays asiatiques en proie à des conflits armés ou des crises et inscrits sur la liste rouge du système international.

Parmi les personnes interpellées figurent deux agents de police, identifiés par leurs initiales A. S. et G. B.

Les mis en cause ont été présentés, vendredi 30 janvier 2026, devant la Cour de Répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Ils ont été placés sous mandat de dépôt en attendant leur procès.
M. M.

Categories: Afrique, European Union

Niamey, la mise en œuvre de la diplomatie de l'accusation

Mon, 02/02/2026 - 19:04

À Niamey, l'attaque armée survenue fin janvier a d'abord donné lieu à des accusations diplomatiques, avant même qu'une revendication jihadiste n'émerge. Lorsque l'État islamique a ensuite revendiqué l'opération, la parole officielle nigérienne s'est retrouvée fragilisée. Une séquence révélatrice des limites d'une gouvernance sécuritaire fondée sur la précipitation et l'opacité.

Une attaque, puis la mise en scène de la parole politique

Dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026, une base militaire située dans l'enceinte de l'aéroport international Diori Hamani de Niamey est la cible de tirs nourris. L'attaque, brève mais intense, plonge la capitale dans un climat de tension. Les faits sont établis, mais les circonstances demeurent floues dans les premières heures. Avant même que les autorités n'annoncent l'ouverture d'une enquête ou ne communiquent des éléments techniques vérifiables, le pouvoir choisit de parler.

Accuser avant d'expliquer

Quelques heures seulement après l'attaque, le chef du régime nigérien, Abdourahamane Tiani, prend la parole. Il accuse publiquement plusieurs chefs d'État étrangers d'être impliqués dans une tentative de déstabilisation du Niger. Parmi eux figure explicitement le président béninois, Patrice Talon.Cette déclaration intervient sans qu'aucun rapport d'enquête, aucune preuve matérielle ni aucun élément de renseignement corroboré ne soient rendus publics. À ce stade, aucune revendication jihadiste n'a encore été annoncée.L'ordre des faits est ainsi inversé : l'accusation précède l'analyse, le politique devance le sécuritaire.

La revendication de l'État islamique, un récit bousculé

Ce n'est que dans un second temps que l'organisation État islamique revendique l'attaque. Cette revendication, conforme aux modes opératoires observés dans le Sahel, replace l'événement dans le cadre d'une menace jihadiste persistante. Elle vient surtout fragiliser la narration officielle initiale, exclusivement tournée vers une lecture géopolitique et extérieure. Le décalage entre la chronologie des faits et celle du discours d'État devient alors évident.

L'opacité comme facteur de défiance

En l'absence d'enquête rendue publique, cette succession de discours alimente les soupçons. La revendication tardive de l'État islamique ne corrige pas le récit initial ; elle l'expose à la contradiction. Plus le pouvoir accuse sans démontrer, plus sa parole devient vulnérable aux faits ultérieurs. Ainsi, l'opacité, censée préserver la sécurité nationale, produit l'effet inverse. Elle nourrit la défiance, tant au sein de la population que chez les partenaires régionaux.

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Le fils du fondateur de l'ECC quitte le Conseil Supérieur de Transition

Mon, 02/02/2026 - 16:10

Olatosho Mathieu Oschoffa, fils biologique du prophète fondateur de l'Église du Christianisme Céleste, a annoncé sa démission du Conseil Supérieur de Transition (CST).

Le Vénérable Senior Évangéliste Olatosho Mathieu Oschoffa quitte le Conseil Supérieur de Transition (CST) de l'Église du Christianisme Céleste. Le démissionnaire affirme ne plus pouvoir se « concentrer sur l'essentiel ». Sa présence au sein du Conseil pourrait, selon lui, « constituer un parjure ». Il dénonce notamment le traitement réservé à la « Constitution Bleue » et au « Livre Saint de l'Église », selon une lettre en date du 28 janvier 2026 adressée au Coordinateur Général du CST.

Olatosho Mathieu Oschoffa déplore le retrait du « dernier survivant des rédacteurs » de la Constitution, le Très Supérieur Évangéliste S. O. Banjo. Cette absence « déstabilise ma conscience humaine et Chrétienne Céleste », écrit-il.

Le démissionnaire rappelle avec force l'article 91 des statuts, stipulant que l'Église est placée sous « le règne absolu du Saint-Esprit ». Pour lui, cette règle inclut tout ce que le fondateur a pu dire « oralement ou par voie audiovisuelle ». Il craint que l'aspect administratif et juridique ne prenne le pas sur la nature divine de l'institution. « L'Église du Christianisme Céleste est avant tout une institution Divine révélée », insiste-t-il dans son courrier.

Malgré cette rupture, Olatosho Oschoffa remercie le président de la République du Bénin, Patrice Talon. Il salue « son implication à 100% dans ce processus d'unification » de l'Église.

Installé le 26 avril 2025 sous l'impulsion du Chef de l'Etat Patrice Talon, le Conseil de Supérieur de Transition (CST) est composé de 15 membres. Il a pour mission principale de restructurer l'église, restaurer l'harmonie entre ses différentes branches, préparer l'organisation démocratique d'une gouvernance durable et légitime, de moderniser les textes fondamentaux de l'église, tout en veillant au respect des valeurs originelles léguées par le Prophète fondateur, le Révérend Pasteur Samuel Bilehou Joseph OSHOFFA. L'Eglise est en proie à des « incompréhensions, des rivalités et des crises de gouvernance » et exposée à « plusieurs courants ».
M. M.

Categories: Afrique, European Union

Les députés de la 10è législature retirent leurs attributs

Mon, 02/02/2026 - 14:41

L'Assemblée nationale du Bénin a entamé les préparatifs en vue de l'entrée en fonction des députés de la 10è législature. À cet effet, une opération d'accueil est organisée pour permettre aux élus de procéder au retrait de leurs attributs parlementaires.

Le retrait des attributs parlementaires pour le compte de la 10è législature de l'Assemblée nationale se fera du lundi 02 au jeudi 05 février 2026, au siège de l'institution à Porto-Novo.

Les députés seront reçus chaque jour selon les plages horaires suivantes : de 09 heures à 12 heures et de 14 heures à 17 heures.

Les 109 députés dont 28 femmes élues à l'issue des élections législatives du 11 janvier dernier seront officiellement installés le 08 février 2026, date qui consacrera le lancement de la 10ᵉ législature de l'Assemblée nationale.
M. M.

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« 229 Cadre de vie », le nouvel outil numérique de veille citoyenne

Mon, 02/02/2026 - 13:20

Le ministère du Cadre de vie et des Transports a lancé, jeudi 29 janvier 2026 à Cotonou, la plateforme « 229 Cadre de vie ». Conçu comme un dispositif national de participation citoyenne, l'outil permet de signaler en temps réel les nuisances, pollutions et incivilités urbaines.

Dépôts sauvages d'ordures, nuisances sonores, dégradations d'infrastructures ou occupations anarchiques peuvent désormais être dénoncés au Bénin. C'est grâce à la plateforme « 229 Cadre de vie ». « Nous voulons rapprocher l'administration du citoyen grâce au numérique », a expliqué le directeur des systèmes d'information du ministère du Cadre de vie et des Transports, Dr Abdou-Aziz Sobabe, lors du lancement le jeudi 29 janvier 2026 à Cotonou. Selon lui, la plateforme vise à lever les lenteurs administratives dans la remontée des alertes.

Accessible via application mobile, web, SMS ou ligne verte, « 229 Cadre de vie » permet aussi de suivre le traitement des signalements.

Les usagers peuvent transmettre jusqu'à cinq photos, géolocaliser précisément les faits et suivre l'évolution du dossier.

Une ligne verte gratuite, le 144, est mise à disposition des citoyens ne disposant pas de smartphone ou d'accès à internet.

L'application est également disponible en plusieurs langues locales.

Le projet a été développé avec l'appui de Sèmè City, par des talents béninois issus notamment d'Epitech et d'Africa Design School. « C'est une solution conçue au Bénin, par des Béninois, pour les Béninois », a souligné Dr Sobabe.

Pour le secrétaire général du ministère du Cadre et des Transports, Constant Godjo, le cadre de vie conditionne la santé, la sécurité et le bien-être des populations.
M. M.

Categories: Afrique, European Union

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