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24 Heures au Bénin

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Updated: 1 day 9 hours ago

Les demandeurs invités à faire le retrait de leursde titres fonciers

Wed, 03/04/2026 - 00:40

Un volume important de titres fonciers prêts pour le retrait engorge encore les Bureaux communaux du domaine et du foncier (BCDF), à travers tout le territoire national. L'Agence national du domaine et du foncier (ANDF), à travers un communiqué ce mardi 03 mars 2026, invite les requérants concernés à faire le retrait de leurs documents.

Lire le communiqué de l'ANDF

Air Congo lance ses vols sur Cotonou-Douala dès mars 2026

Tue, 03/03/2026 - 22:01

La compagnie aérienne, Air Congo lance ses vols sur Cotonou et plusieurs autres capitales africaines à partir du 22 mars 2026. L'annonce a été faite lors d'une cérémonie officielle de lancement rehaussée par la présence du président Félix Antoine Tshisekedi, et du vice-premier ministre, ministre des transports, Jean-Pierre Bemba.

Air Congo marque une nouvelle étape de son expansion régionale. La compagnie aérienne ouvre ses lignes sur plusieurs capitales africaines dès le 22 mars 2026. Les premières dessertes débuteront vers Johannesburg et Entebbe, et seront suivies de l'ouverture des lignes Cotonou-Douala le 26 mars ; ainsi que les lignes Domestique, Isiro, Bunia, Gbadolite, Moanda, et Kalemie le 29 mars.
Les liaisons avec les nouvelles capitales africaines seront opérées avec des avions Airbus dont un troisième appareil a été réceptionné le 1er février dernier, renforçant ainsi sa flotte et ses capacités opérationnelles pour répondre à la demande croissante dans la sous-région.
« Air Congo va renforcer sa flotte avec quatre (4) autres Boeing 737-800 dans moins d'un an et de deux autres avions de cette envergure dans les deux prochaines années », a annoncé le vice-premier ministre, ministre des transports, Jean-Pierre Bemba.
La compagnie dispose au moment du lancement de ses nouvelles lignes, de trois aéronefs Boeing avec un chiffre d'affaires de près de 40 millions USD. Pour son expansion en Afrique, l'aéronef à acquérir va porter à 04, ses flottes pour desservir la RDC et les autres villes africaines.Il convient de préciser que à l'instar de ASKY, Ethiopian Airlines est le partenaire stratégique de Air Congo.

F. A. A.

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Coup de filet contre les rodéos urbains : 2 individus arrêtés, 18 motos saisies

Tue, 03/03/2026 - 21:04

La Police républicaine mené une opération nocturne sur le boulevard de la Marina, dans le 12ᵉ arrondissement de Cotonou, pour mettre un terme aux rodéos urbains communément appelés « zéwé ». Bilan de l'intervention : 2 adolescents arrêtés et 18 engins immobilisés.

Les policiers ont investi, dans la nuit du dimanche 1er mars au lundi 2 mars 2026, le boulevard de la Marina. Ce tronçon très fréquenté est devenu ces derniers mois un point de ralliement de jeunes conducteurs adeptes de rodéos urbains ou motorisés communément appelés « zéwé ».

Aux environs de minuit, deux adolescents qui multipliaient les accélérations et démonstrations avec leurs motos sur le boulevard ont été interpellés par la police.

Ils ont été placés en garde à vue et seront présentés au parquet du tribunal de première instance de Cotonou jeudi 05 mars 2026.

Au cours de la même opération, dix-huit motocyclettes ont été contrôlées et mises en fourrière pour vérifications.

La montée des rodéos motorisés à Cotonou inquiète. Des axes comme la Marina, le boulevard Saint-Michel, Akpakpa ou encore les abords de l'aéroport de Cotonou sont régulièrement ciblés pour ces rassemblements nocturnes.

Face à la recrudescence du phénomène, la Police républicaine affiche une ligne dure. Les autorités rappellent que ces exhibitions, souvent relayées sur les réseaux sociaux, exposent leurs auteurs à des poursuites pénales.

Le rodéo motorisé (ou urbain) est un délit consistant à réaliser des acrobaties (wheelings, dérapages) avec un engins à deux ou plusieurs roues, compromettant la sécurité et la tranquillité publiques.
Les auteurs de ce type de délit encourent une peine d'emprisonnement et des amendes.
M. M.

Categories: Afrique, Swiss News

ALTERNATIF BTP et STTC condamnées à verser plus de 27 millions FCFA

Tue, 03/03/2026 - 21:01

Le tribunal de commerce de Cotonou a prononcé la résiliation d'un contrat de location de titres fonciers opposant la Société Centrale COOP aux sociétés Société ALTERNATIF BTP et Société Togolaise de Travaux et de Commerce (STTC). Le jugement a été rendu le 27 février 2026.

Le litige, qui dure depuis 2022, porte sur le non-paiement de commissions et l'immobilisation de garanties immobilières auprès d'une banque.

Centrale COOP avait mis à disposition trois titres fonciers (situés à Cotonou, Porto-Novo et Lokossa) pour permettre aux entreprises ALTERNATIF BTP et Société Togolaise de Travaux et de Commerce (STTC) d'obtenir une ligne de crédit de 350 millions de FCFA auprès de la banque. En échange, les preneurs devaient verser une commission annuelle de 5%, soit 17,5 millions de FCFA.

Selon les faits consignés dans le jugement, les deux sociétés de BTP n'ont versé que 7 millions de FCFA sur la première année et n'ont jamais restitué les titres à l'échéance prévue le 16 février 2023.

Le Tribunal de commerce de Cotonou a relevé une « inexécution persistante et caractérisée » des conventions.

Pour les juges, le non-paiement des commissions « vide le contrat de sa substance et rompt définitivement l'équilibre » entre les parties.

Le gérant de Centrale COOP a déploré une « privation prolongée et injustifiée de ses biens ».

Appelée en cause, la Banque a tenté en vain de faire dessaisir le tribunal au profit du juge des saisies immobilières. La banque a argué qu'une procédure de réalisation d'hypothèque était déjà en cours suite au défaut de paiement d'Alternatif BTP, dont la dette s'élèverait à plus de 52 millions de FCFA. Le tribunal a toutefois balayé cette exception de connexité, soulignant que la résiliation du bail est une « procédure autonome » qui ne saurait être absorbée par le contentieux de l'exécution forcée.

Le tribunal a condamné solidairement Alternatif BTP et STTC à verser à Centrale COOP la somme de 27 015 027 FCFA. Ce montant correspond aux commissions dues pour la période du 16 février 2024 au 2 septembre 2025.

« Les sociétés preneuses ayant conservé les titres fonciers au-delà du terme contractuel initial (...) la convention doit être regardée comme s'étant poursuivie de fait », précise le jugement N° 012/2026/CJ2/S1/TCC du 27 février 2026. Le tribunal rappelle que « les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites ».

La demande portant sur 28 millions de FCFA, déjà accordée par un précédent jugement en 2025, est déclarée irrecevable pour « autorité de chose jugée ».

La demande de dommages-intérêts supplémentaires a été rejetée. Le tribunal estime que le préjudice est déjà couvert par les commissions accordées.
La décision est susceptible d'appel
M. M.

Categories: Afrique, Swiss News

Le bilan de Mariam Chabi TALATA jugé satisfaisant à Malabo

Tue, 03/03/2026 - 17:33

La ville de Malabo a accueilli du 23 au 27 février 2026, les travaux de la 12e Conférence internationale des Grandes chancelleries francophones. Mariam Chabi TALATA, vice-présidente de la République du Bénin, et présidente sortante de l'organisation, a présenté un bilan jugé satisfaisant par ses pairs.

« La résolution pacifique des conflits », c'est le thème central développé lors des travaux de la 12e Conférence internationale des Grandes chancelleries francophones. Treize (13) pays ont pris part aux assises articulées autour de six axes majeurs, allant des communications universitaires aux évaluations des résolutions antérieures. Les échanges, selon les services de communication du gouvernement, ont mis en évidence la nécessité du dialogue, de la médiation et de l'arbitrage pour résoudre les conflits, tout en soulignant l'importance, notamment en Afrique, de la réappropriation des mécanismes traditionnels de prévention et de règlement pacifique des différends.

Intervenant au cours de la cérémonie solennelle d'ouverture, la présidente sortante a rappelé les avancées notables enregistrées depuis la 11ᵉ édition tenue au Bénin. Elle a évoqué notamment la régularité des rencontres, l'élargissement de l'organisation à de nouveaux membres, le renforcement des échanges entre Grandes Chancelleries, et l'amélioration de l'attractivité des décorations.

A l'issue des travaux, les Grands Chanceliers ont reconduit certaines recommandations de la précédente conférence et en ont adopté de nouvelles. Au nombre de celles-ci, figurent la création d'une plaque symbolique de passation, le renforcement du partenariat avec l'OIF, la promotion des associations de décorés et la distinction des artisans de paix. Les 13ᵉ et 14ᵉ conférences selon les conclusions des travaux, se tiendraient respectivement en 2028 en République démocratique du Congo et en 2030 au Togo. Pour les deux prochaines années, la présidente sera assurée par la Guinée équatoriale.

F. A. A.

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Un homme retrouvé mort sur la chaussée, la tête introuvable

Tue, 03/03/2026 - 16:00

Une découverte macabre a troublé la quiétude des populations de Gbabey et de Tékparou, dans la commune de Tchaourou, ce mardi 03 mars 2026. Le corps sans vie d'un homme a été retrouvé devant le lycée technique situé entre ces deux localités.

Découverte macabre à Tchaourou. Dans cette commune du département du Borgou, un corps sans tête a été découvert ce mardi 03 mars 2026 au milieu de la voie, devant le lycée technique, situé entre les localités de Gbabey et de Tékparou. Aussitôt alertée, la Police s'est dépêchée sur les lieux pour les constats d'usage.
La position du corps inerte sur la chaussée laisse croire à un accident de la circulation. Toutefois, la tête non encore retrouvée suscite d'autres interrogations. Une enquête devrait être ouverte pour faire la lumière sur ce drame.

F. A. A.

Categories: Afrique, Swiss News

Ecobank Bénin et Celtiis interconnectés pour les transferts mobile money

Tue, 03/03/2026 - 14:51

« Push & Pull », le service qui offre aux clients la possibilité de transférer de l'argent de leur compte Ecobank vers leur wallet Celtiis Cash (Push) et inversement (Pull), a été officiellement lancé jeudi 26 février 2026 au siège d'Ecobank à Cotonou.‎

Après plusieurs mois d'opérationnalisation, Ecobank Bénin et le réseau de télécommunications Celtiis ont officialisé leur partenariat à travers le lancement du service Push & Pull, une solution permettant de transférer instantanément des fonds entre un portefeuille Celtiis Cash et un compte bancaire Ecobank, dans les deux sens. La cérémonie s'est déroulée au siège d'Ecobank Bénin, en présence des directeurs, membres des comités de direction et du personnel des deux institutions.

C'est « une étape majeure dans la transformation digitale et les services financiers au Bénin », selon Amadou Racine Diouf, Directeur financier de la Société Béninoise d'Infrastructures Numériques (SBIN).

« Le partenariat que nous célébrons entre Celtiis et Ecobank Bénin s'inscrit dans une vision commune et ambitieuse : simplifier la vie de nos clients, accélérer l'inclusion financière et renforcer l'interopérabilité entre le système bancaire et le mobile money », a-t-il déclaré.

Le service Push & Pull permet, selon Amadou Racine Diouf, de transférer instantanément de l'argent d'un compte Ecobank vers un wallet Celtiis Cash (Push), d'envoyer des fonds du wallet vers le compte bancaire (Pull), de consulter son solde bancaire, le tout 24h/24, de manière sécurisée.

« Nous supprimons ainsi les barrières entre le compte bancaire et le compte mobile money en connectant harmonieusement deux écosystèmes qui opéraient auparavant de manière indépendante », a précisé le Directeur financier de la SBIN.

Selon lui, le service constitue « une réponse concrète et structurelle » à l'enjeu de l'inclusion financière, en rapprochant les services bancaires du quotidien des citoyens, notamment les salariés, commerçants, entrepreneurs et familles.

Une dynamique régionale portée par l'interopérabilité

Le Directeur général de Ecobank Bénin, Lazare Noulekou, a replacé l'initiative dans un contexte régional marqué par la montée en puissance des transactions électroniques. « Nous vivons une transformation profonde du paysage financier. Le service financier doit désormais être interconnecté et accessible en permanence », a-t-il affirmé.

Il a rappelé que les flux entre banques et plateformes mobiles dans l'espace UEMOA ont atteint plus de 200 milliards de dollars en 2023, illustrant la progression constante de l'interopérabilité financière en Afrique de l'Ouest.

Le Dg Ecobank Bénin a également évoqué le déploiement du système PI-SPI dans l'espace UEMOA sous l'impulsion de la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), qui favorise les règlements instantanés et réduit les frictions entre acteurs financiers.

Au 31 janvier 2026, Ecobank Bénin revendique :1 591 abonnés déjà activés au service avant son lancement officiel ; 925 566 clients dans son écosystème bancaire ; une position de leader sur le produit PI-SPI avec 93 millions de transactions enregistrées.

« Push & Pull représente une étape structurelle vers un système financier où la rapidité et l'interconnexion définissent la compétitivité », a précisé Lazare Noulekou.

Un service accessible à tous les détenteurs de numéro mobile au Bénin

L'un des atouts majeurs du service réside dans son accessibilité. Il n'est pas nécessaire de disposer d'un numéro Celtiis pour ouvrir un compte Celtiis Cash. Selon les responsables marketing de Celtiis, tout utilisateur au Bénin peut créer son compte : en téléchargeant l'application Celtiis Cash sur Play Store ou App Store, via le code USSD *889#, ou auprès d'une agence ou d'un distributeur agréé.

Waa, une « super application » intégrant plusieurs services du quotidien, permet également d'accéder au mobile money et aux fonctionnalités associées.

Pour Wilfrang Kitihoun, chef division Digital Sales & Agency, la solution offre « agilité et sécurité », tout en contribuant à réduire la manipulation de cash.

« C'est simple, sécurisé et cela limite les risques liés au transport d'espèces. Le client peut gérer ses transactions où qu'il se trouve », a-t-il expliqué.

Au-delà de l'innovation technique, les deux partenaires affichent une ambition commune : encourager la traçabilité des transactions, réduire l'usage du cash et promouvoir une économie plus formelle.

« Aujourd'hui, nous ne lançons pas simplement une fonctionnalité technique, nous lançons une nouvelle manière de gérer son argent : plus simple, plus rapide, plus sécurisée et plus inclusive », a indiqué Amadou Racine Diouf.

Avec ce partenariat, Ecobank Bénin et Celtiis entendent consolider la jonction entre le monde bancaire et celui des télécommunications, dans un pays engagé dans une dynamique de modernisation économique et de digitalisation des services financiers.
M. M.

QUELQUES IMAGES DE LA CEREMONIE

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La caissière d'une banque jugée pour 15 millions FCFA de retraits frauduleux

Tue, 03/03/2026 - 14:22

La caissière d'une banque de la place a comparu, mardi 03 mars 2026, devant la première chambre des flagrants délits du Tribunal de première instance de Cotonou.

Arrêtée pour avoir effectué des retraits frauduleux sur les comptes bancaires de plusieurs clients, la caissière d'une banque a comparu devant le Tribunal de première instance de Cotonou ce mardi 03 mars 2026.

Selon les éléments présentés à l'audience, la prévenue remplissait elle-même des bordereaux de retrait au nom de clients, puis procédait aux décaissements alors que ces derniers n'en étaient pas les bénéficiaires.

Plusieurs opérations de ce type auraient été réalisées. Le préjudice est évalué à 15 millions de FCFA.

La fraude présumée a été découverte à la suite d'un contrôle interne effectué le 10 décembre 2025. D'après les responsables de l'établissement bancaire, l'employée tentait alors de régulariser une opération portant sur 6,5 millions de FCFA, ce qui a éveillé les soupçons.

À la barre, la prévenue a affirmé qu'il s'agissait de sa « première fois ». Mais les enquêteurs ont produit un message extrait de son téléphone portable, dans lequel elle sollicitait en décembre 2024 l'aide de proches pour combler un manquant de caisse de 6 millions de FCFA.

La représentante de la banque a indiqué que l'institution avait déjà procédé au remboursement des clients identifiés comme lésés à l'issue des contrôles internes. Elle a toutefois reconnu que d'autres titulaires de comptes pourraient avoir été affectés sans en avoir encore connaissance.

L'avocat de la défense a plaidé pour une remise en liberté provisoire de sa cliente. Le ministère public a requis, comme condition préalable, le versement d'une caution de 20 millions de FCFA à la Caisse des Dépôts et Consignations du Bénin. Le juge a rejeté la demande de mise en liberté provisoire.

Le dossier a été renvoyé au 24 mars 2026 pour la suite des débats et les réquisitions du parquet.
M. M.

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02 policiers jugés pour avoir libéré un présumé gayman contre 500 000 FCFA

Tue, 03/03/2026 - 14:19

Deux policiers en fonction au commissariat de police d'Akassato ainsi que deux civils ont comparu le lundi 02 mars 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Les agents de police sont poursuivis pour avoir libéré un présumé gayman contre de l'argent et les deux civils pour détention et usage de cannabis.

Ils sont quatre prévenus à comparaître devant la CRIET dans le cadre du dossier. Il s'agit de deux policiers poursuivis pour abus de fonction et deux hommes pour détention et usage de produits. Tous sont mis en cause dans le même dossier et ont été placés en détention préventive depuis le 18 février 2026 par le parquet spécial près la CRIET.

Lundi 02 mars 2026, la première audience dans le dossier s'est ouverte devant la chambre correctionnelle de la CRIET. À la barre, les deux agents de police républicaine dont une femme ont plaidé non coupable des faits d'abus de fonction. Quant aux deux civils, l'un a reconnu les faits de détention et d'usage de produits psychotropes et l'autre a reconnu les faits.

À l'ouverture de l'audience, c'est le présumé cybercriminel qui aurait été libéré contre une somme de cinq-cents mille francs CFA qui a donné sa version. L'homme est poursuivi et incarcéré dans le dossier. Selon sa déposition, une patrouille de police aurait procédé à son interpellation pour de supposées données à caractère cybercriminel retrouvées dans son téléphone.

Se retrouvant dans les mailles de la police républicaine, ce dernier aurait proposé de l'argent aux agents pour recouvrer sa liberté. Cette offre aurait d'abord été refusée par les policiers qui l'ont conduit au commissariat d'Akassato. C'est finalement au commissariat qu'un arrangement de 500 000 FCFA aurait été conclu avec l'intéressé. L'argent reçu aurait ensuite été partagé entre les policiers qui ont mené l'opération. Les faits se sont déroulés à l'insu du commissaire principal du commissariat d'Akassato

Au cours des débats, une femme agent de police ayant participé à l'opération d'arrestation du présumé cybercriminel a été entendu par le juge. Au cours de sa déposition, elle reconnaît qu'un collègue policier lui a remis une enveloppe de 50 000 FCFA. Mais, elle précise qu'elle ne savait pas que l'argent provenait d'un arrangement lié à l'interpellation d'un présumé gayman. Elle confie avoir pensé qu'il s'agissait d'une cotisation de tontine remise par un collègue comme cela se faisait habituellement dans ce poste de police. La policière affirme qu'elle a déjà restitué l'argent quand a elle a su que l'enveloppe était liée à une telle pratique.

La chambre correctionnelle de la CRIET a renvoyé le dossier au lundi 20 avril 2026 pour continuation, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.

https://www.libre-express.bj/justice/4945/criet-en-prison-02-policiers-juges-pour-avoir-libere-un-presume-gayman-contre-500-000-fcfa-au-commissariat-dakassato

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38 personnes dont des prostituées interpellés à Pahou

Tue, 03/03/2026 - 13:57

Au terme d'une opération conjointe menée par les éléments du commissariat de Pahou, dans la commune de Ouidah, appuyés par les éléments du Peloton de surveillance et d'intervention de la Direction départementale de la Police républicaine de l'Atlantique, 38 individus ont été interpellés dans la nuit du samedi 28 février au dimanche 1er mars 2026, dans les ghettos et autres lieux criminogènes à Pahou. Plusieurs produits psychotropes ont été également saisis.

La Police maintient la veille en ce qui concerne la lutte contre l'usage et la consommation de stupéfiants. Du samedi 28 février au dimanche 1er mars 2026, une équipe du commissariat de Pahou appuyée par le Peloton de surveillance et d'intervention de la Direction départementale, a procédé au démantèlement de ghettos et autres lieux criminogènes.
Au terme de l'opération qui a duré environ 20h de temps, des chichas, des boissons alcoolisées en plastique, des comprimés, des boulettes de chanvre indien, des machines à sous et trois bidons de gasoil d'origine douteuse, ont été saisis.
Au total, 38 individus ont été interpellés. Dans le lot, on retrouve des vendeurs et consommateurs de produits psychotropes, des individus impliqués dans des faits de vol de gasoil, de tentative de cambriolage, des prostituées ainsi que d'autres personnes raflées lors des contrôles, renseigne une source policière.
Placés en garde à vue pour des besoins d'enquête, ils seront bientôt présentés au Procureur de la République.

F. A. A.

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Un responsable de fédération poursuivi pour harcèlement sexuel

Tue, 03/03/2026 - 12:52

Le tribunal de première instance de première classe de Cotonou a auditionné, ce lundi 02 mars 2026, le président d'une fédération sportive. Il est mis en cause dans une affaire de harcèlement sexuel sur sa collaboratrice directe.

Un président de fédération sportive est poursuivi devant la justice pour harcèlement sexuel. Le responsable sportif, selon des sources proches du dossier, aurait engagé une secrétaire particulière. Très vite, celle-ci dit subir un harcèlement sexuel répété caractérisé par des missions improvisées, des invitations en weekend sous le couvert d'obligations professionnelles, et une pression constante, rapporte Le Potentiel.
Après 8 mois de travail sans contrat formel, elle déclare que ce blocage serait lié à son refus de céder aux avances de son patron. Elle finit par démissionner, et saisit l'Institut national de la femme (INF). Une procédure judiciaire a donc été ouverte à son encontre à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Le responsable de fédération a été interpellé et déféré devant la CRIET le 26 février dernier. La juridiction spéciale après l'avoir auditionné, s'est déclarée incompétente et transféré le dossier au président du tribunal de première instance de première classe de Cotonou.
Les parties se retrouvent le 9 mars prochain pour la suite du dossier.

F. A. A.

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Les circonscriptions scolaires découpées en 344 zones pédagogiques

Tue, 03/03/2026 - 12:50

Au Bénin, le ministre des enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, a procédé au découpage des circonscriptions scolaires en zones pédagogiques. C'est à travers l'arrêté ministériel en date du 20 février 2026. La nouvelle organisation administrative fixe désormais à 118 le nombre de circonscriptions scolaires, et à 344 le nombre de zones pédagogiques à travers tout le Bénin.

Voici l'arrêté du ministre

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Afrique : entre enjeux économiques et répercussions du choc Iran – Israël-États-Unis

Tue, 03/03/2026 - 12:03

Alors que les frappes coordonnées israéliennes et américaines contre l'Iran du 28 février ont profondément secoué les marchés mondiaux, les premières répercussions se font déjà sentir à des milliers de kilomètres sur le continent africain. Pour des économies largement dépendantes des importations d'énergie et de produits alimentaires, la volatilité des prix et la perturbation des chaînes d'approvisionnement constituent des risques d'impact direct sur la croissance, l'inflation et le niveau de vie des populations.

Prix de l'énergie : un choc inflationniste mondial

L'escalade militaire au Moyen-Orient a provoqué une réaction immédiate des marchés de l'énergie. À l'ouverture des marchés, les prix du pétrole brut ont grimpé jusqu'à +13 %, plaçant le Brent autour de 80 $ le baril et le pétrole américain en hausse significative par rapport à la fin de la semaine précédente, avant de se stabiliser légèrement en projetant la crainte d'une interruption durable des flux via le détroit d'Hormuz. Cette zone stratégique, par laquelle transite près de 20 % du pétrole et du gaz liquéfié mondial, est désormais effective­ment perturbée par les avertissements et attaques iraniennes après les frappes, entraînant une réduction significative du trafic maritime énergétique. Pour les économies africaines, en majorité dépendantes des importations de carburants raffinés, ces hausses se traduisent aussitôt par une poussée inflationniste des coûts du transport, de l'électricité et des intrants agricoles, aggravant déjà les pressions sur les prix à la consommation.

Coût de la vie et inflation : pression sur les ménages africains
Dans plusieurs pays africains, des analystes économiques avertissent que l'augmentation du prix du pétrole pourrait rapidement se répercuter sur les prix des biens de première nécessité et les coûts logistiques. Dans des marchés comme le Nigeria, malgré une production pétrolière importante, la dépendance à l'égard des importations de carburants raffinés expose fortement l'économie à la volatilité mondiale des prix de l'énergie. Cette dynamique devient encore plus lourde lorsque les prix du fret maritime — déjà sous pression en raison de l'instabilité du Moyen-Orient — augmentent, tirant vers le haut les coûts d'importation de denrées alimentaires, de fertilisateurs et d'autres biens essentiels dont de nombreux pays africains dépendent.

Chaînes d'approvisionnement et sécurité alimentaire
L'Union africaine et la CEDEAO ont toutes deux exprimé leur inquiétude, pointant une menace sur la stabilité des marchés de l'énergie et des chaînes d'approvisionnement alimentaire qui pourraient aggraver la vulnérabilité économique de nations fragiles. Dans plusieurs capitales ouest-africaines, des responsables économiques et des chambres de commerce mettent en garde contre une hausse importée des denrées de base — notamment le blé, le riz et le sucre — dont le prix international est déjà sensible aux variations des coûts énergétiques et des routes maritimes. Toute prolongation du conflit au-delà des zones du Golfe pourrait entraîner une inflation alimentaire domestique plus durable, avec des risques directs sur la sécurité des populations à faible revenu.

Fret, investissement et croissance à risque
La volatilité provoquée par l'incertitude géopolitique a aussi un effet négatif sur les marchés financiers et les flux d'investissement. Alors que les marchés européens et américains ont connu des baisses, les économies africaines tournées vers l'exportation de matières premières voient leurs revenus potentiels incertains, ce qui influence les perspectives budgétaires nationales.Par ailleurs, la montée des coûts d'assurance pour le fret maritime ainsi que la possible réorientation des routes commerciales — avec un détour par le cap de Bonne-Espérance plutôt que par le Moyen-Orient — font peser des coûts supplémentaires sur le transport de marchandises, points particulièrement sensibles pour des économies déjà en phase de relance ou sous pression monétaire.

Conclusion : un choc externe aux répercussions internes
Ce qui se déroule au-delà des côtes du Golfe persique ne restera pas sans effet sur les économies africaines. L'escalade du conflit expose les pays importateurs à des chocs énergétiques, inflationnistes et alimentaires, accélérant des défis structurels déjà identifiés par des institutions régionales telles que la CEDEAO et l'Union africaine. Face à un contexte aussi incertain, les décideurs africains se retrouvent confrontés à la nécessité de renforcer la résilience économique, diversifier les sources d'approvisionnement, et adapter des politiques monétaires aptes à amortir l'impact de chocs externes qui, bien qu'éloignés géographiquement, pèsent lourdement sur le quotidien des citoyens du continent.

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Le Bénin réaffirme son engagement pour la sécurité régionale

Tue, 03/03/2026 - 08:04

La 44e réunion du Comité des chefs d'état-major de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), s'est tenue du 23 au 27 février 2026 à Freetown, en Sierra Leone. Le Général de corps d'armée, Fructueux Gbaguidi, Chef d'état-major général des Forces armées béninoises (FAB), y a représenté le Bénin, réaffirmant l'engagement du pays en faveur de la stabilité régionale.

A l'instar de plusieurs autres pays de la sous-région, le Bénin a participé activement aux travaux de la 44e réunion du Comité des chefs d'état-major de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest. Les échanges au cours de cette session, ont porté sur la dégradation du contexte sécuritaire en Afrique de l'Ouest, marquée par la progression du terrorisme, la criminalité transnationale organisée et l'insécurité maritime. Cette rencontre de haut a été l'occasion pour les participants d'examiner les moyens de renforcer la coopération et la résilience collective face à ces menaces.
La session a également évalué la mise en œuvre de la Force en attente de la CEDEAO dans sa composante opérationnelle, afin de la rendre pleinement apte à conduire des interventions rapides contre le terrorisme.
Le Général Gbaguidi, par sa participation active, a réaffirmé la volonté du Bénin à contribuer durablement à la paix et à la sécurité en Afrique de l'Ouest.
Une visite du dépôt logistique de la CEDEAO à Lungi, a permis d'apprécier les capacités de soutien à un éventuel déploiement.

F. A. A.

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Bénin de 2016 à 2026, Ce que je retiens

Mon, 03/02/2026 - 17:29

Lorsque, en décembre 2022, je consignais quelques réflexions sur la situation socio-économique et politique du Bénin, il ne s'agissait point d'assigner au réel une direction qu'il n'aurait pas encore empruntée, mais d'observer, avec la prudence qu'impose toute exigence intellectuelle, les manifestations initiales d'un processus dont la pleine intelligibilité ne pouvait relever que de la durée. Car il est dans la nature même des transformations nationales de ne se révéler qu'à ceux qui acceptent de les contempler avec le recul nécessaire, c'est-à-dire à distance des passions immédiates et des impatiences superficielles.
Or, la décennie qui s'étend désormais sous notre regard présente cette singularité d'avoir conjugué la persistance de l'ordre constitutionnel avec l'accélération d'une recomposition économique, institutionnelle et symbolique dont les effets excèdent déjà les contingences qui les ont vu naître.
Cette trajectoire ne s'est nullement déployée dans l'abri d'un environnement régional stable. Bien au contraire, les années récentes ont été marquées, en Afrique de l'Ouest, par des ruptures institutionnelles, des reconfigurations sécuritaires et des incertitudes dont l'onde de choc n'a épargné aucune conscience politique attentive. L'événement du 7 décembre 2025, qui porta un instant l'ombre de la discontinuité sur l'édifice républicain béninois, doit être appréhendé avec la gravité qu'exigent ces moments où l'histoire hésite. Que cette tentative ait trouvé sa résolution dans le maintien de la légalité constitutionnelle n'est pas un fait anodin : il atteste que l'État béninois, loin d'être une abstraction fragile, est devenu une réalité suffisamment intériorisée pour opposer à la tentation de la rupture la force silencieuse de sa propre légitimité.
De l'économie comme langage de la permanence :
Les mutations les plus profondes des nations se lisent rarement dans les proclamations ; elles se discernent dans la structure même de leurs équilibres économiques. À cet égard, les analyses de la Banque mondiale indiquent que la croissance du produit intérieur brut béninois, établie à 3,3 % en 2016, s'est élevée à 7,5 % en 2024, avec des perspectives de consolidation à un niveau supérieur à 7 %. Plus révélateur encore est le niveau de l'investissement, désormais supérieur à 35 % du produit intérieur brut, signe d'un État qui n'a point choisi la facilité de la préservation, mais l'exigence de la construction. Cette orientation a trouvé son prolongement naturel dans l'accès renouvelé aux marchés financiers internationaux, notamment à travers l'émission d'un Sukuk souverain de 500 millions de dollars, dont la portée excède sa seule dimension budgétaire — car emprunter avec crédibilité, pour une nation, c'est attester qu'elle inspire confiance au-delà d'elle-même.

La dette publique, qui s'établit autour de 50 % du produit intérieur brut, doit être comprise à l'aune de cette logique : non comme le signe d'une dérive, mais comme l'empreinte comptable d'une volonté d'édification.
De la transformation du territoire comme expression de la souveraineté :
L'autorité d'un État se manifeste également dans sa capacité à organiser son propre espace et à inscrire sa présence dans la géographie qu'il administre. Les infrastructures réalisées ou engagées au cours de la décennie écoulée — axes routiers, corridors logistiques, modernisation portuaire — participent pleinement de cette entreprise de structuration territoriale, qui est, au fond, une manière pour la puissance publique de rendre le territoire plus intelligible et plus habitable.
Le dédoublement de la liaison Sèmè-Porto-Novo, accompagné d'un nouvel ouvrage d'art destiné à abolir les lenteurs anciennes, constitue, à cet égard, un soulagement tangible pour nombre de béninoises et de béninois qui, par nécessité professionnelle ou par attachement légitime, empruntent quotidiennement cet itinéraire longtemps éprouvant. Il représente, par ailleurs, une opportunité historique pour Porto-Novo, dont l'accessibilité accrue crée les conditions préalables à un développement économique, administratif et symbolique plus conforme à son rang institutionnel.
Le Centre hospitalier international de Calavi, par l'ambition de son plateau technique et la portée de sa vocation, marque une étape supplémentaire dans l'affirmation d'une capacité sanitaire autonome, réduisant progressivement la dépendance extérieure en matière de soins spécialisés. Dans le même mouvement, les logements sociaux de Ouèdo traduisent l'effort de conciliation entre l'expansion urbaine, désormais irréversible, et l'exigence fondamentale de dignité résidentielle, qui demeure l'un des fondements silencieux de la stabilité sociale.
Il serait cependant intellectuellement périlleux de taire les tensions inhérentes à toute transformation d'envergure. La réorganisation du marché Dantokpa, l'un des plus importants pôles commerciaux de la sous-région ouest-africaine, a suscité des inquiétudes légitimes et des épreuves humaines qu'aucune analyse sérieuse ne saurait ignorer. Mais l'histoire économique enseigne, avec constance, que toute mutation structurelle suppose, à un moment donné, de substituer à l'ordre spontané, souvent saturé par sa propre croissance, un ordre repensé, conçu et structuré.
La véritable interrogation ne réside donc pas dans le principe de cette modernisation, mais dans sa pleine réussite. Les nouveaux marchés modernes, conçus comme instruments de désengorgement et de rationalisation — notamment le marché dit de « Gros », appelé à accueillir une part substantielle des activités commerciales — devront impérativement atteindre un niveau de vitalité économique au moins équivalent à celui des espaces qu'ils remplacent, et, au-delà, les surpasser. Car la légitimité ultime d'une réforme ne procède ni de son intention ni de son architecture, mais de sa capacité effective à recréer, dans un cadre renouvelé, les conditions de la prospérité qu'elle entend organiser.
De la culture comme réappropriation de soi, Du ciel retrouvé : Amazone
La renaissance culturelle observée à Ouidah, notamment à travers les Vodun Days et la restitution des 26 œuvres royales, procède d'une démarche plus profonde qu'une simple politique événementielle. La construction du musée internationale du Vodun à Porto-Novo n'est pas anodine — il s'agit de restaurer une culture, non un culte, culture longtemps jetée aux pilories. En clair, cette renaissance participe d'une réconciliation avec l'épaisseur historique de la nation, condition préalable à toute projection sereine dans l'avenir.
Retrouvé sa culture, oui, le Bénin veut retrouver également son ciel. L'accréditation d'une compagnie aérienne nationale « Amazone » s'inscrit dans cette même logique d'affirmation. Le retour d'un pavillon béninois dans l'espace aérien international ne saurait être réduit à une simple opération économique. Il constitue l'une de ces manifestations discrètes mais essentielles par lesquelles un État affirme sa continuité symbolique.
De la jeunesse comme dépositaire du temps à venir :
Toute œuvre politique véritable ne trouve sa pleine justification que dans sa capacité à se transmettre, c'est-à-dire à survivre à ceux qui l'ont initiée pour devenir un bien commun durable.
La perspective de l'élection présidentielle de 2026, organisée dans le respect scrupuleux du principe constitutionnel de limitation des mandats, ouvre à cet égard une séquence nouvelle, dont l'importance excède la seule alternance des personnes pour toucher à la continuité même de l'État. La figure de Romuald Wadagni, dont la responsabilité dans la conduite des finances publiques s'est exercée au cœur de cette décennie de transformation, incarne, pour une part significative de la jeunesse béninoise, la possibilité d'une continuité éclairée par le renouvellement, c'est-à-dire d'une fidélité aux acquis conjuguée à la promesse d'une intensification lucide des réformes.
Les résultats des élections législatives et municipales de janvier 2026 s'inscrivent, du reste, dans cette dynamique générationnelle. L'émergence de jeunes maires à la tête de collectivités majeures, notamment à Parakou et à Abomey-Calavi, ainsi que l'entrée de jeunes députés au sein de la représentation nationale, contribuent à faire naître une espérance nouvelle : celle d'un État dont la continuité ne serait pas la répétition du passé, mais son approfondissement conscient.
À l'examen des orientations esquissées par les deux candidats à l'élection d'avril 2026, il m'est permis de former, avec gravité mais sans réserve, l'espérance que le candidat Romuald Wadagni saura proposer un programme étoffé, à la mesure des fondations déjà posées, et capable de porter davantage encore le Bénin, monde de splendeurs — ce pays dont l'histoire, la culture et la stabilité composent déjà les linéaments d'une singularité ouest-africaine.
Car les nations qui s'élèvent durablement sont celles qui savent, au moment décisif, confier leur continuité à des mains capables d'en comprendre à la fois l'héritage et l'exigence.

En somme, la gouvernance Talon aura marqué des esprits, au Bénin comme au delà de nos frontières . Elle juxtapose routes neuves et controverses démocratiques, ratios budgétaires maîtrisés et dettes accrues, croissance rapide et inclusion graduelle. Presque dix ans après, le Bénin apparaît transformé — mais toujours traversé par cette interrogation fondamentale : comment convertir cette transformation en horizon collectif partagé ? C'est peut-être là que réside la substance véritable de la décennie : dans cette tension féconde entre l'élan et l'équilibre, entre la mesure des chiffres et l'épaisseur humaine qu'ils tentent — imparfaitement de raconter.

Me Mickaïl Jr BADAROU

Categories: Afrique, European Union

La HAAC renforce les capacités des journalistes sur la couverture des élections

Mon, 03/02/2026 - 17:22

Une formation itinérante sur la couverture médiatique de l'élection présidentielle de 2026 s'est ouverte ce lundi 2 mars 2026 à l'hôtel Sossa, à Cotonou. Organisée par la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication (HAAC) avec le soutien de l'Organisation internationale de la Francophonie, cette formation réunit des professionnels des médias de la zone sud.

Du 2 au 5 mars, des journalistes participent à une session de renforcement des capacités consacrée à la couverture médiatique de l'élection présidentielle de 2026. Selon le Secrétaire général de la HAAC, il s'agit de rappeler les règles professionnelles du métier tout en se mettant à jour en fonction du type d'élection concerné, afin d'éviter les erreurs parfois constatées lors des précédents scrutins. François Awoudou a insisté sur la nécessité de s'adapter aux spécificités des scrutins, notamment en matière de contentieux électoral.

Les médias, acteurs clés de la paix et de la démocratie

Procédant au lancement officiel des travaux, le Vice-président de la HAAC a salué la forte mobilisation des journalistes. « Les élections, surtout présidentielles, constituent toujours un moment crucial dans la vie d'une nation. Dans ce contexte, le rôle du journaliste dépasse la simple diffusion de l'information », a déclaré Mohamed Barré.

À l'approche du scrutin présidentiel du 12 avril 2026, il a rappelé que les médias ont une responsabilité majeure dans la consolidation de la paix, de la transparence et de la confiance publique. « Il s'agit de garantir aux citoyens une information fiable, vérifiée, pluraliste et accessible afin qu'ils puissent exercer leur droit de vote en toute connaissance de cause », a souligné le Vice-président de la HAAC.

Face aux risques de désinformation, de manipulation et de discours susceptibles de fragiliser la cohésion sociale, la couverture des élections exige rigueur professionnelle, équilibre dans le traitement de l'information et strict respect des textes en vigueur.

Des thématiques clés au programme

Pendant quatre jours, les participants approfondiront plusieurs thématiques essentielles, notamment : le rôle des médias en période électorale ; la feuille de route du reporter en période électorale ; les défis de la logistique électorale.
Les échanges porteront également sur la centralisation des résultats électoraux dans le cadre de la présidentielle ; le contentieux électoral de l'élection présidentielle devant la Cour constitutionnelle du Bénin ; le contentieux répressif et les infractions électorales ; la gestion des réseaux sociaux ; le traitement des sources et les exigences déontologiques.

Au-delà des communications, les organisateurs entendent faire de cette formation un véritable cadre d'échanges et de partage d'expériences entre journalistes issus d'organes de presse aux réalités diverses. Le Vice-président de la HAAC a exprimé le vœu que cette initiative contribue à renforcer le professionnalisme des journalistes et à faire de l'élection présidentielle de 2026 un modèle de transparence et de maturité démocratique.

Il risque cinq ans de prison pour outrage public à la pudeur via Internet

Mon, 03/02/2026 - 16:59

Au Bénin, le Tiktokeur Valère Noukonmè arrêté pour avoir publié en direct sur TikTok des actes sexuels risque désormais cinq ans de prison ferme pour outrage public à la pudeur et escroquerie via internet. C'est la réquisition du ministère public à la CRIET après la découverte de présumées données à caractère cybercriminel dans le téléphone du prévenu.

De présumées données à caractère cybercriminel retrouvées dans le téléphone d'un tiktokeur après son arrestation pour avoir diffusé en direct sur TikTok des actes sexuels. C'est l'histoire du tiktokeur Valère Noukonmè qui a été interpellé en octobre 2025 par les agents du Centre national d'investigations numériques (CNIN). Cette arrestation est liée à la publication en direct sur Tiktok de vidéos à caractère sexuel, avait indiqué le CNIN dans un communiqué. Au cours de sa garde à vue, l'analyse de son téléphone portable va permettre aux enquêteurs de la police de découvrir de présumées données à caractère cybercriminel.

Présenté au parquet spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), le tiktokeur est placé en détention préventive. Il est ensuite poursuivi pour deux chefs d'accusation. Il s'agit des charges « d'outrage public à la pudeur et d'escroquerie via internet ». Jeudi 12 février 2026, son procès s'est poursuivi devant la chambre correctionnelle de la CRIET. À la barre, le prévenu ne reconnaît pas les faits. Il a essayé de se dédouaner sans succès.

Cinq ans de prison ferme requis par le parquet spécial

Dans ses réquisitions, le ministère public représenté par la cinquième substitut du procureur spécial près la CRIET a souligné que le tiktokeur Valère Noukonmè s'adonnait aux actes d'escroquerie en ligne et faisaut notamment dans l'escroquerie de plan love et plan cul. Le parquet spécial de la CRIET a souligné que le live tiktok confirme les données cybercriminelles à caractère érotique retrouvées dans son téléphone.

Pour ces faits, le ministère public a demandé à la Cour de retenir le prévenu dans les liens de prévention des faits d'escroquerie via internet et d'atteinte à la pudeur. Il a requis cinq (5) ans de prison ferme et une amende d'un million FCFA contre le tiktokeur. La confiscation de son téléphone mis sous scellé a été également sollicitée par le parquet. Le délibéré de son procès est fixé au jeudi 2 avril 2026, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.

https://www.libre-express.bj/justice/4934/criet-arrete-pour-un-direct-dune-video-a-caractere-sexuel-un-tiktokeur-risque-5-ans-de-prison-apres-des-donnees-cybercriminelles-retrouvees-dans-son-telephone

La Finlande appuie l'autonomie du Sahara sous souveraineté marocaine

Mon, 03/02/2026 - 15:26

La Finlande a affirmé, dimanche 1er mars 2026, à Rabat, qu'"une autonomie véritable sous souveraineté marocaine pourrait constituer une solution des plus réalisables" pour le règlement de la question du Sahara marocain.

La position de la Finlande sur le Sahara marocain a été exprimée dans un Communiqué conjoint adopté à Rabat à l'issue de la rencontre entre le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, Nasser Bourita, et la ministre finlandaise des Affaires étrangères, Elina Valtonen, qui effectue une visite officielle au Maroc.

La Finlande a "réitéré son soutien au Plan d'autonomie présenté par le Maroc", le considérant comme une bonne base sérieuse et crédible en vue de parvenir à une solution politique définitive et mutuellement acceptable, précise le Communiqué.

Les deux chefs de diplomatie ont "salué l'adoption de la résolution 2797 (2025) du Conseil de sécurité des Nations Unies" et réaffirmé leur soutien aux efforts du Secrétaire général des Nations Unies et de son Envoyé Personnel visant à parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable à la question du
Sahara marocain.

La Belgique réaffirme son soutien à l'Initiative d'autonomie du Sahara sous souveraineté marocaine

Mon, 03/02/2026 - 14:19

Le Royaume de Belgique a réaffirmé, lundi 2 mars 2026, son soutien clair et constant à l'Initiative d'autonomie du Sahara sous souveraineté marocaine. Bruxelles considère ce plan comme "la base la plus adéquate, sérieuse, crédible et réaliste" pour parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable à ce différend régional autour du Sahara.

La position de Bruxelles sur le différend régional autour du Sahara a été exprimée lundi dernier par le Vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et du Commerce extérieur du Royaume de Belgique, Maxime Prévot, à l'issue de sa rencontre à Rabat avec le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, Nasser Bourita.

Au cours de l'entretien, M. Prévot a également souligné que ce soutien s'inscrit dans la continuité de la position exprimée dans la Déclaration conjointe signée à Bruxelles le 23 octobre 2025 et dans la reconnaissance de l'importance existentielle de cette question pour le Royaume du Maroc et place résolument la région du Sahara dans le cadre de la souveraineté et de l'unité nationale du Maroc.

Le ministre belge des Affaires étrangères a souligné qu'il entend agir en conséquence sur les plans diplomatique et économique et que cette position de la Belgique s'inscrit dans le respect du droit international.
Il a aussi annoncé que l'Ambassadeur belge à Rabat sera invité à effectuer prochainement une visite dans la région du Sahara afin de préparer et soutenir plusieurs initiatives économiques, comme la visite d'entreprises belges et l'organisation de foires économiques des trois agences régionales.

Concernant l'extension de la couverture consulaire des ressortissants belges résidant au Sahara et aux Belges de passage dans la région, le chef de la diplomatie a réitéré que son Consulat Général à Rabat est compétent pour le Royaume du Maroc dans son ensemble sans distinction régionale, y compris pour la région du Sahara.

La visite de M. Prévot s'inscrit dans la dynamique positive que connaissent les relations entre le Royaume du Maroc et le Royaume de Belgique, marquées par un dialogue politique régulier et une volonté partagée d'approfondir un partenariat stratégique, fondé sur le respect mutuel et la convergence des vues sur les questions d'intérêt commun.

Categories: Afrique, European Union

Des agents de la SBEE poursuivis pour vol de courant

Mon, 03/02/2026 - 14:09

A la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), le ministère public a requis une peine de 5 ans de prison contre un propriétaire de boutique et deux agents de la Société béninoise d'énergie électrique (SBEE). Les mis en cause sont poursuivis dans une affaire de vol de courant de la SBEE à Kpassè, dans la ville de Ouidah.

Au lieu de brancher directement ses appareils sur le compteur que la SBEE lui a attribué, un propriétaire de boutique sise à Kpassè dans la ville de Ouidah, a préféré piquer directement sur un poteau électrique. Avec ses 19 congélateurs selon les déclarations à la barre, il ne payait en moyenne que la somme de 15 000 francs CFA de facture. Ceci, avec la complicité d'un technicien de la SBEE et un agent releveur qui n'a pas cru devoir dénoncer la manœuvre.
Le pot aux roses a été découvert et les trois personnes mises aux arrêts. A la barre, le propriétaire de boutique n'a pas nié les faits mis à sa charge. Il a expliqué avoir bénéficié de l'appui du technicien et de l'agent releveur. Un second releveur, également poursuivi, a en revanche bénéficié d'une réquisition favorable.
Le parquet a demandé la restitution de la caution de 500 000 francs CFA versée pour sa mise en liberté provisoire.
Le préjudice causé à la société distributrice de courant électrique au Bénin, est estimé à environ 23 millions de francs CFA.
Dans ses réquisitions, le ministère public demande à la Cour de condamner le propriétaire de boutique et ses deux complices à une peine de 5 ans de prison ferme, et une amende de 2 millions de francs CFA d'amende. Le propriétaire de la boutique, principal accusé dans le dossier, devra payer selon les réquisitions du substitut du procureur, la somme de 23 millions de francs CFA au titre de dommages et intérêts à la SBEE. Le délibéré est attendu à la mi-mars.

F. A. A.

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