À Niamey, l'attaque armée survenue fin janvier a d'abord donné lieu à des accusations diplomatiques, avant même qu'une revendication jihadiste n'émerge. Lorsque l'État islamique a ensuite revendiqué l'opération, la parole officielle nigérienne s'est retrouvée fragilisée. Une séquence révélatrice des limites d'une gouvernance sécuritaire fondée sur la précipitation et l'opacité.
Une attaque, puis la mise en scène de la parole politique
Dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026, une base militaire située dans l'enceinte de l'aéroport international Diori Hamani de Niamey est la cible de tirs nourris. L'attaque, brève mais intense, plonge la capitale dans un climat de tension. Les faits sont établis, mais les circonstances demeurent floues dans les premières heures. Avant même que les autorités n'annoncent l'ouverture d'une enquête ou ne communiquent des éléments techniques vérifiables, le pouvoir choisit de parler.
Accuser avant d'expliquer
Quelques heures seulement après l'attaque, le chef du régime nigérien, Abdourahamane Tiani, prend la parole. Il accuse publiquement plusieurs chefs d'État étrangers d'être impliqués dans une tentative de déstabilisation du Niger. Parmi eux figure explicitement le président béninois, Patrice Talon.Cette déclaration intervient sans qu'aucun rapport d'enquête, aucune preuve matérielle ni aucun élément de renseignement corroboré ne soient rendus publics. À ce stade, aucune revendication jihadiste n'a encore été annoncée.L'ordre des faits est ainsi inversé : l'accusation précède l'analyse, le politique devance le sécuritaire.
La revendication de l'État islamique, un récit bousculé
Ce n'est que dans un second temps que l'organisation État islamique revendique l'attaque. Cette revendication, conforme aux modes opératoires observés dans le Sahel, replace l'événement dans le cadre d'une menace jihadiste persistante. Elle vient surtout fragiliser la narration officielle initiale, exclusivement tournée vers une lecture géopolitique et extérieure. Le décalage entre la chronologie des faits et celle du discours d'État devient alors évident.
L'opacité comme facteur de défiance
En l'absence d'enquête rendue publique, cette succession de discours alimente les soupçons. La revendication tardive de l'État islamique ne corrige pas le récit initial ; elle l'expose à la contradiction. Plus le pouvoir accuse sans démontrer, plus sa parole devient vulnérable aux faits ultérieurs. Ainsi, l'opacité, censée préserver la sécurité nationale, produit l'effet inverse. Elle nourrit la défiance, tant au sein de la population que chez les partenaires régionaux.
Olatosho Mathieu Oschoffa, fils biologique du prophète fondateur de l'Église du Christianisme Céleste, a annoncé sa démission du Conseil Supérieur de Transition (CST).
Le Vénérable Senior Évangéliste Olatosho Mathieu Oschoffa quitte le Conseil Supérieur de Transition (CST) de l'Église du Christianisme Céleste. Le démissionnaire affirme ne plus pouvoir se « concentrer sur l'essentiel ». Sa présence au sein du Conseil pourrait, selon lui, « constituer un parjure ». Il dénonce notamment le traitement réservé à la « Constitution Bleue » et au « Livre Saint de l'Église », selon une lettre en date du 28 janvier 2026 adressée au Coordinateur Général du CST.
Olatosho Mathieu Oschoffa déplore le retrait du « dernier survivant des rédacteurs » de la Constitution, le Très Supérieur Évangéliste S. O. Banjo. Cette absence « déstabilise ma conscience humaine et Chrétienne Céleste », écrit-il.
Le démissionnaire rappelle avec force l'article 91 des statuts, stipulant que l'Église est placée sous « le règne absolu du Saint-Esprit ». Pour lui, cette règle inclut tout ce que le fondateur a pu dire « oralement ou par voie audiovisuelle ». Il craint que l'aspect administratif et juridique ne prenne le pas sur la nature divine de l'institution. « L'Église du Christianisme Céleste est avant tout une institution Divine révélée », insiste-t-il dans son courrier.
Malgré cette rupture, Olatosho Oschoffa remercie le président de la République du Bénin, Patrice Talon. Il salue « son implication à 100% dans ce processus d'unification » de l'Église.
Installé le 26 avril 2025 sous l'impulsion du Chef de l'Etat Patrice Talon, le Conseil de Supérieur de Transition (CST) est composé de 15 membres. Il a pour mission principale de restructurer l'église, restaurer l'harmonie entre ses différentes branches, préparer l'organisation démocratique d'une gouvernance durable et légitime, de moderniser les textes fondamentaux de l'église, tout en veillant au respect des valeurs originelles léguées par le Prophète fondateur, le Révérend Pasteur Samuel Bilehou Joseph OSHOFFA. L'Eglise est en proie à des « incompréhensions, des rivalités et des crises de gouvernance » et exposée à « plusieurs courants ».
M. M.
L'Assemblée nationale du Bénin a entamé les préparatifs en vue de l'entrée en fonction des députés de la 10è législature. À cet effet, une opération d'accueil est organisée pour permettre aux élus de procéder au retrait de leurs attributs parlementaires.
Le retrait des attributs parlementaires pour le compte de la 10è législature de l'Assemblée nationale se fera du lundi 02 au jeudi 05 février 2026, au siège de l'institution à Porto-Novo.
Les députés seront reçus chaque jour selon les plages horaires suivantes : de 09 heures à 12 heures et de 14 heures à 17 heures.
Les 109 députés dont 28 femmes élues à l'issue des élections législatives du 11 janvier dernier seront officiellement installés le 08 février 2026, date qui consacrera le lancement de la 10ᵉ législature de l'Assemblée nationale.
M. M.
Le ministère du Cadre de vie et des Transports a lancé, jeudi 29 janvier 2026 à Cotonou, la plateforme « 229 Cadre de vie ». Conçu comme un dispositif national de participation citoyenne, l'outil permet de signaler en temps réel les nuisances, pollutions et incivilités urbaines.
Dépôts sauvages d'ordures, nuisances sonores, dégradations d'infrastructures ou occupations anarchiques peuvent désormais être dénoncés au Bénin. C'est grâce à la plateforme « 229 Cadre de vie ». « Nous voulons rapprocher l'administration du citoyen grâce au numérique », a expliqué le directeur des systèmes d'information du ministère du Cadre de vie et des Transports, Dr Abdou-Aziz Sobabe, lors du lancement le jeudi 29 janvier 2026 à Cotonou. Selon lui, la plateforme vise à lever les lenteurs administratives dans la remontée des alertes.
Accessible via application mobile, web, SMS ou ligne verte, « 229 Cadre de vie » permet aussi de suivre le traitement des signalements.
Les usagers peuvent transmettre jusqu'à cinq photos, géolocaliser précisément les faits et suivre l'évolution du dossier.
Une ligne verte gratuite, le 144, est mise à disposition des citoyens ne disposant pas de smartphone ou d'accès à internet.
L'application est également disponible en plusieurs langues locales.
Le projet a été développé avec l'appui de Sèmè City, par des talents béninois issus notamment d'Epitech et d'Africa Design School. « C'est une solution conçue au Bénin, par des Béninois, pour les Béninois », a souligné Dr Sobabe.
Pour le secrétaire général du ministère du Cadre et des Transports, Constant Godjo, le cadre de vie conditionne la santé, la sécurité et le bien-être des populations.
M. M.
Un responsable du Renouveau charismatique catholique (RCC) du diocèse d'Abomey est décédé jeudi 29 janvier 2026 alors qu'il intervenait devant des fidèles dans la commune de Za-Kpota.
Victime d'un malaise alors qu'il était en pleine prédication sur la paroisse d'Assanli dans la commune de Za-Kpota, Fabien Ahitchémé a été évacué vers une structure sanitaire de la zone, jeudi 29 janvier 2026. Mais le responsable du Renouveau charismatique catholique (RCC) est malheureusement décédé, selon le constat fait à l'hôpital.
Engagé de longue date au sein du RCC, Fabien Ahitchémé exerçait plusieurs fonctions diocésaines liées à l'animation spirituelle, à la formation et à l'évangélisation. Il était connu dans les paroisses du diocèse d'Abomey pour son action.
Paix à l'âme du défunt !
M. M.
La Société Immobilière et d'Aménagement Urbain (SImAU) a réuni, samedi 31 janvier 2026, les occupants de la Cité de Ouèdo et des logements sociaux de Porto-Novo, à l'occasion d'une cérémonie officielle de présentation de vœux organisée sur le site de Ouèdo.
Les bénéficiaires du programme de logements sociaux des nouvelles cités de Ouèdo à Abomey-Calavi et Porto-Novo, les partenaires du secteur de l'habitat ainsi que des autorités administratives et communales ont pris part, samedi 31 janvier 2026, à une cérémonie de présentation de vœux. Animations, échanges directs et prières interreligieuses ont ponctué la cérémonie tenue à la Cité Ouèdo.
Dans son adresse, le Directeur général de la SImAU, Moïse Achille Houssou, a rappelé l'ampleur de la demande autour du programme de logements sociaux. 8.000 demandes ont été enregistrées pour 500 logements déjà attribués. Selon lui, ce programme s'inscrit dans la vision du Président Patrice Talon visant un développement urbain structuré, inclusif et durable. Il a annoncé la réalisation prochaine d'infrastructures de proximité, notamment des aires de jeux, une infirmerie et un commissariat de police, afin d'améliorer le cadre de vie et la sécurité des occupants.
Le programme, initialement réservé aux citoyens béninois, est désormais ouvert à toute personne, résidant au Bénin ou à l'étranger, renforçant ainsi son caractère inclusif.
La cérémonie s'est déroulée en présence du maire d'Abomey-Calavi, Angelo Évariste Ahouandjinou, du secrétaire général de la préfecture de l'Atlantique, Robert Hounsou, du directeur général de la Construction et de l'Habitat, Victor Ananouh, représentant le ministre du Cadre de vie, ainsi que de responsables du secteur de l'habitat.
M. M.
Des éleveurs et porteurs de projets avicoles des communes de Matéri et Boukoumbé ont bénéficié d'une série de formations pratiques sur l'élevage amélioré des volailles locales, destinées à renforcer leurs compétences et à améliorer durablement leur production.
La troisième édition des formations pratiques sur l'élevage amélioré des volailles locales, s'est déroulée le dimanche 25 janvier 2026 à Matéri. Une cinquantaine de participants, hommes et femmes, ont pris part à cette session déroulée au complexe scolaire Bethel des Assemblées de Dieu.
La formation organisée dans le cadre d'un partenariat entre la radio communautaire NAANE FM et la ferme Pintabel, a pour ambition de professionnaliser l'élevage des volailles locales au sein des communautés rurales.
Représentant le directeur de NAANE FM, Médard Chabi a souligné que ces formations traduisent sur le terrain l'intérêt suscité par les émissions agricoles diffusées à la radio, en offrant aux populations des compétences concrètes et directement applicables.
Les participants ont été formés sur plusieurs modules clés, notamment la fabrication de couveuses artisanales, fonctionnant à l'énergie solaire ou électrique, la maîtrise des paramètres de la couvaison artificielle, le démarrage et l'élevage des poussins afin de réduire les pertes, ainsi que la construction de cages d'engraissement adaptées.
Selon Machoud Mama, formateur et promoteur de la ferme Pintabel, l'objectif est de permettre aux éleveurs de poulets locaux, pintades et dindons de transformer cette activité en une véritable source de revenus pour subvenir aux besoins de leurs familles.
Porte-parole des participants, Gourou Sabi Toko a salué la richesse des enseignements reçus, affirmant que les bénéficiaires repartent avec des connaissances pratiques sur la fabrication des équipements, l'alimentation des volailles et l'organisation des poulaillers.
Après Matéri, les éleveurs de Boukombé ont été outillés aux techniques d'élevage amélioré des volailles locales. À travers ces sessions, les organisateurs entendent contribuer à l'amélioration de la productivité avicole et au renforcement de l'autonomie économique des ménages.
Malgré ses faibles scores lors des élections législatives et communales du 11 janvier 2026 et 00 élu obtenu, le parti Force Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE) a réaffirmé, dimanche 1er février 2026, sa volonté de conquérir le pouvoir lors du scrutin présidentiel du 12 avril prochain.
La Force Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE) a obtenu 4,78 % aux législatives et 6,65 % aux communales du 11 janvier dernier. « Ces résultats ne nous découragent aucunement », a martelé Simplice Dossou, membre du bureau exécutif national du parti, dimanche 1er février 2026 sur Bip radio. « Quand les institutions opinent et donnent leurs décisions sans recours, (…) de façon sportive, on ne peut qu'accepter les résultats et se poser assez de questions d'abord internes et voir dans quelles mesures apporter les analyses, dans quelles mesures apporter les corrections possibles pour que les résultats soient atteints », a-t-il expliqué.
Le parti refuse de voir dans ces chiffres un signe de déclin définitif. Simplice Dossou a rappelé les précédents historiques de 2006, soulignant que des présidents comme Boni Yayi ou Patrice Talon avaient été élus sans disposer initialement de députés.
FCBE compte sur les « électeurs dormants » pour créer la surprise lors de l'élection présidentielle prévue pour le 12 avril. « Nous avons près de 65 % d'électeurs qui ne sont pas allés aux urnes. Si nous arrivons à décrocher un pourcentage élevé, l'élection présidentielle sera dans notre gibecière », a-t-il affirmé avec assurance.
« Nous avons notre agenda et nous sommes très fermes que l'élection présidentielle qui vient, on va renverser totalement la tendance. Et on ne s'inquiète pas parce que nous avons devant nous vraiment des pistes qui témoignent qu'effectivement, si nous changeons un peu de stratégie et nous arrivons à mettre éventuellement les choses sur l'orbite, nous allons atteindre l'objectif. A l'étape actuelle, nous ne pouvons pas dévoiler toutes ces stratégies parce que nous avons un adversaire aussi devant nous », a indiqué le cadre du parti FCBE.
M. M.
Les députés de la 9è législature ont approuvé, jeudi 29 janvier 2026, à la majorité absolue, la modification des lois organiques de trois institutions.
Les lois organiques n°2022-09 sur la Cour constitutionnelle, n°2024-26 sur le Conseil Economique et Social (CES) et n°2020-09 relative au Haut-commissariat à la prévention de la corruption ont été modifiées, jeudi 29 janvier 2026, à l'Assemblée nationale.
La révision de la loi organique du Haut-commissariat à la prévention de la corruption touche spécifiquement les articles 28, 37-1 et 86, précisant les missions et le fonctionnement de l'institution, avec un article final fixant la formule légale de promulgation.
La séance a également permis aux députés de prendre acte de plusieurs décrets de ratification d'accords de financement conclus par le gouvernement avec des partenaires internationaux, notamment la BOAD, la BEI, l'AID et l'Agence française de développement.
En marge des réformes institutionnelles, les députés ont adopté le rapport annuel 2024 de la Caisse des dépôts et consignations (CDC Bénin), marqué par une hausse record de 151 % des ressources collectées, atteignant 131,4 milliards de FCFA.
M. M.
La Quinzaine Cinématographique Chinoise – Cinéma dans la Cité, édition 2026 a été officiellement lancée dans la soirée du samedi 31 janvier à l'espace 2 Giga de Ganvié, commune de Sô Ava. C'est le début d'une grande tournée cinématographique à travers le Bénin.
Ça y est ! La Quinzaine Cinématographique Chinoise démarre avec la projection de films dans plusieurs villes du Bénin. Ganvié a accueilli la toute première séance dans la soirée de ce samedi 31 janvier. Cette initiative culturelle majeure s'inscrit dans le cadre de la célébration du Nouvel An chinois, placé cette année sous le signe du Cheval, symbole de courage, de sagesse, de loyauté et d'élan vers l'avenir. Organisée par Gangan Productions, en partenariat avec la coopération chinoise, la Quinzaine Cinématographique Chinoise ambitionne d'aller à la rencontre des populations sur l'ensemble du territoire national. Dans son allocution, Claude Balogoun, promoteur de Gangan Productions, a exprimé sa joie de lancer cette 18ᵉ édition de Cinéma dans la Cité.
Claude Balogoun, promoteur de Gangan Productions« Cette année, notre cheval prend son envol depuis les eaux du lac Nokoué, ici à Ganvié, ville touristique de notre pays, pour parcourir 15 villes du Bénin », a-t-il déclaré.
Du 31 janvier au 28 février 2026, les espaces publics seront transformés en salles de cinéma, pour aller à la rencontre des publics. La tournée conduira les équipes à Kétou, Pobè, Abomey, Dogbo, Savalou, Djougou, Copargo, Natitingou, Tchaourou, Parakou, Nikki, Gania, Allada et Porto-Novo.
Un pont culturel entre le Bénin et la Chine
Présent à la cérémonie, le maire de la commune de Sô-Ava, André Oussou Todjè, a salué le choix de Ganvié pour le lancement de l'événement. « La présence de l'Ambassadeur de la Chine honore notre commune et illustre la solidité des relations d'amitié et de coopération entre le Bénin et la Chine, renforcées aujourd'hui par cette quinzaine cinématographique, véritable pont culturel entre nos peuples », a-t-il affirmé.
Au nom du Conseil National des Organisations d'Artistes (CNOA), la secrétaire générale, Prudientienne Houngnibo Gbaguidi, a remercié Gangan Productions pour cette initiative mise en œuvre avec la Chine depuis plusieurs années.
Pour l'Ambassadeur de la République populaire de Chine au Bénin, Zhang Wei, cette édition revêt une importance particulière.
Zhang Wei, Ambassadeur de la République populaire de Chine au Bénin« 2026 marque l'année sino-africaine des échanges humains et culturels. Nous saisissons cette occasion pour élargir les échanges humains, approfondir les dialogues entre les civilisations et continuer à créer une atmosphère d'échanges culturels plus riche et dynamique afin de promouvoir sans cesse le développement du partenariat sino-béninois », a-t-il souligné. L'ambassadeur a invité les Béninois à célébrer le Nouvel An chinois aux côtés du peuple chinois.
Une dynamique nouvelle pour l'industrie cinématographique au Bénin
Procédant au lancement de cette initiative, le représentant du ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, William Codjo, s'est réjoui de la solidité des relations entre le Bénin et la Chine. Selon le directeur de l'Agence de Développement des Arts et de la Culture (ADAC), une nouvelle ère s'ouvre avec l'adoption de la loi sur l'industrie du cinéma et de l'image animée le 28 janvier à l'Assemblée nationale.
William Codjo, directeur de l'Agence de Développement des Arts et de la Culture« L'industrie cinématographique est un élément essentiel de la politique culturelle du président de la République, Patrice Talon. Le cinéma au Bénin va se développer de manière graduelle et cela commence à se remarquer par l'adoption de cette loi qui sera bientôt promulguée », a-t-il déclaré. Devant un public intergénérationnel, William Codjo a insisté sur l'importance de former des cinéphiles dès le plus jeune âge, convaincu que parmi ces enfants naîtront les professionnels du cinéma.
La cérémonie de lancement a été ponctuée de prestations artistiques des élèves des classes culturelles de Ganvié, suivies de la performance remarquée de l'artiste Delcos Man Adankanlin Wougo-Wougo. La soirée s'est poursuivie avec la projection du film béninois « Un jour, tout a basculé », une production de l'ABPF réalisée par Claude Balogoun, consacrée à l'éducation sexuelle de la jeunesse, puis du film chinois « Vanguard ». Un jeu-concours a clôturé l'événement dans une ambiance conviviale, avec la distribution de nombreux lots offerts par les partenaires. Avec cette Quinzaine Cinématographique Chinoise – Cinéma dans la Cité, le cinéma s'invite une fois de plus au cœur des populations béninoises, renforçant les liens culturels entre le Bénin et la Chine.
Akpédjé Ayosso
Le rapport Businesse Ready (B-Ready 2025) de la Banque mondiale a été présenté aux acteurs des médias et du monde des affaires le vendredi 30 janvier 2026. Sur les 10 domaines ayant fait objet d'évaluation, le Bénin se distingue par très bons résultats aussi bien dans la zone UEMOA que dans l'espace CEDEAO, et à l'échelle du continent africain.
On connait désormais les notes du Bénin au classement du rapport Business Ready 2025. Le coordonnateur de la cellule du climat des affaires du ministère de l'économie et des finances, Ilyas SINA l'a présenté aux professionnels des médias et aux acteurs du monde des affaires lors d'une séance le vendredi 30 janvier 2026. Ladite évaluation repose sur 10 indicateurs à savoir :
1-L'implantation des entreprises : Elle est relative aux formalités d'accès au foncier, transfert de propriété, les formalités de location de bureau, les formalités d'obtention de permis de construire. Le Bénin dans ce domaine, est 1er dans l'espace UEMOA, 1er dans la CEDEAO, et 4e en Afrique.
2-Les services d'utilité publique : Ils ont trait aux formalités d'accès à l'eau, à l'électricité et à l'internet pour les entreprises. Le Bénin occupe ici le premier rang au sein de l'UEMOA et dans la CEDEAO ; et 3e à l'échelle du continent africain ;
3-Taxation (fiscalité) : Elle concerne les régies fiscales, les procédures de déclaration de paiement des impôts, la transparence en matière fiscale, la qualité des enquêtes fiscales. Le Bénin dans ce domaine est 1er dans l'UEMOA, 1er dans la CEDEAO, et 3e en Afrique ;
4-Commerce international : Il concerne la facilité de commerce à l'import et à l'export, les procédures de dédouanement, les coûts, la qualité de l'infrastructure aéroportuaires). Le Bénin ici, est 1er dans l'UEMOA et dans la CEDEAO, et 5e en Afrique. Le coordonnateur de la cellule du climat des affaires a insisté ici sur le contexte actuel du Port autonome de Cotonou (PAC), le plus rapide dans la sous-région ;
5-Les services financiers : Ils concernent les banques, les institutions de microfinance, les services d'assurance, les paiements en ligne, et les services digitaux qui sont fournis. Le Bénin dans ce domaine est 1er dans l'UEMOA, 2e dans la CEDEAO, et 7e en Afrique ;
6-Création des entreprises : En la matière, le Bénin a enregistré le score le plus élevé (84,51), et occupe le 2e rang dans l'UEMOA, 2e dans la CEDEAO, et 4e en Afrique ;
7-Règlement de l'insolvabilité : Relatif aux procédures collectives en matière commerciale. Le Bénin dans ce domaine, est 2e dans l'UEMOA et dans la CEDEAO, et 5e en Afrique ;
8-Innovation au marché et la concurrence : Concerne les marchés publics, la protection des données (la protection en ce qui concerne les droits de propriété intellectuelle, les règles de concurrence en matière commerciale).
Pour une première évaluation, le Bénin dans cet indicateur, est 5e dans l'UEMOA et dans la CEDEAO, et 15e en Afrique. Mais le pays, dira Ilyass SINA, est très avancé en ce qui concerne la passation des marchés publics (totalement dématérialisée), l'adoption d'un nouveau Code sur la concurrence, et bientôt une agence autonome pour s'occuper des questions de concurrence. En matière de propriété intellectuelle, a-t-il informé, il y a l'ARE (l'Agence béninoise pour la recherche l'innovation) qui désormais, va coordonner la promotion de la recherche et de l'innovation, ainsi que la protection des résultats de recherche ;
9-La résolution des litiges : Relative au règlement des conflits dans les tribunaux de commerce. Le Bénin occupe le 4e rang dans l'UEMOA, 5e dans la CEDEAO, et 15e en Afrique ;
10-L'emploi : Pour cet indicateur, c'est la première fois également que le Bénin est évalué. En matière d'emploi, les données valorisées selon Ilyass SINA, sont des données de sécurité. A l'en croire, des travaux seraient en cours pour une révision du Code du travail.
L'autre volet de l'évaluation selon le coordonnateur, repose sur une approche par piliers qui tient compte du cadre règlementaire, la qualité du service public, et l'efficacité opérationnelle.
Le cadre règlementaire tient compte les règles en faveur des entreprises. Dans ce domaine, le Bénin est 1er dans l'UEMOA avec un score de 68.55 ; 2e dans la CEDEAO, et 4e en Afrique ;
La qualité du service public quant à elle, est relative aux procédures telles qu'elles sont définies, les coûts, et le temps tels que définis. Le Bénin dans ce domaine est 2e dans l'UEMOA, 2e dans la CEDEAO, et 5e en Afrique.
Enfin, l'Efficacité opérationnelle repose sur l'application des normes, des bonnes pratiques, et des bonnes valeurs. Ici, le Bénin est 3e dans l'UEMOA, 4e dans la CEDEAO, et 11e en Afrique.
Au total, 101 pays ont été évalués pour cette seconde phase pilote du rapport Business Ready de la Banque mondiale.
F. A. A.
Acculé par une situation sécuritaire qui se dégrade et une économie essouflée, le régime militaire du général Abdourahamane Tiani semble avoir opté pour la stratégie du « bouc émissaire ». Niamey accuse ses voisins, le Bénin et la Côte d' Ivoire notamment, et distille une rhétorique anti-française.
Le Niger déplore environ 1700 victimes, civils et militaires, dues aux attaques djihadistes, depuis l'arrivée au pouvoir du général Tiani. Tillabéri, située au carrefour des « trois frontières » avec le Mali et le Burkina Faso, est la région la plus touchée par la menace terroriste. Paradoxalement, le régime militaire du Niger pointe du doigt des pays bien plus lointains, comme la Côte d'Ivoire et le Bénin.
« Nous rappelons aux sponsors des (de ces) mercenaires, notamment à Emmanuel Macron, Patrice Talon, Alassane Ouattara : nous les avons suffisamment écoutés aboyer, qu'ils s'apprêtent eux aussi à leur tour à nous écouter (...) », a clamé le général Abdourahamane Tiani à la suite de l'attaque djihadiste du 29 janvier contre l'aéroport Diori-Hamani et la base militaire 101 à Niamey.
Pourquoi n'accuse-t-on pas le Mali ou le Burkina si les frontières sont poreuses ? La focalisation sur le Bénin, dont la frontière avec le Niger est officiellement fermée, interroge sur la logique du raisonnement sécuritaire de Niamey. Mieux, l'attaque est revendiquée par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM). Les chefs du JNIM sont, pour la plupart, originaires du Mali et du Burkina Faso. Iyad Ag Ghali et Amadou Koufa sont maliens. Jafar Dicko est burkinabè. Aucun n'est ressortissant béninois, ivoirien ou français.
Après la riposte contre l'attaque, le général Tiani a publiquement remercié la Russie pour son soutien militaire. Un discours calibré pour séduire une partie de l'opinion publique à Ouagadougou ou Bamako, friande de vidéos virales sur les réseaux sociaux ; alors même que l'intervention française au Bénin, à la demande des autorités élues, avait été vivement critiquée au nom de la souveraineté.
La colère de Niamey reste sélective face à des actes répréhensibles de ressortissants de l'Alliance des Etats du Sahel (AES). Le JNIM a reçu 50 millions de dollars de rançons des Emirats arabes unis pour la libération d'un de leurs ressortissants. Un fait connu des autorités du Niger.
Sur le plan économique, le Niger fait face à de lourdes difficultés. L'uranium nigérien peine à trouver preneur, dans un contexte de contentieux judiciaire avec le groupe Orano. Environ 1 000 tonnes, initialement stockées au port de Lomé, ont été transférées vers la base aérienne 101 de Niamey.
Le pipeline pétrolier, censé rapporter près de 500 millions de dollars par an, a été endommagé lors d'attaques sur le sol nigérien, aggravant la pression financière sur le Niger.
M. M.
Les Forces armées béninoises (FAB) ont salué ce vendredi 30 janvier 2026, le retrait du détachement de l'armée nigériane arrivé au Bénin suite aux évènements du 7 décembre 2025. La cérémonie présidée par le Général de corps d'armée, Fructueux Gbaguidi, s'est déroulée en présence des hiérarchies militaires béninoise et nigériane, ainsi que de l'ambassadeur du Nigeria au Bénin.
Arrivés au Bénin suite à la tentative de coup d'Etat déjoué du 7 décembre 2025, les militaires nigérians se sont retirés ce vendredi 30 janvier 2026. Durant leur séjour à la caserne de Togbin, ils ont apporté un appui important pour le rétablissement de l'ordre constitutionnel dans le pays, en accord avec les protocoles de la CEDEAO.
La cérémonie, présidée par le Chef d'état-major général des FAB, le Général de corps d'armée Fructueux Gbaguidi, s'est déroulée en présence des hiérarchies militaires béninoise et nigériane, ainsi que de l'ambassadeur du Nigeria au Bénin, Son Excellence Olukayode Olugbenga Aluko.
L'événement protocolaire a permis d'exprimer la gratitude des FAB pour la solidarité fraternelle du Nigeria, et de réaffirmer leur engagement à préserver la stabilité institutionnelle et à renforcer les partenariats stratégiques pour la paix en Afrique de l'Ouest.
F. A. A.
Un éleveur a été attaqué à Zoungoudo, une localité de la commune de Bohicon, dans la nuit du jeudi 29 au vendredi 30 janvier 2026, par des malfrats qui ont tenté de lui arracher sa motocyclette.
Alors qu'il revenait du centre-ville de Bohicon, un éleveur a été attaqué devant son domicile dans la nuit du jeudi 29 au vendredi 30 janvier 2026 à Zoungoudo, par des malfrats. Ces derniers armés de fusil de fabrication artisanale double canons et de machettes, ont tiré à bout portant sur lui avant de tenter de lui retirer sa moto. La résistance qu'il oppose selon une source policière, a eu raison d'eux. Malgré les coups de machette reçus « un peu partout sur le corps », il a pu empêcher le vol de sa moto.
Une équipe de la patrouille du commissariat d'Arrondissement d'Avogbanna s'est immédiatement rendue sur les lieux pour interpeller l'un des deux braqueurs. Lors de sa fouille, un sac contenant un pistolet de fabrication artisanale double canons, chargé de deux cartouches calibre 12, et d'autres objets d'origine douteuse ont été découverts. Le second qui a réussi à s'évader est activement recherché par la police.
Les investigations se poursuivent.
F. A. A.
L'avocat Stanic Adjacotan a été libéré ce vendredi 30 janvier 2026, après sa présentation devant le procureur de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme.
Remise en liberté pour l'avocat Stanic Adjacotan. En garde à vue depuis dimanche, il a été libéré au terme de son audition devant le procureur de la CRIET selon Bip Radio. La même source précise qu'il est accusé d' « apologie de coup d'État ». C'est suite à la tentative de coup d'Etat déjouée le 7 decembre 2025.
A. A. A
La police a interpellé deux individus soupçonnés d'avoir volé une motocyclette appartenant à un accidenté.
Après un accident sans gravité, samedi 24 janvier 2026 à Natitingou, un usager de la route s'était retrouvé immobilisé avec sa moto, une Haojue KA, connue sous l'appellation Apache. C'est dans ce contexte que deux hommes se sont approchés de l'accidenté, se présentant comme des personnes désireuses de lui venir en aide. S'exprimant dans le même dialecte que la victime, ils ont gagné sa confiance. Ils lui ont proposé de mettre la moto en sécurité et de la conduire dans un atelier.
Selon les éléments de l'enquête, les suspects se sont ensuite réparti les rôles. L'un est parti avec la moto, promettant de la déposer à un point convenu. L'autre a accompagné la victime à pied avant de prétexter un besoin naturel pour disparaître. Arrivée au lieu de rendez-vous, la victime n'a retrouvé ni les deux hommes ni sa motocyclette.
Une plainte a été déposée au commissariat central de Natitingou. Les investigations menées ont permis de localiser les suspects à Bèssè, dans la commune de Savè. Ils ont été interpellés alors qu'ils circulaient sur une autre moto du même modèle.
D'après les enquêteurs, la moto volée aurait été revendue pour financer l'achat de ce nouvel engin.
Malgré une identification formelle par la victime, les deux suspects contestent les faits. Ils ont été transférés sous escorte au commissariat central de Natitingou, où l'enquête se poursuit.
M. M.
Les personnes éligibles au fichier des principales fonctions administratives et techniques des mairies sont désormais connues. La liste a été rendue publique à l'issue du test de sélection pour les fonctions de Directeur des systèmes d'information (DSI), Directeur des services techniques (DST), Personne responsable des marchés publics (PRMP) et de Secrétaire administratif d'arrondissement (SAA) au titre de la campagne de l'année 2025.
« À raison des postes à pourvoir pour les fonctions de DSI, DST et PRMP des mairies, la Cellule de suivi et de contrôle de la gestion des communes organisera dans les prochains jours, une séance de tirage au sort à laquelle seront conviés les Secrétaires exécutifs concernés », informe le communiqué le Coordonnateur de la Cellule de suivi et de contrôle de la gestion des communes. En revanche et pour ce qui concerne les candidats éligibles au fichier des Secrétaires administratifs d'arrondissement (SAA), informe Landry Hinnou, les listes par commune seront communiquées aux Secrétaires exécutifs de mairie qui procèderont à la nomination des SAA par ordre de mérite et en fonction des postes disponibles.
Fidèle à son ADN généraliste, TV5MONDE met à l'honneur en février la vitalité et la diversité des scènes humoristiques francophones, de Bruxelles à Cotonou. Avec l'objectif de faire découvrir sur tous les continents la nouvelle génération de talents.
« Dans un contexte international parfois morose, nous avons besoin de programmes fédérateurs. Quoi de mieux que le rire pour nous apporter cette bouffée d'oxygène et nous rassembler ? A partir de février, TV5MONDE va renforcer la visibilité de la nouvelle scène humoristique francophone sur ses antennes », annonce Thomas Leroy, directeur des programmes.
Numéro spécial du Grand Cactus
Place d'abord, à l'humour belge ! Le 6 février, TV5MONDE diffusera un numéro spécial du Grand Cactus, l'incontournable rendez-vous humoristique de la RTBF. Jérôme de Warzée et son équipe investiront à cette occasion la scène emblématique du Forest National à Bruxelles.
Ce spectacle inédit réunira de nombreux invités, dont Martin Charlier, James Deano, Livia Dushkoff, Damien Gillard, Isabelle Hauben, Kody, Fabien Le Castel ou encore Tamara Payne. TV5MONDE proposera aussi à ses téléspectateurs d'entrer dans les coulisses de l'émission, avec des images des répétitions et des séquences inédites.
Les humoristes africains à l'honneur
Après avoir soutenu en décembre la création du Cotonou Comedy Festival au Bénin, TV5MONDE s'apprête à le faire voyager dans 400 millions de foyers à travers le monde. Les 20 et 27 février*, les spectacles Mikwabo et Welcome Black (2x90') seront diffusés en prime-time sur les huit chaînes généralistes de notre média francophone.
Ces deux soirées rassembleront des humoristes africains, européens et américains afrodescendants autour du thème de l'identité. Parmi eux : Kev Adams, Yazid Assoumani, Dolino, Jean-Michel Elie, Charly Nyobe, Oualas, Samia Orosemane, Pacheco, Lala Sagna ou encore Paul Taylor.
Une nouvelle création originale
Le 12 février, TV5MONDE dévoilera une nouvelle création originale : la mini-série Ils vécurent heureux (8x3'). Huit couples emblématiques – de Tarzan et Jane à Adam et Ève, en passant par le trouple Arthur, Guenièvre et Lancelot – passeront sur le divan d'une thérapeute pour interroger, avec humour et irrévérence, ce que signifie aimer aujourd'hui.
Février marquera aussi le retour du divertissement belge Comme à la maison (19x26'). Dans cette 4e saison, GuiHome invitera ses colocataires humoristes à improviser de nouveaux sketchs en leur fixant des thèmes et des contraintes toujours plus fous.
Diffusion en France, Belgique, Suisse & Monaco
Le Grand Cactus : le 6 février à 21h
Comme à la maison : à partir du 9 février, du lundi au vendredi à 9h
Ils vécurent heureux : du 12 au 19 février à 19h55
Spectacle Mikwabo : le 20 février à 21h
Spectacle Welcome Black : le 27 février à 21h
À propos de TV5MONDE
TV5MONDE est le premier réseau mondial de télévision généraliste francophone. Il compte dix chaînes distribuées dans plus de 400 millions de foyers à travers le monde et sous-titrées en 12 langues, auxquelles s'ajoute la plateforme de streaming TV5MONDE+ disponible dans 200 pays et territoires, des chaînes « fast », des applications mobiles et une présence sur les messageries instantanées et les réseaux sociaux. TV5MONDE, c'est aussi l'offre TV5MONDE EDU avec ses programmes éducatifs et ses milliers de fiches pédagogiques d'apprentissage et d'enseignement du français fondées sur les contenus audiovisuels.
L'association Art et Développement lance un appel à candidatures dans le cadre de la 12ᵉ édition du Festival des Sonorités Endogènes d'Afrique – Festival ADJRA, prévue du 03 au 08 août 2026 à Sê, dans la commune de Houéyogbé, département du Mono.
Bénéficiaire de la subvention du Fonds de Développement des Arts et de la Culture (FDAC), l'association Art et Développement lance un appel à candidatures pour la 12e édition du Festival Adjra. L'appel est ouvert aux artistes et aux groupes professionnels évoluant dans les domaines suivants : musique endogène professionnelle et anse endogène professionnelle. Les artistes et groupes intéressés sont invités à soumettre un dossier complet comprenant une fiche technique, un plan de scène, une biographie de l'artiste ou du groupe, deux (2) photos de scène en haute définition, des liens vidéo de concerts ou de créations passées, des liens vers les réseaux sociaux.
Les dossiers doivent être envoyés par courrier électronique à l'adresse artdeveloppement05@gmail.com avec comme objet candidature PROGRAMMATION 12e édition FESTIVAL ADJRA 2026 – (Nom de l'artiste ou du groupe) au plus tard le 13 février 2026. À travers cette initiative, le Festival ADJRA réaffirme son engagement en faveur de la promotion des arts endogènes et offre une vitrine de choix aux artistes porteurs de l'identité culturelle africaine.
Au lendemain de l'attaque contre la base aérienne 101 de Niamey, survenue dans la nuit du mercredi 28 au jeudi 29 janvier, les accusations du chef de la junte nigérienne à l'encontre de plusieurs pays de la sous-région suscitent des réactions officielles. Face aux déclarations d'Abdourahamane Tiani, qui a pointé du doigt un supposé soutien du Bénin à l'attaque armée, le gouvernement béninois a répondu par la voix de son porte-parole, Wilfried Léandre Houngbédji.
« Il y a ceux qui vous jalousent parce qu'ils ne savent pas qu'être premier de la classe, ça vous coûte des nuits de sommeil, des temps de divertissement, et beaucoup d'efforts », a déclaré Léandre Houngbédji. Le porte-parole du gouvernement béninois a insisté sur le rayonnement actuel du Bénin dans la sous-région et au-delà, soulignant que les avancées du pays attirent l'attention internationale. « De quel pays parle aujourd'hui le monde entier avec autant d'emphase ? », a-t-il interrogé. Pour lui, les prouesses du Bénin peuvent susciter des réactions hostiles ou des accusations infondées.
Selon Houngbédji, les populations nigériennes elles-mêmes ne semblent pas adhérer à la thèse avancée par leur dirigeant. Il affirme avoir observé sur les réseaux sociaux de nombreuses réactions de citoyens nigériens appelant à préserver les liens fraternels entre les deux peuples. « Les Nigériens disent non, ça suffit, laissez le petit Bénin tranquille. Nous on sait que les Béninois ce sont nos frères, ce sont nos amis. Les Nigériens même n'y croient pas », a-t-il indiqué.
Il a aussi évoqué le silence du Bénin face à la partition de certains pays de la sous-région dans la tentative de coup d'Etat du 7 décembre au Bénin. « On sait très bien quelle est la partition de certains pays de la sous-région. Pour autant, on n'est pas passé s'époumoner partout », a notifié le porte-parole du gouvernement.
Le gouvernement béninois reste concentré sur ses priorités. « Nous n'aurons pas de temps à perdre sur des questions ou avec des gens dont la seule vocation, c'est de nous empêcher d'avancer pour continuer à être premier », a déclaré Léandre Houngbédji. Il a tenu aussi à rassurer l'opinion publique sur la vigilance des autorités face à toute menace sécuritaire. « Nous ne prendrons aucune menace à la légère », a-t-il affirmé.