Les élus des 77 communes du Bénin ont officiellement pris leurs fonctions pour la mandature 2026-2033. Après l'installation des conseillers communaux dans leurs fonctions, les maires des communes ont été désignés, marquant une étape clé dans le processus de décentralisation et de gouvernance locale. Voici la liste complète des maires pour la mandature 2026-2033.
1- Ségbana : Abdoul Razack Kora
2- Ouinhi : Bernard Zannou
3- Grand Popo : Carlos Ayité
4- Toffo : Marguerite Agbanze
5- Kalalé : Garba Say Abdouwahabou
6- Zangnanado : Damase Akpoyete
7- Ouèssè : Romain Ayedoun
8- Comè : Edgar Tohouégnon
9- Covè : Auguste Aïhunhin
10- Bopa : Abel Djossou
11- Bohicon : BOKOSSA Ferdinand
12- Ouidah : Christian Houétchénou
13- Kérou : Wari Brisso Pierre
14- Allada : Gnanguenon Calixte
15- Glazoué : Agbaka Ogoutchoni Dieudonné
16- Djidja : Katakenon Martin
17- Lalo : Georges Ekpé
18- Banikoara : Bio Ali Sabi Goré
19- Kouandé : Sabi Dan Bienvenu
20- Savè : Rafiou Challa
21- Zogbodomey : Houesse Daniel
22- Aguégués : Agbokoumissi Ernest
23- Athiémé : François Assou
24- Houéyogbé : Casimir Sossa
25- Adjohoun : Félicien Hounkanrin
26- Toviklin : TCHIKPE Eskil
27- Natitingou : Ouindeyama Taté
28- Sèmè-Kpodji : SINGBO Thomas
29- Bembèrèkè : Lafia Moussa
30- Nikki : Roland Joseph Lafia
31- Za-Kpota : Marc Ahossouboko
32- Kpomassè : Kenam Mensah
33- Abomey : Franck Kpassassi
34 - Toucountouna : Saï Patricia Ponna
35- Agbangnizoun : Oscar Clétus Kouholi
36- N'dali : Daouda Saka Méré
37- Cotonou : Luc Gnancadja
38- Dassa-Zoumè : Lawin Okry Kadukpè Armand
39- Djougou : Yaya Idrissou
40- Bassila : TASSOU ZAKARI Filikibirou
41- Lokossa : Hounza John
42- Tanguiéta : Noma Aboubakar
43- Akpro-Missérété : HOUNKANRIN Joseph
44- Sinendé : Issifou Yacoubou
45- Klouékanmè : Lonlonto G. Dayalor
46- Dangbo : Hyacinthe Agon
47- Matéri : Kassa Robert
48- Savalou : Houedo François
49- Zè : Agbatri Armando Paolo GBANDE
50- Parakou : Zakarie Zul-Kifly
51- Aplahoué : Hyppolite Natabou
52- Cobly : Gnanyati Alphonse
53- Tchaorou : Rafiou Owotchè
54- Dogbo : Ako Dodji
55- Porto-Novo : Toukourou Rachadou
56- Bantè : Fatchéhoun Daniel
57- Sô-Ava : André Todjè
58- Abomey-Calavi : Nathanaël Koty
59- Ouaké : Maharane Zacari
60- Pobè : Clément Kouchadé
61- Copargo : Idrissou Séibou
62- Boukoumbé : Ludovic Nambi
63- Avrankou : Ganhoutodé Gabriel
64- Djakotomey : Sokégbé Ulrich
65- Adjara : Germain Wanvoégbè
66- Pèrèrè : Mama Chabi Abdou Arouna
67- Kandi : Alazi Osséni Saka Zinatou
68- Malanville : Labo Goumbi Kassim
69- Tori-Bossito : Cosme Ayao Akondé
70- Péhounco : Orou Maré Koto
71- Bonou : Emmanuel Zounmènou
72- Kétou : Adégnika Angélique Titiloya
73- Ifangni : Anselme Aguemon
74-Sakété : Alexis Félix Oniyogou
75-Adja-Ouèrè : Laurent Kolawolé Amoussou
76-Karimama : Dourhaman Igouma
77- Gogounou : Seydou Tidjani
Bary
Le Conseil des Ministres s'est réuni mercredi, le 18 février 2026, sous la présidence de Monsieur Patrice TALON, Président de la République, Chef de l'État, Chef du Gouvernement.
Les décisions ci-après ont été prises :
I- MESURES NORMATIVES.
I-1. Transmission à l'Assemblée nationale, pour autorisation de ratification, de l'Accord instituant la Facilité africaine de Soutien juridique.
Cette entité a été créée au lendemain des crises de la dette survenues au cours des années 1980-1990. Celles-ci ont mis en évidence les faiblesses juridiques et techniques des Etats africains dans la résolution des litiges commerciaux ruineux avec les créanciers privés.
D'une part, elle opère comme une organisation internationale qui fournit des conseils juridiques et une assistance technique aux pays africains dans le cadre de la négociation de transactions commerciales complexes, de litiges avec les créanciers et du renforcement des capacités des gouvernements africains.
D'autre part, elle développe et propose des ressources et publications connexes axées sur le savoir avec pour objectif de promouvoir des accords équitables, bancables et durables qui apportent de la valeur ajoutée tout en protégeant leurs droits souverains.
En y adhérant, le Bénin aura l'opportunité de participer à sa gouvernance, de bénéficier de l'accès préférentiel aux services et aux bases de données de connaissances de l'institution puis de recourir à ses panels spécialisés.
Les ministres chargés de l'Economie et des Finances puis de la Justice veilleront au bon aboutissement de la procédure législative y relative.
I-2. Création de l'Agence nationale de lutte contre la malaria et les moustiques.
En dépit des efforts soutenus, la malaria reste endémique, avec des conséquences économiques, sociales et sanitaires graves. Elle constitue l'une des premières causes de morbidité et de mortalité, particulièrement chez les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes.
C'est pourquoi, le Gouvernement fait de son éradication une priorité de premier plan s'agissant des questions de santé publique. Pour favoriser une plus grande efficacité de son action, notre pays se dote d'un instrument spécialisé, souple, autonome et réactif, chargé de conduire une lutte coordonnée, innovante et intégrée contre la malaria et les moustiques.
Ainsi, la présente agence sera notamment chargée de :
concevoir, mettre en œuvre, et évaluer des programmes de démoustication ;
– renforcer les actions de prévention et la lutte contre la malaria ;
– réduire l'incidence et la mortalité liées aux maladies transmises par les moustiques ;
– promouvoir la recherche et l'innovation dans le domaine de la lutte antivectorielle ;
– sensibiliser les populations sur les comportements préventifs et les traitements curatifs ;
– appuyer les collectivités locales dans la gestion des nuisances liées aux moustiques ;
– collaborer avec les partenaires, nationaux et internationaux, publics et privés, dans le cadre de sa mission.
Pour ce faire, le Conseil en a approuvé les statuts et instruit les ministres concernés de veiller à son opérationnalisation diligente.
Ont été par ailleurs adoptés au titre de ces mesures, les décrets portant :
– modification de l'article 10 des statuts du Bureau béninois du Droit d'auteur et des Droits voisins (BUBEDRA) ;
– déclassement d'une portion du domaine public maritime dans le cadre de l'aménagement de la Route des pêches ; ainsi que celui fixant
– les conditions de circulation des véhicules de transport et de préservation du patrimoine routier national en République du Bénin.
II- COMMUNICATIONS.
II-1. Missions de contrôle technique et de réalisation de l'étude d'impact environnemental et social du projet de construction du Resort urbain et balnéaire de AVLO, à Grand-Popo.
Il s'agit d'un projet destiné à promouvoir une offre balnéaire haut de gamme développée dans une approche résolument orientée vers l'écotourisme.
Pour garantir la qualité et la durabilité des ouvrages ainsi que la préservation de l'écosystème côtier, il convient, en plus des études architecturales et techniques en cours, de réaliser une étude d'impact environnemental et social, aux fins de garantir la bonne conduite du chantier en conformité avec les normes requises.
II-2. Mission de contrôle technique dans le cadre de la construction de bureaux au profit des services de la Direction générale des Impôts.
La réalisation de ces infrastructures ayant été déjà autorisée par le Conseil des Ministres, le recours à un Bureau de contrôle technique dès la phase d'avant-projet détaillé permettra notamment de s'assurer du respect des conditions de construction et de sécurité des personnes dans les bâtiments recevant du public.
Le cahier des charges du cabinet intègre principalement l'audit préalable de la solidité du bâtiment à achever et les préconisations à prendre avant le démarrage des travaux, dont la sécurité des personnes, le fonctionnement des dispositifs techniques, la vérification des installations électriques avant mise sous tension, l'accessibilité des constructions pour les personnes à mobilité réduite.
Le Conseil a marqué son accord pour la formalisation diligente du marché avec le cabinet retenu.
||-3. Organisation des intérims des ministres élus députés.
Faisant suite à leur élection comme députés au titre de la dixième législature, les ministres de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, puis du Tourisme, de la Culture et des Arts, ont exprimé au Chef de l'Etat, leur volonté de siéger à l'Assemblée nationale, en se conformant ainsi aux prescriptions légales.
Le Président de la République en a pris acte et désigné des intérimaires ainsi qu'il suit :
– le ministre de la Santé assurera l'intérim du ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique ;
– le ministre de l'Industrie et du Commerce, sera chargé du portefeuille du Tourisme, de la Culture et des Arts.
III- MESURES INDIVIDUELLES.
A la présidence de la République, madame Aimée Justine AZON ABOUDOU est nommée Cheffe de cabinet de la Vice-présidente de la République.
Fait à Cotonou, le 18 février 2026,
Le Secrétaire Général du Gouvernement,
Edouard OUIN-OURO.
A Ouidah dans le département de l'Atlantique, l'action conjuguée des commissariats de Police de Pahou et des 2e et 4e arrondissements a permis d'appréhender ce mardi 17 février 2026, une vingtaine d'individus pour détention, usage et consommation de produits psychotropes.
Dans le cadre de la lutte contre les stupéfiants, la Police a intensifié ses actions ce mardi 17 février 2026 à Ouidah. Une vingtaine d'individus ont été interpellé à Pahou et dans le centre-ville.
A Pahou, une série d'opérations dans les villages Adjarra-Adovié, bazounkpa et Hèvié-Liclan a permis aux forces de sécurité d'interpeller 18 individus en possession de produits psychotropes.
Au centre-ville de Ouidah, les éléments des commissariats du 2e et du 4e arrondissement selon une source policière, ont uni leurs forces pour traquer les trafiquants et consommateurs de chanvre indien. Plus tôt dans la même journée du mardi, 02 individus ont été interpellés au quartier Gbéto sud dans une maison transformée en ghetto pour détention, usage et commercialisation de produits psychotropes.
Les personnes arrêtées dans le cadre de ces opérations répondront bientôt de leurs actes devant la justice.
F. A. A.
Les éléments du commissariat frontalier de Police de Madjatom, dans la commune de Ouaké ont interpellé ce mardi 17 février 2026, un orpailleur avec 8 boules de chanvre indien.
Dans le cadre de ses opérations de lutte contre les trafics illicites, le commissariat frontalier de Madjatom dans la commune de Ouaké, département de la Donga, a procédé à la mise en place d'un dispositif de fouille. Ceci a permis d'interpeller ce mardi 17 février 2026, un orpailleur en possession de 8 boules de chanvre indien.
Au guidon d'une moto de marque Baja, le mis en cause selon une source policière, demeure à Perma. Il transportait au moment de son interpellation, 8 grosses boules de chanvre indien emballées dans des bandes adhésives de couleur jaune et un échantillon dans une petite sacoche.
Placé en garde à vue, il sera mis à la disposition de l'Office central de répression des trafics illicites des drogues et précurseurs (OCERTID) pour la suite de la procédure judiciaire.
F. A. A.
Deux des quatre membres du gouvernement élus députés au titre de la 10e législature conservent encore leurs fonctions ministérielles.
A l'issue des élections législatives, Abdoulaye Bio Tchané, ministre d'État chargé de la Coordination de l'action gouvernementale, Assouman Alimatou Shadiya, ministre de l'Industrie et du Commerce, Yayi Eléonore, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, ainsi que Jean-Michel Abimbola, ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, ont été installés comme députés.
Conformément aux principes de séparation des pouvoirs, les fonctions de ministre et de député sont incompatibles. La législation béninoise accorde un délai strict de trente (30) jours aux intéressés pour se conformer aux règles d'incompatibilité et opérer un choix entre les deux fonctions.
A la date de ce mercredi 18 février, deux ministres ont officiellement décidé de siéger au Parlement. La ministre de l'Enseignement supérieur, Yayi Eléonore, et le ministre du Tourisme, Jean-Michel Abimbola, ont informé le Chef de l'État de leur volonté de rejoindre l'Assemblée nationale « en se conformant ainsi aux prescriptions légales ». Le ministre de la Santé assurera l'intérim du ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et le ministre de l'Industrie et du Commerce, sera chargé du portefeuille du Tourisme, de la Culture et des Arts.
Abdoulaye Bio Tchané et Assouma Alimatou Shadya demeurent donc membres du gouvernement.
L'Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) du Bénin a exclu la société « SAINTE MAIN DE DIEU » de la commande publique pour une durée de 02 ans, à compter du 10 février et la gérante pour 05 ans. La décision a été prise le 22 janvier 2026.
Pour production de fausses pièces dans son offre dans le cadre de l'appel d'offres n°019/25/SONEB/DG/PRMP/DAAG/SPMP du 18 août 2025, relatif à l'entretien et au nettoyage des sites de la Société Nationale des Eaux du Bénin (SONEB), la société des marchés publics pour une durée de 2 ans à compter du 10 février 2026.
La gérante de « SAINTE MAIN DE DIEU », Madame DICKINSON Isabelle Akouavi, a admis ne pas avoir vérifié l'authenticité des documents soumis. Ces pièces, notamment des attestations de travail et des certificats de bonne fin d'exécution, ont été jugées non authentiques par l'ARMP.
La société a également reconnu avoir confié le montage de son dossier à un prestataire externe, sans contrôle préalable.
Madame DICKINSON Isabelle Akouavi a été sanctionnée par une interdiction de soumissionner pour une durée de 05 ans, à compter du 10 février 2026.
M. M.
La société « NYUMBA SARL » a été exclue de la commande publique pour une durée de deux (02) ans par l'Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP). C'est par décision en date du 22 janvier 2026.
Pour de fausses pièces produites dans son offre dans le cadre de l'appel d'offres n°019/25/SONEB/DG/PRMP/DAAG/SPMP du 18 août 2025, relatif à l'entretien et au nettoyage des sites de la Société Nationale des Eaux du Bénin (SONEB), la société « NYUMBA SARL » a été exclue des marchés publics pour une durée de 2 ans à compter du 10 février 2026.
Lors des auditions, la gérante de « NYUMBA SARL », Mme ZIME Ganiatou, a reconnu ne pas avoir vérifié l'authenticité des documents soumis. Ces pièces, notamment des attestations de travail et des certificats de bonne fin d'exécution, ont été jugées non conformes par l'ARMP.
La société a également admis avoir manqué de rigueur dans le contrôle interne de ses dossiers.
En conséquence, Madame ZIME Ganiatou a été exclue de la commande publique pour une durée de 05 ans à compter du 10 février 2026.
L'ARMP a rappelé que la négligence dans la vérification des documents constitue une violation des dispositions du code des marchés publics et nuit à l'intégrité des procédures.
M. M.
L'Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP), a prononcé, le 12 février 2026, l'exclusion des marchés publics en République du Bénin, l'établissement DELALIE PE pour 2 ans et sa gérante pour une durée de 5 ans.
Dans sa décision n°2026-014, le Conseil de Régulation de l'ARMP a établi le caractère non-authentique des attestations de bonne fin d'exécution et des contrats produits par « DELALIE PE ». Ces documents avaient été soumis dans le cadre de la procédure de passation de la Demande de Renseignements et de Prix n°024/MJL/PRMP/SP-PRMP du 9 octobre 2025, portant sur l'achat de pièces de rechange pour la réparation de matériels tels que des ascenseurs, groupes électrogènes, climatiseurs et équipements informatiques.
L'affaire a débuté par une dénonciation de la Personne Responsable des Marchés Publics (PRMP) du Ministère de la justice et de la législation, qui a transmis à l'ARMP des pièces suspectes et un mémoire mettant en lumière des présomptions de fraude. Après une enquête approfondie, l'ARMP a confirmé que les documents fournis par « DELALIE PE » étaient falsifiés.
Lors de son audition, la PRMP du Ministère du Travail et de la Fonction Publique a également confirmé que les attestations de bonne fin d'exécution et les contrats produits par l'entreprise étaient non authentiques.
Face à ces irrégularités, l'ARMP a ordonné le rejet de l'offre de « DELALIE PE » et la poursuite de la procédure de passation de marché.
En application des articles 122 et 123 de la loi n°2020-26 portant code des marchés publics, l'entreprise a été exclue de la commande publique pour une durée de deux ans, du 19 février 2026 au 18 février 2028.
Madame PADONOU Eudoxie, promotrice de l'établissement, a quant à elle été sanctionnée par une exclusion de cinq ans, jusqu'au 18 février 2031.
M. M.
L'Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) du Bénin a exclu la société « URBANI TP » de la commande publique pour une durée de 2 ans à compter du 10 février 2026, suite à la découverte de fausses pièces dans son offre. Cette décision fait suite à l'appel d'offres n°019/25/SONEB/DG/PRMP/DAAG/SPMP du 18 août 2025, relatif à l'entretien et au nettoyage des sites de la Société Nationale des Eaux du Bénin (SONEB).
Auditionnée suite à des présomptions, l'entreprise « URBANI TP » a admis avoir produit des documents falsifiés, notamment des attestations de travail et des certificats de bonne fin d'exécution dans le cadre de l'appel d'offres relatif à l'entretien et au nettoyage des sites de la Société Nationale des Eaux du Bénin (SONEB).
« URBANI TP » a également reconnu ne pas avoir respecté les dispositions de l'article 64 du code des marchés publics, qui impose la vérification de l'authenticité des documents soumis.
L'Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) a, dans une décision rendue le 22 janvier 2026, prononcé l'exclusion de la société « URBANI TP » de la commande publique en République du Bénin, pour une durée de 2 ans, à compter du 10 février 2026 au 09 février 2028.
Madame PADONOU Mahuéna Carolle, gérante de la société, a été exclue pour une durée de 7 ans, à compter du 10 février 2026 au 09 février 2033.
M. M.
Le chef de l'Etat Patrice Talon et les membres de son gouvernement ont tenu ce mercredi 18 février 2026, la session ordinaire du Conseil des ministres. Trois décrets ont été adoptés au cours des travaux.
Au chapitre des mesures normatives, le gouvernement a adopté trois décrets ce mercredi 18 février 2026 en Conseil des ministres. Il s'agit des décrets portant :
– création de l'Agence nationale de lutte contre la malaria et les moustiques.
– modification de l'article 10 des statuts du Bureau béninois du Droit d'auteur et des Droits voisins (BUBEDRA) ;
– déclassement d'une portion du domaine public maritime dans le cadre de l'aménagement de la Route des pêches ; et le décret
– fixant les conditions de circulation des véhicules de transport et de préservation du patrimoine routier national en République du Bénin.
Dans le cadre de son troisième Plan de développement communal (PDC), la mairie de Cotonou a initié un vaste projet de construction de toilettes publiques sur la période 2024-2028. L'initiative vise à améliorer le cadre de vie de la population et lutter contre le phénomène de miction et de défécation à l'air libre.
La municipalité de Cotonou veut améliorer durablement l'hygiène publique et renforcer l'attractivité des espaces urbains. Un vaste programme de construction de toilettes publiques sera bientôt mis en œuvre. Au total, 118 blocs de toilettes répartis sur l'ensemble des 13 arrondissements de Cotonou seront réalisés afin de préserver l'environnement et offrir un cadre de vie sain, moderne et meilleur aux habitants. L'installation de ces infrastructures à des endroits stratégiques permettra également d'offrir un minimum de confort aux citoyens en déplacement afin de répondre à leurs besoins de manière hygiénique et respectueuse des normes environnementales. Pour Bonaventure Loko, chargé de projet à la direction des opérations de la Société immobilière et d'aménagement urbain (SImAU), mandataire du projet, il s'agit de « créer des équipements sanitaires ultra modernes ».
A travers ce projet, le Bénin et la ville de Cotonou en particulier initie quelque « chose de remarquable » jamais réalisé dans la sous-région. L'objectif visé à l'en croire, est de créer des équipements sanitaires modernes qui permettent de répondre aux enjeux de salubrité urbaine et de santé publique. « C'est un projet multi sites ; et donc, un concept architectural de base identique », a-t-il confié avant d'évoquer les principales composantes.
Les principales composantes
Le modèle de toilettes publiques en phase de réalisation à Cotonou, est composé d'un bloc de toilettes pour homme et d'un bloc de toilettes pour femme. Des toilettes PMR (Personnes à mobilité réduite), sont également prévues pour les handicapés. A ces équipements s'ajoutent des équipements complémentaires de type douche composé entre autres d'urinoirs, de lavabos et des locaux de gestion et entretien, a expliqué Bonaventure Loko.
Le projet de construction de toilettes publiques s'inscrit dans le cadre de la loi sur l'hygiène publique au Bénin. Cette loi interdit entre autres, la défécation et la miction à l'air libre. La Police républicaine, dans le cadre d'une répression, a interpellé le jeudi 11 septembre 2025, 18 personnes à Cotonou.
F. A. A.
Le gouvernement béninois a annoncé mercredi 18 février 2026, la transmission à l'Assemblée nationale, pour autorisation de ratification, de l'Accord instituant la Facilité africaine de Soutien juridique.
La Facilité africaine de Soutien juridique a été créée au lendemain des crises de la dette survenues au cours des années 1980-1990. « Celles-ci ont mis en évidence les faiblesses juridiques et techniques des Etats africains dans la résolution des litiges commerciaux ruineux avec les créanciers privés », informe le Conseil des ministres.
D'une part, souligne la source, elle opère comme une organisation internationale qui fournit des conseils juridiques et une assistance technique aux pays africains dans le cadre de la négociation de transactions commerciales complexes, de litiges avec les créanciers et du renforcement des capacités des gouvernements africains.
D'autre part, elle développe et propose des ressources et publications connexes axées sur le savoir avec pour objectif de promouvoir des accords équitables, bancables et durables qui apportent de la valeur ajoutée tout en protégeant leurs droits souverains. En adhérant à cet accord, le Bénin pourra participer à sa gouvernance, bénéficier de l'accès préférentiel aux services et aux bases de données de connaissances de l'institution puis recourir à ses panels spécialisés.
En détention préventive depuis plusieurs semaines, un homme a comparu le lundi 16 février 2026 devant la CRIET pour escroquerie via internet. Il est notamment reproché à ce prévenu d'avoir volé lors d'un accident le téléphone d'un homme décédé pour arnaquer les proches de la victime. Le présumé risque une lourde peine de prison ferme, selon les réquisitions du ministère public.
Une affaire de cybercriminalité oppose la sœur d'un homme décédé dans un violent accident de la circulation à un présumé gayman. C'est l'un des dossiers sur lesquels les juges de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) se sont penchés lors de l'audience du lundi 16 février 2026. Au cœur du dossier, un prévenu d'une trentaine d'années poursuivi par le parquet spécial pour des faits d'escroquerie via internet. La plaignante est en effet la sœur de la victime décédée.
Selon la déposition de la plaignante, le prévenu a volé le téléphone de son frère décédé au cours d'un accident de la route et a utilisé l'appareil pour contacter la famille et leur a annoncé la mauvaise nouvelle du décès. Mais au-delà de voler le téléphone, la plaignante apprend également que le présumé cybercriminel utilisait le téléphone pour contacter les proches du défunt afin de leur demander de l'argent en son nom.
Dans sa volonté de se faire passer pour l'homme décédé, le prévenu a aussi pris contact avec le réseau MTN afin de modifier le mot de passe et de vider son compte mobile money. La sœur de l'avocat a confié avoir subi des dommages liés aux agissements du présumé gayman. Son avocat a réclamé un million FCFA à titre de dommages-intérêts.
Le ministère public représenté par le premier substitut du procureur spécial près la CRIET a souligné le caractère inhumain des actes posés par le prévenu. Il a donc demandé à la Cour de le retenir dans les liens de prévention des faits d'escroquerie via internet. Le parquet spécial près la CRIET a requis sept (07) ans ferme de prison contre le prévenu au regard de la gravité des faits. Il a également demandé à la Cour de réserver les intérêts civils.
L'avocat du présumé gayman a plaidé pour la relaxe au bénéfice du doute de son client. Le verdict du procès est renvoyé au mois d'avril 2026, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.
Le Conseil des Ministres a autorisé la contractualisation avec un bureau de contrôle technique dans le cadre du projet de construction de nouveaux bureaux au profit de la Direction générale des Impôts (DGI).
La mission du Bureau de contrôle du projet de construction de nouveaux bureaux au profit de la Direction générale des Impôts (DGI), vise à garantir le respect des normes de construction et de sécurité applicables aux bâtiments recevant du public.
Selon le conseil des ministres du 18 février 2026, le cabinet retenu aura notamment pour tâche d'auditer la solidité de l'ouvrage, de formuler les préconisations nécessaires avant le démarrage des travaux, de vérifier les installations électriques avant mise sous tension, d'évaluer le fonctionnement des dispositifs techniques, ainsi que l'accessibilité des infrastructures aux personnes à mobilité réduite.
Le gouvernement a donné son accord pour la formalisation diligente du marché avec le cabinet sélectionné, ouvrant ainsi la voie au lancement effectif des travaux.
M. M.
Le gouvernement a autorisé ce mercredi 18 février 2026 en Conseil des ministres, la réalisation de missions de contrôle technique et d'étude d'impact environnemental et social du projet de construction du Ressort urbain et balnéaire de AVLO, à Grand-Popo.
Promouvoir une offre balnéaire haut de gamme, développée selon une approche résolument orientée vers l'écotourisme. C'est l'objectif du projet de construction du Resort urbain et balnéaire d'Avlo, à Grand-Popo.
Afin de garantir la qualité et la durabilité des ouvrages projetés, le gouvernement a jugé nécessaire d'engager, en complément des études architecturales et techniques déjà en cours, une étude d'impact environnemental et social. Cette démarche permettra d'évaluer les effets potentiels du projet sur l'écosystème côtier ainsi que sur les communautés riveraines.
Réuni en Conseil des ministres ce mercredi 18 février 2026, le gouvernement béninois a acté la création de l'Agence nationale de lutte contre la malaria et les moustiques.
Pour favoriser l'efficacité de son action contre la malaria et les moustiques, le Bénin se dote d'un nouvel instrument présenté comme « spécialisé, souple, autonome et réactif ».
L'Agence nationale de lutte contre la malaria et les moustiques a été créée à l'issue du conseil des ministres de ce mercredi 18 février 2026. « En dépit des efforts soutenus, la malaria reste l'une des premières causes de morbidité et de mortalité, particulièrement chez les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes », souligne le Conseil.
L'Agence est « chargée de conduire une lutte coordonnée, innovante et intégrée » contre la malaria et les moustiques vecteurs.
La nouvelle agence aura notamment pour missions de « concevoir, mettre en œuvre et évaluer des programmes de démoustication ; renforcer les actions de prévention et la lutte contre la malaria ; réduire l'incidence et la mortalité liées aux maladies transmises par les moustiques ».
Elle devra aussi promouvoir la recherche et l'innovation en matière de lutte antivectorielle, sensibiliser les populations aux comportements préventifs et aux traitements curatifs, et appuyer les collectivités locales dans la gestion des nuisances.
L'agence devra également collaborer avec des partenaires nationaux et internationaux, publics comme privés, afin d'amplifier l'impact des actions sur le terrain.
M. M.
Réuni en Conseil des ministres ce mercredi 18 février 2026, le gouvernement a procédé à une nomination à la Présidence de la République.
Nomination en Conseil des ministres ce mercredi. Aimée Justine Azon Aboudou est nommée Cheffe de cabinet de la Vice-présidente de la République. La cheffe de cabine a occupé des postes au ministère de la décentralisation et de la gouvernance Locale, plus précisément à la Direction Générale des Collectivités Locales et aussi au ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération en tant que directrice adjointe de la Planification, de l'Administration et des Finances.
Le Conseil des ministres s'est réuni ce mercredi 18 février 2026, sous la présidence du Chef de l'Etat Patrice Talon. Plusieurs grandes décisions ont été prises au cours de cette séance hebdomadaire.
Deux (2) membres du gouvernement béninois ont décidé de tourner la page de l'Exécutif après leur élection à l'Assemblée nationale au terme des dernières législatives.
« Faisant suite à leur élection comme députés au titre de la dixième législature, les ministres de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, puis du Tourisme, de la Culture et des Arts, ont exprimé au Chef de l'Etat, leur volonté de siéger à l'Assemblée nationale, en se conformant ainsi aux prescriptions légales », informe le Conseil des ministres. Leur départ du gouvernement ouvre ainsi une nouvelle phase dans leur parcours politique.
L'intérim des portefeuilles concernés sera assuré par d'autres ministres. Le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, cumulera les fonctions de la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
La ministre de l'Industrie et du Commerce, Assouma Alimatou Shadiya, prend en charge le portefeuille du Tourisme, de la Culture et des Arts, resté plusieurs années sous la responsabilité de Jean-Michel Abimbola.
Avec leur entrée à l'Assemblée nationale, Jean-Michel Abimbola et Yayi Éléonore rejoignent désormais l'arène parlementaire, où ils auront à contribuer aux débats législatifs et au contrôle de l'action gouvernementale.
Le 6 février 2026, la Russie a recommandé à ses ressortissants de différer tout déplacement non essentiel vers le Bénin, invoquant des préoccupations sécuritaires. Derrière cette formulation apparemment consulaire se dessine un signal diplomatique plus large, dans une Afrique de l'Ouest où les rapports d'influence se redéfinissent autant par les discours que par les faits. À travers cette prise de position, se joue une bataille plus subtile : celle de la perception et du récit sécuritaire.
Une alerte qui interroge
Les recommandations de voyage sont en apparence des instruments techniques destinés à protéger les citoyens à l'étranger. En réalité, elles traduisent aussi une lecture politique d'un contexte régional.Dans le cas du Bénin, la décision russe a suscité l'attention car elle tranche avec les analyses d'autres partenaires internationaux, qui concentrent généralement leurs avertissements sur les zones frontalières du nord, exposées aux incursions jihadistes venues du Sahel, sans remettre en cause la stabilité globale du pays.Cette divergence soulève une question simple : s'agit-il d'une évaluation sécuritaire stricte ou d'un message diplomatique plus large ?
Le nord béninois, nouvelle ligne de front régionale
Comme plusieurs États côtiers d'Afrique de l'Ouest, le Bénin fait face à une extension progressive de la menace jihadiste depuis le Burkina Faso et le Niger. Les attaques dans les zones rurales et les espaces frontaliers ont conduit les autorités béninoises à renforcer leur dispositif militaire et à adapter leur stratégie sécuritaire. Toutefois, cette réalité demeure géographiquement circonscrite. Les centres économiques et politiques du sud — Cotonou, Porto-Novo ou Ouidah — continuent de fonctionner normalement et restent ouverts aux flux touristiques et économiques. La différence réside donc moins dans la réalité du risque que dans la manière de le raconter.
La bataille des perceptions
Dans les relations internationales contemporaines, la sécurité est aussi une affaire de narration. Dire qu'un pays est risqué, même de façon indirecte, revient à influencer son image extérieure. Pour un État comme le Bénin, qui mise sur le développement touristique, culturel et mémoriel comme levier économique, la perception internationale devient stratégique. Une recommandation négative peut peser sur les investissements, les flux touristiques ou la confiance internationale, même lorsque la situation réelle ne change pas fondamentalement. Ainsi, les avis de voyage dépassent leur fonction consulaire : ils participent à une diplomatie de l'image.
Une recomposition géopolitique en toile de fond
Cette prise de position intervient dans un contexte régional marqué par de profondes recompositions. L'Afrique de l'Ouest est aujourd'hui traversée par des dynamiques concurrentes : montée des régimes militaires au Sahel, réorientation des alliances sécuritaires, affirmation de nouvelles puissances d'influence. Depuis plusieurs années, la Russie cherche à renforcer sa présence sur le continent africain, notamment à travers des partenariats sécuritaires et une stratégie d'influence plus large. Dans cet environnement, chaque déclaration officielle prend une dimension stratégique, parfois bien au-delà de son contenu immédiat. Les messages diplomatiques deviennent alors des instruments de positionnement régional.
Sécurité, influence et communication stratégique
L'époque où la diplomatie se limitait aux échanges bilatéraux discrets semble révolue. Aujourd'hui, les États agissent aussi sur le terrain informationnel : communiqués, récits sécuritaires, communication publique.Dans ce nouveau paysage, la frontière entre précaution sécuritaire et signal politique devient plus floue. Une recommandation peut simultanément informer, protéger… et façonner une perception géopolitique.Le cas béninois en est une illustration : plus qu'un avertissement ponctuel, il révèle une compétition silencieuse pour le contrôle du récit régional.
Le Bénin face à un défi d'image
Pour Cotonou, l'enjeu est désormais double. Il s'agit, d'une part, de contenir l'expansion des menaces sécuritaires aux marges du territoire ; d'autre part, de préserver une image de stabilité dans une région en mutation. Car dans le jeu géopolitique actuel, la stabilité n'est plus seulement une réalité mesurable sur le terrain. Elle devient aussi une construction narrative, façonnée par les regards extérieurs et les intérêts des puissances en présence.
Une diplomatie des récits
Au fond, l'épisode rappelle une évolution majeure des relations internationales : la guerre des influences ne se joue plus uniquement par les armes ou les alliances, mais aussi par les mots.En Afrique de l'Ouest, où les équilibres politiques et sécuritaires sont encore en redéfinition, chaque déclaration officielle peut devenir un acte stratégique. Le Bénin, souvent présenté comme un pôle de stabilité régionale, se retrouve ainsi au cœur d'une bataille plus discrète — celle des récits qui façonnent la réalité géopolitique.