La Police républicaine a mené, le mercredi 15 juillet 2026, une opération de démantèlement de deux ghettos à Hêvié-Liclan et à Togoudo (Godomey) dans la commune d'Abomey-Calavi.
La police républicaine a interpellé 52 personnes soupçonnées de trafic, de commercialisation et de consommation de produits psychotropes. L'opération s'est déroulée dans des ghettos à Hêvié-Liclan et à Togoudo (Godomey).
Selon la Police républicaine, les perquisitions effectuées sur les deux sites ont conduit à la saisie de 285 comprimés psychotropes, d'une quantité de chanvre indien, de pipes servant à sa consommation, de numéraire, de téléphones portables ainsi que de quatre motos d'origine douteuse. Plusieurs autres objets ont également été mis sous scellés.
Les personnes interpellées seront présentées au Procureur de la République pour la suite de la procédure judiciaire.
Réunis depuis le 15 juillet 2026 à Bohicon, les députés de la Commission des finances et des échanges, accompagnés de leurs collègues des autres commissions techniques, participent à un atelier de trois jours, consacré à l'analyse du rapport d'exécution du budget de l'État au 31 mars 2026.
Les députés béninois affinent leur contrôle sur la gestion des finances publiques. C'est à travers un atelier d'appropriation et d'exploitation du rapport d'exécution du budget de l'État au 31 mars 2026. Organisée par l'Unité d'analyse, de contrôle et d'évaluation du budget de l'État (UNACEB), cette rencontre vise à fournir aux parlementaires les outils nécessaires pour mieux apprécier l'exécution du budget et renforcer leur mission de contrôle de l'action gouvernementale.
À l'ouverture des travaux, le président de l'Assemblée nationale, Joseph Fifamin Djogbénou, a rappelé que le rôle des députés est au-delà du vote de la loi de finances. Il a insisté sur la nécessité d'assurer un suivi rigoureux de l'utilisation des ressources publiques afin de garantir une dépense publique efficace et transparente.
Selon le président de la Commission des finances et des échanges, Gérard Gbenonchi, les travaux permettront d'élaborer une note technique qui servira de référence lors des débats budgétaires et des séances de contrôle du gouvernement.
L'atelier bénéficie de l'appui de la Cour des comptes et de la GIZ. Au cours de la première journée, les participants ont notamment examiné la situation économique du pays au premier trimestre 2026, les opérations budgétaires et de trésorerie ainsi que le niveau d'exécution des politiques publiques. Les travaux s'achèvent vendredi 17 juillet 2026.
La Résidence de France à Cotonou a accueilli, le 14 juillet 2026, la célébration de la fête nationale française. L'événement a réuni de nombreuses personnalités béninoises, des membres du corps diplomatique, de la communauté française et des amis de la France.
L'ambassadrice de France au Bénin, Nadège Chouat, a accueilli ses invités dans une ambiance conviviale et festive. Cette célébration a été l'occasion de mettre en lumière la solidité des relations entre le Bénin et la France ainsi que le dynamisme du partenariat qui unit les deux pays.
La cérémonie a également été marquée par la présence d'une délégation officielle béninoise conduite par Franck Armel Afoukou, Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, témoignant de l'importance accordée à cette célébration et à la coopération bilatérale.
Dans un message publié à l'issue de l'événement, l'ambassade de France a exprimé sa gratitude envers l'ensemble des invités, tout en adressant des remerciements particuliers aux partenaires et sponsors dont le soutien a contribué à la réussite de cette réception.
Au-delà de son caractère commémoratif, cette célébration du 14 juillet a offert un cadre d'échanges entre autorités, diplomates, partenaires institutionnels et acteurs de la coopération, illustrant une nouvelle fois les liens d'amitié et de collaboration entre le Bénin et la France.
La ville de Porto-Novo s'apprête à vibrer au rythme des traditions et du patrimoine culturel à l'occasion de l'édition 2026 du Festival des Masques. Prévu les 25 et 26 juillet 2026, l'événement promet deux journées d'immersion au cœur des arts, des cultures et des pratiques ancestrales qui font la richesse du Bénin et de l'Afrique.
La capitale béninoise accueillera une série d'activités destinées au grand public les 25 et 26 juillet 2026. Les festivaliers pourront profiter des animations organisées sur les différentes places de la ville, visiter le Village du Festival, participer à un colloque scientifique consacré aux masques et au patrimoine et assister à des concerts en plein air.
Le moment le plus attendu de cette édition sera la Grande Procession des Masques, véritable point d'orgue du festival. Ce défilé réunira des masques emblématiques du Bénin, aux côtés de délégations venues de plusieurs pays africains, offrant ainsi un spectacle haut en couleurs qui célèbre la diversité des traditions du continent.
Le projet de construction de 50.000 logements sociaux destinés à accompagner le développement de la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ) franchit une nouvelle étape. Les travaux de viabilisation primaire du site ont officiellement démarré, avec l'installation de la base de l'entreprise chargée de l'exécution des travaux.
Cette première phase concerne le Lot 1, correspondant à la Zone 1 du projet. Elle comprend la réalisation des infrastructures nécessaires à un ensemble composé de 11 bâtiments de typologie A, 3 bâtiments de typologie B, 11 abris à vélos et une laverie. Ces travaux constituent le socle indispensable avant l'édification des logements.
Le projet est porté par le ministère du Cadre de vie et des Transports, en charge du Développement durable, avec la Société Immobilière et d'Aménagement Urbain (SImAU) comme maître d'ouvrage délégué. La maîtrise d'œuvre est assurée par le groupement ECCO-GC / BAOBAB / GIC-MALI, tandis que l'exécution des travaux a été confiée à FADIL SA. Les travaux, financés sur le budget national, sont prévus pour une durée de 16 mois.
À terme, le programme prévoit la réalisation de 50.000 logements sociaux en immeubles collectifs de type R+3 à R+4, destinés principalement aux employés et ouvriers de la Zone industrielle de Glo-Djigbé. Le projet intégrera également un centre commercial ouvert au grand public afin de répondre aux besoins des futurs résidents.
Positionné sur une gamme de logements sociaux, le programme s'inspire du niveau de prestations des logements militaires développés par la SImAU à Allada et à Ouidah. Il privilégie des surfaces habitables compactes et fonctionnelles afin de maîtriser les coûts de construction tout en garantissant un cadre de vie adapté aux ménages.
Dans sa première phase, le chantier est réparti en 46 bâtiments totalisant 2.920 logements, selon trois typologies.
Le Lot 1 comprend la Zone 1 avec 11 bâtiments de typologie A, 3 bâtiments de typologie B, 11 abris à vélos et une laverie.
Le Lot 2, correspondant à la Zone 2, prévoit 13 bâtiments de typologie A, 2 bâtiments de typologie B, 1 bâtiment de typologie C, 6 abris à vélos et une laverie.
Le Lot 3, qui couvre la Zone 3, comprend 7 bâtiments de typologie A, 4 bâtiments de typologie B, 5 bâtiments de typologie C, 4 abris à vélos, une laverie et un poste de sécurité.
Le lancement des travaux de viabilisation marque ainsi le démarrage concret de ce vaste programme immobilier, appelé à accompagner la montée en puissance de la GDIZ en offrant une solution de logement adaptée aux milliers de travailleurs du pôle industriel.
Au Bénin, les flux financiers illicites empruntent désormais des canaux numériques, des terminaux de paiement électronique et des montages de plus en plus sophistiqués, selon le rapport annuel 2025 de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF).
De nouvelles formes de blanchiment de capitaux se développent au Bénin. « L'analyse des typologies met en évidence une prédominance des infractions liées à l'escroquerie et à la cybercriminalité (35,2 %), suivies de la fraude fiscale (23,3 %), traduisant une mutation des risques vers des formes plus technologiques et transnationales », selon le rapport annuel 2025 de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF).
Cette évolution est également illustrée par « l'émergence de nouveaux schémas de blanchiment, notamment via les terminaux de paiement électronique (TPE) et les instruments financiers digitaux », souligne le rapport.
En 2025, la CENTIF a reçu 529 déclarations d'opérations suspectes (DOS), contre 510 un an plus tôt et 443 en 2023, confirmant une progression continue des signalements.
Parmi les infractions à l'origine des soupçons, l'escroquerie et la cybercriminalité arrivent largement en tête avec 186 dossiers, soit plus d'un tiers des déclarations. Elles devancent la fraude fiscale (123 dossiers), les infractions liées aux jeux de hasard et aux usages d'espèces d'origine douteuse (99), puis les faits de corruption, de fraude et d'abus de biens sociaux (76).
Le rapport montre également que les personnes physiques représentent 85,8 % des cas signalés.
Les personnes morales concentrent près de 83 % de la valeur financière des opérations suspectes, signe que les montants les plus importants transitent souvent par des entreprises ou des structures juridiques.
Face à cette évolution, les banques demeurent les premiers sentinelles du système. Elles ont transmis 449 déclarations d'opérations suspectes, soit près de 85 % de l'ensemble des signalements enregistrés en 2025.
Les établissements de monnaie électronique, les systèmes financiers décentralisés, les compagnies d'assurance, les notaires et les acteurs des jeux complètent le dispositif déclaratif.
La CENTIF observe toutefois que la qualité des déclarations reste perfectible. Près d'un quart (25,3 %) des déclarations reçues sont jugées de mauvaise qualité, un facteur qui ralentit les investigations et complique l'exploitation du renseignement financier.
Riposte face au crime financier
Pour répondre à des circuits criminels de plus en plus complexes, l'institution a renforcé ses capacités d'analyse. Elle s'est notamment interconnectée avec plusieurs bases de données nationales, dont celles de l'ANIP, de l'APIEx et de la Direction générale des impôts, afin de recouper plus rapidement les informations.
En 2025, la Cellule a produit 154 notes de renseignement financier et transmis sept rapports d'enquête à la Cour de Répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Elle a également exercé son droit d'opposition sur cinq opérations suspectes, permettant le gel provisoire de 1,16 milliard de FCFA.
Le rapport souligne que les efforts devront porter sur « l'amélioration de l'efficacité opérationnelle du dispositif, l'optimisation de l'exploitation du renseignement financier et la consolidation des résultats en matière d'enquêtes, de poursuites et de confiscation des avoirs ».
M. M.
L'international béninois David Kiki ouvre un nouveau chapitre de sa carrière. Le latéral gauche s'est officiellement engagé avec le FC Voluntari, club du championnat roumain, à l'approche de la nouvelle saison.
Dans un communiqué, le club a annoncé avoir trouvé un accord avec le défenseur béninois, saluant l'arrivée d'un joueur expérimenté ayant évolué dans plusieurs championnats européens.
Avant de rejoindre le FC Voluntari, David Kiki a porté les couleurs de plusieurs clubs en France, en Bulgarie et en Roumanie, notamment le Stade Brestois, Red Star, Montana, Arda Kardzhali, Farul Constanța et FCSB.
Le défenseur de 31 ans possède également un palmarès bien fourni en Roumanie. Il est double champion de Roumanie, après avoir remporté le titre avec Farul Constanța lors de la saison 2022-2023, puis avec FCSB en 2024-2025.
Sur le plan international, David Kiki demeure l'un des cadres des Guépards du Bénin. Il totalise plus de 50 sélections sous le maillot de l'équipe nationale et continue de mettre son expérience au service de la sélection béninoise.
En accueillant le défenseur béninois, le FC Voluntari mise sur un joueur rompu aux exigences du haut niveau pour renforcer son couloir gauche avant le coup d'envoi de la nouvelle saison. Le club a souhaité la bienvenue à David Kiki et lui a adressé ses vœux de réussite sous ses nouvelles couleurs.
529 opérations financières suspectes ont été enregistrées en 2025 au Bénin, selon le rapport annuel d'activités 2025 de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF).
La Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) indique avoir reçu 529 Déclarations d'opérations suspectes (DOS) en 2025, contre 510 un an plus tôt et 443 en 2023.
« La tendance récente est haussière, traduisant un renforcement de l'activité déclarative », souligne le rapport annuel d'activités 2025 de la CENTIF.
Cette évolution est essentiellement portée par les déclarations liées au blanchiment de capitaux, qui demeurent largement majoritaires.
449 des déclarations, soit près de 85 % de l'ensemble des signalements reçus en 2025 proviennent du secteur bancaire.
Les établissements de monnaie électronique suivent avec 26 déclarations, devant les Systèmes financiers décentralisés (21), les établissements et professions non financières désignées, ainsi que les compagnies d'assurance.
La CENTIF observe une montée des infractions économiques et financières les plus sophistiquées. L'escroquerie et la cybercriminalité arrivent en tête avec 186 dossiers, représentant plus du tiers des déclarations reçues. Elles devancent la fraude fiscale (123 cas), tandis que les faits de corruption, fraude et abus de biens sociaux atteignent 76 signalements.
Les déclarations liées au financement du terrorisme connaissent une hausse avec 11 cas recensés en 2025, contre aucune en 2023 et 2024. La Cellule estime que cette progression pourrait refléter « une meilleure prise en compte de ce risque spécifique, notamment à la suite des actions de sensibilisation et du renforcement du cadre réglementaire ».
Les signalements ne restent pas au stade de simples alertes. En 2025, la CENTIF a exercé son droit d'opposition sur cinq opérations suspectes, bloquant provisoirement des transactions portant sur 1,16 milliard de FCFA.
« Les fonds ayant fait l'objet d'une opposition représentent un enjeu financier significatif », relève le rapport, qui précise que ces décisions reposent sur « des indices sérieux de blanchiment de capitaux » et s'inscrivent dans une approche fondée sur les risques.
L'exploitation des déclarations a également alimenté le travail de renseignement financier. La CENTIF indique avoir produit 154 notes de renseignement financier en 2025, soit une hausse de 27 % par rapport à l'année précédente. La majorité a été transmise au Centre national d'investigations numériques (CNIN), en cohérence avec la forte présence des dossiers liés à la cybercriminalité, tandis que d'autres rapports ont été adressés à la Direction générale des impôts, à la CRIET et à plusieurs services compétents.
Pour la Cellule, ces chiffres traduisent une montée en puissance du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et les infractions sous-jacentes.
M. M.
Le Bénin a entamé des démarches en vue de récupérer trente-cinq (35) autres biens culturels ainsi que des archives conservés dans les collections publiques françaises.
Après le retour historique de plusieurs biens culturels majeurs, le Bénin franchit une nouvelle étape dans sa politique de restitution du patrimoine culturel. Les autorités béninoises sollicitent désormais, la restitution de trente-cinq (35) autres biens culturels, ainsi que des archives conservés dans les collections publiques françaises.
Selon le ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine, Yassine Latoundji, cette requête a reçu un accueil favorable de la partie française, qui a accepté le principe de la mise en place d'une commission scientifique conjointe chargée d'examiner les demandes de restitution.
Cette nouvelle initiative, informe le ministre, s'inscrit dans une politique culturelle engagée depuis une décennie. Il souligne que le Bénin a profondément transformé sa stratégie de préservation et de valorisation de son patrimoine en modernisant son cadre juridique, en lançant la construction de musées répondant aux standards internationaux, en restaurant plusieurs sites et monuments historiques, en renforçant les institutions patrimoniales et en développant une diplomatie culturelle désormais reconnue sur le continent africain.
Ces efforts ont déjà permis d'obtenir des résultats majeurs. En novembre 2021, la France a restitué au Bénin les 26 trésors royaux d'Abomey, emportés lors de la conquête coloniale. Plus récemment, en mai 2025, la République de Finlande a restitué le Kataklè, siège royal cérémoniel du royaume du Danxomè.
Pour Yassine Latoundji, ces restitutions dépassent le cadre de simples succès diplomatiques. Elles illustrent la capacité des États à construire une coopération fondée sur la confiance, le respect mutuel et la rigueur scientifique afin de réparer les blessures de l'histoire.
Installés ce mardi 14 juillet dans leurs fonctions, les membres du Comité scientifique national de restitution des biens culturels sont chargés d'accompagner la mise en place de la commission scientifique conjointe franco-béninoise, consolider le dossier national relatif aux trente-cinq (35) biens culturels sollicités, et contribuer à l'élaboration des avis qui éclaireront les futures décisions de restitution.
Les résultats des semestres 3 et 4 du département de Lettres modernes de l'Université de Parakou (UP) suscitent de nombreuses réactions. Sur toute la promotion de deuxième année, une seule étudiante a validé les 12 unités d'enseignement lui permettant d'accéder directement en Licence 3.
Echec cuisant des étudiants de Lettres modernes à l'Université de Parakou. Au terme des résultats des semestres 3 et 4, seule une étudiante a été déclarée admise. Elle a pu valider les 12 unités d'enseignement lui permettant de passer en Licence 3.
Ce résultat lamentable a été également enregistré dans plusieurs autres filières. En Didactique par exemple, un seul étudiant est admis à la session normale sur plus de 1 000 inscrits. La majorité des étudiants devra donc passer la session de rattrapage.
Cette contre-performance des étudiants selon le résident de la Fédération nationale des étudiants de l'Université de Parakou (FNEUP), Rachid Mora Chabi, s'explique à la fois par le faible taux de fréquentation des cours et par la nécessité d'une réflexion sur les méthodes d'évaluation. Il a appelé les étudiants ainsi que les responsables pédagogiques à tirer les leçons de cette session afin d'améliorer les performances académiques.
F. A. A.
Réunis en séance plénière ce mardi 14 juillet 2026, les députés de l'Assemblée nationale ont adopté à l'unanimité des présents et représentés la loi n°2026-16 portant Code des forêts et de la faune en République du Bénin. Le texte, voté sous la présidence du Professeur Joseph Fifamin Djogbénou, remplace la loi n°93-009 du 2 juillet 1993 portant régime des forêts.
La loi n°2026-16 portant Code des forêts et de la faune en République du Bénin comprend 318 articles répartis en 31 chapitres et huit titres. Il encadre notamment les dispositions générales, les principes de gouvernance du secteur forestier, les régimes des forêts et de la faune, l'accès et le partage des avantages liés à l'exploitation de la biodiversité, les sanctions pénales ainsi que les dispositions transitoires et finales.
Cette réforme vise à doter le pays d'un cadre juridique moderne, conforme aux engagements internationaux du Bénin en matière de protection de l'environnement. Le nouveau Code introduit plusieurs innovations majeures.
Les députés ont fait part de leurs différentes préoccupations relatives à la création d'un Observatoire national chargé du suivi et de la gestion des forêts, le recours à l'intelligence artificielle pour renforcer la lutte contre l'exploitation illégale des ressources forestières et de la faune, ainsi que l'actualisation des données sur les forêts classées. Sans oublier la relocalisation des populations installées dans les espaces forestiers protégés, le renforcement de la gestion participative et décentralisée des forêts, l'intégration des pistes forestières au réseau des routes classées de l'État avec un financement dédié à leur entretien, ainsi que le développement de l'éducation citoyenne à la protection de l'environnement.
Les différentes préoccupations soulevées au cours des débats ont reçu des réponses du ministre de la Justice et de la Législation, Yvon Détchénou, et du ministre du Cadre de vie et des Travaux publics, Georges Alé.
Réunis à Cotonou les 12 et 13 juillet, les ministres des Affaires étrangères des Etats membres du Processus des Etats Africains Atlantiques (PEAA) ont adopté la Déclaration de Cotonou, un texte qui fixe les grandes orientations communes en matière de sécurité maritime, de connectivité régionale et de transition énergétique.
Les ministres des Affaires étrangères des Etats membres du Processus des Etats Africains Atlantiques (PEAA) ont adopté la Déclaration de Cotonou, un document qui fixe des priorités communes en matière de sécurité maritime, de connectivité régionale, de logistique et de transition énergétique. Les États ont également chargé le Secrétariat permanent du Processus de préparer, d'ici mars 2027, une feuille de route pour la mise en œuvre de ces engagements.
La rencontre de Cotonou intervient dans un contexte où les pays de la façade atlantique cherchent à renforcer leur coopération face aux défis sécuritaires et économiques qui pèsent sur la région. Les questions liées à la piraterie maritime, aux échanges commerciaux, à la fluidité des corridors de transport et à la transition énergétique figurent désormais parmi les priorités communes des États membres.
Au terme des travaux de cette 7ᵉ réunion ministérielle, coorganisée du 12 au 13 juillet 2026 à Cotonou par le Bénin et le Royaume du Maroc , les participants ont retenu quatre axes d'action : le renforcement de la sécurité maritime dans le golfe de Guinée, le développement de corridors logistiques verts reliant les ports atlantiques aux pays de l'hinterland, l'accélération de la digitalisation des procédures portuaires et douanières ainsi que la promotion des énergies renouvelables, notamment l'hydrogène vert.
Pour la ministre béninoise des Affaires étrangères, Corinne Amori Brunet, les décisions prises à Cotonou traduisent une vision de long terme. « La façade atlantique de l'Afrique constitue un levier majeur de stabilité, de prospérité et d'intégration pour notre continent », a-t-elle déclaré, estimant que les engagements adoptés témoignent de la volonté des États de transformer leur ambition commune en actions concrètes.
Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a insisté sur l'esprit de cette coopération en soulignant « la puissance des solutions africaines aux défis africains » et la détermination du Royaume du Maroc à accompagner cette dynamique de partenariat entre les États de l'espace atlantique.
La Déclaration de Cotonou confie au Secrétariat permanent du PEAA la responsabilité d'élaborer, avant mars 2027, une feuille de route précisant les modalités de mise en œuvre des décisions arrêtées par les États membres.
Pour le Bénin, pays hôte de cette édition, cette initiative met également en lumière le rôle stratégique du Port de Cotonou, appelé à renforcer sa position de plateforme logistique entre les pays atlantiques et les États de l'hinterland, dans un contexte où l'intégration économique régionale demeure un objectif majeur.
Lancé à Rabat en juin 2022 à l'initiative de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Processus des États Africains Atlantiques constitue un cadre permanent de concertation entre les pays riverains de l'océan Atlantique. Il entend promouvoir la paix, la sécurité, le développement durable, la connectivité et l'intégration régionale. Les participants à la réunion de Cotonou estiment que l'adoption de cette déclaration marque une nouvelle étape dans la consolidation de cette coopération.
M. M.
Au tribunal de première instance de première classe de Cotonou, le ministère public a fait ses réquisitions dans le dossier de Pierre Urbain Dangnivo, ex cadre du ministère de l'économie et des finances, disparu depuis l'an 2010 au Bénin. Le magistrat a requis une peine de 30 ans de réclusion criminelle contre Codjo Alofa, principal accusé du dossier.
Le dossier Dangnivo connait bientôt son épilogue au tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Au procès ce mercredi 15 juillet 2026, le ministère public a fait ses réquisitions. Pour le magistrat, l'ex cadre du ministère de l'économie et des finances a été victime d'un meurtre orchestré par Isidore Akon et Paul, alias « Ibo », mais Alofa leur a fourni les moyens. Il a requis à l'encontre de ce dernier, une peine de 30 ans de réclusion criminelle. Le magistrat a également demandé à la Cour de condamner le prévenu au paiement d'une amende de 150 millions de francs CFA à la partie civile.
Contre son coaccusé, Donatien Amoussou, le procureur après avoir requalifié les faits, a requis à son encontre, une peine de 60 mois de prison ferme. Pour lui, aucun élément ne le lie à la mort de Pierre Urbain Dangnivo.
F. A. A.
La Direction des Examens et Concours des Enseignements Maternel et Primaire a rendu publique la liste des 50 meilleurs candidats admis par département et par sexe à l'examen du Certificat d'Etudes Primaires (CEP), session de juin 2026. Voici la liste par ordre de mérite dans les départements de l'Ouémé, du Mono, du Littoral, des Collines, du Borgou et de l'Atacora.
Le président de la République du Tchad, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, a annoncé, mercredi 15 juillet 2026, la suppression des visas d'entrée pour tous les Africains. C'est à l'occasion du forum africain de l'eau qui se déroule à N'Djaména.
À compter du 1er janvier 2027, les ressortissants de tous les pays africains seront exemptés de visa pour entrer sur le territoire tchadien. Cette décision a été rendue publique lors de la cérémonie d'ouverture du Forum africain de l'eau à N'Djaména présidé par chef de l'État du Tchad.
En annonçant cette réforme, le Tchad réaffirme sa volonté de promouvoir la libre circulation des personnes, de rapprocher davantage les peuples africains et de renforcer la coopération avec les pays africains.
Coorganisé par la République du Tchad et le Groupe de la Banque mondiale, le Forum africain de l'eau réunit pendant deux jours plusieurs chefs d'État, des responsables d'institutions africaines et internationales, des experts ainsi que des partenaires au développement. Parmi les dirigeants présents figure le président béninois Romuald Wadagni.
Procédant à l'ouverture du forum, le Mahamat Idriss Déby Itno a invité les participants à faire de cette rencontre « un véritable passage de la vision à l'action ». Il a insisté sur la nécessité d'intensifier la coopération régionale, de promouvoir une gestion concertée des ressources en eau et de mobiliser les investissements indispensables pour garantir un accès équitable à l'eau pour tous.
Placée sous le thème « De la vision à l'action », cette rencontre continentale est consacrée aux défis liés à la gestion durable de l'eau en Afrique. Les échanges portent notamment sur l'accès universel à l'eau potable, le financement des infrastructures hydrauliques, le développement de l'irrigation, la résilience face aux changements climatiques et la coopération autour des ressources en eau transfrontalières.
L'établissement DWANIGNON SERVICES et son représentant ont été condamnés, le 25 juin 2026, au paiement de 2.108.105 FCFA, correspondant au solde d'un crédit impayé.
La Caisse du Mouvement Mutualiste Béninois (CMMB) a saisi, le 11 mai 2026, le tribunal de commerce de Cotonou, à l'encontre de l'Etablissement DWANIGNON SERVICES.
L'Etablissement, avait contracté auprès de la CMMB un prêt de 3.000.000 FCFA, assorti d'un taux d'intérêt dégressif de 1,8% par mois, remboursable en douze mensualités de 366.055 FCFA.
Pour garantir ce financement, Armistice Carole IKO s'était portée caution personnelle et solidaire. Mais après plusieurs échéances impayées, la CMMB a indiqué que le crédit présentait un solde débiteur de 2.108.105 FCFA.
Une sommation de payer adressée au débiteur principal ainsi qu'une dénonciation de la défaillance à la caution, en novembre 2024, sont restées sans effet.
Assignés, DWANIGNON SERVICES et son représentant S. H. D. S. n'ont pas comparu devant le tribunal.
Dans son jugement rendu le 25 juin 2026, le tribunal a rappelé que « les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites et doivent être exécutées de bonne foi ».
Les juges ont relevé également que la CMMB a produit au dossier la situation du crédit ainsi que la lettre de dénonciation adressée à la caution, tandis qu'aucune preuve de paiement n'est parvenue au dossier.
Le Tribunal a condamné solidairement l'Etablissement DWANIGNON SERVICES, représenté par S. H. D. S, et A. C . I, la cautionArmistice Carole IKO à verser 2.108.105 FCFA à la Caisse du Mouvement Mutualiste Béninois (CMMB), représentant le capital restant dû.
M. M.
Un couple a été interpellé à Adjarra, dans le département de l'Ouémé, à la suite de soupçons portant sur l'origine d'un nouveau-né présenté dans un centre de santé pour une séance de vaccination. L'affaire, qui remonte au vendredi 10 juillet 2026, fait désormais l'objet d'une enquête menée par l'Office central de protection des mineurs (OCPM).
Les faits se sont déroulés au Centre de santé d'Adjarra 1, où une femme de 37 ans s'y est rendue avec un bébé de sexe féminin selon Libre Express. La sage-femme a remarqué que la nourrice ne présente aucun signe physique d'un accouchement récent.
Elle n'a pas été en mesure non plus de présenter les documents relatifs à la naissance de l'enfant. Selon ses dires, elle a accouché dans une clinique située à Lagos, au Nigeria.
Les policiers ont mené une enquête, notamment auprès du Centre hospitalier départemental de l'Ouémé (CHD-O).
Le conjoint de la suspecte, un enseignant d'anglais âgé de 43 ans en poste dans un établissement scolaire du nord du Bénin, a également été interpellé.
Présenté aux autorités judiciaires, le dossier a été confié, sur instruction du président du Tribunal de première instance de Porto-Novo, à l'Office central de protection des mineurs. Les investigations se poursuivent pour faire la lumière sur cette affaire.
Le corps sans vie d'un jeune homme a été découvert, mardi 14 juillet 2026, dans la lagune aux abords du marché de Dantokpa.
Découverte macabre dans la lagune de Cotonou. Un corps sans vie a été retrouvé par les usagers du marché Dantokpa. Il s'agit d'un individu de sexe masculin.
Les agents du Commissariat de Dantokpa ont procédé au constat. Le corps a été repêché par les services compétents.
Une enquête devrait permettre de déterminer l'identité de la victime ainsi que les causes exactes de son décès.
Deux jeunes femmes ont comparu lundi 13 juillet 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) dans une affaire liée à la diffusion de photos intimes sur les réseaux sociaux. Elles risquent deux ans de prison avec sursis.
Deux femmes se retrouvent à la Criet pour publication de photos intimes sur les réseaux sociaux. Selon BIP Radio, la relation entre les deux prévenues, s'est dégradée après que l'une d'elles a découvert une relation entre son amie et son époux. Des images intimes retrouvées dans le téléphone du conjoint sont au cœur du conflit. Les photos ont circulé sur les réseaux sociaux puisque l'amie les a partagé avec des proches.
Dans la suite de l'affaire, la jeune femme mariée a confié son téléphone à un réparateur. Ce dernier a découvert des photos intimes de sa cliente. Le technicien, proche de l'autre protagoniste, a transmis ces images à cette dernière. Elle publie ainsi à son tour les photos intime sur les réseaux sociaux. Cette succession d'événements a conduit les deux anciennes amies à porter plainte l'une contre l'autre.
À l'audience, le ministère public a requis 24 mois d'emprisonnement avec sursis contre chacune des prévenues pour harcèlement par le biais de communication électronique. L'une des accusées a nié avoir publié les images et demandé la clémence du juge. Les avocats des deux parties ont plaidé la relaxe. Le délibéré est attendu le 19 octobre 2026.
Un individu soupçonné d'être impliqué dans une vaste affaire d'escroquerie portant sur de fausses promesses de prêts et de permis de conduire subventionnés a été interpellé mercredi 8 juillet 2026, par la police républicaine à Porto-Novo.
La police met la main sur un individu recherché depuis près de quatre mois après une plainte déposée contre lui. Selon les premiers éléments de l'enquête, l'intéressé aurait approché plusieurs personnes en leur promettant l'obtention de prêts d'argent auprès d'une structure supposée spécialisée. Au total, 464 victimes, originaires notamment de Porto-Novo, Sèmè-Podji, Akpro-Missérété, Lalo et Glazoué, ont constitué des dossiers.
Une plaignante a déclaré avoir remis au suspect la somme de 4 977 400 FCFA en plusieurs tranches, destinée à faciliter l'accès aux prêts annoncés. Après avoir encaissé les fonds, il a disparu, laissant plusieurs victimes réclamer leurs droits.
Les investigations menées par les forces de l'ordre indiquent également que le mis en cause serait lié à une autre opération dénommée « Permis Vacances », au cours de laquelle des fonds auraient été collectés auprès de nombreuses personnes dans plusieurs départements du Bénin.
Les enquêtes se poursuivent afin d'identifier l'ensemble des victimes, d'évaluer le préjudice total et de situer les responsabilités dans cette affaire, informe la police républicaine.