Réunis à huis clos ce mardi 15 septembre 2026 à Cotonou, les membres du nouveau Sénat béninois ont adopté leur règlement intérieur et administratif.
Le Sénat a tenu sa réunion, mardi 15 septembre 2026. La séance présidée par Patrice Talon au siège provisoire de l'institution s'est tenue de 11 heures à environ 14h55.
Les échanges ont porté notamment sur les modalités de fonctionnement administratif et financier de l'institution. Des textes qui ont été adoptés, selon des sources proches de l'institution. Aucun détail n'a été rendu public sur le contenu des discussions.
Membres de droit, les anciens présidents Nicéphore Soglo et Boni Yayi n'ont pas participé à la session.
M. M.
LES RÉSULTATS LOTO FORTUNE SONT LÀ !
TIRAGE N°148/26
Lundi 15 septembre 2026 (18H)
56 • 29 • 33 • 43 • 03
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Une opération menée lundi 14 septembre 2026 par la Police républicaine dans la commune d'Agbangnizoun a permis de découvrir un important stock de drogues et de médicaments contrefaits dans le village de Tanta.
Un réseau présumé impliqué dans le trafic de drogue et de faux médicaments a été démantelé à Agbangnizoun, dans le département du Zou. Agissant sur la base de renseignements, les policiers ont effectué une descente, lundi 14 septembre 2026, dans plusieurs boutiques utilisées comme des lieux de stockage et de vente de produits illicites dans le village de Tanta.
Les fouilles ont notamment permis de mettre la main sur plus de 10 kilogrammes de chanvre indien, du tramadol, ainsi qu'une quantité considérable de médicaments contrefaits.
M. M.
Le commissariat de l'arrondissement de Djèrègbé a interpellé, dans la nuit du 14 au 15 septembre 2026, cinq individus soupçonnés d'appartenir à un réseau de cambrioleurs.
Surpris en flagrant délit de cambriolage, cinq individus ont été arrêtés dans la nuit du 14 au 15 septembre 2026 à Djèrègbé dans la commune de Sèmè-Podji.
Les suspects étaient en possession d'un cric, de 94 trousseaux de clés et de plusieurs tournevis, selon la Police républicaine.
Une perquisition à leurs domiciles a ensuite permis de découvrir un important lot d'objets présumés issus de cambriolages. Télévisions, caméras de surveillance, panneaux solaires, bouteilles de gaz, bijoux, groupes électrogènes et appareils électroménagers ont été saisis par la Police.
Les cinq suspects sont gardés à vue en attendant leur présentation au procureur de la République, a précisé la même source.
M. M.
Représenté au Caire par l'Université de Parakou aux 12es Jeux Africains Universitaires, le Bénin a atteint la finale de basketball masculin.
Les 12es Jeux Africains Universitaires se déroulent du 8 au 16 septembre 2026 en Egypte. Ils réunissent 2.000 athlètes autour de 18 disciplines sportives dont le baskeball et le lancer.
La formation béninoise en basketball a battu Higher Education (87-53) le 11 septembre dernier.
En demi-finale, les étudiants de Parakou ont confirmé leur ambition en dominant le Canada sur le score de 96-52, décrochant ainsi leur billet pour la finale face à la Guinée. Mais le sacre continental leur a échappé ce 15 septembre.
Le Bénin décroche le titre de vice-champion d'Afrique universitaire de basketball masculin aux 12es Jeux Universitaires Africains - Egypte 2026.
M. M.
La Loterie Nationale du Bénin vous donne les résultats du TIERCE / QUARTE/ QUINTE+ DU MARDI 15 SEPTEMBRE 2026
Arrivée de la course : 07-08-06-04-12 Tous Partants
TIERCE
Gain dans l'Ordre : 35.100 FCFA (14)
Gain dans le Désordre : 7.000 FCFA (62)
QUARTE
Gain dans l'Ordre : 108.600 FCFA (02)
Gain dans le Désordre : 6.200 FCFA (35)
QUINTE+
Gain dans l'Ordre : 429.600 FCFA (01)
Gain dans le Désordre : 14.250 FCFA (17)
Bonus : 600 FCFA (305)
PARI SIMPLE / PARI COUPLE
07 Gagnant : 2.000 FCFA (01)
07 Placé : 1.500 FCFA (01)
08 Placé : 1.500 FCFA (01)
06 Placé : 1.000 FCFA (02)
07-08 Gagnant : 15.500 FCFA (01)
07-08 Placé : 4.750 FCFA (12)
07-06 Placé : 2.250 FCFA (24)
08-06 Placé : 3.000 FCFA (18)
MASSE PARTAGÉE : 2.401.950 FCFA
MONTANT DU JACKPOT DU VENDREDI 18 SEPTEMBRE 2026 : 327.432 FCFA
MONTANT DE LA TIRELIRE DU MARDI 29 SEPTEMBRE 2026 : 1.883.280 FCFA
CAGNOTTE « 4+1 » ORDRE DU SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2026 : 476.078 FCFA
L'Etat béninois lance un appel à manifestation d'intérêt pour l'exploitation commerciale de 18 restaurants aménagés le long de la Route des Pêches.
Les candidatures sont ouvertes aux personnes physiques et morales, béninoises ou étrangères, disposant notamment d'une expérience dans la restauration, l'hôtellerie, les loisirs ou l'animation touristique. L'Etat béninois veut sélectionner des promoteurs privés pour l'exploitation commerciale de 18 restaurants aménagés le long de la Route des Pêches.
Les dossiers doivent être transmis par voie électronique au plus tard le 13 octobre 2026 à 17h30 (heure de Cotonou) à l'adresse anagem.rdp@gouv.bj.
Les candidats peuvent contacter le secrétariat de la Commission par courriel à Rdp.informations@gouv.bj ou par téléphone au 01 55 32 88 88 pour obtenir des informations.
Pour les soumissionnaires potentiels, voici les dates importantes :
- Visite des sites : Une séance d'information et une visite guidée facultative des infrastructures sont prévues les 21 et 22 septembre 2026 (rassemblement au carrefour Club des Rois à 10h).
- Résultats : La publication de la liste définitive des attributaires aura lieu le 1ᵉʳ décembre 2026, suivie de la signature des contrats d'exploitation.
LIRE L'APPEL A MANIFESTATION D'INTERÊT
Un séminaire national réunit les 15 et 16 septembre 2026 à Cotonou les leaders religieux autour de leur rôle dans la lutte contre le Blanchiment de Capitaux et le Financement du Terrorisme (LBC/FT). C'est à l'initiative du Groupe Intergouvernemental d'Action contre le Blanchiment d'Argent en Afrique de l'Ouest (GIABA) en collaboration avec la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF).
La lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ne relève plus des seuls services spécialisés. Au contact quotidien des communautés, les responsables religieux sont désormais appelés à prendre leur part dans la prévention de ces risques et dans le renforcement de la vigilance. « Vous êtes des acteurs de proximité », a lancé, mardi 15 septembre 2026, le ministre délégué chargé de l'Intérieur et de la Sécurité publique, Djibril Mama Cissé Moussa, à l'ouverture du séminaire consacré au rôle des leaders religieux dans la LBC/FT.
Pendant deux jours, responsables musulmans, chrétiens et d'autres confessions sont sensibilisés aux risques auxquels peuvent être exposées leurs organisations, notamment à travers la gestion des dons, offrandes, quêtes et financements extérieurs.
Pour Abdou Rafiou Bello, président de la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF), « il ne s'agit nullement (...) de jeter la suspicion sur les organisations religieuses (...) mais de vous armer, vous outiller, afin que votre intégrité demeure au-dessus de tout soupçon ».
Il a rappelé le cadre légal en vigeur au Bénin et le rôle de son institution en matière de LBC/FT. La CENTIF a reçu et traité près de 529 déclarations d'opérations suspectes en 2025, donnant lieu à 154 notes de renseignements financiers, selon son président. Elle a également réalisé une évaluation sectorielle des risques concernant les organisations à but non lucratif.
Dons et financements suspects
La vigilance passe notamment par une comptabilité fiable, la traçabilité des dons importants et une attention particulière aux financements inhabituels ou assortis de conditions suspectes, a indiqué le président de la CENTIF dans son allocution de bienvenue. Les responsables religieux sont également invités à relayer ces messages dans les lieux de culte, particulièrement auprès des jeunes.
Représentant Mam Cherno Jallow, le nouveau directeur général du GIABA, Amadou Diongue a rappelé l'importance de la prévention dans une sous-région confrontée à l'expansion de l'extrémisme violent. « Lutter contre le BC/FT, c'est donc protéger nos économies et préserver la paix », a-t-il affirmé. Les leaders religieux ont un rôle à jouer, selon lui. « Vous êtes des guides, des éducateurs et des acteurs de proximité. Par votre autorité morale et la confiance que vous accordent les communautés, vous contribuez à promouvoir des valeurs de paix, de solidarité, de tolérance, de solidarité et de responsabilité. C'est à ce titre que le GIABA vous considère comme des partenaires essentiels dans la prévention et la lutte contre le balnchiment de capitaux et le financement du terrorisme », a-t-il indiqué.
Les leaders religieux ne sont pas appelés à se substituer aux services de renseignement ou à la justice, mais à contribuer à la prévention et au partage d'informations pertinentes.
Les responsables religieux sont également invités à agir à travers les sermons, homélies et enseignements
Cette rencontre, qui fait suite à une première édition organisée en mai 2022, doit déboucher, mercredi 16 septembre 2026, sur un ensemble de recommandations concrètes dans le cadre de la prévention du BC/FT.
Marc MENSAH
Le Bénin prévoit le dédoublement de 58,5 kilomètres de route entre Ouidah et Hillacondji, à la frontière avec le Togo, avec l'appui financier de la Banque Africaine de Développement (BAD).
La route Ouidah-Hillacondji sera dédoublé. Le projet, intégré à la modernisation du corridor Lomé-Cotonou, comprend également 35,5 km de contre-allées entre Godomey et Ouidah et 21 km de voies pour desservir plusieurs sites touristiques de Ouidah.
Un parking pour poids lourds de six hectares ainsi que des infrastructures administratives et de sécurité sont aussi prévus à la frontière.
Ces différents aménagements représentent au total 115 km d'infrastructures routières. Ils visent notamment à fluidifier la circulation et à faciliter les échanges sur cet axe stratégique reliant le Bénin au Togo.
Le tronçon constitue une composante de la deuxième phase du projet de réhabilitation de la route Lomé-Cotonou et de protection côtière, lui-même inscrit dans le corridor Abidjan-Lagos, qui traverse cinq grandes villes d'Afrique de l'Ouest.
LES RÉSULTATS DOUBLE CHANCE SONT LÀ !
LOTO FORTUNE Tirage N°148
Mardi 15 septembre 2026 (14H)
– Zone A (5 premiers numéros) :
08 • 65 • 90 • 79 • 56
– Zone B (5 derniers numéros) :
62 • 29 • 63 • 70 • 03
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Au Bénin, le gouvernement prévoit une opération de bornage et de sécurisation de l'emprise foncière de 290 kilomètres d'axes routiers stratégiques, répartis entre le Sud et le Nord du pays. L'initiative concerne trois corridors et vise notamment à mieux protéger le domaine public routier contre les occupations irrégulières.
Dans le Sud, l'opération portera sur 80 kilomètres des axes Ouidah-Allada et Pahou-Tori. Ces tronçons traversent des zones périurbaines et touristiques en forte expansion, caractérisées par une pression foncière croissante. L'urbanisation rapide entraîne progressivement une occupation des abords des routes, réduisant les emprises disponibles et compliquant leur préservation.
Dans le Nord, 210 kilomètres sont concernés. Selon La Marina, il s'agit des axes Parakou-Bembèrèkè, sur 105 kilomètres, et Bembèrèkè-Kandi, également sur 105 kilomètres. Ces infrastructures occupent une position stratégique dans le transport des marchandises entre le port de Cotonou et les pays du Sahel. La préservation de leurs emprises doit notamment permettre de maintenir la fluidité du trafic sous-régional et de faciliter d'éventuels travaux d'élargissement.
Prévenir les occupations irrégulières
L'opération de bornage doit permettre de délimiter avec davantage de précision le domaine public routier et de prévenir les occupations illégales ou incompatibles avec les servitudes routières. Le coût prévisionnel de l'opération est estimé à 624 millions de francs CFA, entièrement financés sur les ressources nationales.
Les experts chargés des travaux devront établir un inventaire détaillé des occupants et des riverains concernés. Ils auront également pour mission de vérifier les éléments relatifs à la formation des titres fonciers et de déterminer avec précision les superficies concernées par les alignements routiers.
Les constructions, installations commerciales et réseaux susceptibles d'empiéter sur l'emprise réservée à la route devront ainsi être identifiés et répertoriés. Cette démarche doit permettre aux autorités de disposer d'une situation foncière précise avant toute intervention sur les emprises.
En parallèle, des campagnes de sensibilisation devraient être organisées avec les autorités locales. Elles auront pour objectif d'informer les populations sur les règles applicables au domaine public routier et de limiter les risques de conflits liés aux opérations de sécurisation.
À travers cette initiative, le gouvernement entend donc établir des limites physiques et juridiques clairement définies autour des axes concernés, avant d'éventuelles opérations d'assainissement ou de libération des emprises.
F. A. A.
3 personnes ont perdu la vie et 4 autres grièvement blessées dans l'effondrement d'un château d'eau agro-pastoral en construction à Wakité, dans la commune de Ouaké, département de la Donga.
Dans la nuit du lundi 14 au mardi 15 septembre 2026 un château d'eau agro-pastoral en construction s'est éffondré à Wakité, dans la commune de Ouaké.
Les secours, mobilisés durant la nuit et la matinée, ont extrait des décombres les trois corps sans vie ainsi que des blessés graves.
Ces derniers sont pris en charge au Centre hospitalier départemental (CHD) de la Donga et dans d'autres structures sanitaires.
L'ouvrage était réalisé dans le cadre du Projet de Cohésion sociale (CoSo), destiné notamment à améliorer l'accès des populations aux infrastructures hydrauliques.
Les causes de l'effondrement restent à déterminer.
M. M.
LES RÉSULTATS LOTO FORTUNE SONT LÀ !
TIRAGE N°148/26
Mardi 15 septembre 2026 (11H)
64 • 56 • 15 • 68 • 04
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Le tirage DIGITAL 08H N°178 a livré son verdict !
Mardi 15 Septembre 2026
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RÉSULTAT : 59 • 57 • 26 • 31 • 08
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La LNB SA vous donne les résultats du Loto Sportif du Tirage N°11/2027 des 12 et 13 Septembre 2026.
Matchs Nuls : 15
01-03-05-06-10
12-21-23-24-27
32-34-37-39-47
Loto Sportif : quand le score est nul,vos gains explosent !
En Centrafrique et autour de la guerre au Soudan, l'intelligence artificielle aurait été utilisée pour fabriquer des contenus, brouiller l'origine de messages politiques et renforcer des opérations d'influence liées à la Russie et aux Émirats arabes unis. Ces pratiques, documentées par Anthropic à partir d'activités observées sur Claude, montrent comment l'IA peut désormais accélérer et professionnaliser la désinformation.
Quand l'IA industrialise l'influence
Publié sous le titre Detecting and Countering Misuse of AI, le rapport de sécurité d'Anthropic s'appuie sur des activités détectées directement sur Claude puis interrompues par l'entreprise au cours des huit derniers mois. En Centrafrique, les usages décrits dépassent largement la simple fabrication de messages pour les réseaux sociaux. Selon Anthropic, un opérateur russophone installé à Bangui utilisait quotidiennement Claude pour alimenter Radio Lengo Songo et produire des contenus en lien avec RT, Sputnik Afrique, TASS et la Maison russe. Le dispositif visait à renforcer les récits favorables à Moscou, à Wagner et au pouvoir centrafricain, tout en attaquant la France et l'opposition. L'intelligence artificielle aurait permis de décliner ces orientations en articles, scripts radiophoniques, visuels et éléments de langage conçus pour donner l'impression d'une production locale. Son usage aurait également débordé le seul champ médiatique. Claude aurait servi à rédiger des contrats exigeant une loyauté politique du personnel, à évaluer des employés, à recueillir des informations sur des opposants et à fabriquer de faux documents attribués à la gendarmerie ou au ministère de la Défense.
Donner une voix africaine à un discours venu d'ailleurs
Le procédé consiste à faire passer un récit conçu par un acteur étranger pour une information produite localement à Bangui, avant de le faire circuler entre la radio, Telegram et les médias partenaires. À force d'être repris, relayé et reformulé, le message finit par perdre la trace de son origine. Anthropic classe cette opération au niveau quatre de son échelle de propagation, notamment en raison de sa diffusion quotidienne sur les ondes. Autour du conflit soudanais, une autre campagne aurait reposé sur des mécanismes comparables. Anthropic affirme l'avoir reliée, avec un degré élevé de confiance, à des responsables émiratis. Pilotée par un opérateur utilisant un agent numérique baptisé « Deadshot », l'opération aurait mobilisé près de 300 faux comptes se présentant comme des influenceurs, chargés de cibler les Frères musulmans ainsi que les détracteurs d'Abou Dhabi au Soudan. La campagne aurait également usurpé l'identité d'une organisation suisse et d'une ONG soudanaise, produit de faux rapports sur les droits humains et préparé des témoignages destinés au Conseil des droits de l'homme des Nations unies, sans faire apparaître l'implication des Émirats arabes unis. Dix-huit eurodéputés et journalistes auraient par ailleurs fait l'objet de fiches de suivi, tandis que des rapporteurs spéciaux critiques à l'égard d'Abou Dhabi auraient été ciblés par des contre-dossiers destinés à affaiblir leur crédibilité.
Une puissance de frappe, mais quel impact ?
Le danger ne se mesure pas seulement au nombre de faux comptes créés ou de contenus fabriqués. Il tient surtout à leur capacité à modifier durablement l'environnement informationnel. À force d'être repris, commentés et relayés par plusieurs canaux, un récit peut gagner en crédibilité simplement parce qu'il devient familier. Les effets sont désormais bien identifiés. La désinformation fragilise la confiance dans les médias et les institutions, accentue la polarisation du débat public, expose les opposants, les journalistes ou les défenseurs des droits humains à des campagnes de discrédit et rend plus difficile, pour le public, la distinction entre une information vérifiée et une opération d'influence. Dans de nombreux pays africains, où les radios, les réseaux sociaux, les messageries privées et les médias en ligne s'alimentent mutuellement, une campagne bien organisée peut rapidement dépasser son point de départ. Le risque ne tient donc plus seulement à la circulation d'une fausse information isolée. Il réside dans l'installation progressive d'un récit dans l'espace public, jusqu'à lui donner l'apparence d'une information établie. L'intelligence artificielle accentue ce phénomène en permettant de produire plus vite, à moindre coût et sous plusieurs formats des contenus adaptés à leur cible. Elle n'a pas inventé la désinformation, mais elle en augmente désormais la capacité de diffusion, de personnalisation et de dissimulation.
En Afrique du Sud et au Nigeria, Shein et Temu gagnent du terrain grâce à des prix très bas et à la vente directe sur mobile. Leur essor séduit les consommateurs, mais il accentue la pression sur les commerçants et les producteurs locaux, déjà fragilisés par les importations chinoises à bas coût.
Le succès de Shein et Temu repose sur un modèle simple. Les consommateurs commandent directement sur leur téléphone des vêtements, des chaussures ou des accessoires expédiés depuis l'étranger, sans passer par les circuits traditionnels de distribution. Cette désintermédiation réduit les coûts, mais elle écarte aussi une partie des importateurs, des grossistes et des détaillants locaux. Cette progression intervient dans une relation commerciale déjà déséquilibrée. En 2024, l'Afrique a importé 179 milliards de dollars de marchandises chinoises, contre 99 milliards de dollars exportés vers la Chine. Le continent vend principalement des matières premières et achète, en retour, des produits manufacturés.Shein et Temu accentuent cette évolution en rapprochant directement les producteurs asiatiques des consommateurs africains. La question n'est donc plus seulement celle des importations chinoises, mais celle de la place qui reste aux commerçants locaux dans une chaîne de distribution de plus en plus courte.
En Afrique du Sud, un choc déjà mesurable
C'est en Afrique du Sud que l'impact est aujourd'hui le mieux documenté. Selon une étude commandée par le Localisation Support Fund, Shein et Temu ont réalisé ensemble environ 7,3 milliards de rands de ventes en 2024. Elles représentaient alors 3,6 % du marché de l'habillement, du textile, de la chaussure et du cuir, mais surtout 37 % des ventes en ligne du secteur. L'étude estime également que leur progression aurait déplacé l'équivalent de 2 818 emplois dans la production et 5 282 dans le commerce entre 2020 et 2024. Si la dynamique actuelle se poursuivait, plus de 34 000 emplois pourraient être affectés d'ici à 2030. Il s'agit d'une projection, et non d'emplois déjà détruits. Le débat est aussi fiscal. Pendant plusieurs années, les petits colis importés ont bénéficié d'un régime plus favorable que les circuits classiques. Pretoria a depuis supprimé l'exemption de TVA sur les envois de faible valeur et relevé les droits appliqués à certains vêtements importés afin de réduire cet écart de traitement.
Au Nigeria, une industrie textile déjà fragilisée
Au Nigeria, Temu a fait une entrée remarquée à la fin de 2024. Quelques semaines après son arrivée, l'application figurait déjà parmi les plus téléchargées du pays, portée par une campagne publicitaire massive et par la possibilité de payer en nairas et de se faire livrer localement. La plateforme arrive cependant sur un marché où l'industrie textile est en difficulté depuis plusieurs décennies. Selon les données du National Bureau of Statistics, les importations nigérianes de textiles et d'articles textiles ont atteint 726,18 milliards de nairas en 2024, contre 377,47 milliards en 2023. La crise ne peut donc pas être imputée à Shein ou Temu seules. Le secteur souffre déjà du coût de l'électricité, de la contrebande, des importations bon marché et du manque d'investissements. En 2024, les dépenses énergétiques de l'industrie textile, de l'habillement et de la chaussure ont même quadruplé, selon les données de l'association des industriels nigérians.
L'arrivée des plateformes ajoute néanmoins une pression supplémentaire sur les revendeurs. Leur avantage tient précisément à leur capacité à vendre directement au consommateur final, là où les circuits traditionnels reposent sur une succession d'importateurs, de grossistes et de détaillants.
En RDC, la pression vient d'abord des importations
En République démocratique du Congo, la concurrence chinoise est en revanche déjà très visible dans l'habillement. En 2024, la Chine a par exemple exporté vers la RDC plus de 9,3 millions de dollars de tee-shirts relevant d'une seule catégorie douanière, ainsi que plus de 10 millions de dollars de vêtements d'occasion. Le paradoxe congolais reste celui d'une économie qui exporte massivement ses minerais vers la Chine tout en important une grande partie de ses biens manufacturés. La question posée par le commerce en ligne rejoint donc un problème plus ancien, celui de la faiblesse de la transformation locale et de la création de valeur industrielle.
Protéger les commerces sans renchérir les prix
La réponse ne peut se réduire à l'interdiction. Shein et Temu répondent aussi à une demande réelle de consommateurs confrontés à l'inflation et à la faiblesse du pouvoir d'achat. L'enjeu pour les États africains consiste plutôt à rétablir des conditions de concurrence comparables. Cela passe par une fiscalité appliquée aux plateformes étrangères, un meilleur contrôle des petits colis, davantage de transparence sur les ventes réalisées localement et surtout par un soutien aux producteurs et aux commerçants capables de rivaliser sur les prix, la logistique et le numérique.Shein et Temu n'ont pas créé les fragilités du commerce africain. Leur essor les rend simplement plus visibles. Après les matières premières et les produits manufacturés, la bataille porte désormais aussi sur l'accès direct au consommateur africain.
Le gouvernement béninois prévoit une opération de bornage et de sécurisation de l'emprise foncière de 290 kilomètres d'axes routiers stratégiques dans le Sud et le Nord du pays. Inscrite au budget national 2026 du ministère du Cadre de Vie, des Transports et du Développement Durable, cette opération vise notamment à mieux délimiter le domaine public routier et à prévenir les occupations irrégulières.
Une opération de bornage et de sécurisation de l'emprise foncière de 290 kilomètres d'axes routiers stratégiques est prévue dans le Sud et le Nord du Bénin. L'objectif visé par cette opération est de mieux délimiter le domaine public routier et de prévenir les occupations irrégulières.
Selon La Marina, une enveloppe prévisionnelle de 624 millions de francs CFA, financée sur les ressources nationales, est consacrée à cette opération dans le cadre du Programme Infrastructures et Transports. Une firme spécialisée devrait être sollicitée pour assurer les travaux, prévus sur une période d'environ un an.
L'opération devrait permettre de procéder au recensement des biens situés dans les emprises concernées, à la clarification des limites avec les propriétés riveraines et à l'installation de bornes et de balises normalisées. Elle doit également faciliter la libération anticipée des espaces nécessaires à la réalisation de futurs projets routiers.
Les travaux mobiliseront des compétences en géomatique, en droit foncier et en sciences sociales. Les équipes s'appuieront notamment sur des outils de géolocalisation rattachés au système géodésique national et mettront en place des fichiers numériques pour l'archivage des données recueillies.
À travers cette opération, l'État entend disposer d'une cartographie précise du domaine public routier classé et renforcer la protection des emprises contre les occupations et empiètements.
F. A. A.
Douze personnes ont été interpellées dans la soirée du vendredi 11 septembre 2026 à Gbèwa, un quartier du 7e arrondissement de Cotonou. La Police a saisi plusieurs plaquettes de produits psychotropes appelés « Atinkinkouins » et des motocyclettes.
Les agents de Police du commissarait du 7e arrondissement de Cotonou ont mené, vendredi 11 septembre 2026, une opération au quartier Gbèwa à la suite de renseignements signalant un kiosque servant à la vente et à la consommation de produits prohibés.
Sur place, les policiers ont interpellé le tenancier et saisi plusieurs plaquettes de produits psychotropes, communément appelés « Atinkinkouins », dissimulées parmi des paquets de cigarettes.
Quatre motos ainsi qu'un tricycle d'origine douteuse ont également été saisis aux abords du kiosque.
Onze autres personnes retrouvées sur les lieux, suspectées de consommation de ces produits, ont été conduites au commissariat.
Les douze interpellés ont été placés en garde à vue pour les besoins de l'enquête.
M. M.
Quatre motocyclettes présumées volées ont été retrouvées par la Police républicaine dans une maison à Boriyouré, à Natitingou. L'une d'elles, un scooter Yamaha T-Max immatriculé 2EK0370 RB, a été restitué à son propriétaire le mercredi 9 septembre 2026.
Une motocyclette a été dérobée dans la nuit du 5 au 6 août 2026 au quartier Yimporima à Natitingou.
L'enquête de Police a abouti, le 10 août 2026, à la découverte de quatre motocyclettes sans immatriculation, de marques différentes, ainsi que plusieurs pièces détachées au domicile d'un suspect à Boriyouré (Natitingou).
Le principal suspect a toutefois réussi à prendre la fuite avant l'intervention des policiers.
Informé de l'opération, le propriétaire de la motocyclette scooter de marque Yamaha T-Max immatriculée 2EK0370 RB s'est rendu au commissariat. Les voleurs avaient retiré les accessoires de l'engin le rendant difficilement identifiable. Mais c'était sans compter sur le réseau de renseignements de la Direction départementale de la Police républicaine de l'Atacora.
La moto a été restituée au propriétaire le 9 septembre 2026.
Selon la Police, les recherches se poursuivent pour retrouver le fugitif et identifier d'éventuels autres membres du réseau de voleurs de motocyclettes.
M. M.