La Cour de Répression des Infractions Economiques et du Terrorisme (CRIET) a examiné, ce mardi 13 janvier 2026, une affaire impliquant un garde-malade poursuivi pour abus de confiance.
Un garde-malade est soupçonné d'avoir effectué, après le décès de son patient, des retraits bancaires portant sur plusieurs millions de FCFA. La veuve affirme également que des meubles et objets appartenant au défunt auraient disparu d'un appartement loué à proximité de l'hôpital.
À la suite de la plainte déposée par la famille, le garde-malade a été interpellé puis placé en détention provisoire. À l'audience, mardi 13 janvier 2025 devant la Cour de Répression des Infractions Economiques et du Terrorisme (CRIET), les proches du prévenu se sont engagés à restituer une partie des fonds et à rendre les biens emportés.
L'examen du dossier a été renvoyé au 10 février 2026.
M. M.
Dans le cadre de la TotalEnergies CAF Coupe d'Afrique des Nations Maroc 2025, Africa Global Logistics (AGL), partenaire logistique officiel de la Confédération Africaine de Football (CAF), a lancé l'« AGL Moving Tour », une caravane itinérante visant à célébrer le football africain, tout en générant un impact concret au sein des communautés locales.
En partenariat avec l'association marocaine Tibu Africa, AGL a déployé un programme de mécénat ambitieux avec des initiatives solidaires qui se sont articulées autour de trois actions phares menées de Casablanca à Tanger, en passant par Marrakech, qui ont directement bénéficié à des centaines d'enfants et de jeunes issus de quartiers et d'écoles locales.
De Casablanca à Tanger, chaque ville a accueilli une action emblématique de l'AGL Moving Tour : de la CAN, tout en mettant en lumière la mission d'AGL : contribuer aux transformations du continent africain.
Casablanca, le 23 décembre 2025 : AGL a équipé intégralement un dortoir sport-études au complexe "Développement Humain par le Sport" dans le quartier de Médiouna. Des lits, matelas, armoires, bureaux et une cuisine équipée prêts à accueillir 20 élèves par an, dans un cadre alliant réussite scolaire et pratique sportive d'excellence. Espace solidaire, il ouvre également ses portes aux jeunes de l'association de passage dans la ville.
• Marrakech, le 30 décembre 2025 : Près de 80 enfants d'écoles primaires ont participé au Festival Éducation par le Sport. Au programme, des ateliers ludiques (agilité, coordination), sensibilisation santé/nutrition, découverte interactive des métiers de la logistique et du fonctionnement d'un port conteneur, le tout ponctué par la remise de matériel sportif pour une pratique durable au sein des établissements scolaires.
• Enfin, à Tanger le 6 janvier 2026, le terrain de basketball de l'école Ibn Hazm a été entièrement rénové. Il est désormais sécurisé et équipé pour plus de 100 bénéficiaires regroupant les enfants de l'école et les jeunes du quartier Bouhout. Une fresque artistique inclusive, réalisée collectivement par un artiste local et les collaborateurs d'AGL, illustre l'univers et les valeurs d'AGL transformant cet espace en véritable vitrine de citoyenneté d'entreprise.
Ces initiatives convergent vers un objectif clair : offrir aux enfants et adolescents un accès privilégié au sport et à une éducation de qualité, tout en consolidant la cohésion sociale. Elles incarnent la conviction d'AGL que la TotalEnergies CAF Coupe d'Afrique des Nations Maroc 2025 dépasse le terrain, et peut devenir une plateforme de développement, de solidarité et d'innovation sociale au Maroc et en Afrique.
« À travers le parcours solidaire de notre caravane AGL Moving Tour, nous démontrons que la logistique est au service du sport, de l'éducation et des communautés. Au-delà de la compétition sportive qui se tient au Maroc, nous souhaitons laisser un héritage concret et durable à travers ces installations sportives et affirmer que le sport est un véritable levier d'éducation, d'inclusion et d'égalité des chances pour la jeunesse », a déclaré Khadija Komara, Directrice de la Communication et du Mécénat d'AGL.
En 2026, AGL réaffirme ainsi sa volonté d'être un acteur au cœur des transformations de l'Afrique, avec un impact positif et durable, au service de la jeunesse, des territoires et des communautés africaines.
A propos d'AGL (Africa Global Logistics)
AGL est l'opérateur logistique de confiance en Afrique, offrant des solutions logistiques, portuaires, maritimes et ferroviaires. Avec 23 000 collaborateurs présents dans 50 pays, AGL s'appuie sur son expertise développée pour fournir des services sur mesure et innovants à ses clients africains et internationaux. L'ambition d'AGL est de contribuer durablement à la transformation de l'Afrique. AGL est également présent en Haïti, au Timor oriental et en Indonésie.
Des individus non encore identifiés ont attaqué, au petit matin de ce mercredi 14 janvier 2026, le poste de police du village de Gnèmasson dans la commune de Ouassa-Pehunco.
Des coups de feu ont été entendus aux abords du poste de police de Gnèmasson, commune de Ouassa-Pehunco, aux premières heures de la journée du mercredi 14 janvier 2026.
Peu après, le poste de police a pris feu, selon des témoignages recueillis sur place.
Plusieurs motocyclettes arraisonnées pour diverses infractions et gardées dans l'enceinte du poste ont été calcinées dans l'incendie.
Un véhicule de patrouille de la Police a été aperçu en flammes dans une vidéo amateur.
Pris de peur, de nombreux habitants ont quitté précipitamment le village pour se réfugier dans des localités environnantes.
Aux environs de 11h19, des véhicules de la Police républicaine ainsi que deux blindés des Forces armées ont été aperçus se dirigeant vers Gnèmasson.
Aucune information officielle n'a été encore donnée. Mais des habitants parlent d'une attaque ciblée d'individus armés non encore identifiés.
M. M.
L'Indice Harmonisé des Prix à la Consommation (IHPC) au Bénin a clôturé l'année 2025 sur une légère note de croissance.
L'Indice Harmonisé des Prix à la Consommation (IHPC) au Bénin a enregistré une progression de 0,1 % au cours du mois de décembre 2025. Cette légère variation porte le niveau général des prix à 101,8, contre 101,7 un mois plus tôt. Selon les données de l'Institut National de la Statistique et de la Démographie (INStaD), cette dynamique mensuelle s'explique principalement par la poussée des coûts liés au logement et à l'équipement lors des fêtes de fin d'année.
L'effet des fêtes sur le panier de la ménagère
L'accroissement de l'indice en décembre est « essentiellement imputable » à l'augmentation des prix dans deux divisions de consommation majeures. La division « Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles » a progressé de 0,2 %. Parallèlement, le segment « Vêtements et chaussures » affiche une hausse de 0,3 %.
Dans le détail, deux sous-classes de biens ont particulièrement contribué à cette tendance : les combustibles solides (+0,8 %), en raison d'une forte demande de charbon de bois pour les festivités de fin d'année ; les vêtements (+0,4 %), dont l'évolution est directement liée aux achats de fin d'année.
Cette pression à la hausse a toutefois été tempérée par le repli des prix des « Poissons et autres fruits de mer » (-0,4 %) et des « Carburants et lubrifiants » (-0,2 %).
Une inflation structurelle sous contrôle
Malgré ces fluctuations saisonnières, l'inflation sous-jacente, qui exclut les produits aux prix volatils comme les produits frais et énergétiques, reste stable. Elle s'établit à 100,4, marquant une hausse contenue de 0,1 % par rapport au mois de novembre.
Concernant la provenance des produits, une divergence apparaît en variation mensuelle : les prix des « Produits locaux » ont crû de 0,2 %, tandis que ceux des « Produits importés » ont reculé de 0,2 %.
Le glissement annuel (évolution par rapport à décembre 2024) révèle une progression de 1,4 % du niveau général des prix. Cette évolution est largement dominée par la catégorie « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées », qui bondit de 4,9 % en un an.
Cette cherté annuelle est particulièrement portée par deux segments spécifiques. Les produits frais, avec une envolée de 7,9 % ; Les produits énergétiques, en hausse de 7,0 %.
L'analyse de l'INStaD met également en lumière des écarts de prix significatifs entre les grandes villes. En moyenne nationale, le kilogramme de maïs séché se vend à 189 FCFA, mais il atteint 241 FCFA à Porto-Novo contre seulement 155 FCFA à Bohicon.
La viande de bœuf sans os, produit de référence pour de nombreux ménages, illustre parfaitement ces disparités. Elle coûte 3 500 FCFA à Cotonou, alors qu'elle est accessible à 2 000 FCFA à Natitingou.
Au terme de l'année 2025, le taux d'inflation en moyenne annuelle pour le Bénin ressort à +1,1 %. Ce chiffre confirme la maîtrise globale du coût de la vie au niveau national, maintenant le pays dans une position stable au sein de l'espace UEMOA.
M. M.
Le Maroc renforce sa visibilité sur la scène numérique régionale et internationale. Un expert marocain prend la présidence du Forum de la Gouvernance de l'Internet d'Afrique du Nord (NAIGF).
L'expert marocain Abdessamad Moutei a été élu président du Forum de la Gouvernance de l'Internet d'Afrique du Nord (NAIGF), à l'issue de la réunion du comité consultatif de l'organisation, tenue en ligne mardi 13 janvier 2026.
Cette élection, acquise à l'unanimité des membres du comité, consacre « la reconnaissance d'une longue expérience dans le domaine des politiques numériques et de la gouvernance de l'Internet », selon le communiqué publié à cette occasion. Elle illustre également « le rôle moteur que joue le Maroc dans le développement de l'écosystème numérique en Afrique du Nord ».
Le NAIGF, qui opère sous l'égide du Forum sur la Gouvernance de l'Internet des Nations unies (IGF), constitue une plateforme régionale clé pour la concertation autour des politiques publiques liées au numérique. Il vise notamment à formuler une vision commune des pays nord-africains sur les enjeux stratégiques de l'Internet, à renforcer la coopération entre gouvernements, secteur privé et société civile, et à relever les défis liés à la cybersécurité, à la fracture numérique et à l'intelligence artificielle.
Professeur de l'enseignement supérieur et directeur adjoint chargé de la formation continue et des stages à l'Institut supérieur de l'information et de la communication (ISIC), Abdessamad Moutei a affirmé que son mandat sera placé sous le signe d'un agenda ambitieux. Il entend œuvrer pour « une intégration plus forte des pays d'Afrique du Nord dans l'économie numérique mondiale », tout en insistant sur « la nécessité de protéger la souveraineté numérique de la région ».
« Notre priorité sera de développer une infrastructure numérique sécurisée et inclusive, au service de tous », a-t-il déclaré, soulignant l'importance d'une approche équilibrée entre ouverture technologique et maîtrise des enjeux.
Cette nouvelle gouvernance du NAIGF s'inscrit par ailleurs dans une dynamique régionale renforcée. L'Égypte a été désignée vice-présidente du Forum, représentée par l'expert Shedy Hamed, traduisant « une volonté de collaboration étroite entre les puissances numériques de la région afin de porter une voix unifiée sur les scènes continentale et internationale ».
Le Forum d'Afrique du Nord sur la Gouvernance de l'Internet fait le lien entre les initiatives nationales, le Forum africain et le Forum mondial des Nations unies, consolidant ainsi la participation de la région aux débats globaux sur l'avenir du numérique.
Les services de la douane béninoise ont intercepté un important lot de chanvre indien dissimulé dans un camion de transport de riz à Bodjékali, dans la commune de Malanville. L'information a été rendue publique ce mercredi 14 janvier 2026.
Un contrôle de routine de la Brigade mobile des douanes de N'Dali appuyée par la Police, à Bodjékali dans la commune de Malanville, a abouti à une découverte surprenante dans un camion transportant du riz.
La cargaison de riz Thaïlandais destinée aux pays de l'hinterland, cachait six sacs contenant des stupéfiants.
La fouille approfondie a permis de saisir 502 plaquettes et cinq boules de chanvre indien, dissimulées sous environ un millier de sacs de riz.
Le camion ne disposait d'aucun bordereau ou document douanier relatif à la cargaison, révélant une fraude manifeste.
Le véhicule et l'ensemble de son chargement ont été saisis et mis à la disposition de l'autorité judiciaire, a indiqué la Direction générale de la Police républicaine ce mercredi 14 janvier 2026.
Le conducteur a été interpellé et placé en garde à vue pour les besoins de l'enquête, précise la même source.
M. M.
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La mort d'Elvis Wamba, ancien docker au Port autonome de Douala engagé dans l'armée russe et tué par une frappe de drone ukrainienne en fin de semaine dernière, illustre brutalement une réalité longtemps passée sous silence. Derrière ce cas emblématique, se dessine un phénomène plus large : le recrutement abusif de ressortissants africains par la Russie pour alimenter la guerre en Ukraine. Face à la multiplication des morts, des abus et des témoignages accablants, plusieurs États africains commencent à rompre avec une prudence diplomatique devenue intenable, ouvrant un nouveau front politique autour de la protection de leurs citoyens et de leur souveraineté.
Une réalité brutale, impossible à nier
Pendant longtemps, le phénomène est resté cantonné aux marges du débat public africain, traité comme une rumeur gênante ou une conséquence lointaine d'un conflit perçu comme strictement européen. Mais à mesure que les cas documentés se multiplient, le silence devient politiquement et moralement intenable. La mort d'Elvis Wamba n'est pas un fait isolé. Elle s'inscrit dans une série de drames humains touchant des Africains enrôlés dans l'armée russe, souvent sous de faux prétextes. Promesses de salaires élevés, de régularisation administrative ou d'emplois civils en Russie : pour beaucoup, l'engagement s'est rapidement transformé en piège mortel, sans formation adéquate, sans encadrement réel et sans possibilité de retour. Le choc est aussi venu des images. Le 9 janvier, une vidéo diffusée sur le réseau social X, vue par des dizaines de millions d'internautes, a provoqué une onde de choc internationale. On y voit un soldat africain humilié, insulté et attaché à une mine antichar par un soldat russe, alors même qu'ils sont censés être « frères d'armes ». Cette séquence glaçante révèle une réalité plus profonde : des combattants africains exposés à un racisme brutal et utilisés comme chair à canon dans un conflit qui n'est pas le leur.
Le Kenya, premier à briser le tabou
C'est le Kenya qui a ouvert la voie d'une réaction frontale. En reconnaissant officiellement la présence d'environ 200 ressortissants kényans enrôlés dans l'armée russe, Nairobi a rompu avec une forme de déni diplomatique longtemps observée sur le continent.Le gouvernement kényan a dénoncé l'existence de filières de recrutement, lancé des enquêtes pénales, procédé à des arrestations et engagé des démarches diplomatiques pour tenter de rapatrier ses citoyens. Cette prise de position marque un tournant : pour la première fois, un État africain admet publiquement que ses ressortissants sont impliqués, parfois malgré eux, dans une guerre étrangère, et assume une réponse politique claire.
Afrique du Sud et Ghana : le réveil institutionnel
En Afrique du Sud, les révélations ont provoqué un scandale politique national. Des ressortissants sud-africains auraient été recrutés sous de faux prétextes, en violation directe des lois strictes du pays contre le mercenariat. Les autorités ont ouvert des enquêtes judiciaires, rappelé le cadre légal et multiplié les mises en garde publiques. Le sujet a quitté le champ diplomatique pour devenir un enjeu de politique intérieure. Le Ghana, longtemps discret, a lui aussi durci le ton. Le 3 janvier 2026, le ministre des Affaires étrangères Samuel Okudzeto Ablakwa a annoncé l'ouverture de négociations avec l'Ukraine pour la libération d'un soldat ghanéen capturé. Ce geste traduit une volonté claire : refuser que la guerre en Ukraine empoisonne les relations du Ghana avec l'Europe et affirmer la primauté de la protection consulaire de ses citoyens.
Le Cameroun, entre discipline militaire et inquiétude stratégique
Au Cameroun, la réaction est plus prudente mais tout aussi révélatrice. Les autorités militaires ont renforcé les contrôles afin d'endiguer les départs clandestins et sanctionner les désertions vers la Russie. Selon plusieurs enquêtes internationales, près de 30 % des Camerounais enrôlés dans l'armée russe auraient déjà trouvé la mort. Environ 150 soldats auraient déserté les forces armées camerounaises pour rejoindre le front russo-ukrainien, affaiblissant directement les capacités de défense nationales. La mort d'Elvis Wamba, largement relayée, a ravivé le débat public et mis en lumière les conséquences humaines et stratégiques de ces recrutements.
Une épreuve de souveraineté pour le continent
La poursuite de ces recrutements constitue désormais un test politique majeur pour les États africains. Soit ils assument pleinement la défense de leurs citoyens, transforment les réactions nationales en une action diplomatique coordonnée et posent des lignes rouges claires. Soit ils acceptent tacitement que des Africains continuent de mourir comme supplétifs dans une guerre étrangère, au nom d'équilibres géopolitiques fragiles. Ce dossier dépasse la seule relation Afrique–Russie. Il interroge la place du continent dans les conflits globaux, la capacité réelle des États à protéger leurs ressortissants à l'étranger et le refus de l'instrumentalisation des vulnérabilités sociales et économiques africaines. Les signaux actuels montrent qu'une partie du continent a commencé à sortir du silence. Reste à savoir si cette prise de conscience débouchera sur une réponse collective, à la hauteur de l'enjeu humain, politique et souverain.
Le bilan de la lutte contre la cybercriminalité au Bénin a été dévoilé, mercredi 7 janvier dernier, par le directeur général du Centre National d'Investigations Numériques (CNIN), Ouanilo Medegan Fagla.
En 2025, le Centre National d'Investigations Numériques (CNIN) a enregistré plus de 6 500 plaintes liées à la cybercriminalité contre 4 000 en 2024.
Cette hausse de plus de 60 % des signalements ne traduit pas forcément une explosion du crime, mais plutôt une libération de la parole. « Les citoyens savent désormais qu'une plainte peut aboutir », a indiqué directeur général du Centre National d'Investigations Numériques (CNIN), Ouanilo Medegan Fagla.
1 500 individus soupçonnés d'activités illicites sur le web ont été interpellés. « Une seule plainte peut conduire à l'arrestation de deux, trois, voire quatre individus », a précisé le Dg du CNIN, soulignant l'efficacité du mécanisme de répression.
L'efficacité de la répression repose sur une stratégie de démantèlement en cascade. Selon le CNIN, le mode opératoire des cybercriminels, souvent organisés en petites cellules, facilite les arrestations groupées.
Selon le principe, une plainte unique déposée par une victime (extorsion, arnaque aux sentiments ou fraude bancaire) sert de fil d'Ariane. En remontant la trace numérique, les enquêteurs ne s'arrêtent plus à l'exécutant. Ils ciblent les complices chargés du retrait des fonds, les logisticiens et les cerveaux du réseau.
Une jeunesse attirée par le gain facile
La grande majorité des personnes arrêtées sont de jeunes hommes, souvent attirés par l'appât du gain facile et la banalisation de l'arnaque en ligne, localement appelée phénomène des « gaymen ».
Le CNIN annonce un rapport détaillé analysant les modes opératoires et le profil des victimes pour mieux prévenir les risques.
Créé pour moderniser la lutte contre la délinquance numérique, le CNIN s'impose désormais comme le bras armé de la cybersécurité au Bénin. Entre les arnaques aux sentiments et les fraudes financières complexes, le centre traite une diversité croissante d'infractions.
M. M.
La Maison de la Culture de Ouidah accueille l'exposition-projection immersive KANCÍCÀ, une œuvre novatrice qui revisite les héritages africains et afro-descendants à travers une narration technologique, et mémorielle. Le vernissage s'est tenu ce mardi 13 janvier 2026 en présence du ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Jean Michel Abimbola.
Une exposition-projection à la maison de la culture de Ouidah conjugue cinéma immersif et narration historique. Il s'agit bien de ‘' KANCÍCÀ'', un conte centré sur la quête de Dotou, une jeune cartographe initiée au vodun, chargée de traverser l'Atlantique pour retrouver la reine Na Agontimé. Figure emblématique du royaume du Danxomè, celle-ci fut déportée au Brésil au XVIIIᵉ siècle, où elle fonda la Casa das Minas, premier centre culturel d'ancestralité africaine dans ce pays.
Cette création interculturelle est le fruit d'un partenariat stratégique entre MansA – Maison des Mondes Africains, Dream Feel Factory et l'Agence de Développement des Arts et de la Culture (ADAC), avec le soutien de l'Institut français du Bénin.
Élisabeth Liz Gomis, directrice de la MansASelon la directrice de la MansA, Élisabeth Liz Gomis, KANCÍCÀ dans sa conception est afro-atlantique pensée depuis Paris et déployée de Cotonou jusqu'au Brésil, suivant une route chargée de mémoire et de sens. « KANCÍCÀ est une œuvre immersive, mais c'est avant tout un geste de retour, de mémoire, de transmission. (…) C'est aussi un dialogue avec le reste du monde pour déplacer les regards et rappeler que le monde ne peut continuer sa marche sans comprendre ce qui s'est joué et se joue en Afrique », a déclaré la directrice de la MansA.
Projet multiformat, KANCÍCÀ mêle projection sous dôme immersif et exposition en réalité augmentée. Son univers visuel se déploie entre images 3D, théâtre d'ombres en 2D et cartographie dessinée à la main, créant une esthétique singulière qui renforce l'expérience sensorielle du spectateur. Le film est écrit et réalisé par Laeïla Adjovi et Joséphine Derobe.
Pour Michael Swierczynski, directeur de Dream Feel Factory, KANCÍCÀ est avant tout le lien entre les Afro-descendants, entre les mondes visibles et invisibles, entre les traditions spirituelles et les technologies contemporaines.
Michael Swierczynski, directeur de Dream Feel FactoryIl a évoqué la fierté d'avoir travaillé sur un patrimoine immatériel, fait de mémoires, de ressentis et de spiritualités, tout en relevant la prouesse d'avoir su marier cet héritage avec l'innovation technologique.
« Quand j'entends ''KANCÍCÀ'', c'est le lien entre les trois temps de la vie, c'est-à-dire le passé, le présent et le futur », a affirmé le directeur de l'ADAC, William Codjo. Il explique ‘'le passé'' par l'histoire réelle de Na Agontimé, ‘'le présent ‘'du fait de l'usage des technologies immersives, et ‘'le futur'' symbolisé par le dôme, objet presque futuriste qui ouvre de nouvelles perspectives de transmission culturelle.
Présent au vernissage, le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Jean Michel Abimbola, a rappelé la portée symbolique du choix de Ouidah pour accueillir cette œuvre. « Ouidah est une cité-musée, une mémoire vivante, un carrefour d'histoires entremêlées de douleurs anciennes, de résistances farouches et de renaissances obstinées. Elle est aussi une terre de reconnaissance, de transmission et d'élévation », a-t-il déclaré. Projeter une œuvre comme KANCÍCÀ dans cette ville, poursuit-il, n'est ni un hasard ni un simple choix logistique.
« C'est un acte de sens, un geste chargé de résonance. KANCÍCÀ est certes un film, mais il est bien plus qu'une œuvre cinématographique. Il est un regard posé sur nos réalités, nos silences, nos héritages visibles et invisibles. Il interroge, convoque la mémoire, dérange parfois, mais surtout nous oblige à penser, à ressentir et à nous situer face à notre propre histoire », a déclaré Jean Michel Abimbola. Il a réaffirmé la disponibilité du gouvernement béninois à soutenir et à promouvoir toutes les initiatives qui œuvrent dans la reconstruction d'une mémoire vivante.
Bien plus qu'une simple exposition, KANCÍCÀ se présente comme une véritable expérience artistique immersive. Accessible à tous, l'œuvre se découvre en anglais, en français et aussi en langue locale fon jusqu'au 31 janvier 2026.
Akpédjé Ayosso
Le directeur général de BIO Invest, Joris Totté, et le directeur général de Vital Finance, Wakil ADJIBI, ont procédé ce mardi 13 février 2026, à la signature d'un accord de partenariat d'un montant de 3 millions d'euros.
BIO Invest, institution belge de financement du développement et d'investissement de la coopération internationale belge, devient un partenaire stratégique de premier plan pour Vital Finance, une institution de microfinance exerçant au Bénin. Un accord de partenariat a été signé par les directeurs généraux des deux structures ce mardi 13 janvier 2026.
D'un montant de 3 millions d'euros, soit environ 1,96 milliard de francs CFA, cet accord vise à financer les petites et moyennes entreprises au Bénin. Le financement mis à la disposition de Vital Finance vise également à améliorer l'accès au crédit pour soutenir l'entrepreneuriat des jeunes, promouvoir l'autonomisation des femmes et contribuer à la création d'emplois ; des priorités du partenariat bilatéral entre le Royaume de la Belgique et le Bénin.
L'accord de partenariat entre BIO Invest et Vital Finance a été signé en présence de Sandrine Platteau, Ambassadrice du Royaume de Belgique au Bénin.
F. A. A.
Des hommes d'affaires japonais souhaitent faciliter à travers l'Agence de développement des petites et moyennes entreprises (ADPME), guichet unique des PME au Bénin, plusieurs opportunités stratégiques au profit des entreprises béninoises. Une rencontre a eu lieu dans ce cadre ce mardi 13 janvier 2026, entre un groupe d'opérateurs économiques japonais et une équipe de l'ADPME, conduite par Laurent GANGBES, le directeur général.
Vers la connexion des PME béninoises aux PME japonaises. Une délégation d'hommes d'affaires japonais a rencontré à cet effet, des responsables de l'ADMPE ce mardi 13 janvier 2026. La rencontre vise à faciliter des opportunités stratégiques au profit des entreprises béninoises. Il s'agit selon une publication de l'ADPME, de la facilitation de l'accès des PME béninoises au marché japonais ; de la mise en relation entre les PME béninoises et les PME japonaises à travers une plateforme exclusive dédiée ; et de la facilitation des échanges et des connexions avec des investisseurs japonais.
L'ADPME à travers ce partenariat avec des acteurs économiques japonais de premier plan entend réaffirmer son engagement à jouer pleinement son rôle de catalyseur de croissance, d'accompagnateur et de facilitateur d'opportunités pour les entrepreneurs béninois. En renforçant l'accès à des marchés internationaux structurés et compétitifs, l'Agence entend également offrir aux PME les outils, les connexions et la visibilité nécessaires pour accélérer leur développement, accroître leur compétitivité et contribuer durablement au rayonnement économique du Bénin à l'échelle mondiale.
La délégation d'hommes d'affaires japonais est conduite par David KPONDEHOU, représentant de Africa Diaspora Network Japan (ADNJ), et Oussouby SACKO, Vice Chairperson et Global Communication Director de l'exposition universelle d'Osaka 2025.
F. A. A.
Une autre étoile pour UBA Bénin ! La filiale du Groupe United Bank for Africa au Bénin a bouclé l'année 2025 de fort belle manière : Elle remporte pour la deuxième année consécutive, le prix de Banque de l'année 2025 au Bénin. Ceci vient porter à 4 son palmarès des prestigieux « Bank of the Year Awards ».
UBA BENIN, Banque de l'année 2025 ! Belle performance pour la filiale du Groupe United Bank for Africa au Bénin. Malgré la forte concurrence de certains grands noms, UBA a une nouvelle fois été élue Banque de l'année au Bénin, en reconnaissance de la qualité de son service à la clientèle.
UBA Bénin s'est classée première dans une enquête menée par KPMG auprès des 20 filiales de la banque, qui a évalué les performances sur des critères tels que l'accès et les conditions de la politique de crédit, la numérisation et le temps de traitement des transactions en espèces. Au-delà de l'enquête, UBA Bénin a mené des enquêtes de satisfaction en ligne, organisé des forums clients et des journées de reconnaissance des clients pour les entreprises.
La banque a également amélioré sa solution de paiement mobile Bestcash Money (B-Mo) en y ajoutant plusieurs nouveaux services à valeur ajoutée, notamment des liens plus faciles entre les comptes bancaires et les portefeuilles mobiles, ainsi que des options pour le paiement des abonnements au câble, des factures d'eau et d'énergie.
UBA a également créé une plateforme bancaire de point de vente basée sur B-Mo afin d'offrir des services bancaires (notamment des dépôts, des retraits, des paiements de frais et des virements instantanés) via le réseau de partenaires de la banque. Ce service a déjà été utilisé par plus de 50 000 étudiants pour le paiement de leurs frais de scolarité, et offre également des solutions de collecte complètes pour les agences partenaires de la banque qui ne souhaitent plus traiter d'espèces.
La banque a permis à ses clients de transférer instantanément de l'argent depuis leur portefeuille vers tous les portefeuilles de l'Union économique et monétaire ouest-africaine, de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale et du Nigeria, ainsi que vers des comptes bancaires dans des pays tels que le Nigeria, Chine, Liban et Inde.
Au cours de la période considérée, le produit de prêt de UBA pour la zone de libre-échange continentale africaine, lancé pour fournir des financements aux entreprises opérant dans des secteurs liés au développement durable, a connu une croissance. Au cours des 12 mois précédant la fin mai 2025, la banque a accordé un financement de 990,4 millions de francs CFA (1,8 million de dollars) à 74 petites entreprises, dont 13 dirigées par des femmes.
Deuxième sacre en 2025
UBA Bénin se positionne aujourd'hui comme une banque leader en matière de digitale avec une part de marché de 50%. Ce dynamisme aura permis de décrocher le prix de la « Meilleure banque digitale au Bénin » en 2024. Pour le compte de l'année 2025, UBA Bénin décroche en Avril 2025, le trophée du ”Leader de la transformation digitale ».
A propos de UBA Bénin
UBA Bénin est la filiale Béninoise du Groupe UBA Plc présente dans 20 pays en Afrique, en France, au Royaume-Uni, aux USA et aux Emirats Arabes Unis. Elle dispose de 16 agences et joue un rôle crucial dans le secteur bancaire Béninois. UBA Bénin propose une gamme complète de produits bancaires destinés aux grandes entreprises locales, aux particuliers et aux sociétés multinationales. Elle apporte sur le marché des produits électroniques inédits et facilitent ainsi les transactions financières.
A propos du Prix “Bank of the year”
Depuis 1926, le prix Bank of the Year distingue les meilleures banques et est considéré comme la plus importante reconnaissance pour l'excellence bancaire et l'édition 2020 met en évidence les institutions qui ont dépassé leurs consœurs en termes de performance, d'initiatives stratégiques et de réponse au Covid -19.
A propos de “The Banker”
The Banker qui est détenu par le Financial Times traite de l'actualité financière et des services bancaires au plan international. Existant depuis 1888, The Banker est la référence en matière de banque internationale pour les décideurs de haut niveau.
Par décret présidentiel en date du 03 décembre 2025, le Grand Maître des Ordres nationaux, Patrice TALON, a procédé à une vague de nominations et de promotions à titre normal et civil au sein de l'Ordre national du Bénin. Cette distinction honore 156 personnalités issues de diverses institutions de la République (Présidence, Assemblée nationale, Cour suprême) et de nombreux ministères sectoriels. Les récipiendaires se répartissent en trois catégories : 01 Grand-officier, 04 Officiers et 151 Chevaliers, récompensés pour leurs services rendus à la Nation. LISTE...
1xBet, le meilleur site de paris sportifs international, sponsor officiel de la Coupe d'Afrique des nations TotalEnergies 2025, revient sur les matchs captivants du 14 janvier qui détermineront les deux finalistes de la compétition et rappelle l'importance d'une approche responsable et équilibrée envers les paris.
Sénégal – Égypte, 14 janvier
Les « Pharaons » tenteront de prendre leur revanche sur les « Lions de la Téranga » après leurs déroutes en 2022 : aux tirs au but lors de la CAN et en barrages pour la qualification à la Coupe du monde. La tâche s'annonce ardue : le Sénégal bénéficie d'une fraîcheur physique optimale, après avoir battu le Soudan et le Mali en barrages dans des conditions favorables, et dispose d'un jour de récupération supplémentaire après les quarts de finale. Alors que l'Égypte a livré une véritable bataille à la Côte d'Ivoire, et avant cela, en huitièmes de finale, elle avait dû courir pendant 120 minutes face au Bénin.
Sadio Mané reste le leader de l'équipe du Sénégal. Durant cette édition, l'ancien attaquant de Liverpool a inscrit un but et délivré trois passes décisives. Les « Lions de la Téranga » disposent d'un plus large éventail de joueurs de haut niveau que l'actuelle sélection égyptienne. Mais les Nord-Africains peuvent compter sur Mohamed Salah, qui réalise un parcours impeccable : quatre pions et un assist en quatre apparitions. Le rôle du joueur de Liverpool est primordial, tant sur le terrain que dans les vestiaires. Les Sénégalais ne doivent pas non plus oublier Omar Marmoush, auteur de deux réalisations.
L'Égypte est considérée comme outsider, mais ce rôle lui convient parfaitement. Les « Pharaons » ont du caractère et de la discipline, et la volonté de Salah, âgé de 33 ans, de remporter la Ligue des champions d'Afrique pour la première fois de sa carrière, pourrait bien être l'un des facteurs clés de leur succès.
Cotes : V1 - 2,23, X - 3,035, V2 - 4,12. Qualification pour la finale : Sénégal - 1,51, Égypte - 2,39
Maroc – Nigeria, 14 janvier
Ce match oppose la meilleure défense (le Maroc n'a encaissé qu'un seul but) à la meilleure attaque (le Nigeria a scoré 14 fois). Les « Super Eagles », qui avaient concédé 4 buts en phase de groupes, ont retrouvé leur équilibre lors des barrages. Face au Mozambique (4-0) et à l'Algérie (2-0), ils n'ont concédé que 5 tirs cadrés, tandis que leur gardien, Stanley Nwabali, a affiché 0 parade à son compteur - il n'y a eu rien à arrêter pendant toute la partie. Le finaliste de la précédente CAN pourrait toutefois s'écarter de son cap suite à la suspension de son milieu défensif clé, Wilfred Ndidi. Ndidi est peut-être même plus monumental pour les Nigérians que le blessé Azzedine Ounahi pour les « Lions de l'Atlas ».
L'arrière-garde marocaine, étant devenue une véritable révélation lors de la Coupe du monde 2022, n'a pas encore affronté d'adversaires aussi redoutables dans ce tournoi que Victor Osimhen (4 pions, 2 assists), Ademola Lookman (3 pions, 4 assists) et Akor Adams (2 pions, 2 assists, auteur de toutes les actions décisives en séries éliminatoires). Du côté des hôtes, on retrouve le brillant Brahim Díaz à la pointe, qui a marqué lors de chacun des 5 matchs, tandis qu'Ayoub El Kaabi n'a pas encore trouvé le chemin des filets en séries éliminatoires. Outre ce duo, seul Ismaël Saibara a scoré pour les « Lions de l'Atlas ».
Cotes : V1 - 2,363, X - 3,155, V2 - 3,565. Qualification pour la finale : Maroc - 1,6, Nigeria - 2,19
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Initiateur de « Ouidah 92 » qui a ouvert la voie aux actuels Vodun Days, une célébration annuelle qui a pris une dimension nationale et internationale, le premier président du renouveau démocratique, Nicéphore Dieudonné SOGLO, a fait le déplacement de Ouidah pour assister aux manifestations nationales entrant dans le cadre de l'édition 2026 des Vodun Days. Ainsi, dans la soirée du vendredi 9 janvier 2026, l'ancien Président de la République du Bénin a pris part à la grande messe œcuménique du vendredi soir à la plage de Ouidah. Aux côtés des plus hautes autorités de la république, l'ancien président Nicéphore Dieudonné SOGLO a suivi en personne les grands axes de cette cérémonie internationale qui a connu la participation effective des festivaliers venus du Brésil, de la Finlande, etc. C'est au cours de cette cérémonie que les prédictions du Tofa 2026 ont été révélées par les grands prêtres. Emerveillé par le tableau artistique, l'ancien Chef d'Etat s'est félicité des grandes innovations des Vodun Days et surtout de l'investissement du Président Talon à promouvoir la valorisation de notre richesse culturelle. Le Président Nicéphore SOGLO s'est par ailleurs félicité d'avoir la chance de vivre la continuité sous d'autres formes de l'événement culturel majeur, initié et lancé en 1992, et qui a abouti au Festival Mondial des Arts et Cultures Vodoun en 1993, visant à valoriser le patrimoine vodou béninois, institutionnaliser la fête du Vodoun (10 janvier) et promouvoir le tourisme culturel, marquant un tournant pour l'identité culturelle du Bénin. Au terme de cette cérémonie, l'ancien Président Nicéphore Dieudonné SOGLO a présenté ses félicitations au Président Patrice Talon pour avoir réussi à faire de Ouidah le carrefour de la valorisation de notre richesse culturelle, mais surtout d'avoir transformé Ouidah et le Bénin. En 1992, alors président du Bénin, Nicéphore Soglo a lancé le projet « Ouidah 92 » qui avait pour objectif de reconnaître l'universalité du vodou, valoriser la culture béninoise, restaurer la paix interreligieuse et attirer le tourisme culturel. L'initiative a conduit au vote d'une loi faisant du 10 janvier une fête légale pour le vodou au Bénin. Initialement prévu en décembre 1992, le premier festival a eu lieu du 8 au 18 février 1993 à Ouidah, sous le nom de Festival Mondial des Arts et Cultures Vodoun. Cet événement a permis la construction d'infrastructures mémorielles à Ouidah, comme le mémorial de Zumbodi et la porte du Non-Retour.
Quelques images
La Police républicaine accroît ses capacités d'anticipation et de réaction dans la sécurisation du territoire béninois.
4 aéronefs de type ULM (ultra-léger motorisé) ont été intégrés aux moyens opérationnels de la Police républicaine. Ces appareils légers et maniables sont destinés à renforcer la surveillance du territoire.
Selon les autorités policières, ces aéronefs permettront des interventions plus rapides. Ils pourront survoler aussi bien les zones urbaines que rurales. L'objectif est d'améliorer la collecte d'informations et la coordination au sol.
Les appareils ont déjà fait l'objet de tests opérationnels. Déployés lors des Vodun Days 2026, ces aéronefs ont contribué à la surveillance des rassemblements et des flux de populations.
Cette dotation s'inscrit dans une dynamique de modernisation des forces de sécurité. Elle vise notamment la lutte contre la criminalité et l'insécurité routière. La Police républicaine entend ainsi accroître sa capacité d'anticipation et de réaction.
M. M.
Axel Merryl, jeune artiste béninois multi‑facettes, a été couronné meilleur artiste masculin africain contemporain lors de la neuvième édition des All Africa Music Awards (AFRIMA), dimanche 11 janvier 2026 à Lagos, au Nigeria.
Sacré meilleur artiste africain contemporain aux AFRIMA 2026 le 11 janvier à Lagos, l'artiste béninois Axel Merryl s'est dit ému par cette distinction.
« Famille, sur mon trophée c'est écrit ‘meilleur artiste africain contemporain'. Merci encore pour vos votes », a-t-il écrit sur les réseaux sociaux, saluant le soutien de ses fans et de ses collaborateurs, notamment Mia Guisse et Bass Thioung du Sénégal, à l'origine du titre à succès « Titulaire », qui a dépassé 20 millions de vues.
Axel Merryl a encouragé sa communauté à pousser ce chiffre jusqu'à 30 millions de vues.
Axel Merryl devient le premier artiste béninois masculin à remporter ce prix et le deuxième artiste béninois, après Angélique Kidjo en 2014.
https://www.facebook.com/watch/?v=917263380748711
Né au Bénin en 1996, Axel Merryl s'est d'abord fait connaître comme humoriste et créateur de contenu numérique, cumulant des millions de vues sur YouTube grâce à ses vidéos comiques. Progressivement, il a élargi son registre artistique à la musique, mêlant influences contemporaines et rythmes africains, et collaborant avec des artistes de la région ouest-africaine.
Le succès de « Titulaire » témoigne de l'ampleur de la popularité de Axel Merryl et de sa capacité à créer des œuvres qui résonnent au-delà des frontières du Bénin, confirmant sa montée en puissance sur la scène musicale africaine.
M. M.
Milices d'autodéfense, réseaux criminels, groupes jihadistes : au Sahel central, la violence armée s'exerce de moins en moins sous l'autorité exclusive de l'État. Elle ne se contente plus d'affronter le pouvoir central ; elle s'insère dans les économies locales, administre la contrainte, prélève l'impôt informel et finit par façonner une gouvernance parallèle. Cette privatisation progressive de la violence redéfinit en profondeur les équilibres sécuritaires, politiques et sociaux de la région.
Une intensification documentée de la violence armée
Au Burkina Faso, au Mali et au Niger, les données disponibles confirment une dynamique alarmante. Selon une communication publique du Africa Center for Strategic Studies, plus de 400 attaques ont été enregistrées dans le Sahel central entre avril et juillet 2025, causant 2 870 morts. Ces chiffres illustrent une violence continue, marquée par la multiplication des acteurs impliqués et par la diffusion géographique des affrontements. La conflictualité ne se limite plus à des zones rurales isolées. Elle s'étend désormais le long des axes routiers, autour des marchés, des sites aurifères artisanaux et des zones de transhumance, là où circulent à la fois les biens, les hommes et les ressources financières.
Quand la violence devient une activité économique
L'un des traits les plus marquants de cette phase du conflit tient à l'hybridation des pratiques. Le groupe armé n'est plus seulement un acteur idéologique ou insurgé ; il devient un opérateur économique. Dans de nombreuses zones, la présence armée se traduit par une taxation informelle des commerçants, des éleveurs ou des exploitants de mines artisanales.La protection devient un service imposé, l'accès aux routes une marchandise, et la survie une négociation permanente. Cette économie de la contrainte brouille les catégories classiques de l'analyse sécuritaire : traiter systématiquement ces groupes comme des organisations terroristes peut conduire à une réponse exclusivement militaire, souvent inefficace ; les réduire à de simples réseaux criminels revient à sous-estimer leur emprise territoriale et sociale.
Une gouvernance armée dans les interstices de l'État
La fragmentation sécuritaire s'accompagne d'une recomposition des formes d'autorité. Là où l'État est absent ou perçu comme lointain, certains groupes armés arbitrent les conflits locaux, imposent des règles et rendent une justice expéditive mais visible. Cette gouvernance armée ne remplace pas l'État : elle le concurrence. Elle s'installe dans les interstices laissés vacants par les institutions publiques, parfois en s'appuyant sur des normes coutumières détournées, parfois en les supplantant par la force. La population, prise entre plusieurs pouvoirs, s'adapte souvent par pragmatisme plus que par adhésion.
Le droit face à l'épreuve du terrain
Sur le plan juridique, le contraste est frappant. Les États du Sahel disposent de cadres pénaux réprimant l'association de malfaiteurs, le terrorisme et la détention illégale d'armes. Pourtant, l'application du droit demeure fragile. L'obstacle n'est pas tant l'absence de textes que la faiblesse des chaînes judiciaires : difficulté de collecter des preuves en zones insécurisées, protection insuffisante des témoins, rupture de la chaîne de garde, absence durable de l'État sur certaines portions du territoire.À cela s'ajoute une lenteur structurelle de la coopération régionale. Là où un groupe armé franchit une frontière en quelques heures, une procédure judiciaire transnationale peut prendre des semaines, voire des mois. Cette asymétrie de temps et de moyens bénéficie presque systématiquement aux acteurs violents.
Financer, recruter, durer
La question du financement constitue l'un des nœuds de la violence privatisée. Les enquêtes de terrain menées par des chercheurs et des ONG montrent des circuits imbriqués : taxation locale, contrôle de mines artisanales, prélèvements sur les axes de circulation, alliances opportunistes avec des réseaux criminels transnationaux. Ces flux ne sont pas accessoires ; ils conditionnent la capacité des groupes armés à durer, à recruter et à s'ancrer localement. Le recrutement, justement, révèle une autre dimension de la crise. Les jeunes ruraux, souvent privés d'éducation, d'emploi et de services de base, constituent un vivier vulnérable. L'adhésion n'est pas toujours idéologique : elle peut être contrainte, opportuniste ou dictée par la survie. Dans ce contexte, la frontière entre victime et acteur armé devient poreuse.
Les civils, premières victimes de la violence privatisée
Ce sont les populations civiles qui paient le prix le plus élevé. Commerçants soumis à des prélèvements multiples, femmes exposées à l'insécurité quotidienne, déplacés contraints de fuir à répétition, communautés rurales prises en étau entre forces étatiques et groupes armés. La violence privatisée ne se contente pas de tuer ; elle désorganise durablement les sociétés locales et alimente les cycles de pauvreté et de déplacement.
Une crise de l'autorité publique avant tout
Ce que révèle cette dynamique, au fond, c'est moins une crise sécuritaire qu'une crise de l'autorité publique. Tant que l'État ne sera pas en mesure d'assurer une présence effective — justice, services, protection — la violence continuera de s'organiser comme une activité rentable et structurante. La réponse ne saurait être uniquement militaire. Elle suppose une reconstruction patiente des institutions, une coopération régionale réellement opérationnelle et une prise en compte des dimensions économiques et sociales du conflit. Au Sahel central, la violence ne s'est pas seulement militarisée ; elle s'est privatisée. Et tant que cette réalité ne sera pas pleinement intégrée aux stratégies publiques, elle continuera de façonner, dans l'ombre, une gouvernance concurrente fondée sur la force plutôt que sur le droit.
En Afrique, l'insécurité ne relève pas uniquement de la violence armée. Elle s'enracine aussi dans l'érosion progressive des institutions civiles, la concentration du pouvoir exécutif et l'affaiblissement des contre-pouvoirs. En 2025, la dégradation de la gouvernance apparaît comme l'un des facteurs les plus structurants de l'instabilité durable, à rebours de certains États où la solidité institutionnelle a permis de contenir les tentatives de rupture de l'ordre constitutionnel.
Une tendance continentale clairement établie
Les données publiées par le Africa Center for Strategic Studies montrent une évolution nette : le nombre d'États africains classés comme démocratiques recule, tandis que les régimes hybrides ou autoritaires progressent. Cette transformation institutionnelle s'accompagne d'une détérioration des indicateurs de sécurité, notamment dans les pays où les mécanismes de contrôle parlementaire, judiciaire et médiatique ont été affaiblis. Contrairement à une idée persistante, la centralisation du pouvoir ne produit pas automatiquement une meilleure efficacité sécuritaire. Les comparaisons régionales indiquent même que les États où l'espace civique s'est le plus refermé figurent parmi ceux où la violence armée progresse le plus rapidement, qu'elle prenne la forme d'attaques jihadistes, de violences communautaires ou de criminalité organisée.
L'urgence sécuritaire comme mode de gouvernement
Dans plusieurs pays, l'insécurité a servi de justification à l'installation durable de régimes d'exception : états d'urgence prolongés, restrictions des libertés publiques, marginalisation des acteurs civils. Présentée comme transitoire, cette gouvernance par l'urgence tend à s'inscrire dans le temps long. Elle affaiblit la confiance entre l'État et les citoyens et réduit la capacité des institutions locales à prévenir les conflits avant qu'ils ne s'aggravent. Les recherches en sciences sociales et en santé publique, notamment celles mobilisées par l'INSERM, rappellent que l'exposition prolongée à un climat d'insécurité politique et de défiance institutionnelle a des effets mesurables : stress chronique, repli communautaire, fragilisation du lien civique. Autant de facteurs qui nourrissent, à moyen terme, les cycles de violence.
Le Bénin, une résilience institutionnelle sous vigilance
Dans ce contexte régional dégradé, le Bénin se distingue par une stabilité institutionnelle relative. Celle-ci ne relève ni d'une exception structurelle ni d'une absence de menaces. Elle repose sur la continuité de l'ordre constitutionnel, la solidité de la chaîne institutionnelle et le maintien de canaux de dialogue politique, y compris dans un environnement régional sous tension. L'échec d'une tentative de coup d'État a constitué un test majeur pour cette architecture institutionnelle. La réponse apportée — prioritairement judiciaire et institutionnelle — a permis de contenir la crise sans basculer dans une militarisation excessive du champ politique. Ce choix a renforcé la lisibilité de l'action publique, tout en contribuant à préserver la confiance des partenaires régionaux et internationaux.
Les analyses du Africa Center soulignent que les États dont la gouvernance demeure lisible, prévisible et ancrée dans des cadres régionaux coopératifs disposent d'une capacité accrue à absorber les chocs sécuritaires. À cet égard, l'ancrage du Bénin dans les mécanismes de coopération ouest-africains constitue un facteur de résilience, tant sur le plan sécuritaire qu'économique.
Sécurité et gouvernance, une équation indissociable
La tendance observée en 2025 rappelle une réalité essentielle : la sécurité ne se décrète pas uniquement par la contrainte. Elle se construit dans la durée, à travers des institutions crédibles, une justice fonctionnelle et des politiques publiques capables d'anticiper plutôt que de réagir dans l'urgence. Là où la gouvernance se délite, l'insécurité trouve un terrain favorable. À l'inverse, là où l'État demeure présent, responsable et coopératif — y compris face aux tentatives de déstabilisation — la violence peine à s'installer durablement. Le cas béninois illustre ainsi, à contre-courant de certaines dynamiques régionales, que la résilience institutionnelle demeure l'un des remparts les plus efficaces contre l'insécurité chronique.
Le 8 janvier rappelait le triste anniversaire de l'attaque ayant coûté la vie à 28 soldats béninois à la frontière avec le Niger et le Burkina Faso. Marquant un tournant dans la perception du risque sécuritaire, cette tragédie a suscité un sentiment de revanche et de reconquête au sein des forces armées. Depuis le Bénin a intensifié sa politique de défense. Érigeant l'opération Mirador en rempart contre l'expansion djihadiste venant du nord, de nouveaux succès opérationnels on marqué ce début d'année.
L'anniversaire du 8 janvier rappelle la fragilité du Nord bénin. Frappé en permanence par des groupes djihadistes notamment le JNIM, affiliés à Al‑Qaïda, qui exploitent la faiblesse du Sahel pour infiltrer le nord du Bénin. En réponse, le Bénin a lancé en 2022 l'opération Mirador, déployant initialement 3 000 soldats pour sécuriser les zones frontalières, ce dispositif a été renforcé par le recrutement de 5 000 militaires supplémentaires. Le président Patrice Talon, dans son allocution du 31 décembre 2025, a souligné la nécessité de « ne céder aucun centimètre carré » du territoire, rappelant l'engagement du commandement à protéger la nation. Que ce soit contre les ennemis extérieurs ou intérieurs, les forces armées ont su protéger la nation face à des tentatives de coups d'États et de déstabilisation, démontrant sa résilience face à l'adversité.
L'opération Mirador : une dynamique de force
Les Forces Armées Béninoises (FAB) ont démontré une capacité croissante de neutralisation des menaces. Entre octobre et décembre 2025, elles ont éliminé 45 terroristes et arrêté 7 suspects, saisissant armes, motos et carburant. Au mois de septembre 2025, une double offensive dans les parcs nationaux du Pendjari et du W a permis de neutraliser 6 combattants, avec la saisie d'un important arsenal. Des combats terrestres appuyés par des hélicoptères ont, quant à eux, permis de « neutraliser une vingtaine d'éléments armés » dans le parc W, en ce début d'année, témoignant d'une coordination aéro‑terrestre efficace. Ces opérations, coordonnées entre hélicoptères, unités au sol et renseignement, illustrent la capacité croissante des FAB à mener des missions multidimensionnelles dans des zones reculées, ne laissant aucun sanctuaire aux groupes terroristes.
La promotion de nouveaux officiers, dont 73 jeunes diplômés de l'École nationale des officiers, illustre la volonté de professionnaliser la chaîne de commandement, tandis que les nominations des généraux Fructueux A. GBAGUIDI et Dieudonné D. TÉVOÈDJRÈ renforcent le leadership stratégique. Le Bénin, grâce à une stratégie combinant recrutement intensif, modernisation du matériel et opérations coordonnées, montre une capacité accrue à projeter sa puissance jusqu'aux confins du pays, contrastant avec la détérioration sécuritaire de ses voisins. Si la sécurité reste un enjeu majeur de cette nouvelle année, le Bénin démontre la poursuite logique du succès de ses opérations militaires.
Omar SYLLA !
X : @Le_Ndar_Ndar