Invité sur la Radio nationale ce dimanche 9 août 2026, le ministre porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a apporté des clarifications sur le rôle du Sénat, nouvelle institution de la République dont les membres ont été officiellement installés le jeudi 30 juillet dernier.
Sur la Radio nationale ce dimanche 9 août, le ministre porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a assimilé le Sénat aux conseils de sages dans les villages ; des gens qui, forts de leurs expériences, peuvent faire asseoir les protagonistes, les écouter et trancher un litige. Leur décision selon ses explications, est assimilable à celle d'un tribunal de conciliation que personne ne peut remettre en cause.
« Le Sénat va fonctionner comme une instance de sages », a indiqué le ministre porte-parole du gouvernement.
Abordant la question de la sagesse, il estime qu'elle ne relève pas de l'accumulation des ans, mais plutôt du vécu, de l'expérience accumulée au cours de la vie. Raison pour laquelle le Sénat est composé d'anciens présidents de la République, d'anciens présidents de l'Assemblée nationale, d'anciens présidents de la Cour constitutionnelle. Ceci, au regard du nombre très minime qu'ils font, les rôles qu'ils ont joué à un moment donné de leur parcours au service du pays, les responsabilités, les expériences, et les dossiers qu'ils ont gérés.
Ce qui leur permet désormais de mieux appréhender certaines situations que le commun des Béninois. Selon Wilfried Léandre Houngbédji, les laisser partir avec leurs expériences, mourir dans l'oubli ou aller faire des consultations ailleurs en mettant leurs expériences au service d'autres pays plutôt que le Bénin, relèverait d'une perte. D'où l'option du Sénat pour « dire que quand vous avez servi le Bénin, et que vous avez certaines expériences de la vie, vous pouvez être utile au niveau du Sénat », attendu notamment d'après lui, pour réguler la vie politique, favoriser l'uni personnage, la cohésion, et faire en sorte qu'il n'y ait plus de conflits inutiles entre les acteurs politiques dans le pays.
Le ministre porte-parole a évoqué à titre illustratif, l'image que les deux anciens présidents de la République, Boni Yayi et Patrice Talon, avaient affichée lors de la cérémonie d'installation du Sénat ; assis côte à côte, échangeant et souriant ensemble. Une scène que nul ne pourrait imaginer par le passé.
Un arbitre
Le Sénat selon le ministre porte-parole, n'est pas une institution de contre-pouvoir, ni un instrument de soutien pour le gouvernement. « C'est un arbitre, et un arbitre doit être impartial », a-t-il souligné.
A l'en croire, le Sénat dans son fonctionnement peut être amené à rendre des décisions qui satisfassent soit l'Assemblée nationale, soit le président de la République. En cas de désaccord entre ces deux institutions qui toutes deux, ont l'initiative de la loi, le Sénat est désormais l'institution qui pourra trancher et départager les protagonistes. « Il n'est pour personne. Il est pour la République, il est au service de la République comme les autres institutions », a expliqué Wilfried Léandre Houngbédji mettant l'accent sur le caractère apolitique des sénateurs qui ne devront plus être membres, encore moins, responsables de formations politiques afin d'arbitrer en toute impartialité.
F. A. A.
Au Bénin, le paludisme demeure un véritable problème de santé publique, particulièrement pendant la saison des pluies, où la prolifération des moustiques favorise la transmission du Plasmodium, l'agent pathogène. Face à cette maladie qui peut évoluer « rapidement » vers une forme grave, surtout chez les enfants âgés de moins de cinq (05) ans, certains symptômes doivent alerter les parents, et conduire à consulter un médecin en urgence. Dr Lisette CAPO-CHICHI, médecin pédiatre, donne ici quelques indications.
Le paludisme est une maladie endémique qui sévit au Bénin. Malgré les différentes mesures prises par les pouvoirs publics pour son éradication, la maladie persiste et connaît une recrudescence surtout en période de grande saison pluvieuse, où le risque de contagion est souvent très élevé. Chez les enfants âgés de moins de 5 ans, plus exposés à la maladie, la moindre fièvre doit alerter les parents qui devront consulter sans délai.
La fièvre, premier signe qui doit immédiatement attirer l'attention
Selon le médecin pédiatre, le premier signe évocateur du paludisme est la fièvre, le plus souvent « élevée ». Celle-ci s'accompagne généralement d'un syndrome grippal caractérisé par des courbatures, la fatigue et les maux de tête. Chez les plus jeunes enfants (moins de 5 ans), des troubles digestifs sont fréquents. Ils peuvent présenter des vomissements, ou encore des douleurs abdominales. « Dès qu'un enfant présente de la fièvre, dans un contexte comme celui du Bénin où le paludisme est endémique, les parents doivent consulter rapidement dans un centre de santé », conseille Dr Lisette CAPO-CHICHI. « Toute fièvre chez un enfant doit conduire à une consultation rapide. Plus le traitement est administré tôt, plus les chances de guérison sont élevées et moins le risque de complications est important », a-t-elle ajouté évoquant les autres symptômes qui doivent retenir l'attention en ce qui concerne les cas graves.
Reconnaître les signes d'un paludisme grave
Au-delà des symptômes habituels, certains signes traduisent une aggravation de la maladie et nécessitent une prise en charge urgente. Parmi eux, figure la prostration. Dans ce cas, l'enfant selon les explications du médecin, devient inhabituellement faible, cesse de jouer, et ne parvient plus à marcher ou à se tenir debout.
A cela s'ajoute une incapacité à boire et une inappétence ; des convulsions répétées ; une perte de connaissance voire un coma ; une pâleur importante liée à une anémie sévère ; un ictère conjonctival et des difficultés respiratoires. « Même si certains signes sont visibles, d'autres complications ne peuvent être détectées qu'à l'hôpital. D'où la consultation est nécessaire et urgente, recommande le médecin.
La prévention, une arme puissante
La lutte contre le paludisme repose d'abord et avant tout sur la prévention. La professionnelle de santé conseille de dormir sous une moustiquaire imprégnée d'insecticide à longue durée d'action (MIILDA) chaque nuit. L'assainissement régulier du cadre de vie, l'élimination des eaux stagnantes et des gîtes larvaires autour des habitations font partie également des moyens efficaces permettant de se prémunir contre la maladie. Selon le médecin pédiatre, la plupart des cas de décès d'enfants par paludisme surviennent pendant la saison pluvieuse ; une période au cours de laquelle le risque de transmission est « maximal ».
Pour les enfants âgés de 3 à 59 mois vivant dans les zones à risque, une Chimio prévention saisonnière (CPS) est proposée dans les centres de santé. Il s'agit d'un traitement préventif qui permet de réduire de façon significative, le risque de développer un paludisme pendant les périodes de forte transmission.
En cette période marquée par la présence d'eaux stagnantes, une conséquence des fortes précipitations enregistrées pendant la saison des pluies, la pédiatre conseille de vérifier l'accès à la prévention au CPS dans les zones concernées ; l'élimination des eaux stagnantes autour des habitations ; la surveillance des enfants âgés de moins de 5 ans, et la consultation dès le premier signe. S'assurer de la disponibilité des tests de diagnostics rapide (TDR) et des combinaisons thérapeutiques à base d'artémisinine (CTA).
Le médecin rappelle que le vaccin contre le paludisme est progressivement intégré aux programmes de vaccination afin de renforcer la protection des enfants.
Pour ce qui concerne la femme enceinte, la prévention du paludisme passe également par un suivi prénatal correct, avec un « traitement préventif intermittent ».
Dans le cadre de la lutte contre le paludisme, le Bénin a marqué son adhésion à l'initiative « Zéro Palu ! », lancé en avril 2014 au Sénégal. Le pays a introduit en avril 2024, la vaccination contre le paludisme dans son programme élargi de vaccination. Dans sa dynamique de renforcement de cette lutte, le gouvernement a également procédé à la mise en place de l'Agence nationale de lutte contre la malaria et les moustiques. Celle-ci se veut un instrument spécialisé, autonome et réactif.
Elle aura pour mission de mener une lutte coordonnée contre le paludisme et les moustiques vecteurs. Ses principales missions consistent à : concevoir, mettre en œuvre et évaluer les programmes de démoustication ; renforcer les actions de prévention et de lutte contre la maladie ; réduire l'incidence et la mortalité liée aux maladies transmises par les moustiques ; promouvoir la recherche et l'innovation dans le domaine de la lutte anti-vectorielle ; sensibiliser les populations sur les comportements préventifs et les traitements curatifs ; appuyer les collectivités locales dans la gestion des nuisances liées aux moustiques.
La vision à long terme est d'inscrire le Bénin au rang des pays qui auront éradiqué le paludisme, maladie dont le taux de mortalité a régressé passant de 0,83 à 0,7 pour 1000 habitants à risque.
F. A. A.
Le président de la République peut-il dissoudre le Sénat ? Le ministre porte-parole du gouvernement a répondu à la question ce dimanche 9 août 2026, sur la Radio nationale.
Le Sénat, nouvelle institution de la République suscite depuis son installation, plusieurs interrogations. Sur la Radio nationale ce dimanche 9 août 2026, le ministre porte-parole du gouvernement a éclairé l'opinion.
Au sujet de la question relative à sa dissolution par un président de la République, le ministre porte-parole explique que « la constitution ne l'a pas dit ». L'institution, a-t-il ajouté, ne peut pas non plus sanctionner le président de la République.
Wilfried Léandre Houngbédji, au cours de l'entretien avec les journalistes a assimilé le Sénat à un « conseil de sages » appelé à jouer un rôle d'arbitrage entre l'exécutif et le législatif. Raison pour laquelle ses membres sont apolitiques, et ne devraient appartenir ni présider un parti politique.
F. A. A.
UN Indonesia Solar power is widely used on the islands of Java, Madura, and Bali. Credit: UN News
By Delia Paul
MELBOURNE, Australia, Aug 10 2026 (IPS)
In much of the Asia-Pacific region, energy is a success story. Electricity access has greatly increased and the use of clean cooking fuels is now widespread. The region has kept pace with the rest of the world in adopting renewable energy. Many countries have made energy efficiency gains; the Republic of Korea is one of those in the lead worldwide. Progress has continued even in the face of recent energy crises sparked by the war in Ukraine and conflict over the Strait of Hormuz.
Yet, this year’s High Level Political Forum on sustainable development (IHLPF) in New York— a yearly event to review progress on the global Sustainable Development Goals (SDGs) —sounded some warning bells.
With SDG 7 on energy, the international community agreed to ensure universal access to affordable, reliable and modern energy services. Clean cooking fuels are part of that transition. SDG 7 also set targets to increase substantially the share of renewable energy in the global energy mix, and double the rate of improvement in energy efficiency. On all these measures, Asia-Pacific countries have done well. This year’s HLPF, however, raised some important questions.
Firstly, success is a matter of definition. In 2010, Central and South Asian countries accounted for 36 per cent of the world’s electricity-access deficit; by 2024, that proportion had shrunk to just 3 per cent, a turnaround that the UN’s latest report of progress on SDG 7 attributes to rapid grid expansion, regional power market integration, and rising incomes. That achievement is nuanced, however, when we consider the livelihood dimension, where many countries still face challenges especially in rural areas.
Vijay Modi, a professor at Columbia University and director of its Laboratory for Sustainable Energy Solutions, addressing HLPF delegates on the first day of the talks, noted that access is not the same as affordability. Affordable energy is needed, for example, to run the water pumps for farm irrigation, and to light shops that may want to extend their opening hours — aspects of electricity access that are missed, if focusing only on household-level energy services.
Secondly, generalised statistics can mask the true scale of the challenge that still remains. The share of people using clean fuels and technologies for cooking has nearly doubled across most of Asia since 2010. Central, South, East and Southeast Asian countries have done especially well: India alone is responsible for about 40 percent of the worldwide reduction in the clean-cooking access deficit, China for roughly 30 percent, and Indonesia for about 10 percent.
In terms of percentage points, this all looks great. In terms of absolute numbers, though, India still has the largest numbers of people without access to electricity services and clean cooking fuels; China ranks third in the world; Indonesia ranks 16th. These are countries with large populations, where a percentage point gained in access represents many more people than a percentage point gained in a smaller country. While their progress should be applauded, the challenge is far from over.
Third is the question of financing. From 2023 to 2024, international financial flows for clean energy fell in Central, South, East and Southeast Asia. That is a troubling trend, given that much remains to be done. The role of public utilities remains crucial.
In the 1990s and 2000s, Cambodia’s state utility, Electricité du Cambodge, transformed the fragmented, war-torn nation’s power grid into a unified network, partnering with independent power producers, using foreign investment to build transmission lines and power stations, and prioritising electricity connections and financing for low-income households. Such success is not a given.
Damilola Ogunbiyi, Special Representative of the Secretary-General for Sustainable Energy for All and Co-Chair of UN-Energy, reminded the HLPF that in Africa, some utilities have not achieved viability and are facing bankruptcy. “It’s about finance, at the end of the day,” she said, while highlighting that renewable energy is the least-cost pathway to meeting energy needs worldwide.
The current geopolitical situation only strengthens the case for increasing uptake of renewables and decreasing reliance on traditional fossil fuels, said Francesco La Camera, Director-General of the International Renewable Energy Agency (IRENA). This process, he noted, could be accelerated through mini-grids, peak time management (strategies to reduce and shift electricity consumption away from peak demand times), and removal of trade barriers to renewable energy technologies. Some of this is already happening in Asia, but with just four years to go until the 2030 deadline for achieving the SDGs, UN monitoring shows that progress is insufficient.
Globally, four structural trends are holding back progress. They are explained in the 2026 UN report, “Tracking SDG 7: The Energy Progress Report.” Progress on reducing energy intensity has mainly been achieved in industry, and is now slowing. Energy efficiency standards don’t necessarily match the technology available in the marketplace. Demand for air conditioning has increased, pushing up electricity demand. Growth in electricity demand now outstrips the supply of renewable energy that is actually available. Tackling just one of these barriers — let’s say energy intensity, for example — would require tripling the rate of progress in the next four years.
For now, the UN has launched a new work programme to accelerate action leading up to the 2030 deadline for the SDGs. On the current rate of progress, the world will probably not meet all the SDG 7 targets. But, given the energy gains already made in this region, Asia-Pacific countries may do better than others.
Dr Delia Paul is an associate of the International Institute for Sustainable Development, and is affiliated with Monash University’s Global Peace and Security research hub in Australia.
IPS UN Bureau
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