C'est à travers un point de presse que le ministre de l'intérieur Sacca Lafia a fait le bilan du scrutin législatif de ce dimanche 28 avril 2019. Dans ses déclarations, il renseigne que des incidents ont été enregistrés lors du vote à Savè, Tchaourou, Parakou, Bantè, Glazoué et dans d'autres localités.
Les autres de ces actes de violence et de vandalisme seront poursuivis et punis avec la dernière rigueur, promet le ministre de l'intérieur.
Des individus ont attaqué les bureaux de vote, la police républicaine, la presse, et les citoyens. Il en est de même à Parakou et Tchaourou où le matériel électoral a été brulé.
Si le scrutin s'est déroulé dans le département du Littoral et de l'Atlantique dans la sérénité, cela n'a pas été le cas au centre et dans le Nord du pays. Des individus ont bloqué la circulation en barrant les routes. Les éléments de la Police Républicaine ont été blessés par des armes de fabrication artisanale à Savé et des journalistes attaqués à Tchaourou. A Parakou précisément à Tourou, le matériel électoral a été vandalisé et les urnes emportées. Sacca Lafia a notifié qu'aucune perte en vie humaine n'est à signaler.
Selon lui, la faible affluence des populations dans les bureaux de vote est liée aux menaces proférées sur les réseaux sociaux. « Ces messages ont dissuadé les électeurs à se rendre dans les urnes », a-t-il estimé.
La ministre de l'intérieur a souligné que face à cette situation, les forces de l'ordre ont œuvré avec professionnalisme en assurant la sécurité des citoyens. Il n'y a eu aucun blessé dans le rang des citoyens.
Le ministre de l'intérieur persiste que les auteurs et complices de ces actes de violence et de vandalisme seront poursuivis et punis avec la dernière rigueur.
Akpédjé AYOSSO
Les citoyens béninois se sont rendus aux urnes ce dimanche 28 avril pour le compte des législatives de 2019.
Dans la 16e circonscription électorale à Cotonou, notamment au quartier Fidjrossè-Centre, 12e arrondissement, le scrutin s'est déroulé dans la plus grande quiétude, mais avec un faible taux
de participation.
Sur 421 inscrits au niveau du troisième poste de vote, il y a 61 votants soit 34 pour l'UP, 15 pour le BR et 12 bulletins nuls.
L'Union Progressiste et le Bloc Républicain obtiennent respectivement 35 et 14 voix avec 20 bulletins nuls soit 69 votants sur 421 inscrits au niveau du quatrième poste de vote.
Le cinquième poste de vote compte 55 votants, soit 27 pour l'UP, 21 pour le BR et 07 bulletins nuls sur les 421 inscrits.
Le dernier poste de vote compte 46 votants, dont 18 UP, 17 BR, et 11 bulletins nuls sur 421 inscrits.
Au dénombre dans le centre de vote de l'Ecole maternelle publique de Fidjrossè, 358 votants sur les 2.526 inscrits.
A l'Ecole maternelle publique de Fidjrossè 05 postes de vote ont été installés. Au niveau du 1er poste de vote, sur 421 inscrits, 58 citoyens ont voté soit 26 pour l'Union Progressiste (UP), 19 pour le Bloc Républicain (BR) et 13 bulletins nuls.
Le deuxième poste de vote a enregistré 69 votants sur 421 inscrits avec 35 électeurs pour l'UP et 23 pour le BR.
A l'Ecole Primaire Publique de Fidjrossè, où 5 poste de vote sont installés le taux d'électeurs est également faible.
Avec 497 inscrits au niveau du premier poste, 67 citoyens ont voté soit 33 UP, 14 BR et 20 bulletins nuls.
Au deuxième poste de vote il y a 35 votants pour l'UP, 22 pour le BR, et 11 bulletins nuls soit un total de 68 votants sur 497 inscrits.
L'UP obtient 28 électeurs et le BR 14 au niveau du troisième poste de vote avec 15 bulletins nuls soit 57 votants sur 497 inscrits.
Le quatrième poste a enregistré 65 votants dont 27 UP, 28 BR et 10 bulletins nuls sur 496 inscrits.
Enfin le cinquième poste de vote a enregistré 51 électeurs soit 20 UP, 18 BR et 13 bulletins nuls sur 496 inscrits.
Au total dans ce centre de vote, on note 308 votants sur 2.483 inscrits soit 143 pour l'Union Progressiste et 96 pour le Bloc Républicain et 69 bulletins nuls.
L'Union Progressiste est donc en tête dans ces deux centres de vote situés dans le 12ème arrondissement de Cotonou, selon les résultats partiels provisoires.
A. A.
Pour les législatives de ce dimanche, les bureaux de vote n'ont pad fonctionné dans la commune de Tchaourou. Et pour cause, plusieurs bureaux de vote ont été saccagés.
Quant à la commune de Djougou, c'est dans 3 arrondissements sur 8 que le vote a eu lieu, selon les informations.
Un faible taux de participation a été noté dans ces localités.
A Porto-Novo, la participation reste très faible. Les populations ont suivi le mot d'ordre de boycott de leur parti. Seuls les partisans ont rempli leur devoir civique. Le taux de participation peut s'estimer autour de 10%.Sur 450 à 460 inscrits par bureau de vote, il a été constaté à peu près 60 votants par poste soit environ 8%. Néanmoins, les informations font état d'une forte participation à Avrankou. Dans cette commune, un taux d'environ 38% a été enregistrée.
Quelques points chauds ont été signalés dans la matinée, d'abord à Tchaourou, dans le centre du pays, à plus de 300 kilomètres au nord de Cotonou. Dans la ville natale de l'ancien président Boni Yayi, il y a eu de nouveaux incidents hypothéquant le démarrage et le déroulement du vote. Il n'y a donc pas eu d'opérations de vote à Tchaourou.
La situation était si tendue que la Commission électorale a demandé à ses représentants de se mettre sous la protection de la police. Le matériel électoral est désormais à l'abri, au commissariat.
Dans la même région, on signale aussi des perturbations à Tourou et Parakou.
F. H.
Les élections législatives béninoises de 2019 se sont déroulées, ce dimanche 28 avril 2019, sur toute l'étendue du territoire national pour le renouvellement des 83 sièges à l'Assemblée nationale. Les centres de vote ont commencé à enregistrer les premiers votants dès l'ouverture entre 7 heures et 8 heures. Très tôt ce matin, le chef de l'Etat, Patrice Talon et son épouse ont accompli leur devoir citoyen à Cotonou.
Le vote a bel et bien eu lieu sur toute l'étendue du territoire national. Dans le Zou, précisément à Abomey, l'arrondissement de Vidolé a connu son tout premier votant vers 07 heures. Le centre de vote de Klouékanmey CEG 1 dans le Couffo où sont installés 03 postes de vote a démarré l'opération à 7h 02. Dans l'Atlantique, au niveau du bureau de l'arrondissement de Zé, les électeurs ont commencé par voter à 7 heures. Le même constat a été observé à l'école primaire publique d'Agla Nord.
Dans le Littoral à l'école publique de Gbégamey, où 03 postes de vote sont installés, les populations sont sorties à compte-gouttes pour accomplir leur devoir citoyen. Il en est de même dans les autres localités du pays.
Il faut signaler que ce dimanche matin vers 8h, le président Patrice Talon et la Première dame ont voté à l'école primaire Charles Guillot au quartier Zongo de Cotonou. Après avoir accomplir leur devoir civique, le couple présidentiel n'a fait aucune déclaration à la presse.
Dans l'ensemble, aucun incident majeur n'est signalé. Tout s'est passé dans la discipline et dans l'ordre.
Près de 5 millions de citoyens béninois étaient appelés aux urnes pour élire les 83 députés qui vont siéger à l'Assemblée Nationale, 8è législature.
Le Bloc Républicain et l'Union Progressiste sont les deux partis en lice pour ce scrutin.
Les premières tendances des législatives seront connues cette nuit.
Akpédjé AYOSSO
Le scrutin législatif pour l'élection des députés de la 8ème législature a eu lieu ce dimanche 28 avril 2019.
Voici quelques résultats de certains centres de vote de l'arrondissement de Godomey, dans commune d'Abomey-Calavi.
À l'école primaire publique Yénawa à Womey, les résultats au niveau des postes de vote de ce centre sont presque le même. Au poste de vote nº1, 66 électeurs ont voté sur 471 inscrits. L'Union Progressiste obtient 37 contre 22 pour le Bloc Républicain et 07 bulletins nuls.
Au poste de vote 6, il y a 71 votants sur 472 inscrits. L'Union Progressiste obtient 42 voix contre 18 pour le Bloc Républicain et 11 nuls.
Au poste de vote 7, l'Union Progressiste garde toujours la tête avec 33 voix, le Bloc Républicain 20 et 08 bulletins nuls. Au poste de vote 8, 53 ont voté sur 472 inscrits. L'Union Progressiste obtient 25 voix contre 24 pour le Bloc Républicain et 04 bulletins nuls.
Tous ces résultats ne sont que des données partielles provisoires obtenues après le dépouillement dans ces différents centres de vote de l'arrondissement de Godomey. Il revient à la Commission électorale nationale autonome (Cena) de donner les grandes tendances.
F. Aubin AHEHEHINNOU
Les opérations de vote ont démarré ce dimanche matin sur toute l'étendue du territoire national. Les premiers bureaux de vote ont ouvert à 7h
D'autres ont démarré les opérations avec quelques minutes voire plus d'une heure de retard à cause de la mise en place du matériel électoral.
Aucun incident majeur n'est enregistré pour le moment. Le constat général pour cette matinée est que l'affluence est faible au niveau des bureaux de vote. Selon les témoignages, ce faible taux est dû au fait que les électeurs sont allés d'abord au culte avant de venir accomplir leur devoir civique. Les responsables des bureaux de vote espèrent une grande affluence dans la mi-journée ou dans l'après-midi.
D. M.
Recrudescence des scènes de violence ce samedi à Savè. La route inter-États a été bloquée par les manifestants.
Les chasseurs ont pris le contrôle de la route bloquant la circulation. Des morts et des blessés ont été enregistrés dans le camp des manifestants et des forces de l'ordre, selon des témoins. La voiture du chef d'arrondissement de Tchaourou et la buvette de la femme du maire ont été incendiées. Les forces de l'ordre ont appelé des renforts pour maîtriser la situation.
D. M.
Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Aurélien Agbénonci, au cours d'une séance d'échanges avec le corps diplomatique et consulaire accrédité au Bénin, a rassuré de l'organisation dans la paix et la sécurité, du scrutin de ce dimanche 28 avril 2019. Selon le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, cette élection va se dérouler dans le calme, la sérénité, la transparence et dans la sécurité maximale. Les autorités béninoises seront à disposition afin de permettre à la représentation diplomatique, de mener sa vie habituelle dans le pays, a-t-il assuré. Le chef de la diplomatie béninoise a par ailleurs souligné que les forces de l'ordre ont reçu des instructions très claires pour qu'aucun usage disproportionné de la force ne soit faite. « Elles veilleront à la protection des citoyens, à la protection des opérations de vote et il n'y a aucune inquiétude à avoir s'agissant de l'organisation de ce scrutin », a-t-il précisé.
Aurélien Agbénonci a rappelé que comme cela se fait depuis plusieurs années, une permanente est aussi mise en place au niveau des cours et tribunaux pour que les fauteurs de troubles puissent faire objet de comparution immédiate afin que force reste à la loi.
F. Aubin AHEHEHINNOU
(Par Roger Gbégnonvi)
Monsieur le Président, votre fan-club n'en revient pas de vous avoir vu en train de jouer les émeutiers le Vendredi-Saint au marché Dantokpa. Pas possible ! Mais l'effarement passé, il a fallu se résoudre à accepter que les images défilant sur les smartphones n'étaient pas un vidéo-montage destiné à salir votre image. Ensuite on a essayé de comprendre, fort de ce que nos actes conscients ont une explication, fût-elle enfouie au fond du subconscient.
La réflexion a donc révélé que vous portez une blessure récente. Elle a ravivé deux anciennes blessures mal cicatrisées et fait de vous un foyer ardent crépitant de colère. La toute première blessure remonte à 1996. Vous méritiez le second mandat présidentiel. Il vous a été refusé. Avec vous nous avons éprouvé incompréhension et amertume. La deuxième a trait à votre passage à la tête de la ville de Cotonou, dont vous n'aurez pas été le maire inoubliable comme vous avez été le premier président emblématique de notre Renouveau démocratique. Et nous avons regretté avec vous la difficulté à transformer en cité magnifique notre capitale économique. La troisième blessure, qui a réveillé les deux ci-dessus, est le départ volontaire de votre fils aîné pour un exil lointain. Point n'est besoin de se mettre à votre place pour comprendre que votre souffrance est immense. Mais votre fils est adulte et responsable. Il sait le choc produit sur vous par son départ précipité. Il presse qu'il ait le courage de revenir aussi librement qu'il est parti. A la justice il dira que sa gestion fut irréprochable. Ses avocats lui viendront en renfort. C'est la règle. Et c'est ainsi qu'il vous consolera et contribuera à refermer les deux blessures rouvertes par celle qu'il a causée.
Mais, même souffrant, vous êtes là. Et parce que vous êtes encore et toujours utile à notre pays, et parce que nos chagrins les plus tenaces s'estompent pendant que nous sommes attelés à quelque noble cause, votre fan-club voudrait vous voir user de votre autorité morale pour éclairer la lanterne des Béninois sur trois points. Le premier concerne le récent événement de Kilibo qui aurait pu tourner à la tragédie nationale. Les paysans-chasseurs venus se heurter aux forces de l'ordre ont-ils été instrumentalisés ? Si oui, par qui ? Le deuxième concerne le roman policier de la vraie disparition de Pierre-Urbain Dangnivo. Vous pouvez aider à l'éclosion de la vérité. A moins que ce ne soit un de ces crimes d'Etat, ‘‘crime parfait'', rappelant l'opposant marocain Ben Barka ‘‘disparu'' à Paris, ou le sous-préfet Pamphile Hessou ‘‘disparu'' à Boukombé. Le troisième point est celui de l'assassinat de l'ancienne ministre Bernadette A. Sohoundji, perpétré aux environs de 23 h, entre Ouidah et Cotonou. Certains Béninois le mettent en lien avec la disparition de Dangnivo pour expliquer l'absence de toute enquête autour de ce meurtre commis de sang-froid. Encore un crime d'Etat ? ‘‘Disparaître'' ou être abattu sur ordre de l'Etat, est-ce le sort des Béninois jugés gênants pour avoir surpris des choses troublantes au sommet de l'Etat ?
Monsieur le Président, pour votre fan-club vous n'êtes pas dans un placard. Même souffrant, vous êtes là, objet toujours de notre gratitude pour le rôle éminent qu'il a plu au destin de confier au Premier Ministre et au Président de la République que vous avez été pour sortir le Bénin du désespoir où l'avait jeté un désastre économique. Cette réussite fait de vous l'Ancien de Référence. Ne vous dérobez pas à l'être. Soyez-le sans cesse et jusqu'au bout. Avec, comme il se doit, ce qu'il convient de hauteur et de distance. Demain est un nouveau matin. Et vous vous emploierez à faire ce qu'il convient pour que reviennent à vous et vous restent attachés l'amour et le respect qui sont ceux du peuple béninois pour vous.
Merci, Monsieur le Président.
Le commandant du commissariat de la police républicaine de la commune de Tchaourou vient d'être relevé de son poste par la hiérarchie. Son limogeage ferait suite aux manquements enregistrés lors des manifestations organisées contre les législatives de dimanche prochain et qui ont conduit à brûler les lieux où sont stockés le matériel pour le scrutin.
Le commissaire central de Tchaourou est remplacé par le capitaine AHOUANVOEKE Paul.
Des sanctions seraient également prévues à l'encontre des chefs d'unité de police qui n'arrivent pas assurer l'ordre et la sécurité des localités sous leur contrôle en cette période sensible d'élections.
D. M.
Des fauteurs de troubles en période électorale sont passibles de lourdes sanctions.
La loi nº 2018-31 portant code électoral en République du Bénin prévoit des sanctions strictes en cas de trouble lors du scrutin. Les peines pour les manœuvres frauduleuses, les attroupements, les démonstrations menaçantes, le vol des urnes et même le port d'arme dans les bureaux de vote sont définies par les articles 373, 374, 375 et 376 du code électoral. Elles se résument à des peines d'emprisonnement, des travaux forcés, des amendes et la réclusion.
Tout citoyen qui, à l'aide de fausses nouvelles, calomnies ou autres manœuvres frauduleuses, a soustrait ou détourné les suffrages ou a déterminé 01 ou plusieurs électeurs à s'abstenir de voter est puni conformément à l'article 373 du code électoral de 06 mois à 01 an d'emprisonnement.
L'amende va de 1.000 000 FCFA à 5.000 000 FCFA.
En cas de trouble lors des opérations de vote que ça soit par attroupement, clameurs ou démonstrations menaçantes, portant ainsi atteinte à l'exercice du droit électoral, les contrevenants risquent selon l'article 374 une peine d'emprisonnement 01 à 02 ans. L'amende est de 500.000 FCFA à 1.000.000 de FCFA et ou une peine d'inéligibilité de 03 ans à 05 ans,
Selon les dispositions de l'article 375 « toute irruption consommée ou tentée avec violences dans un poste de vote en vue d'empêcher un choix, est punie d'un emprisonnement de 01 an à 05 ans et d'une amende de 500.000 FCFA à 2.000 000 de FCFA et ou d'une peine d'inéligibilité de 03 ans à 05 ans.
L'article stipule que : « Si les coupables sont porteurs d'armes et si le scrutin est violé, la peine sera la réclusion. Les coupables sont passibles de la peine des travaux forcés à temps, si le crime est commis par suite d'un plan concerté pour être exécuté, soit dans toute la République, soit dans une ou plusieurs circonscriptions administratives ».
La destruction et l'enlèvement frauduleux de l'urne contenant les suffrages émis sont également sanctionnés par le code électoral en vigueur en son article 376. Les contrevenants sont punis d'un emprisonnement de 01 an à 05 ans et d'une amende de 2 000 000 FCFA à 5 000 000 de FCFA. « Si cette destruction ou cet enlèvement a été effectué en réunion, avec violence, la peine sera la réclusion et ou une peine d'inéligibilité de 05 ans à 10 ans ».
« Est puni des mêmes peines, la destruction ou l'enlèvement des procès-verbaux ou de tous documents constatant les résultats du scrutin, quand cette destruction ou cet enlèvement a pour but ou pour effet de fausser ces résultats ou de rendre impossible leur proclamation », souligne l'article.
A quelques heures du scrutin des législatives, l'opposition appelle à la résistance. La tension semble être vive dans les localités du nord du Bénin contrairement à Cotonou. Les manifestants de Tchaourou ont protesté ce vendredi 26 avril 2019 contre ce qu'ils qualifient d'exclusion des partis de l'opposition des élections législatives.
Au moment où, certains militants de l'opposition demandent aux populations de ne en aucun cas prendre part à ces élections, les organisations de la société civile, des leaders religieux et autres invitent celles-ci à aller accomplir massivement leur devoir citoyen.
Akpédjé AYOSSO
Du matériel destiné aux législatives de dimanche prochain a été brûlé dans les communes de Tchaourou, d'Adjohoun et dans d'autres localités.
L'arrondissement central d'Alafiarou dans la commune de Tchaourou est parti en fumée tôt ce samedi matin. Les flammes ont surtout ravagé les urnes stockées dans le bâtiment.
Les matériels sensibles et les urnes ont été également brûlés à Akpadanou dans la commune d'Adjohoun.
Une enquête est ouverte pour identifier l'origine des incendies et leurs auteurs.
Des incidents de ce genre sont aussi signalés dans d'autres localités du pays.
Selon certaines sources, ces actes de vandalisme seraient posés par des individus qui appellent au boycott du scrutin.
D. M.
Ouverture à Abidjan de la 8ème édition du séminaire annuel de renforcement des capacités des bourses africaines (Building African Capital Market Seminar – BAFM), ce jeudi 25 avril 2019, sous la Présidence de Son Excellence Monsieur Daniel Kablan DUNCAN, Vice-Président de la République de Côte d'Ivoire.
« Le capital humain : un pilier de compétitivité des marchés de capitaux », c'est sur ce thème que se tient cet évènement phare des bourses africaines réunies au sein de l'African Securities Exchanges Association (ASEA). Cette rencontre annuelle permet aux différents acteurs des marchés de capitaux africains d'échanger sur des thèmes d'actualité et de rechercher des solutions concrètes pour le développement des marchés africains à l'égard desquels les attentes sont très importantes pour le financement et la soutenabilité de la croissance du continent.
Les délégués à cette rencontre, venus de toute l'Afrique et du monde, auront l'opportunité d'échanger autour de huit sessions thématiques relatives à (i) Elever les marchés africains : Stratégies et priorités pour le renforcement des capacités pour le développement des marchés ; (ii) amélioration de la formation des investisseurs sur les marchés des capitaux africains ; (iii) financement de la dette des PME ; (iv) aperçu des bourses de matières premières africaines ; (v) renforcer la création de liquidité sur les marchés des capitaux africains ; (vi) leçons et enseignements pour un marché des produits dérivés dynamique ; (vii) la Blockchain ou chaîne de blocs : Stratégies et applications dans un contexte de post-négociation et (vii) l'avenir des marchés de capitaux africains.
« Dans l'environnement des marchés sujet à des mutations permanentes, à des fluctuations et à une volatilité très forte, le rôle du capital humain est encore plus crucial, car les professionnels des marchés sont des gestionnaires, des courtiers, des conseillers dont les actes quotidiens peuvent avoir un impact sur la vie des entreprises » a indiqué Dr Edoh Kossi AMENOUNVE, Directeur Général de la BRVM et Vice-président de l'ASEA. Avant d'ajouter que « C'est donc conscient de l'enjeu que représente la professionnalisation des métiers de la bourse pour un développement plus harmonieux des marchés de capitaux en Afrique, que l'ASEA en a fait l'un de ses objectifs stratégiques pour la période 2018-2022 ».
Quant à monsieur Karim HAJJI, Président de l'ASEA, il a engagé les bourses africaines à jouer leur rôle conformément aux normes internationales et à contribuer à la stimulation de marchés réglementés et transparents afin de se positionner en tant que source de financement viable du continent et destination privilégiée pour les investissements.
La cérémonie d'ouverture a été rehaussée par la présence effective de Son Excellence Monsieur Daniel Kablan DUNCAN, Vice-président de la République de Côte d'Ivoire. Il a rappelé le rôle important que les marchés de capitaux africains doivent jouer pour l'émergence des pays africains et assuré les bourses africaines du soutien des plus Hautes Autorités ivoiriennes sous le leadership de Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, Président de la République de Côte d'Ivoire.
A propos de l'ASEA
L'Association des Bourses des Valeurs d'Afrique (ASEA) compte 25 bourses de valeurs. Elle vise à développer les échanges entre ses membres, améliorer la compétitivité internationale de ses membres et à fournir une plateforme pour la mise en réseau et l'échange d'informations.
Créé en 1993, l'ASEA travaille à développer le potentiel des marchés de capitaux africains. Sa vision est de permettre que les bourses de valeurs mobilières d'Afrique soient des acteurs clé de la transformation économique et sociale de l'Afrique à l'horizon 2025.
L'ASEA constitue un forum pour la communication, l'échange d'informations, la coopération et l'assistance technique entre ses membres, afin de faciliter le processus d'intégration financière pour la mobilisation effective du capital pour accélérer le développement économique de l'Afrique.
Le siège de l'ASEA est situé à Nairobi au Kenya.
– oOo –
Le chef de l'État s'est entretenu avec le professeur Victor Topanou ce 26 Avril 2019. Cette audience accordée à l'ancien garde des sceaux fait suite à sa lettre ouverte à l'endroit de Patrice Talon. Selon les informations issues de cette audience, les deux hommes ont discuté de la situation sociopolitique actuelle suscitée par le scrutin du 28 Avril 2019. Le professeur Victor Topanou a déclaré que c'est un honneur que le Chef de l'Etat lui a fait en l'invitant pour ces échanges. « Il connaissait mes opinions et a tenté de me convaincre, je ne peux pas vous dire s'il y est parvenu, mais les échanges ont été courtois, fructueux et respectueux », a confié le professeur Topanou.
Il confirme que le chef de l'Etat est soucieux d'une période électorale sans violence. Et pour cela, dira le professeur « Il pourra compter sur moi pour ne pas faire partie de ceux qui appelleront à la violence ». L'ancien garde des sceaux du gouvernement Yayi signale que « De loin on peut ne pas comprendre, mais après on peut l'aider a infléchir certaines positions ». Il reste confiant que bien de choses peuvent se faire. Mais pour le moment, il n'a pas signaler sa position pour le scrutin du dimanche.
G.A.
La tension monte dans la commune de Tchaourou en raison de l'organisation des élections législatives non inclusives de dimanche prochain. La population est sortie dans la soirée de ce vendredi 26 avril 2019, pour protester contre la tenue des législatives sans l'opposition à travers une grande marche.
Quelques incidents ont été enregistrés.
A quelques heures du scrutin du dimanche prochain, les populations de la commune de Tchaourou manifestent une fois encore contre des législatives exclusives au Bénin. Les manifestants ont réussi à bloquer la route inter-Etats rendant ainsi la voie inaccessible.
Au cours des échauffourées avec les forces de l'ordre, un véhicule de la Police a été détruit par les manifestants. Une situation qui aurait été maîtrisée par la suite par les forces de l'ordre.
Prévenir les scènes de violence
En dehors de Tchaourou, les opposants ont organisé des mouvements dans d'autres localités avec pour seul mot d'ordre : "Pas d'élection sans l'opposition".
A Bohicon, c'est l'ancien président Nicephore Soglo qui a pris la tête du mouvement en sillonnant les quartiers pour demander électeurs de boycotter le scrutin de dimanche. Le même mot d'ordre est lancé par les responsables de l'Usl à leurs militants d'Agamè, Houeyogbé et Lokossa.
A Porto-Novo, les militants du Prd se sont mobilisés au siège de leur parti pour suivre le mot d'ordre de leur responsables.
A Kaboua dans la commune de S'avère, des fétiches sont déployés au siège de l'arrondissement en vue de dissuader les électeurs d'accomplir leur devoir civique.
Pour contrer les éventuelles troubles et scènes de violence, les sièges des partis de l'opposition sont placés sous surveillance policière.
Akpédjé AYOSSO
Deuxième titulaire dans la 16ème circonscription électorale, Chantal Ahyi était en face des professionnels des médias du Press club Café Médias Plus ce vendredi. Elle a fait cas du déroulement de la campagne au niveau du Bloc Républicain et leur méthode de campagne.
Femme engagée, Chantal Ahyi reste l'une de celles qui portent une vision claire pour la prochaine législature. Active sur le terrain au cours de ces deux semaines de mobilisation, l'ingénieure en markéting et communication politique souligne que les campagnes se sont bien déroulées. « Dans notre camp tout s'est bien organisé. Je l'espère aussi avec les Progressistes », fait-elle comprendre. Elle rassure que le message est passé. « C'est clair que les populations ne sont pas très informées mais avec les campagnes elles ont compris. Nous avons rencontré des populations qui étaient très en attentes pour comprendre ce qui s'était passé pour qu'il y ait deux listes. Ce que nous avons fait. Elles voulaient comprendre de quoi s'attendre avec le Bloc Républicain. Nous avons discuté avec elles de la question de la jeunesse et la participation des femmes dans les instances politique ». Elle n'a pas manqué d'inviter les populations à la tolérance. En ce qui concerne la jeunesse, elle déclare : « Nous avons montré que le Bloc Républicain a positionné beaucoup de jeunes et ils ont compris qu'il faut qu'ils saisissent la balle ».
Elle ajoute : « Nous avons rencontré des jeunes de la 7ème au 13ème arrondissement. De toute façon on finit toujours pour leur demander de se sentir libres. Ce qui est une obligation pour nous c'est de faire comprendre où va le Bénin. La finalité c'est que les Béninois comprennent les textes et savent qu'il faut l'intégrer. Nous sommes confiantes parce que nous avons mis en place une certaine organisation. Ça nous fait 82 quartiers que nous avions sillonnés. Le Bloc Républicain arrivera avec un bon chiffre ». Pour Chantal Ahyi c'est une fierté de participer aux élections législatives. « Moi personnellement je suis fière d'être Béninoise et le Bloc Républicain est fier d'être de la partie. Le mandat de l'actuelle législative prendre fin le 15 mai et il faut qu'on organise les élections pour ne pas tomber dans un vide juridique. S'il faut respecter les textes pour l'organiser, nous au Bloc Républicain nous sommes partants », confirme cette dernière. Chantal Ahyi réfute toute assertion selon laquelle le Bloc Républicain fera avec Progressistes un parlement homogène. Elle rassure que son parti aura son candidat pour la présidentielle de 2021. Convaincu d'être portée par la population de la seizième, elle fait comprendre que bien que le Bloc Républicain soit un soutien du chef de l'Etat, ils seront une institution de contre-pouvoir.
A la question de savoir ce qui sous-tend l'absence des géants meetings, elle répond :« Ce n'était pas une campagne comme les autres. C'est une campagne de sensibilisation. Il fallait faire comprendre les idéaux du Bloc Républicain, l'importance du système partisan. Les meetings géants c'est juste un regroupement de foule. Avec la méthode choisie on discute bien avec les populations et mieux échanger ». En ce qui concerne les attaques contre son parti, la candidate pense que « Au Bloc Républicain nous avons besoin d'aller en toute humilité devant les populations pour leur faire comprendre nos idéaux et les inviter à avoir des comportements décents. On ne peut aller sur le terrain avec des arrogances. Nous avons fait campagne en invitant l'opposition à nous rejoindre et montrer qu'on n'a qu'un seul pays. Le symbolisme du parti en face ne représente rien pour nous ».
Comme vision à porter elle indique « En sillonnant les quartiers nous avons eu la chance de rencontrer les chefs quartiers. Ils nous ont dit tout ce qu'ils en pensent. Nous pensons à la relecture de cette loi. Surtout par rapport au transfert de compétences ». En dehors de la situation des chefs quartiers, il y a les femmes des marchés au regard de leur travail ont souhaité avoir une situation à un moment donné de leur vie. « Nous allons bousculer les portes pour que les femmes soient à l'aise dans leur métier », affirme-t-elle.
Elle a par ailleurs, lancé un appel au peuple pour accomplir son devoir civique en toute sérénité et dans la paix. « Le 28 avril 2019 nous au Bloc Républicain vous invitons à aller voter dans la paix. Soyez rassurés les dispositions sont prises pour que tout ce passe bien », rassure Chantal Ahyi.
G.A
Le scrutin législatif du dimanche 28 avril prochain ne sera pas des plus aisés pour Emmanuel Tiando, président de la Commission électorale nationale autonome (Cena) et ses collaborateurs. Sur ‘'Frissons Radio'' ce vendredi 26 avril 2019, le président de l'institution chargée de l'organisation des élections au Bénin s'est montré inquiet au regard du contexte sociopolitique dans lequel cette élection va avoir lieu. « Généralement, nous organisons nos élections dans un contexte beaucoup plus favorable. C'est une période spéciale que ces élections connaissent », a-t-il avoué. Le président de la Cena a ajouté qu'« on est un peu anxieux lorsqu'on organise une élection ». Mais cette inquiétude se trouve être renforcée selon lui, par le contexte sociopolitique que connaît le pays.
Emmanuel Tiando a par ailleurs émis le vœu que le bon sens l'emporte au soir du 30 avril, date de la proclamation des grandes tendances.
F. Aubin AHEHEHINNOU
Le procès de l'ancien premier ministre béninois Lionel Zinsou au tribunal de première instance de Cotonou relatif au dépassement de compte de campagne a été renvoyé au 7 juin prochain, après ouverture de l'audience ce vendredi 26 avril 2019. L'accusé est convoqué pour comparaître en citation directe.
La comparution de l'ex premier ministre Lionel Zinsou intervient dans le cadre du dossier Ebomaf. Une affaire l'opposant au Pdg de l'entreprise Ebomaf qui l'accuse d'un non remboursement d'un prêt s'élevant à 15 milliards de FCFA qu'il lui aurait emprunté pour sa campagne présidentielle de 2016. Suite à diverses interventions, le président du Groupe Ebomaf, a retiré en fin août dernier la plainte qu'il avait déposée devant la justice béninoise.
Le Bénin estime qu'avec cet emprunt, Lionel Zinsou aurait sûrement dépassé le seuil de 2,5 milliards FCFA autorisé par la loi. Il est donc accusé de production de fausse attestation et de dépassement de compte de campagne lors de la présidentielle de 2016.
Akpédjé AYOSSO
Face à la menace qui plane sur le scrutin législatif du dimanche 28 avril prochain, le Parquet de Cotonou sera ouvert le samedi 27 et le dimanche 28 avril, jour des élections. C'est l'une des mesures prises par le Procureur de la République près le tribunal de Cotonou, Mario Elonm Metonou. Il a par ailleurs annoncé sa présence sur le terrain aux côtés des policiers, dimanche prochain dans le cadre des élections législatives. Mario Elonm Metonou et l'ensemble de ses substituts seront opérationnels tout le week-end afin de connaître diligemment des dossiers relatifs à d'éventuelles perturbations des opérations de vote.
« Il y aura une permanence que je ferai aussi parce que […] les infractions prévues par le code électoral font l'objet de poursuites en comparution immédiate », a informé le Procureur. Il a insisté qu'il sera là pour instruire les dossiers au fur et à mesure.
F. Aubin AHEHEHINNOU
Le peuple béninois sera aux urnes ce dimanche pour élire ses représentants à l'Assemblée nationale. Afin de permettre que chaque citoyen aille accomplir son devoir civique, la Société de gestion des marchés autonomes (Sogéma) annonce la fermeture des grands marchés de Cotonou toute la journée du dimanche. C'est par un communiqué en date du 25 avril 2019 que cette information a été rendue publique.
C'est conformément aux dispositions de la loi la loi N° 2018-31 du 03 mars 2018 portant code électoral en République du Bénin en son article 72 dernier alinéa, que la direction générale de la Sogéma a décidé de fermer lesdits marchés. Il s'agit de Dantokpa, Gbôgbanou, Ganhi, Missèbo et PK3. Et ce pour toute la journée du dimanche 28 avril 2019. La Direction générale précise que cette décision a pour but de donner priorité au scrutin. Elle invite tous les usagers à se rendre aux urnes pour accomplir dans la paix leur devoir civique. La Sogema joue donc sa partition pour le bon déroulement de ces élections législatives.
G.A.