A l'initiative de l'ancien président de la République Patrice Talon, facilitateur du processus de réunification de l'Eglise du Christianisme Céleste, les responsables des principales tendances de cette confession au Bénin ont réaffirmé leur engagement en faveur d'un diocèse unique et validé plusieurs orientations destinées à accélérer les réformes.
L'ancien président de la République Patrice Talon, facilitateur du processus de réunification de l'Église du Christianisme Céleste, a réuni, vendredi 24 juillet 2026, à sa résidence de Cotonou, les responsables des principales tendances de cette confession religieuse, notamment le Saint-Siège de Porto-Novo, Imèko et le Diocèse de la Constitution Bleue.
La rencontre avait pour objectif de dégager un consensus sur la mise en œuvre des réformes institutionnelles issues des travaux du Conseil supérieur de transition (CST).
À l'issue des échanges, les participants ont convenu de poursuivre un processus permanent de concertation afin de mettre en place, dans les meilleurs délais, les organes de gouvernance prévus par les textes du CST.
Ils ont ainsi réaffirmé leur adhésion au principe d'un diocèse unique au Bénin, conformément au concept de « Un pays, un diocèse », soutenu par le facilitateur.
Les participants ont également approuvé une précision recommandée par l'ex président Patrice Talon concernant le pèlerinage de la Nativité. Les conclusions retiennent que celui-ci « se déroule sur le site historique révélé de Sèmè-Kpodji ou, à défaut, à Imèko ».
Une autre précision validée porte sur l'attitude du futur diocèse du Bénin à l'égard des Révérends Adeogun et Oshoffa. Il a été convenu que, jusqu'à l'installation d'un pasteur mondial unique de l'Eglise du Christianisme Céleste, les fidèles du diocèse béninois devront manifester « respect et déférence » à chacun des deux responsables, sans préjudice de l'autorité des organes de gouvernance du diocèse.
Au terme de cette concertation du 24 juillet 2026, les participants ont salué le climat de dialogue ayant marqué les échanges et réaffirmé leur engagement à poursuivre les discussions en vue de renforcer durablement l'unité, la paix et la cohésion au sein de l'Eglise du Christianisme Céleste.
M. M.
À l'occasion du Festival des Masques qui se déroule à Porto-Novo les 25 et 26 juillet 2026, la Société de Gestion des Déchets et de la Salubrité (SGDS SA) déploie un important dispositif afin d'assurer la propreté des différents sites de l'événement. Des agents sont mobilisés sur les sites et leurs environs pour offrir aux festivaliers un cadre sain et accueillant.
La SGDS SA assure la propreté de la ville de Porto-Novo grâce à un important dispositif de salubrité. Selon le chef du service Salubrité de la SGDS SA, Larys Akuesson, plus de 130 agents sont déployés. Il s'agit notamment d'agents de propreté, d'éco-animateurs, de superviseurs de terrain et d'agents de tri.
« Les opérations de balayage, de ramassage des déchets et de curage des ouvrages d'assainissement sont menées avant, pendant et se poursuivront après le festival afin d'assurer un retour à la propreté », a-t-il expliqué.
Pour faciliter la gestion des déchets, 28 paires de bacs de tri de 240 litres ont été installées sur les sites. Une benne à ordures ménagères permet le vidage régulier de ces bacs tout au long de l'événement. Les agents de propreté interviennent en continu pour balayer les espaces et ramasser les déchets.
Les 20 éco-animateurs, informe Larys Akuesson, sensibilisent les festivaliers aux comportements éco-responsables et les orientent vers les bacs à ordures afin de préserver la propreté des lieux.
Des agents de la SGDS SA à l'œuvre dans la ville de Porto-NovoLes efforts déployés sont salués par les festivaliers. « La ville est propre et cela donne envie de poursuivre la découverte des différents lieux de spectacles. Il n'y a pas de déchets au sol. C'est bien organisé », apprécie Noélie Dansou.
Gildas Alowanou est également satisfait des actions de la SGDS SA. « C'est bien d'avoir aussi pris en compte cet aspect dans l'organisation. La fête se déroule dans un cadre propre. J'ai vu des agents de la SGDS SA et des poubelles sur les sites. Ils font du bon boulot », témoigne-t-il.
Venue assister au festival avec sa famille, Fabienne Houénou se réjouit de l'ambiance qui règne dans la capitale. « Je suis venue avec toute ma famille pour vivre ce festival. C'est vraiment agréable de voir la ville aussi propre », confie-t-elle.
Le chef du service Salubrité de la SGDS SA, Larys Akuesson, invite les festivaliers à utiliser les poubelles mises à leur disposition et à adopter les bons gestes afin de maintenir la ville propre durant toute la fête.
Grâce à cette mobilisation de la SGDS SA, les festivaliers profitent des différents spectacles et animations dans un environnement propre, contribuant ainsi à la réussite de cette édition 2026 du Festival des Masques.
Le Festival des Masques 2026 s'est ouvert ce samedi 25 juillet à l'École du Patrimoine Africain (EPA), à Porto-Novo, par un colloque scientifique international placé sous le thème « Masques Vodun : Héritage et modernité ».
Chercheurs, universitaires, praticiens du Vodun et experts venus de plusieurs pays y échangent autour des enjeux liés aux traditions masquées, entre préservation du patrimoine, transmission des savoirs et défis de la modernité. Quelques images de cette première journée marquée par la réflexion et le partage. Les échanges se poursuivent ce dimanche 26 juillet 2026.
Un drame s'est produit ce vendredi 24 juillet 2026 au village de Yèhou, dans la commune de Bohicon (département du Zou). Une fillette âgée de 7 ans a perdu la vie après avoir chuté dans une citerne.
Drame à Bohicon. Une fillette de 7 ans environ est morte après une chute dans une citerne ce vendredi 24 juillet 2026. Selon les informations, l'enfant avait été envoyée récupérer une natte mise à sécher sur le couvercle de la citerne. En montant sur celui-ci, la fillette a provoqué son effondrement. Fragilisé par les intempéries, le couvercle n'a pas résisté à son poids, entraînant sa chute à l'intérieur de la citerne.
Une équipe de l'Agence béninoise de protection civile s'est rendue sur les lieux pour porter secours à la victime. Malgré son intervention, la fillette pas survécu.
La Police républicaine s'est également rendue sur les lieux pour le constat.
F. A. A.
Ce vendredi 24 juillet 2026 à Goumori, un arrondissement de la commune de Banikoara, dans le département de l'Alibori, un homme âgé de 50 ans, a été retrouvé mort près d'un magasin de stockage de produits phytosanitaires.
Découverte macabre à Banikoara. Dans cette commune du département de l'Alibori, un homme âgé de 50 ans a été retrouvé mort. La découverte macabre selon nos sources, a été faite ce vendredi 24 juillet 2026, près d'un magasin de stockage de produits phytosanitaires.
La victime, selon les mêmes sources, se serait introduite sur les lieux dans l'intention de dérober des engrais et des insecticides. Une enquête devrait être ouverte pour faire la lumière sur les circonstances exactes de la mort de cet individu dont l'identité reste à déterminer.
F. A. A.
Intervenant à l'occasion d'une conférence organisée le jeudi 23 juillet 2026 à Cotonou par l'Institut des artisans de justice et de paix (IAJP), Mgr Roger Houngbédji, archevêque métropolitain de Cotonou et président de la Conférence épiscopale du Bénin (CEB), a plaidé pour un renforcement de l'État de droit, une meilleure gouvernance et une justice indépendante ; des éléments importants qui selon lui, constituent les fondements pour une croissance durable et inclusive.
« État de droit et alternance politique en Afrique : un vrai enjeu de stabilité et de développement », c'st la thématique développée le jeudi 23 juillet dernier par Institut des artisans de justice et de paix. Animateur principal de cette conférence, Mgr Roger Houngbédji a souligné que le développement durable de l'Afrique repose autant sur la qualité de ses institutions que sur ses performances économiques. Il a plaidé pour un renforcement de l'État de droit, une meilleure gouvernance et une justice indépendante, estimant que ces éléments constituent les fondements d'une croissance durable et inclusive.
Prenant le Bénin comme exemple, le prélat a salué les réformes entreprises ces dernières années pour améliorer le climat des affaires et consolider les institutions judiciaires. Il a notamment évoqué la création du tribunal de commerce, les réformes du droit des affaires ainsi que la mise en place de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), qui ont contribué à améliorer le positionnement du pays dans plusieurs indicateurs internationaux de gouvernance.
Toutefois, il a relevé que plusieurs défis demeurent. Selon le président de la CEB, certaines réformes continuent d'alimenter les débats sur le respect des libertés publiques, l'indépendance de la justice et la consolidation de l'État de droit. Il a rappelé que les performances économiques, à elles seules, ne suffisent pas à garantir une démocratie solide.
Mgr Roger Houngbédji a également insisté sur la nécessité de promouvoir un développement humain intégral, conformément à la Doctrine sociale de l'Église catholique. Il a appelé les gouvernements africains à placer l'être humain au cœur des politiques publiques, en privilégiant l'amélioration des conditions de vie, la protection des libertés fondamentales, la justice sociale et le respect de la dignité de chaque citoyen.
Évoquant le rôle de l'Église dans la préservation de la paix, le président de la Conférence épiscopale du Bénin a rappelé les initiatives de médiation menées après la crise post-électorale de 2019 ainsi que les appels au dialogue lancés avant les élections générales de 2026. Il a précisé que l'Église n'entend pas se substituer aux institutions de la République, mais souhaite contribuer à la réconciliation, à la cohésion sociale et à la promotion du bien commun.
L'archevêque de Cotonou invite les dirigeants africains à consolider l'État de droit en conciliant efficacité économique, indépendance de la justice, pluralisme politique et respect des droits fondamentaux. Ainsi, le continent pourra selon lui, relever durablement ses défis de développement en renforçant ses institutions démocratiques et en faisant de la culture du dialogue, de la paix et de la responsabilité citoyenne un levier de stabilité.
F. A. A.
La ville de Porto-Novo vibre au rythme des traditions masquées. Depuis la matinée de ce samedi 25 juillet 2026, les places historiques de la capitale béninoise accueillent spectacles, rencontres et animations culturelles à l'occasion du Festival des Masques.
Communautés de masques, dignitaires traditionnels, artistes, chercheurs, artisans, habitants et visiteurs se retrouvent à Porto-Novo pour célébrer un patrimoine vivant. Cinq places historiques sont au cœur de l'édition 2026 du Festival des Masques.
La place Lokossa accueille les Zangbeto. La place Migan est dédiée aux Egungun. À Abêssan, le public découvre les Gèlèdè et les Gounouko. La place Dangbé Klunon Honto met à l'honneur les masques chinois et les masques d'Afrique de l'Ouest. Chaque site propose des prestations, des échanges et des animations.
À travers ce parcours culturel, les visiteurs découvrent Porto-Novo autrement. Ils vont à la rencontre des communautés qui perpétuent ces traditions et apprécient la richesse du patrimoine de la capitale.
L'édition 2026 vise à valoriser les patrimoines vivants, favoriser la transmission des savoirs, renforcer l'attractivité de Porto-Novo et encourager le dialogue entre les cultures.
Le Festival des Masques se poursuit jusqu'au dimanche 26 juillet. La programmation prévoit notamment des concerts en soirée ainsi que la Grande Procession des Masques sur le Boulevard Lagunaire. Ce défilé constitue le point d'orgue de cette édition 2026.
A une semaine des Nocturnes de Pétanque 2026, prévues les 1er et 2 août sur la Place de l'Amazone dans le cadre des célébrations du 66e anniversaire de l'indépendance du Bénin, la Confédération Africaine des Sports Boules (CASB) et la Fédération béninoise de Pétanque (FBP) ont tenu, samedi 25 juillet 2026 à Cotonou, une séance de travail consacrée aux préparatifs de l'événement. Le développement de la discipline et les perspectives de la fédération étaient également au centre des échanges.
La Confédération Africaine des Sports Boules (CASB) et la Fédération Béninoise de Pétanque ont échangé, samedi 25 juillet 2026 au siège de la CASB à Cotonou.
La rencontre s'inscrit dans le cadre de la tradition de concertation entre les deux institutions, selon le président de la CASB. « Le dialogue est la meilleure voie pour construire, renforcer la confiance et relever ensemble les défis auxquels notre discipline est confrontée », a ajouté Ibrahima Idrissou.
Les préparatifs de Nocturnes de Pétanque 2026 constituent l'un des sujets inscrits à l'ordre de la rencontre. Cette compétition organisée par le gouvernement constitue « un rendez-vous d'une grande portée symbolique ».
Le président de la CASB a souligné la responsabilité particulière de la Fédération béninoise, invitée selon lui à démontrer « sa capacité d'organisation, de mobilisation et de promotion de la pétanque dans un esprit d'unité, de discipline et d'excellence ».
Au-delà des préparatifs de la compétition, les discussions ont porté sur le bilan du comité exécutif, les perspectives de développement de la pétanque au Bénin ainsi que les actions à mener pour renforcer la pratique auprès des jeunes, des femmes et dans les communes, tout en améliorant la formation des arbitres, encadreurs et dirigeants.
Évoquant la situation de la Confédération, Ibrahima Idrissou a appelé au rassemblement après une période institutionnelle difficile, plaidant pour « une Afrique qui doit penser à l'Afrique, à partir de l'Afrique, pour le bonheur des Africains ». Il a conclu son intervention par un appel à préserver les institutions : « Les dirigeants passent, les institutions demeurent (...) l'Afrique des sports boules doit rester unie, forte et respectée ».
Le président de la Fédération béninoise de pétanque, Salim Bionigan, a salué cette initiative, qu'il considère comme un cadre d'apprentissage et de dialogue. « Nous avons répondu présent à cette séance d'échange (...) Ce n'est qu'autour de ces échanges que nous apprenons l'histoire de cette maison », a-t-il déclaré, rendant hommage à Ibrahima Idrissou, qu'il a qualifié de « monument de notre sport collectif ».
Pourquoi un changement de dénomination ?
La réunion a également été marquée par une discussion sur le changement de dénomination de la compétition organisée à la Place de l'Amazone.
Interrogé sur le passage de « Nocturnes de Pétanque » à « Tournoi national de pétanque », Salim Bionigan a expliqué que cette décision ne relevait pas de la Fédération.
« C'est l'organisation qui décide », a-t-il indiqué, précisant que la Fédération avait elle-même appris cette nouvelle appellation auprès des organisateurs. « Nous-mêmes, Fédération, avons su que la Nocturne est désormais dénommée Tournoi national de pétanque », a-t-il ajouté.
Cette réponse n'a pas totalement convaincu le président de la CASB, qui a demandé à la Fédération de solliciter des explications auprès des organisateurs afin de préserver la mémoire de cette compétition.
« Nous voulons comprendre pourquoi la Nocturne devient un tournoi national », a insisté Ibrahima Idrissou, estimant qu'il s'agit d'une question d'histoire et de cohérence pour la discipline.
Le président de la Confédération a souhaité que la Fédération revienne vers les organisateurs afin d'obtenir des précisions dans un délai d'un mois.
Pour lui, cette réflexion dépasse la simple appellation de l'événement et touche à la préservation de l'identité d'une compétition désormais bien installée dans le calendrier sportif béninois. Il a également estimé que cette clarification contribuerait à éviter toute ambiguïté sur l'organisation future des compétitions de pétanque organisées sur la Place de l'Amazone.
Marc MENSAH
C'est dans le cadre prestigieux du Mémorial Pierre Savorgnan de Brazza que s'est ouvert le deuxième colloque international de l'Association africaine de droit processuel (AADP). Du 23 au 25 juillet 2026, universitaires, magistrats, avocats et experts venus d'Afrique et d'Europe se retrouvent à Brazzaville autour d'une réflexion majeure consacrée aux « nouvelles tendances du droit processuel dans les États d'Afrique francophone ».
Organisée conjointement avec le Laboratoire de droit et de science politique de la Faculté de droit de l'Université Marien-Ngouabi, cette rencontre scientifique a été officiellement ouverte en présence du Premier ministre de la République du Congo, Anatole Collinet Makosso, et de la ministre de l'Enseignement supérieur, la professeure Delphine Emmanuel Adouki.
À l'ouverture des travaux, le jeudi 23 juillet, le professeur Joseph Djogbénou, agrégé des facultés de droit à l'Université d'Abomey-Calavi (Bénin) et secrétaire général de l'AADP, a prononcé la première leçon inaugurale de ces assises. Sa communication, intitulée « Retour sur la théorie relationnelle du procès », a été présentée sous la présidence de séance du professeur Ndiaw Diouf, agrégé des facultés de droit à l'université Cheikh Anta Diop de Dakar et président de l'AADP.
Au-delà de cette intervention inaugurale, les travaux s'articulent autour de plusieurs axes majeurs, notamment :
– Justice numérique et intelligence artificielle ;
– Réforme de la justice et spécialisation des juridictions ;
– Droit processuel comparé et intégration régionale ;
Principes directeurs du procès et garanties processuelles
Arbitrage et autres modes alternatifs de règlement des différends ;
– Voies de recours ;
– Droit processuel administratif, fiscal et social ;
– Déjudiciarisation et nouvelles figures processuelles.
À travers ces différents panels, les participants analysent les transformations qui redessinent les systèmes judiciaires contemporains, entre modernisation technologique, évolution du rôle du juge et recherche de nouvelles garanties pour les justiciables.
Acteur de premier plan dans l'animation scientifique de cette édition 2026, le professeur Joseph Djogbénou contribue, par son engagement universitaire et ses responsabilités au sein de l'AADP, à la réflexion sur l'avenir du droit processuel en Afrique francophone.
Le colloque s'achève le 25 juillet 2026 à Brazzaville.
Pierre-Claver Sossou Bassinga depuis Brazzaville
L'édition 2026 du Festival des Masques a officiellement démarré ce samedi 25 juillet à Porto-Novo avec l'ouverture du colloque scientifique international placé sous le thème « Masques Vodun : Héritage et modernité ».
La capitale béninoise des patrimoines vivants vibre de nouveau au rythme des traditions masquées. C'est à l'occasion de l'édition 2026 des festivals des masques. L'événement s'est ouvert ce samedi avec le Colloque scientifique en présence du directeur de cabinet du ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Professeur Rogatien Tossou et du directeur de cabinet du ministère de la Culture, du préfet de l'Ouemé et du maire de Porto-Novo.
Il réunit chercheurs, universitaires, spécialistes du patrimoine, praticiens du Vodun et experts venus de plusieurs pays. Dans son mot d'ouverture, le président du Comité des Rites Vodun du Bénin, Professeur Mahougnon Kakpo a mis l'accent sur le thème du colloque et son objectif.
Les participants échangent sur les dimensions culturelles, historiques, sociales et contemporaines des traditions masquées. Les réflexions portent notamment sur les masques et les identités culturelles, les patrimoines vivants, l'innovation numérique, la transmission des savoirs, ainsi que le lien entre patrimoine, tourisme et développement économique.
L'objectif principal de ce colloque est de mettre en évidence le lien entre le naturel et le surnaturel auquel participent les masques Vodun, tout en analysant les possibilités qu'offre le numérique pour leur préservation et leur valorisation, sans altérer leur rôle de transmission des valeurs, des savoirs et des mémoires.
Le Festival des Masques se poursuit jusqu'au dimanche 26 juillet avec des présentations de traditions masquées sur cinq places historiques de Porto-Novo, des animations au Village du Festival, des concerts en soirée et la Grande Procession des Masques prévue sur le Boulevard Lagunaire, point d'orgue de cette édition 2026.
L'Agence nationale des transports terrestres (AnaTT), en collaboration avec la Police républicaine, a récemment mené une vaste opération de contrôle visant les auto-écoles exerçant en dehors du cadre légal dans plusieurs communes du Bénin, notamment Abomey-Calavi et Allada. Une trentaine d'établissements ne répondant pas aux exigences réglementaires ont été épinglés.
Des autos-écoles hors normes sanctionnées. Après une phase de sensibilisation les invitant à régulariser leur situation, l'AnaTT passe à l'étape de répression. Une vaste opération appuyée par la Police républicaine, a conduit à la fermeture de plusieurs établissements.
De sources concordantes, une trentaine d'auto-écoles ont été sanctionnées lors de ladite opération. Malgré les délais accordés pour se conformer à la réglementation en vigueur, plusieurs établissements ont poursuivi leurs activités sans autorisation. Face à ces manquements, les autorités ont décidé de passer à une phase de répression.
À cette occasion, l'AnaTT invite les candidats au permis de conduire à faire preuve de vigilance en s'assurant de la régularité des auto-écoles avant toute inscription. L'agence recommande de privilégier uniquement les établissements dûment agréés.
L'AnaTT a également annoncé la poursuite des opérations de contrôle sur l'ensemble du territoire national afin d'assainir le secteur de la formation à la conduite et de garantir des prestations conformes aux normes de sécurité et de qualité.
F. A. A.
Le Groupe Alternatif pour le Renouveau africain (GARA) a affiché son soutien à la candidature de l'ancien président sénégalais Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations unies. C'est lors d'une conférence de presse animée ce vendredi 24 juillet 2026 à Cotonou, par Adrien Poussou, ancien ministre centrafricain de la Communication.
La candidature de l'ex-président sénégalais Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations unies continue de rallier des soutiens sur le continent africain. Le Groupe Alternatif pour le Renouveau africain (GARA) présidé par l'ancien ministre centrafricain de la Communication, Adrien Poussou soutient désormais ''un frère africain qui aspire à porter la voix du monde entier''. « La candidature du président Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations unies a cessé d'être une ambition individuelle pour devenir l'expression d'une espérance collective, celle de l'Afrique tout entière », a déclaré Adrien Poussou.
À l'en croire, la candidature de l'ancien président sénégalais ne saurait être appréciée à travers le seul prisme des affrontements politiques internes à son pays. « La question est simple : ce fils d'Afrique possède-t-il les qualités que ces fonctions exigent ? Notre réponse est claire et sans ambiguïté : oui », a-t-il affirmé.
Pour étayer son argumentation, le président du GARA a rappelé le parcours de Macky Sall, mettant en avant son expérience à la tête du Sénégal et de l'Union africaine, ainsi que son engagement sur plusieurs dossiers internationaux, notamment la réforme de la gouvernance mondiale, la justice climatique, le financement du développement et les questions de sécurité.
Interrogé sur les chances de succès de Macky Sall dans un processus où les cinq membres permanents du Conseil de sécurité jouent un rôle déterminant, Adrien Poussou s'est montré optimiste. « Les élections des personnalités au niveau de ces institutions ne se gagnent pas dans les commentaires des opinions publiques. Elles se gagnent dans les consultations », a-t-il expliqué. Selon lui, les nombreux contacts internationaux noués par Macky Sall depuis son départ du pouvoir constituent un atout.
Réagissant aux critiques visant l'ancien président sénégalais, Adrien Poussou a insisté sur la nécessité de distinguer les débats de politique intérieure des enjeux continentaux. « Je ne suis pas en train de défendre un nom. Je défends une idée : celle d'une Afrique qui assume pleinement son rang dans le monde », a-t-il indiqué.
Un appel à l'unité africaine
Adrien Poussou a également appelé les États africains, les organisations de la société civile, les universitaires et les leaders d'opinion à soutenir une candidature qu'il considère comme une opportunité de renforcer la voix du continent sur la scène internationale. L'Afrique, souligne-t-il, perdrait en crédibilité si elle ne parvenait pas à soutenir l'un de ses représentants au moment où elle revendique, depuis des décennies, une meilleure représentation au sein des grandes institutions internationales.
« Soutenir cette candidature africaine ne signifie pas suspendre tout esprit critique (...). Cela signifie reconnaître qu'au-delà des débats nationaux, il existe un intérêt continental qui mérite, lui aussi, d'être pris en compte », a-t-il soutenu.
Macky Sall fait partie des six personnalités en lice pour succéder à António Guterres, dont le mandat de Secrétaire général des Nations unies s'achève le 31 décembre 2026.
Akpédjé Ayosso
L'Union Européenne (UE) a remis, vendredi 24 juillet 2026, un intercepteur à la Marine nationale béninoise à Cotonou. Un appui destiné à renforcer les capacités de surveillance et d'intervention des Forces Armées Béninoises dans les espaces maritimes.
La Marine nationale béninoise dispose désormais d'un nouvel intercepteur. L'ambassadeur de l'Union européenne a procédé, vendredi 24 juillet 2026, à la remise officielle de cette embarcation rapide à la base navale de Cotonou.
Ce don s'inscrit dans le cadre de la Facilité européenne pour la paix, un mécanisme de soutien destiné à renforcer les capacités opérationnelles des partenaires de l'Union européenne. Avec cet équipement, les Forces armées béninoises devraient améliorer leurs moyens de surveillance, de contrôle et d'interception en mer.
La cérémonie s'est déroulée en présence du capitaine de vaisseau Emile Sama, chef d'état-major adjoint de la Marine nationale, ainsi que du colonel Edmond Digny, chef de la division coopération et relations internationales à l'état-major général des Forces armées béninoises.
L'événement s'est achevé par une démonstration dynamique à bord du nouvel intercepteur.
M. M.
Arrivé au Bénin dans le cadre d'une visite officielle, le Sénateur et vice-président de la République fédérale du Nigéria, Kashim Shettima, a été reçu par le chef de l'Etat Romuald Wadagni, dans l'après-midi de ce vendredi 24 juillet 2026.
Dans le cadre de la coopération entre le Bénin et le Nigéria, une délégation de hautes personnalités de la République fédérale du Nigéria, conduite par le Sénateur et vice-président, Kashim Shettima, était au cabinet de Romuald Wadagni. Cette rencontre de haut niveau selon la Présidence de la République, illustre la volonté commune des deux Etats de renforcer leur coopération autour des enjeux de développement économique, d'intégration régionale et de sécurité.
Avant la rencontre avec le chef de l'Etat béninois, Kashim Shettima et sa délégation ont effectué une visite à la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ).
F. A. A.
A man walks past a sign reading 'unjustly persecuted' featuring journalist José Rubén Zamora, former CICIG lawyer Claudia González and Maya leaders Luis Pacheco and Héctor Chaclan in a Guatemala City, 12 May 2026. Credit: Johan Ordóñez/AFP
By Inés M. Pousadela
MONTEVIDEO, Uruguay, Jul 24 2026 (IPS)
José Rubén Zamora, founder of elPeriódico, Guatemala’s now-defunct leading investigative newspaper, spent 1,295 days in detention before a court granted him house arrest on 12 February. He endured long stretches of solitary confinement in a military jail, held in near-constant darkness and subjected to treatment that six UN experts warned could amount to torture. His offence was simply doing his job. For decades, he exposed the corrupt dealings of Guatemala’s economic and political elites. Prosecutors are still trying to send him back to prison.
Police arrested Zamora in July 2022 on a complaint brought by a former banker who was under investigation for financial crimes, following Zamora’s reporting on corruption under then President Alejandro Giammattei. Within months, elPeriódico had shut down following intimidation of its advertisers and criminalisation of its staff. A court convicted Zamora of money laundering in June 2023, and when an appeals court overturned the conviction, a second case kept him in jail anyway. Courts ordered his release several times, and each time appeals chambers reversed those decisions. The Supreme Court transferred a judge who ruled to free him to a court in another part of Guatemala. At least 10 lawyers who took up his defence were forced to abandon it under pressure. Some were prosecuted and jailed.
In May 2024, the UN Working Group on Arbitrary Detention declared Zamora’s detention arbitrary and retaliatory and recommended his immediate release. It took almost two more years for him to be allowed home. In March, the Supreme Court voided the rulings that had returned him to prison, finding they violated due process. The Constitutional Court heard the prosecution’s latest appeal to send him back to jail in June, but has yet to issue its ruling.
The machinery of impunity
Zamora’s ordeal is no aberration; it’s how captured institutions are designed to work. The Guatemalan state has long been in the hands of what Guatemalans call ‘the pact of the corrupt’, a coalition of business leaders, drug traffickers, military officers and politicians that has captured the justice system to guarantee their own impunity. Anyone who threatens that arrangement risks prosecution on fabricated charges, reinforced by coordinated smear campaign. This includes journalists who investigate corruption, judges and prosecutors who pursue it, and Indigenous, land rights and climate activists who mobilise against its consequences. The aim, as a Guatemalan civil society leader put it, is to instil fear so nobody dares question anything. Over 100 people, including around 50 judges and prosecutors, have fled into exile rather than face trumped-up charges.
Because the justice system serves the corrupt pact rather than the law, any serious attempt to dismantle corruption has required external support. In 2006, the UN and the Guatemalan government agreed to establish the International Commission against Impunity in Guatemala (CICIG). Over 12 years, CICIG and the Public Prosecutor’s Office investigated over 70 complex criminal structures and brought charges against more than 1,540 people, including former presidents, ministers, members of Congress and business figures. This challenged the perception that the powerful were untouchable.
But success sealed its fate. When CICIG investigated sitting president Jimmy Morales in 2017, he moved to destroy it, refusing to renew its mandate and appointing a compliant attorney general, Consuelo Porras. President Giammattei reappointed Porras, who prosecuted or forced out dozens of judges and prosecutors who had worked with CICIG. She turned the Public Prosecutor’s Office into an instrument of persecution while dismissing 74 per cent of the complaints filed with it without investigating them. By the time her term ended in May, over 40 states had sanctioned her and some associates. The institution built to prosecute crime had become the state’s key tool for committing it.
New president, same system
Guatemalans elected Bernardo Arévalo in 2023 with a mandate to dismantle this system, but the system has consistently tried to disable him. His unexpected win – he scraped into the runoff largely because the establishment had not seen him as a serious enough threat to block – triggered what civil society described as an attempted electoral coup, with spurious legal complaints, raids on his party’s headquarters and at least two credible assassination plots. It took 106 days of peaceful resistance led by Indigenous authorities to ensure he was sworn in.
But taking office was not the same as taking power. Arévalo’s party had only 23 of 160 congressional seats, and its legal status was subsequently cancelled by judicial order. Congress blocked the legislative change that would have allowed him to dismiss Porras, and the Supreme Court, 13 of whose judges were selected in 2024 through a process stacked with candidates tied to corruption networks, refused to lift her immunity. Throughout Arévalo’s term, the Public Prosecutor’s Office continued to criminalise dissent and repeatedly tried to strip Arévalo of immunity.
A narrow window
But Porras’s term eventually expired, and his successor, Gabriel García Luna, a career judge with no ties to corruption networks, has moved quickly, dismissing prosecutors linked to Porras and closing the special prosecutor’s office that fabricated cases against Zamora and many others. His arrival offers the first genuine opening in eight years. But it’s a narrow one. Congress remains in opposition hands, and the Constitutional Court, the Comptroller General’s Office and the electoral authority are all due for renewal this year. Corrupt interests are well placed to exploit these processes to entrench their grip.
Much now depends on whether Arévalo throws his political weight behind García Luna’s efforts to rebuild the institution Porras weaponised, and whether the bodies up for renewal can be kept out of the corrupt pact’s hands. The clearest sign of change will come if Zamora and the dozens of others criminalised for exposing corruption and defending rights no longer face prosecution, and instead their persecutors face justice.
Inés M. Pousadela is CIVICUS Head of Research and Analysis, co-director and writer for CIVICUS Lens and co-author of the State of Civil Society Report. She is also a Professor of Comparative Politics at Universidad ORT Uruguay.
For interviews or more information, please contact research@civicus.org
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