L'ex député à l'Assemblée nationale, Malick Abdoul Gomina Seibou Idrissou est le nouvel ambassadeur du Bénin près la Fédération de Russie, avec juridiction sur 09 autres pays. Sa nomination a été prononcée ce mercredi 4 novembre 2026 en Conseil des ministres. Quelques heures après cette marque de confiance, l'ex Maire de Djougou a adressé ses remerciements au Chef de l'Etat.
Remerciement au Chef de l'ÉtatAbdoul Malik IDRISSOU SEIBOU GOMINA
Adopté en Conseil des ministres le 4 novembre 2026, le Programme d'action du gouvernement (PAG) 2026-2033 décline les ambitions du président Romuald Wadagni pour les sept prochaines années. Le document table sur une croissance réelle moyenne de 7,7 % et entend faire de l'amélioration des conditions de vie des populations le principal bénéficiaire des transformations économiques.
Romuald Wadagni entend inscrire son septennat dans une dynamique de croissance économique, de transformation productive et d'amélioration du bien-être des populations. Réuni mercredi 4 novembre 2026 sous la présidence du chef de l'État, le Conseil des ministres a approuvé le Programme d'action du gouvernement (PAG) 2026-2033, nouvelle feuille de route appelée à orienter les politiques publiques au cours des sept prochaines années.
Baptisé « Le Bénin plus loin, ensemble », ce programme s'inscrit dans la Vision Bénin 2060 ALAFIA et le Plan national de développement 2026-2035. Il vise à « consolider les transformations engagées au cours de la décennie précédente et en amplifier les bénéfices pour les populations ». Son objectif global est d'« intensifier le bien-être pour tous et partout au Bénin ».
Cette ambition repose sur trois défis majeurs : « éradiquer l'extrême pauvreté, élargir la base productive et les opportunités économiques, puis consolider la gouvernance, la cohésion nationale et la sécurité ». Le gouvernement entend ainsi faire en sorte que les capacités économiques et institutionnelles se traduisent par des revenus supplémentaires, des opportunités et des services effectivement accessibles dans tous les territoires.
L'extrême pauvreté au cœur des priorités
Le premier chantier concerne l'amélioration des conditions de vie. Le PAG prévoit notamment de renforcer les dispositifs de santé et de protection sociale, d'améliorer le cadre de vie et de rapprocher les services essentiels des populations. L'objectif affiché est de « créer les conditions de l'épanouissement de chaque Béninois quel que soit son lieu de résidence ».
Le deuxième défi porte sur la transformation de l'économie et l'élargissement des opportunités. Le programme mise sur « la création de valeur locale, la diversification, la formalisation des activités » et l'affranchissement de l'économie des contraintes logistiques, énergétiques et numériques. Six filières sont identifiées comme locomotives de cette ambition : l'agriculture, l'industrie, le tourisme, la logistique, l'éducation et les savoirs associés à l'industrie de pointe, ainsi que l'énergie.
À travers ces secteurs, le gouvernement entend renforcer la capacité productive du pays et favoriser l'émergence de nouvelles opportunités économiques. La création de valeur sur le territoire national constitue ainsi l'un des leviers annoncés pour amplifier les retombées de la croissance.
Le troisième axe concerne la gouvernance. Le PAG ambitionne de promouvoir « un État proche des citoyens, plus efficace, accessible et capable de protéger les personnes et les biens ». Cette orientation associe la modernisation de l'administration publique et le renforcement de la redevabilité à la consolidation de la justice, de la sécurité et du positionnement international du Bénin.
7,7 % de croissance et 55 % de financement privé
Sur le plan macroéconomique, la nouvelle feuille de route repose sur un objectif de croissance réelle moyenne de 7,7 % sur la période 2026-2033. Le cadrage prévoit également de maintenir le déficit budgétaire global sous la barre de 3 % du produit intérieur brut (PIB).
Le financement du portefeuille de projets devrait, quant à lui, reposer majoritairement sur le secteur privé. Selon les prévisions présentées en Conseil des ministres, 55 % des ressources seront mobilisées auprès des investisseurs privés, contre 45 % provenant du secteur public.
L'exécution du programme sera organisée en deux phases. La première, consacrée à la mise en service, couvrira la période 2026-2029. La seconde, dite de consolidation, s'étendra de 2030 à 2033. Cette organisation doit permettre de suivre progressivement la réalisation des projets et d'en mesurer les résultats.
Le dispositif prévoit également un portefeuille modulable de projets et des contrats annuels de performance entre les ministres et le président de la République. Une chaîne de résultats devra relier les ressources mobilisées aux réalisations, aux résultats obtenus et aux impacts attendus.
La territorialisation et la technologie comme leviers
Deux leviers fondamentaux guideront par ailleurs l'action publique. Le premier est la territorialisation, qui consiste à adapter les interventions aux atouts et aux besoins des six pôles de développement. Le second est la technologie, appelée à soutenir les services publics, la productivité, l'accès aux marchés et le pilotage de l'action gouvernementale.
M. M.
Le Conseil des ministres du 4 novembre 2026 a procédé à une importante réorganisation du haut commandement des Forces armées béninoises.
Le général Abou Issa prend désormais les rênes du commandement général des Forces armées béninoises. Sa nomination à la tête de l'état-major général, prononcée mercredi 4 novembre en Conseil des ministres, marque un changement important dans l'organisation du haut commandement militaire. Il quitte ainsi ses fonctions de chef d'état-major de l'Armée de terre, qu'il occupait depuis avril 2022, pour succéder au général Fructueux Gbaguidi, en poste depuis la même année.
Cette nouvelle responsabilité vient couronner un parcours de près de quatre décennies au sein de l'institution militaire. Incorporé dans l'armée le 1er octobre 1986, Abou Issa a progressivement gravi les échelons en occupant plusieurs postes de commandement et de responsabilité stratégique. Ancien pensionnaire du Prytanée militaire de Saint-Louis, au Sénégal, où il a obtenu son baccalauréat, il a poursuivi sa formation militaire à Madagascar, au Bénin et en Chine. Son cursus comprend notamment un diplôme de chef de section obtenu en 1990 à Antsirabe, un diplôme d'état-major décroché en 2007 à Porto-Novo et une formation à l'École de guerre de Pékin en 2012.
Avant d'accéder à la tête de l'Armée de terre en 2022, il a notamment dirigé la Garde nationale, été chef d'état-major adjoint des forces terrestres et occupé des fonctions au sein du cabinet militaire de la présidence de la République.
Élevé au grade de général de corps d'armée en janvier 2026, il s'est également retrouvé au premier plan lors des événements du 7 décembre 2025. Selon le compte rendu publié par le gouvernement, il avait opposé une riposte aux mutins qui avaient attaqué sa résidence, contribuant à ralentir leur progression.
Une nouvelle équipe dans les composantes militaires
Plusieurs changements interviennent également à la tête des différentes composantes des Forces armées béninoises.
A l'Armée de terre, le colonel André Dokoui-Fofo est nommé chef d'état-major, avec le colonel Toussaint Gbessemèhlan comme adjoint. La Garde nationale sera désormais dirigée par le colonel-major Saturnin Obelakou, secondé par le colonel Valère Adamassou.
Dans l'Armée de l'air, le colonel Hervé Alotchenou prend le commandement de l'état-major. Il sera assisté du colonel Grégoire Ametonou.
A la Marine nationale, le colonel Dossa Alexandre Hounkpatin est désigné chef d'état-major, tandis que le colonel Émile Sama occupera les fonctions d'adjoint.
Fructueux Gbaguidi et Faïzou Gomina à de nouvelles fonctions
D'autres mouvements concernent les responsabilités stratégiques au ministère de la Défense nationale. L'ancien chef d'état-major général, le général Fructueux Gbaguidi, est nommé secrétaire permanent du Conseil de défense et de sécurité, une instance prévue par l'article 62 de la Constitution.
Le général Faïzou Gomina est, pour sa part, désigné conseiller du ministre de la Défense nationale chargé de la coopération militaire internationale. Quant au colonel-major Hermann Avocanh, il devient conseiller du ministre pour les questions de stratégie liées à la troisième dimension.
M. M.
Just Transitions have emerged as a central pillar of global climate policy, particularly following their formal inclusion in the Paris Agreement in 2015. Their rapid adoption at both national and international levels is notable given persistent shortcomings in global climate and sustainable development governance. However, Just Transition initiatives remain fragmented, conceptually contested, and predominantly focused on energy, and their governance has received comparatively little academic attention. At the same time, policy coherence, a governance principle concerned with maximising synergies and minimising trade-offs and extensively studied in the context of the 2030 Agenda, is widely invoked in policy discourse as essential for Just Transitions, yet its role in Just Transition governance has received little systematic attention in the literature. This dissertation therefore asks: to what extent can policy coherence enable the governance of Just Transitions, and under which conditions? Just Transitions here are understood as transitions that advance climate-neutral, sustainable futures in ways that are substantively just, with substantive justice defined as the expansion of opportunity freedoms, the reduction of inequalities across all dimensions, and the fulfilment of the 2030 Agenda’s promise to ‘leave no one behind.’ Part I (Chapters 2–3) examines the relationships between policy coherence, Just Transition, goal attainment, and inequality reduction. Drawing on survey data from 131 COP28 delegates (Chapter 2) and empirical analysis of 40 sustainable development policy processes across multiple countries (Chapter 3), the findings indicate that policy coherence is widely perceived as integral to Just Transitions and is strongly associated with multidimensional, cross-sectoral approaches that extend beyond energy. Empirical analysis further shows that higher coherence is linked to greater policy effectiveness in achieving multiple objectives. However, coherence alone does not reliably reduce inequalities and, in some cases, can exacerbate them. Part II (Chapters 4–6) examines the temporal, discursive, and political conditions under which policy coherence can enable the governance of Just Transitions. Drawing on policy document analysis and semi-structured interviews, these conditions are analysed through an in-depth case study of Germany’s energy transition, the Energiewende, a high-stakes transition context. Findings demonstrate that governing Just Transitions through policy coherence requires balancing short-, medium-, and long-term objectives, as temporal dynamics alter policy interactions and reveal trade-offs and synergies that evolve over time (Chapter 4). Moreover, policy coherence is socially and discursively constructed, with actors’ perceptions and interpretations strongly shaping whether policies and their implementation are experienced as coherent or incoherent (Chapter 5). Political inequalities in decision-making around the German coal phase-out and onshore wind phase-in further constrain coherence and can lead to slower climate mitigation outcomes (Chapter 6). Together, the findings indicate that while policy coherence may appear to be a necessary principle for the governance of Just Transitions, it is not sufficient. While widely endorsed, its ability to enable the governance of Just Transitions is context-dependent and contingent on its implications for social justice. In addition, policy coherence should not be seen as a fixed end-state, but as a dynamic and imperfect governance principle that is deeply shaped by politics and discourse.