Établissement scolaire de la Fondation Claudine Talon, Pierre Manoël obtient l'homologation de son cycle Lycée par arrêté du ministère français de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, en date du 19 juin 2026.
Cette décision ministérielle acte l'extension de l'homologation obtenue en juin 2025 pour la maternelle, l'élémentaire et le collège. Ainsi, deux ans seulement après son ouverture en septembre 2024, l'établissement est officiellement reconnu de la Petite Section jusqu'à la Terminale.
L'obtention de cette homologation complète dans un délai aussi restreint constitue une trajectoire tout à fait singulière au sein du réseau de l'AEFE, un acteur sans équivalent dans le paysage éducatif mondial qui rassemble aujourd'hui 612 établissements sur 5 continents. Cette étape valide la rigueur du projet pédagogique de l'établissement, l'excellence des formations et la conformité des enseignements aux standards internationaux, offrant aux élèves une véritable ouverture sur le monde.
✅ École maternelle (homologuée en 2025)
✅ École élémentaire (homologuée en 2025)
✅ Collège (homologué en 2025)
✅ Lycée (extension d'homologation accordée en 2026)
Le développement de l'institution se poursuit avec la même exigence. Dès la rentrée de septembre 2026, l'établissement franchira un nouveau cap avec l'ouverture de son internat d'excellence. Conçu pour offrir un cadre d'apprentissage optimal, celui-ci accueillera dans un premier temps les élèves boursiers de la Fondation Claudine Talon, avant d'élargir ses admissions à des élèves non boursiers à compter de la rentrée 2027.
Le Lycée International Français Pierre Manoël Talon remercie ses équipes, ses partenaires et les familles qui contribuent à la réussite de ce projet, et poursuit sa mission avec responsabilité et rigueur.
La Rédaction
Plusieurs localités du département de l'Ouémé ont été inondées suites aux pluies diluviennes enregistrées ces derniers jours. La préfète du département s'est rendue vendredi 3 juillet 2026, dans les localités de Vakon et à Akpro-Missérété pour s'enquérir des dégâts afin de prendre des mesures visant à soulager les peines des sinistrés.
La préfète de l'Ouémé au contact des populations victimes des inondations après les pluies torrentielles enregistrées ces derniers jours. Marie Akpotrossou était accompagnée du directeur départemental adjoint de la Police républicaine, et plusieurs autres personnalités.
De Vakon à Akpro-Missérété, la préféte a pu constater les dégâts et échangé avec les populations.
A Vakon, les deux bassins de rétention d'eau réalisés selon la préfète, ont contribué à réduire les effets des inondations dans certaines zones. Mais d'autres aménagements selon ses explications, seraient nécessaires pour mieux évacuer les eaux et limiter les risques lors des prochaines saisons.
Marie Akpotrossou n'a pas manqué d'attirer l'attention des populations sur la fragilité de certaines zones qui servent de passage naturel pour les eaux de ruissellement. Des solutions durables devront être trouvées pour protéger les populations exposées, a-t-elle annoncé.
Du côté d'Akpro-Missérété, les responsables communaux ont été conviés à des réflexions sur les actions de prévention à mener dans les secteurs dits sensibles. Evoquant l'embouchure de Hessou, la préfète a souhaité une meilleure collaboration entre les communes et les services techniques de l'État pour prévenir les inondations.
F. A. A.
Le projet de reconstruction du pont de Djonou, dans la commune d'Abomey-Calavi, s'inscrit désormais dans un programme de plus grande envergure. Le ministre porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a expliqué les raisons du retard accusé par ce chantier, annoncé il y a deux ans.
Les fortes pluies de ces derniers jours ont rendu le pont de Djonou impatricable. Les inondations ont provoqué d'importants embouteillages, obligeant l'Agence béninoise de protection civile à intervenir pour évacuer les eaux stagnantes.
Selon Wilfried Léandre Houngbédji, le projet, initialement prévu sur financement du budget national, a été intégré à un programme de mobilité urbaine financé avec l'appui de la Banque mondiale.
« Nous sommes entrés dans un programme avec la Banque mondiale, un programme dit de mobilité urbaine, dans lequel le pont de Djonou, comme celui de Cotonou, a été intégré », a-t-il expliqué.
Cette nouvelle orientation a nécessité une reprise complète des études techniques. « Entre-temps, nous avons vu les choses plus grand, plus moderne et plus futuriste », a indiqué le ministre.
À travers ce projet, le gouvernement ambitionne notamment de développer le transport fluvial entre Porto-Novo, Cotonou et Abomey-Calavi. « À terme, nous voulons favoriser le transport fluvial de Porto-Novo à Calavi en passant par Cotonou, et mettre en exploitation notre plan d'eau ; pour cela, il fallait une certaine dimension », a-t-il précisé.
Selon le ministre porte-parole du gouvernement, cette vision explique le retard observé dans le lancement des travaux. Le président de la République a demandé au ministre du Cadre de vie et des Transports de rechercher les voies et moyens pour accélérer la réalisation de l'ouvrage.
« La réflexion du chef de l'État a été de demander au ministre du Cadre de vie et des Transports comment accélérer la réalisation de ce pont, pour que nous ne revivions plus la situation enregistrée il y a quelques jours », a rapporté Wilfried Léandre Houngbédji.
Des mesures d'urgence ont été prises afin de limiter les conséquences des fortes pluies. « Le ministre du Cadre de vie et des Transports a pris des dispositions pour qu'une pelle amphibie intervienne en appoint, afin de drainer davantage les eaux et éviter qu'elles ne stagnent au point de déborder », a-t-il indiqué.
Les travaux de reconstruction, une fois lancés dans le cadre du programme de mobilité urbaine, devraient durer entre deux et trois ans. « Nous aurons alors un meilleur confort, et les eaux ne resteront plus là », a conclu le ministre. Le chantier démarrera donc à l'issue des études techniques.
Un drame secoue le quartier Gbodjè, dans l'arrondissement de Godomey, commune d'Abomey-Calavi depuis la matinée de ce dimanche 5 juillet 2026. Un enfant a donné la mort à son père à coups de machette.
Parricide à Gbodjè. Dans ce quartier de l'arrondissement de Godomey, dans la commune d'Abomey-Calavi, un enfant a tué son père ce dimanche 5 juillet 2026. La victime, ancien fonctionnaire de Police selon nos sources, dormait tranquillement dans sa chambre quand le mis en cause l'a pris à partie, lui assenant des coups de machette. Grièvement blessé, le retraité succombe à ses blessures avant sa prise en charge sanitaire.
Le fils, auteur du meurtre de son père, est connu dans le voisinage comme consommateur de produits psychotropes. Une situation qui serait à l'origine de tensions récurrentes dans la famille depuis plusieurs années, rapportent nos sources. Il s'agirait d'un repris de justice.
Interpellé et placé en garde à vue, il devra répondre de ses actes devant les juridictions.
F. A. A.
Le président de la République, Romuald Wadagni, se rendra ce lundi 6 juillet 2026 à Nouakchott, en République islamique de Mauritanie, dans le cadre d'une visite d'État. Cette mission intervient à l'invitation de son homologue mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, selon un communiqué de la Présidence du Bénin.
Au cours de son séjour, les deux chefs d'État auront un tête-à-tête consacré au renforcement des relations d'amitié et de coopération entre le Bénin et la Mauritanie. Les discussions porteront notamment sur les axes prioritaires du partenariat bilatéral, ainsi que sur les questions régionales d'intérêt commun.
Selon la Présidence béninoise, cette visite s'inscrit dans la dynamique diplomatique impulsée par le chef de l'État en vue de maintenir un dialogue soutenu avec les partenaires africains. Elle traduit également la volonté du Bénin de promouvoir une action concertée sur les défis liés au développement, à la sécurité et à l'intégration en Afrique de l'Ouest ainsi que dans l'espace sahélo-saharien.
Les travaux entre les deux délégations seront sanctionnés par la publication d'un communiqué conjoint à l'issue de l'entretien entre les deux présidents.
A.A.A
L'équipe de France a obtenu sa qualification pour les quarts de finale de la Coupe du monde 2026. Opposés au Paraguay ce samedi 4 juillet à Philadelphie en huitième de finale, les Bleus ont dû batailler fort avant de s'imposer au Paraguay sur un score étriqué de 1-0.
La France poursuit son aventure au mondial 2026, après sa qualification en quart de finale. Face au Paraguay ce samedi 4 juillet, les hommes de Didier Deschamps ont rapidement pris la maîtrise du ballon, mais se sont heurtés à un bloc paraguayen particulièrement discipliné. Bien regroupés en défense et agressifs dans les duels, les Sud-Américains ont longtemps empêché les Français de se créer de véritables occasions, malgré une nette domination.
Au retour des vestiaires, la pression française s'est intensifiée. Les offensives se sont multipliées jusqu'à la 70e minute, lorsque Désiré Doué, lancé dans la surface, a provoqué un penalty après une faute de Gomez. Sans trembler, Kylian Mbappé a transformé la sanction et inscrit le seul but de la rencontre.
Malgré quelques arrêts décisifs du gardien paraguayen Gill, la France a ensuite parfaitement maîtrisé la fin de match pour préserver son avantage jusqu'au coup de sifflet final.
Grâce à cette victoire, les Bleus se qualifient pour les quarts de finale, où ils retrouveront le Maroc, tombeur du Canada (3-0). Une affiche particulièrement attendue entre deux sélections ambitieuses, avec une place dans le dernier carré de la compétition.
F. A. A.
Les Amazones U17 du Bénin ont concédé une courte défaite (3-2) face aux Flamingos du Nigeria, samedi 4 juillet 2026, à Ikenne (Nigeria).
En manche aller du dernier tour des éliminatoires de la Coupe du monde féminine U17 de la FIFA Maroc 2026, les Amazones U17 du Bénin se sont inclinées face aux Flamingos du Nigeria.
Les joueuses béninoises ont entamé la rencontre grâce à l'ouverture du score de Yenido Romaine Gandonou dès la 14e minute.
Les Nigérianes ont toutefois réagi avant la pause par Queen Joseph (24e), renvoyant les deux équipes aux vestiaires sur un score de 1-1.
Au retour des vestiaires, Oluwakemi Adegbuyi a donné l'avantage aux Flamingos à la 62e minute.
Loin de céder, les Amazones ont égalisé dix minutes plus tard par Nazifatou Dangui (72e), relançant totalement la rencontre. Mais Ifeanyi Kindness a redonné l'avantage au Nigeria trois minutes plus tard (75e), inscrivant le but de la victoire.
Les Amazones devront s'imposer, au match retour prévu à Lomé, pour espérer décrocher une première qualification historique à la Coupe du monde féminine U17 de la FIFA, Maroc 2026.
M. M.
Le Maroc poursuit son remarquable parcours à la Coupe du monde 2026. Opposé au Canada ce samedi 4 juillet en huitième de finale, les Lions de l'Atlas ont écrasé leurs adversaires par un score de 3 buts à 0.
Le Maroc s'impose avec autorité au Canada en huitième de finale de la Coupe du monde 2026. Et ce, malgré un bon début de match pour la sélection canadienne. Très entreprenants, les hommes de Jesse Marsch ont imposé leur rythme durant les 45 premières minutes et se sont créés plusieurs occasions franches.
Solides dans l'organisation mais peu inspirés offensivement, les Marocains ont souffert face à la pression adverse. Ils ont également été contraints de composer avec la sortie sur blessure de Saibari avant la pause.
Au retour des vestiaires, la sélection marocaine change le rythme du jeu. Plus tranchants et plus efficaces, les Lions de l'Atlas ont ouvert le score à la 51e minute grâce à Azzedine Ounahi, qui a repris victorieusement un coup franc parfaitement exécuté par Achraf Hakimi.
Alors que le Canada tentait de revenir dans la partie, Ounahi s'illustre une nouvelle fois et inscrit un doublé à la 82e minute, sur une passe décisive de Brahim Diaz.
Dans le temps additionnel, Soufiane Rahimi scelle définitivement le sort de la rencontre concluant une contre-attaque et porte le score à 3-0.
Avec cette victoire, le Maroc valide son ticket pour les quarts de finale de la Coupe du monde 2026. Les Lions de l'Atlas affronteront la France qui s'est imposée au Paraguay 1-0.
F. A. A.
En l'espace d'une semaine, la SADC a haussé le ton contre la junte malgache et la Cour de justice de la CEDEAO a qualifié la réforme constitutionnelle togolaise de 2024 de "changement inconstitutionnel de gouvernement". Deux signaux qui pourraient marquer un tournant dans la gestion, longtemps complaisante, des dérives autoritaires par les institutions panafricaines. Reste à savoir si cette fermeté tiendra face à la montée en puissance de la Russie sur les deux dossiers.
Fin juin, la SADC a adressé à Antananarivo ses exigences les plus dures depuis le coup d'État d'octobre 2025 : libération des prisonniers politiques, fin des arrestations arbitraires visant l'opposition et la Gen Z, retour des exilés politiques. Simultanément, l'organisation a annoncé l'ouverture d'un bureau de liaison permanent à Antananarivo — signal clair d'une surveillance accrue, voire d'une méfiance structurelle à l'égard d'une transition qui s'émancipe progressivement de ses engagements.
Ce durcissement intervient dans un contexte politique malgache qui ne laisse plus beaucoup de place au doute. Depuis le printemps, les opposants sont arrêtés les uns après les autres — le colonel Patrick Rakotomamonjy après avoir dénoncé des faits de corruption, l'ancien ministre Paul Rabary pour « atteinte à la sûreté de l'État », le député Rajerison après le dépôt d'une requête de destitution. La Haute Cour constitutionnelle a été vidée d'une partie de ses membres indépendants en quelques mois, remplacés en urgence par des magistrats nommés sous pression. Des leaders de la Gen Z ont été arrêtés en pleine nuit. La SADC ne condamne pas une tendance : elle prend acte d'une dérive documentée et passe à l'action.
Mais alors que la SADC appelle à une désescalade politique et à une concertation inclusive, le colonel Randrianirina semble, en pratique, s'en affranchir. À Antananarivo, l'idée même d'une concertation nationale incluant Andry Rajoelina est jugée inenvisageable, au motif qu'il ne remplirait pas les critères de nationalité. Une justification qui interroge, au regard des plus de dix années qu'il a passées à la tête de l'État malgache. Derrière l'argument juridique, c'est surtout la ligne politique du régime qui se dessine : une transition pensée sans certains de ses principaux acteurs passés, quitte à s'éloigner des injonctions régionales.
La même semaine, la Cour de justice de la CEDEAO rendait un arrêt historique contre le Togo, estimant que la révision constitutionnelle du 25 mars 2024 constituait un « changement inconstitutionnel de gouvernement ». La réforme, adoptée par une Assemblée nationale dont le mandat avait expiré, avait supprimé l'élection présidentielle au suffrage universel direct au profit d'un régime parlementaire, permettant à Faure Gnassingbé de se maintenir au pouvoir. La CEDEAO entend manifestement maintenir la pression, deux ans après les faits. L'arrêt n'a pas d'effet automatique sur les institutions en place, mais il établit un fondement juridique que l'opposition togolaise entend utiliser.
Ces deux épisodes tranchent avec la pratique habituelle des institutions multilatérales africaines. Le cycle classique est bien connu : suspension du pays après le putsch, sanctions, puis normalisation progressive à mesure que le régime affiche des gages de bonne volonté — jusqu'à la levée des sanctions, souvent avant même que la transition soit véritablement achevée.
La fin de l'ère des coups d'État ?
Depuis 2020, le continent a enregistré une dizaine de coups d'État réussis. Au Mali, au Burkina Faso et au Niger, les juntes repoussent indéfiniment les échéances électorales, en proportion inverse de leurs revers militaires face aux groupes armés djihadistes. La promesse de sécurité qui avait justifié — dans une partie de l'opinion — leur arrivée au pouvoir s'est révélée creuse. Pire, encore, ces juntes sont devenues une partie du problème. La CEDEAO avait même envisagé une opération militaire contre la junte nigérienne au lendemain du putsch de juillet 2023.
Au Gabon et en Guinée Conakry, les transitions se sont achevées de manière plus "ordonnée" — mais ont opportunément débouché sur l'élection des putschistes eux-mêmes. C'est précisément ce mécanisme que João Lourenço, président sortant de l'UA, a fustigé lors du 39e sommet d'Addis-Abeba en février dernier, dénonçant le « blanchiment » des coups d'État par les urnes : « Cela reviendrait indirectement à encourager à faire des coups d'État pour ensuite se blanchir et rester tranquillement au pouvoir ». Ses propos ont été salués par une salve d'applaudissements — signe que la lassitude est réelle au sein même de l'institution et du continent.
L'année 2025-2026 a ajouté deux nouveaux dossiers à ce tableau : Madagascar et la Guinée-Bissau, deux transitions qui tournent de plus en plus mal malgré les feuilles de route affichées. Les institutions panafricaines — UA, SADC, CEDEAO — semblent désormais conscientes qu'une tolérance excessive risque de transformer le coup d'État en mode d'alternance normalisé. Ce serait un risque maximal pour la crédibilité du multilatéralisme africain et, au-delà, pour l'attractivité d'un continent dont l'instabilité chronique pèse sur l'investissement et le développement.
Le péril russe
Pourtant, il y a encore quelques semaines, la stratégie de l'UA et de la SADC sur le dossier malgache était d'abord celle de la prudence calculée. Selon Africa Intelligence, un "groupe de contact" associant l'ONU, l'UE, l'OIF et la SADC était en gestation, avec un objectif central : éviter que la junte isolée ne se retrouve en tête-à-tête diplomatique avec Moscou. La fermeté récente de la SADC pourrait signifier que cette stratégie a atteint ses limites — ou que la patience s'est épuisée. Il est probable que la CEDEAO, dont des pays comme le Bénin, la Côte d'Ivoire et le Nigéria, passablement échaudés par les ingérences russes dans leur propre population, soient dans des dispositions similaires.
La prudence reste probablement de mise car la présence russe à Madagascar est désormais structurelle. L'Africa Corps a formé 127 soldats malgaches, dont la garde présidentielle, achevant sa mission le 5 mai à Antananarivo. Le président de l'Assemblée nationale, Siteny Randrianasoloniaiko, s'est rendu à Moscou dès novembre 2025 pour ouvrir un partenariat multisectoriel. La CENI a envoyé une délégation en Russie pour une formation sur la gestion des scrutins. Moscou s'installe au cœur des institutions, pas seulement à leur périphérie.
Il en va de même au Togo, où Faure Gnassingbé a rencontré Vladimir Poutine au Kremlin en novembre 2025 pour finaliser un accord de coopération militaire incluant formation des forces togolaises, partage de renseignements et exercices conjoints. Plus significatif encore : la marine russe s'est vu accorder un accès privilégié au port de Lomé, une position stratégique sur le golfe de Guinée. Le rapprochement économique se poursuit en 2026 sur fond d'ouverture prochaine d'ambassades dans les deux capitales.
Les pays moteurs du continent — comme la Côte d'Ivoire, le Nigeria, l'Afrique du Sud, etc. — n'ont aucun intérêt à voir cette dynamique se généraliser. L'instabilité politique qu'elle charrie emporte avec elle des risques sécuritaires, économiques et réputationnels qui les concernent directement. La fermeté récente de la SADC et de la CEDEAO est peut-être moins un tournant idéologique qu'un calcul d'intérêt bien compris. Il n'y a plus qu'à espérer qu'elle tienne, y compris sur les dossiers où la pression se fait déjà sentir — comme en Guinée-Bissau, où la CEDEAO suscite la controverse depuis quelques jours. Un dernier signal sera à surveiller : celui des réseaux d'influence pro-russes. Jusqu'ici, leurs campagnes ont surtout visé les partenaires occidentaux et singulièrement la France. Si l'UA, la SADC ou la CEDEAO maintiennent cette nouvelle ligne de fermeté, elles pourraient rapidement devenir leurs prochaines cibles. Déjà cette année, le Nigéria a vu ses propres journalistes et experts subir des pressions russes, car ayant osés remettre en question le narratif moscovite. La manière dont ces réseaux réagiront dira beaucoup de l'importance que Moscou accorde à cette évolution.
La Rédaction
Le Comité des Rites Vodun du Bénin a organisé, samedi 4 juillet 2026 au Palais des Congrès de Cotonou, une conférence publique sur la théologie du Vodun. Animée par le professeur Mahougnon Kakpo, la rencontre a permis d'éclairer les participants sur les fondements philosophiques, spirituels et culturels du Vodun.
Le Vodun est bien plus qu'un ensemble de pratiques cultuelles. C'est le principal message porté par le président du Comité des Rites Vodun, Mahougnon Kakpo devant un public composé de dignitaires religieux, de fidèles Vodun et de curieux.
Au cœur de son exposé, le conférencier a présenté le Vodun comme « le fondement de la pensée classique africaine », insistant sur sa dimension philosophique, spirituelle, religieuse et culturelle. Selon lui, la théologie du Vodun repose sur la croyance en un Être suprême, créateur de l'univers, désigné sous plusieurs appellations selon les langues et les traditions, notamment Mahu, Olodumaré ou encore Dada Sêgbo. « Le Créateur est l'Être absolu, inconnaissable, incommensurable, qui échappe à l'appréhension de l'humain », a-t-il expliqué.
La cosmogonie Vodun est fondée sur l'interaction de cinq éléments essentiels : la terre, l'eau, l'air, le feu et le sang. Ce dernier occupe une place centrale dans la compréhension du monde et des relations entre les êtres vivants et les forces spirituelles.
L'orateur a insisté sur les valeurs morales portées par le serment Vodun. Il a rappelé que cette tradition proscrit notamment le mensonge, le vol, la trahison, le faux témoignage, l'adultère ou encore l'assassinat. À l'inverse, elle encourage « la fraternité, la solidarité, l'intégrité, la charité, la tolérance, le respect, le civisme, le patriotisme et la protection de l'environnement ».
Abordant la conception de la vie après la mort, il a indiqué que le Vodun ne considère pas la mort comme une fin définitive, mais comme une étape conduisant à l'ancestralisation, symbole de la continuité de la vie spirituelle. Mahougnon Kakpo a résumé sa pensée en affirmant que « le Vodun est une philosophie de l'être et de la plénitude, une spiritualité, une religion où les fidèles vivent dans l'espérance de la vie éternelle, mais aussi une culture et un humanisme total qui constituent le socle de l'identité des peuples Aja-Tado ».
Démystifier le Vodun
À l'issue de la conférence, le président du Comité des Rites Vodun du Bénin a expliqué que la conférence publique répond à une nécessité de mieux faire connaître cette religion souvent mal comprise. « Lorsque vous recherchez une plante sans connaître son identité, vous pouvez passer à côté sans savoir ce qu'elle est. C'est ce qui arrive avec le Vodun », a-t-il illustré. Selon lui, de nombreuses personnes, notamment issues d'autres confessions religieuses, véhiculent des idées erronées sur cette religion.
Il a rappelé que « le Vodun est d'abord une philosophie, ensuite une spiritualité, une religion et enfin, de façon définitive et incontestable, une culture ». Pour Mahougnon Kakpo, cette culture imprègne la vie quotidienne des peuples du Golfe de Guinée, à travers les noms, les arts, la cuisine, la médecine, les chants et les danses. « Ceux qui disent qu'ils ne sont pas Vodun peuvent ne pas être de confession Vodun, mais ils vivent dans une culture Vodun, qu'ils le veuillent ou non », a-t-il soutenu.
Une initiative saluée par les participants
Les échanges qui ont suivi la conférence ont permis aux participants de poser de nombreuses questions et d'approfondir certains aspects de la théologie Vodun. Plusieurs d'entre eux ont salué une initiative qu'ils jugent utile pour mieux faire connaître cette religion. Sociologue et prêtre du Fa, Sylvain Adoho estime que cette démarche contribue à restaurer l'image du Vodun. « Le Vodun est une culture si grande, si noble et si humaniste. Le temps est venu pour chaque Béninois et chaque habitant du Golfe de Guinée d'être fier de ce qu'il est », a-t-il déclaré.
Le Comité des Rites Vodun du Bénin entend poursuivre son œuvre de vulgarisation afin de favoriser une meilleure connaissance des fondements de cette religion ancestrale et de contribuer à la valorisation du patrimoine culturel béninois.
Akpédjé Ayosso
Une mère de cinq enfants a été sauvée, samedi 4 juillet 2026 à Bohicon, après une chute accidentelle dans une fosse abandonnée d'une vingtaine de mètres de profondeur.
Un accident s'est produit, samedi 4 juillet 2026, dans le quartier Adrokpé, arrondissement de Hounli, dans la commune de Bohicon.
Une femme de 38 ans environ est tombée dans une fosse à ciel ouvert située sur un domaine agricole.
Alertées peu après 21 heures, les équipes du Centre communal de protection civile de Bohicon ont rapidement sécurisé les lieux avant de mettre en œuvre un dispositif de sauvetage en profondeur.
Selon les secouristes, l'opération s'est révélée particulièrement complexe en raison de la profondeur de la fosse, estimée à une vingtaine de mètres, et de la présence de trois serpents à l'intérieur. Les secouristes ont néanmoins réussi à remonter la victime vivante.
Après les premiers soins, la victime a été immobilisée avec un collier cervical puis évacuée vers le service des urgences du Centre hospitalier départemental de Goho pour une prise en charge médicale.
La femme est mère de cinq enfants.
M. M.
Le Bénin et l'Angola ont tenu, samedi 4 juillet 2026, à Cotonou la première session des consultations diplomatiques et politiques entre les deux États. Les travaux ont été co-présidés par la ministre béninoise des Affaires étrangères, Corinne Amori Brunet, et son homologue angolais, Tete Antonio.
Le Bénin et l'Angola franchissent une nouvelle étape dans le renforcement de leurs relations bilatérales. C'est à l'occasion de la première session des consultations diplomatiques et politiques entre les deux pays.
Cette rencontre de haut niveau a également enregistré la participation du ministre béninois du Tourisme et du Commerce extérieur, chargé de l'Industrie et de la Promotion de l'investissement privé, Olushegun Adjadi Bakari.
Au cours des échanges, les deux délégations ont réaffirmé la solidité des liens d'amitié et de coopération qui unissent le Bénin et l'Angola. Elles ont salué la qualité des relations bilatérales tout en exprimant leur engagement à les consolider davantage.
Les discussions ont également porté sur les secteurs prioritaires susceptibles de renforcer la coopération bénino-angolaise à un niveau stratégique plus élevé.
À travers cette première session de consultations diplomatiques et politiques, Cotonou et Luanda affichent leur volonté de donner un nouvel élan à leur partenariat.
Akpédjé Ayosso
???????????????? ???????????????? | Retour en images sur la visite de travail de S.E.M. Tete ANTONIO, Ministre des Relations extérieures de l'Angola, reçu à Cotonou par la Ministre des Affaires étrangères de la République du Bénin, Mme @AmoriBrunet.#BeninDiplomatie @angola_Mirex pic.twitter.com/QVN6ULmKKO
— Bénin Diplomatie (@BeninDiplomatie) July 4, 2026
Une délégation de la municipalité de Comé conduite par le premier adjoint au maire, Coovi J. Edoh, a fait une descente dans les localités affectées par les pluies torrentielles qui se sont abattues sur la commune ces derniers jours. Objectif, s'enquérir de l'ampleur des dégâts et voir les mesures à prendre pour soulager les peines des populations sinistrées.
Des habitations inondées, d'autres écroulées, des routes rendues impraticables, des cultures détruites, des familles entières dans le désarroi, c'est le constat amer qui se dégage après les pluies torrentielles qui se sont abattues sur la ville de Comé, dans le département du Mono. Une équipe communale a effectué une descente dans plusieurs localités dont Ouèdèmè-Pédah et Oumako, le mercredi 1er juillet dernier.
A Ouèdèmè-Pédah, la seule voie qui mène au collège d'enseignement général est totalement endommagée, tout le village dévasté, plusieurs habitations se sont écoulées, déplore le chef d'arrondissement, Dossou Toessi. Saluant la démarche de l'équipe communale, il a invité les autorités à prendre des mesures nécessaires pour soulager les peines des populations.
Du côté de Oumako, l'heure est à la sensibilisation sur les mesures de sécurité pour éviter les risques de noyade, les morsures de serpents, et d'autres dégâts.
Armand Atakuy, chef d'arrondissement, espère que la tournée de l'équipe communale ne sera pas de trop. Il nourrit également l'espoir que des mesures appropriées seront prises pour le bien-être et la sécurité de ses administrés.
Coovi J. Edoh, au nom de tout le conseil communal, a exprimé sa compassion aux sinistrés. A la suite de cette visite de terrain, les démarches nécessaires seront menées aux fins de soutenir les populations affectées par ces inondations, a promis l'élu communal.
F. A. A.
Après les résultats de la phase écrite, les épreuves orales et d'éducation physiques et sportives (EPS) de l'examen du Brevet d'études du premier cycle (BEPC), session de juin 2026, démarre le lundi 6 juillet prochain.
Ci-dessous la programmation dans le département de l'Atlantique