Reposting an article that was published today on War on the Rocks. Co-authored with Elizabeth Wishnick, Paul Schwartz, and Brian Waidelich.
There is widespread consensus among analysts that, although Russia and China have been moving toward closer cooperation through the entire post-Soviet era, the trend has accelerated rapidly since 2014. The specter of a Russian-Chinese partnership is deeply threatening to the United States, not only because it makes U.S. military planning more challenging, but also because it raises the possibility of two formidable adversaries joining forces to counter U.S. interests and potentially working in concert to attack U.S allies.
The strategic partnership, first established in 2001, was boosted in the mid-2010s by Russian leaders’ belief that Russia needed to seek out alternative relationships to survive its sudden confrontation with the West. China was the obvious candidate because it had a suitably large economy, was friendly to Russia, and was not planning to impose sanctions in response to the 2014 invasion of Ukraine. Xi Jinping’s rise to power also has contributed to a deepening of the partnership, as China under Xi shares President Vladimir Putin’s concern with regime security and the two leaders increasingly align on issues of global and regional security. Moreover, the two countries had a record of cooperation dating back to the early 1990s that could serve as a basis for expanded cooperation.
This article summarizes a CNA report that tested this proposition. To do so, we focused on measuring military cooperation, specifically on military diplomacy and other political aspects of the defense relationship, military-technical cooperation, and exercises and joint operations. Our goal is to provide an analysis of the dynamic of the cooperative relationship in the period since 2014, including a discussion of what the relationship allows the two partners to accomplish together that they cannot do alone, and what analysts can infer about where this bilateral relationship is headed.
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Le deuxième tome du Sang des cerises est paru en novembre 2022, clotûrant le dernier épisode de la saga des Passagers du vents. J'en ressors avec un sentiment mitigé.
Nous parlons quand même de François Bourgeon, l'auteur des Passagers du vent. Pour les jeunes lecteurs, l'irruption de cette série dans les années 1980 (aux éditions Glénat, nouvel acteur de l'édition de BD à l'époque) avait donné sinon un coup de fouet, du moins un coup d'accélérateur à la BD de qualité, la sortant défintivement des rayons enfantins. Dargaud avait suivi en lançant la série XIII... Je collectionne des BD sérieusment depuis cette époque...
Revenons à Bourgeon : les Passagers du vent mêlaient un beau dessin, minutieux dans les détails, réaliste dans les attitudes, empreint de poésie grâce aux vieux gréments et à la mer, un scénario original, des personnages attachants et finalement à la mentalité très contemporaine. Autrement dit, une réinvention de la BD historique qui fit florès. Bourgeon poursuivit avec deux autres séries : Les compagnons du crépuscule, sensationnelle plongée dans le Moyen-âge, et le cycle de Cyann, à dominante de science-fiction fantasy (à laquelle j'ai moins accroché). Il reprit ensuite la série des passagers du vent avec "La petite fille bois Caïman" puis avec cette troisième et dernière saison, "Le sang des cerises", dont le tome 1 est paru en 2018 et dont voici le tome 2.
L'action se passe au temps de la Commune. On suit les lentes prérégrinations de Zabo la communarde qui raconte (à la fin des années 1880) à un jeune bretonne un peu perdue, Klervi, son expérience de la Commune, de la défaite, de l'emprisonnement à Versailes jusqu'au transfert à Rochefort, puis le voyage de déportation vers la Nouvelle Calédonie, le temps passé là-bas, le retour et l'ultime voyage en Bretagne.
Disons les choses simplement : malgré les artifices du scénario pour relancer la "conversation", le gigantesque flash-back de Zabo paraît artificiel, verbeux et pour tout dire, ennuyeux. Ce qui était léger dans les volumes précédents est ici lourd, discursif, pesant. Et du coup, on se perd. J'ai mis du temps à m'attacher aux personnages... quant à la chute, elle peine à convaincre...
Le trait reste toujours de très bonne qualité mais là encore, avec quelques pesanteurs disgracieuses, sans les illuminations ni les chocs visuels qu'on avait eus lors des premiers opus.
Bref, un album que l'on conserve par amitié mais sans être réellement convaincu.
O. Kempf