Invité de l'émission « Zone Franche » ce dimanche 8 mars 2026, l'ancien vice-président du parti Les Démocrates, Léon Basile Ahossi, s'est prononcé sur la démission de l'ancien chef de l'État Thomas Boni Yayi de la présidence de cette formation politique d'opposition.
La démission du président Boni Yayi de la tête du parti ‘'Les Démocrates'' aurait dû intervenir bien plus tôt afin d'éviter certaines tensions internes. C'est ce que pense l'ancien vice-président du parti, Léon Basile Ahossi.
Selon lui, les relations conflictuelles entre l'ancien président Boni Yayi et l'actuel chef de l'État, Patrice Talon, ont longtemps constitué un frein au fonctionnement normal du parti. Il explique que ces tensions personnelles rendaient difficile tout dialogue politique au nom de la formation. À l'en croire, plusieurs cadres du parti avaient estimé qu'il serait préférable que Boni Yayi prenne du recul afin qu'un autre responsable puisse conduire les discussions politiques avec le pouvoir en place. « Je trouve que sa démission arrive un peu tard », a-t-il indiqué.
Basile Ahossi estime que la gestion quotidienne du parti avait été compliquée, notamment après le départ de Éric Houndété de la direction de la formation. Boni Yayi, souligne-t-il, n'avait pas suffisamment de temps pour s'occuper des affaires du parti et avait confié certaines responsabilités à des proches collaborateurs.
Dans ses propos, il affirme avoir conseillé à Boni Yayi de ne pas briguer la présidence du parti, estimant qu'un rôle de président d'honneur aurait été plus utile. Pour l'ancien vice-président, cette situation a plongé la formation dans de nombreuses difficultés internes. Il évoque notamment des départs de cadres et un climat de fragilisation progressive de l'organisation. « Le parti est en train de se disloquer », a-t-il soutenu.
L'ancien président de la République, Thomas Boni Yayi, a annoncé le 3 mars 2026 sa démission de la présidence du parti ‘'Les Démocrates'', dont il est l'un des fondateurs. Dans sa correspondance, il a évoqué des raisons de santé pour justifier sa décision. S'agissant des raisons avancées par Boni Yayi pour justifier son retrait Basile Ahossi se montre prudent. « Je les prends avec des pincettes. Je crois que le temps nous dira le reste », a-t-il indiqué.
Au cours de l'émission, Basile Ahossi a tenu aussi à lever toute ambiguïté. Il ne se considère pas comme un acteur de la mouvance. « Je ne suis pas mouvancier. (…) Je n'ai annoncé mon adhésion à aucun parti », a-t-il déclaré. Il reconnaît toutefois entretenir un dialogue direct avec le président Patrice Talon. Selon lui, ces échanges ne signifient pas un ralliement politique mais relèvent plutôt d'un dialogue républicain.
Akpédjé Ayosso
Un grave accident de la circulation a endeuillé plusieurs familles béninoises le dimanche 8 mars 2026 dans le nord du Togo. Le drame s'est produit dans la région de Kara (commune de Kozah 1), sur un tronçon routier surnommé « route des montagnes ».
Selon les informations rapportées par La Nation, l'accident a impliqué un camion et un tricycle, deux véhicules qui ne sont normalement pas destinés au transport de passagers. La collision a fait au moins 14 morts et près de 60 blessés, dont plusieurs dans un état grave.
Certaines sources évoquent un nombre plus élevé de victimes parmi les ressortissants béninois. La plupart de ces passagers originaires de la commune de Copargo, au nord-ouest du Bénin, revenaient d'une cérémonie funéraire.
Face à la gravité de la situation, les autorités togolaises ont déclenché le plan ORSEC (Organisation de la Réponse de Sécurité Civile) afin de mobiliser rapidement les secours et assurer la prise en charge des blessés dans les structures sanitaires de la région.
Les premières constatations indiquent qu'un éclatement de pneu suivi d'une défaillance technique pourrait être à l'origine de l'accident. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes du drame et situer les responsabilités.
Cette nouvelle tragédie relance les inquiétudes liées à la sécurité routière dans la sous-région, notamment la pratique consistant à surcharger des passagers dans des véhicules non adaptés au transport de personnes.
Une situation qui expose les usagers à des risques élevés en cas d'accident.
Abdoul Warissou OSSAN (stagiaire)