Le Conseil des ministres, réuni le 4 février 2026, a autorisé les missions de maîtrise d'ouvrage déléguée, d'assistance à la maîtrise d'ouvrage et de contrôle technique dans le cadre du projet de construction du Centre équestre national.
Les missions de maîtrise d'ouvrage autorisées en Conseil des ministres interviennent après la conduite des étapes préparatoires du projet de construction du Centre équestre national. Elles visent à accompagner l'entrée du chantier dans sa phase de construction, afin « d'en garantir la bonne exécution ».
Le Centre équestre national intégrera une unité de la garde montée de la Police républicaine. De manière globale, le projet prévoit l'édification d'importantes infrastructures sportives, notamment celles destinées à la pratique de l'équitation militaire et civile.
Le programme comprend également des équipements socio-éducatifs, conformément aux orientations arrêtées par le Conseil des ministres.
L'autorisation accordée couvre les missions nécessaires à la conduite technique du projet, au suivi de sa réalisation et au contrôle des ouvrages, dans le cadre de la phase de construction désormais engagée.
M. M.
Le 3 février 2026, le président Donald Trump a fait réactiver l'African Growth and Opportunity Act (AGOA) pour une période d'un an, avec effet rétroactif au 30 septembre 2025, prolongeant ainsi l'accès sans droits de douane au marché américain jusqu'au 31 décembre 2026.
Cette mesure touche une trentaine de pays africains, dont le Bénin, le Ghana, la Côte d'Ivoire ou le Sénégal. Elle couvre un large éventail de produits comme les textiles, ignames, automobiles, à condition de respecter des critères de pluralisme politique, de droits humains et de lutte contre la corruption. En 2024, les exportations sous l'AGOA pour l'ensemble des membres, ont atteint 8,23 milliards de dollars, avec 50 % provenant d'Afrique du Sud et 20 % du Nigeria. Pour le Bénin, le régime représente une opportunité de diversifier ses exportations textiles et agro‑alimentaires, tout en bénéficiant d'une préférence tarifaire précieuse pour planifier ses chaînes d'approvisionnement.
Instabilité américaine : un risque pour la sécurité et la croissance régionale
Toutefois, la décision de réduire la durée initialement prévue de trois ans à un seul an, après un vote de la Chambre des représentants puis un arbitrage sénatorial, révèle une politique américaine hésitante. Les industriels kényans et les syndicats du Lesotho dénoncent déjà le caractère « bouffée d'oxygène » de l'extension, soulignant qu'elle ne sécurise pas les investissements à moyen terme et laisse les entreprises dans l'incertitude. Le représentant au Commerce, Jamieson Greer, a même lié la prolongation à des exigences nouvelles : ouverture accrue aux produits américains et prise en charge de personnes expulsées des États-Unis. Cette utilisation du commerce comme levier politique expose les économies africaines à des fluctuations de politique intérieure américaine, ce qui peut fragiliser la stabilité sécuritaire et économique du sous‑région ouest‑africaine.
Face à cette volatilité, les décideurs béninois gagneraient à renforcer leurs alliances régionales, à diversifier leurs marchés d'exportation et à consolider les mécanismes de suivi du respect des critères de l'AGOA afin de limiter les pressions extérieures. Une coopération accrue avec les organisations de la CEDEAO et des partenaires européens ou asiatiques pourrait compenser le manque de visibilité offert par Washington. En misant sur la transformation locale du textile et l'amélioration des standards de gouvernance, le Bénin pourra transformer la courte reconduction de l'AGOA en un tremplin durable, plutôt qu'en une dépendance soumise aux aléas d'une politique américaine.
Ce mercredi 04 février 2026, le gouvernement a adopté le décret portant mise en place de l'Unité d'appui en Ressources humaines à la présidence de la République.
L'Unité d'appui en ressources humaines à la Présidence de la République mise en place. Le décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement a été adopté ce mercredi 04 février 2026, en Conseil des ministres.
Selon le communiqué du gouvernement, les réformes structurelles et les transformations remarquables que le Bénin a connues ces dernières années, ont été rendues possibles grâce à la mobilisation de compétences et expertises de grande qualité, tant au niveau national qu'international. Pour maintenir durablement cette dynamique de progrès, dans le sens de l'amélioration des indicateurs de développement, détaille le communiqué, il convient de mettre en place un mécanisme permettant d'identifier, d'attirer et de fidéliser les compétences nécessaires afin de couvrir les besoins de recrutements stratégiques. Ce qui favorisera la disponibilité, en temps voulu, de profils recherchés à déployer diligemment auprès des structures de l'Etat qui en exprimeraient le besoin. D'où l'Unité d'appui en ressources humaines à la Présidence de la République.
F. A. A.
Le président Patrice Talon a procédé, mardi 3 février 2026, au lancement de la Vision « Bénin 2060 Alafia, un Monde de Splendeurs ». Pensée comme une boussole nationale, cette Vision ambitionne de rompre avec les errements du passé, et d'inscrire le développement du pays dans la durée, en tenant compte des générations présentes et futures.
« A l'horizon 2060, le Bénin est un pays de paix, de prospérité, de bonne gouvernance, de rayonnement culturel et international et de bien-être commun », telle est la vision Bénin 2060 Alafia, un Monde de Splendeurs. Elle est structurée autour de quatre piliers fondamentaux, neuf orientations stratégiques et quinze objectifs stratégiques.
Paix : un socle indispensable pour un développement durable
Premier pilier de la Vision Bénin 2060, la paix est érigée en condition première de tout progrès. Il ne s'agit pas seulement de préserver l'absence de conflits, mais de bâtir un « Bénin pacifique, stable et solidaire, fondé sur les principes de justice sociale, de respect des droits humains, de sécurité durable, de cohésion nationale ». Ce pilier met un accent particulier sur la réduction des inégalités et l'accès équitable aux opportunités. La vision ambitionne également de renforcer le positionnement du Bénin comme un État de libertés, garantissant la non-discrimination, la protection des groupes vulnérables et la dignité humaine, dans le respect des engagements constitutionnels et internationaux.
Les actions de paix, c'est également sur le plan de la sécurité. Il s'agira de préserver un environnement stable, à l'abri des menaces liées à l'extrémisme violent, au terrorisme et à la criminalité. La cohésion sociale et l'unité nationale, nourries par le dialogue interculturel et intergénérationnel, ainsi que la valorisation de la diversité culturelle, apparaissent comme des leviers essentiels pour une paix durable et partagée.
Bonne gouvernance : gouverner mieux pour servir efficacement
Le deuxième pilier repose sur l'ambition d'un Bénin gouverné selon les principes de performance, de transparence et de redevabilité. La Vision Bénin 2060 place la gouvernance au cœur de l'efficacité de l'action publique, en prônant une gestion rigoureuse et responsable des ressources nationales.
La rationalisation des dépenses publiques et l'allocation stratégique des ressources visent à réduire les gaspillages et à maximiser l'impact des investissements publics. La reddition de comptes, appuyée par des mécanismes solides d'audit, de suivi-évaluation et de reporting, est présentée comme un gage de crédibilité et de confiance entre l'État et les citoyens.
La participation citoyenne constitue un autre point majeur de ce pilier. La Vision promeut l'implication active des citoyens et des organisations de la société civile dans l'élaboration, la mise en œuvre et le suivi des politiques publiques, afin de construire une gouvernance partagée, inclusive et ancrée dans les réalités locales.
Prospérité : une croissance inclusive au service du bien-être
Avec le pilier de la prospérité, la Vision Bénin 2060 ambitionne une croissance économique durable, inclusive et équitablement partagée. Cette prospérité repose sur la diversification de l'économie, l'innovation et une transformation structurelle orientée vers la productivité et la compétitivité.
Le capital humain occupe aussi une place centrale. Le Bénin entend disposer de ressources humaines en bonne santé, bien formées, qualifiées et adaptées aux besoins du marché du travail, capables de soutenir la transformation économique et sociale du pays.
La Vision accorde également une importance particulière au cadre de vie. Un environnement aménagé, propre, résilient et attractif, une gestion efficiente des déchets, ainsi que la valorisation des territoires urbains et ruraux sont autant de leviers pour améliorer le bien-être collectif et renforcer l'attractivité du pays.
Rayonnement culturel et international : l'identité béninoise comme levier d'influence
Le quatrième pilier de la Vision Bénin 2060 vise à faire du Bénin, un pays qui rayonne par sa culture, son identité et l'exemplarité de ses citoyens. La culture est envisagée comme un puissant instrument de cohésion nationale et de diplomatie d'influence sur la scène internationale.
À travers la valorisation de son patrimoine, de ses langues et de ses expressions artistiques, le Bénin souhaite construire un récit national fort et mobilisateur, tout en renforçant le sentiment d'unité et d'appartenance. Le rayonnement international passe également par l'image du pays et le comportement de ses citoyens, appelés à incarner des valeurs de respect, de civisme et d'engagement.
La Vision promeut par ailleurs la démocratisation de l'accès à la culture, afin que chaque citoyen, quel que soit son milieu ou son territoire, puisse participer pleinement à la vie culturelle nationale et à la valorisation du patrimoine commun.
À travers la Vision « Bénin 2060 ALAFIA, un Monde de Splendeurs », le Bénin se dote d'un cadre stratégique de long terme, fondé sur la paix, la bonne gouvernance, la prospérité et le rayonnement. La Vision appelle à une appropriation collective et à une continuité de l'action publique, afin que l'ambition affichée aujourd'hui se traduise, demain, en réalités concrètes pour l'ensemble des Béninois.
Le gouvernement a autorisé la contractualisation des travaux d'aménagement du côté ouest du tronçon de route reliant la cité administrative d'Ahossougbéta au carrefour Tokan, dans la commune d'Abomey-Calavi.
Le bitumage de la section de voie qui relie la cité administrative d'Ahossougbéta au carrefour Tokan sur l'axe Calavi-Kpota-Hêvié-Cococodji se précise. Le gouvernement a autorisé la constractualisation des travaux.
« La construction s'achèvera cette année », selon le Conseil des ministres du 4 février 2026. « Ces travaux visent à faciliter la circulation vers ce pôle administratif, au regard du trafic important que devrait générer son ouverture au public ».
Le projet prévoit notamment « l'aménagement en revêtement bitumineux du tronçon sur 2,26 km avec une emprise de 20 m, une chaussée bidirectionnelle (2x1 voie) et des ouvrages d'assainissement connexes ». A cela s'ajoute « la construction d'un collecteur enterré de 200x200 sur un linéaire de 1,36 km pourle drainage des eaux vers l'exutoire de Togba ».
Les travaux comprennent également « la mise en place d'équipements de sécurité et de lampadaires solaires photovoltaïques », ainsi que « la plantation d'arbres d'alignement et l'aménagement des espaces verts ».
Le Conseil des ministres a aussi donné son aval pour que « les cabinets retenus en assurent le contrôle, la surveillance et la maîtrise d'ouvrage déléguée ».
M. M.
À l’approche du mois sacré de Ramadan, le ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national a mis en place, en coordination […]
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