La coalition israélo‑américaine qui frappe l'Iran depuis le 28 février a exposé les failles d'un partenariat que Moscou présentait comme un « parapluie » sécuritaire. Malgré un accord stratégique de 20 ans signé en janvier 2025, la Russie n'a fourni ni renseignement, ni aide militaire, laissant Téhéran, la Syrie et le Venezuela livrés à eux‑mêmes. Le même manque de soutien se fait ressentir au Sahel, où plusieurs États sahéliens misent aujourd'hui sur un allié qui se montre absent quand la menace se concrétise.
Quand le « parapluie » russe se déchire
En Iran, le bilan de l'offensive est déjà de 40 dignitaires et hauts gradés tués et de plus de 2 000 cibles frappées, tandis que le régime, pourtant lié à Moscou par un pacte militaire, n'a reçu aucune donnée de renseignement capable de prévenir l'assaut. Le même scénario s'est vu en Syrie. Après l'appui crucial de Moscou pendant les premières années du conflit, le régime de Bachar al‑Assad a vu son allié se retirer, laissant le régime tomber. Au Venezuela, le président Nicolás Maduro, autre bénéficiaire d'un accord de défense, n'a bénéficié d'aucune assistance concrète depuis sa capture ni lors des tensions précédentes avec les américains. Ces abandons ne sont pas le fruit du hasard. Depuis le début de l'invasion de l'Ukraine, la plupart des divisions d'élite russes sont mobilisées à l'est de l'Europe, réduisant drastiquement la capacité de Moscou à déployer des conseillers, des systèmes de défense ou du renseignement à l'étranger. Le résultat est clair, un partenaire qui promet un soutien militaire mais qui ne peut le concrétiser trop débordé par ses propres conflits.
Les répercussions pour l'Afrique de l'Ouest
Au Sahel, la dépendance à l'égard de la Russie s'est intensifiée à travers des accords de coopération avec le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Pourtant, les attaques djihadistes persistent. Depuis le 12 janvier 2026, plus de 150 incidents ont été recensés dans la zone du Niger, dont l'attentat à l'aéroport international, revendiqué par des groupes armés opérant depuis le même pays. Aucun dispositif aérien russe n'a été déployé, et les prétendus « avions de combat » fournis restent inopérants en raison de la pénurie de pièces détachées, conséquence directe des sanctions occidentales qui touchent aussi le secteur de la défense russe. Face à ces constats, les États d'Afrique de l'Ouest doivent réévaluer leurs choix stratégiques. Un partenaire qui ne peut pas protéger ses alliés en Iran, en Syrie ou au Venezuela ne pourra pas non plus assurer la défense de leurs frontières face à une violence terroriste toujours plus pressante. Renforcer ses liens avec les acteurs régionaux et organisation multilatérale, monter en puissance les armées nationales, perpétuer les accords avec les acteurs fiables, apparaît comme la voie la plus prudente et efficace pour éviter de se retrouver seul face à la tempête. Pour l'Afrique de l'Ouest, placer son avenir sécuritaire entre les mains d'un allié qui ne fournit que des mots constitue un risque que l'on ne peut plus se permettre.
Omar SYLLA !
X : @Le_Ndar_Ndar
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La Caisse des Dépôts et Consignations du Bénin (CDC Bénin) a officiellement reçu six prix à l'issue du premier Baromètre RSE initié par le Cabinet LANIGNAN. La cérémonie s'est tenue le 27 février 2026 au siège de l'institution à Cotonou.
Distinguée une première fois en décembre 2025 lors de la proclamation des résultats du prix Baromètre RSE, la Caisse des Dépôts et Consignations du Bénin (CDC Bénin) a reçu, le 27 février 2026, ses trophées ainsi que le rapport des travaux. La cérémonie s'est déroulée en présence de la Directrice générale, Maryse Lokossou, et Loukman Lanignan, promoteur du Baromètre.
Sur une trentaine d'entreprises évaluées, la CDC Bénin s'est imposée comme leader national en gouvernance et stratégie RSE. Elle a également été primée pour sa chaîne de valeur et ses achats responsables.
L'institution a obtenu un prix spécial pour la transparence documentaire et le reporting extra-financier. Dans le secteur bancaire, elle décroche aussi les distinctions de leader en gouvernance RSE et en achats responsables. Elle se classe par ailleurs deuxième de son secteur.
Les travaux du Baromètre ont été conduits sous l'égide d'un Conseil scientifique. Les organisateurs mettent en avant la rigueur méthodologique et la crédibilité de l'évaluation.
Pour la CDC Bénin, ces distinctions confirment un engagement en faveur d'une gouvernance responsable, d'achats durables et d'une performance extra-financière transparente. L'institution entend ainsi contribuer au développement durable au Bénin.
M. M.
Le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Babalola Jean‑Michel Hervé Abimbola, a procédé ce mercredi 4 mars 2026 à Cotonou à la passation officielle de charges avec la ministre de l'Industrie et du Commerce, Shadiya Alimatou Assouman, appelée à assurer l'intérim à la tête du département.
La cérémonie de passation de charges entre Babalola Jean‑Michel Hervé Abimbola et Shadiya Alimatou Assouman, organisée à la Cité ministérielle à Cotonou, s'est déroulée dans un format sobre, en présence des membres des cabinets ministériels, des secrétaires généraux ainsi que des directeurs centraux des deux départements concernés.
Élu député à l'Assemblée nationale pour le compte de la 10ᵉ législature, Babalola Jean‑Michel Hervé Abimbola met ainsi fin à ses fonctions après plus de six années passées à la tête du ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts.
Le secrétaire général du ministère, Aristide A. Adjibodou, a présenté un état des lieux des actions menées par le département. Son exposé a porté notamment sur l'avancement des programmes et projets en cours, la situation budgétaire du ministère ainsi que les dossiers prioritaires nécessitant un suivi particulier.
Le ministre sortant est revenu sur les avancées enregistrées depuis la reconstitution du ministère, mettant en lumière plusieurs réformes engagées et des projets structurants réalisés ou en cours d'exécution.
M. Abimbola a exprimé sa reconnaissance au chef de l'État, à ses collègues du gouvernement, aux acteurs des secteurs touristique et culturel ainsi qu'aux agents du ministère pour leur contribution aux résultats obtenus. Il a également assuré rester disponible pour accompagner la transition si nécessaire.
Shadiya Alimatou Assouman a réaffirmé sa volonté de garantir la continuité de l'action publique, de veiller à la poursuite des projets engagés et d'assurer le bon fonctionnement du ministère.
Le gouvernement a adopté ce mercredi 4 mars 2026 en Conseil des ministres, le décret portant classement du bien culturel dénommé « Cité lacustre de Ganvié » au patrimoine culturel national.
La cité lacustre de Ganvié classée au patrimoine culturel national. La décision a été prise ce mercredi 4 mars 2026 en Conseil des ministres. Cette cité selon le communiqué du gouvernement, subit actuellement des transformations rapides en raison de la pression démographique, de l'évolution des modes de vie, des dynamiques économiques ainsi que des menaces environnementales, notamment la pollution du lac, la dégradation des écosystèmes et les effets du changement climatique. D'où l'urgence d'en assurer une protection efficace afin de conserver sa valeur historique, culturelle et écologique exceptionnelle. Ce qui a motivé son classement au patrimoine culturel national.
F. A. A.
Written by Naja Bentzen.
New digital technologies are a mixed blessing for women’s rights and representation in the information sphere in general, and in the democratic debate in particular. Innovative digital tools often promise to make public debates more inclusive, for women too. In practice, recent AI-enabled technology – including deepfake tools – appears to facilitate an increasingly hostile information environment for women, with repercussions for their democratic participation both online and offline.
At the same time, the ongoing global wave of autocratisation goes hand in hand with a backlash against women’s rights and gender equality. Authoritarian regimes have strategic reasons for suppressing women, and often use gendered disinformation to undermine women opposition leaders, as well as to erode confidence in democratic values and rights.
In the European Union, equality between men and women is a fundamental right and a founding value enshrined in the Treaties. Over the past decades, the EU has worked to increase gender equality at home, and used its global influence to support women’s rights abroad. At the same time, its evolving digital regulatory framework aims to make the digital space safe for all, including by protecting the rights of women online.
Read the complete briefing on ‘Women in the age of AI-enabled disinformation‘ in the Think Tank pages of the European Parliament.
Les services météorologiques ont lancé une alerte concernant de très fortes pluies attendues dans plusieurs wilayas du pays ce jeudi 5 mars. Les prévisions annoncent […]
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