Une trentaine de suspects ont été présentés devant la CRIET, ce lundi 15 décembre 2025, dans le cadre de l'enquête sur la mutinerie du 7 décembre visant à renverser le régime du président Patrice Talon et à remettre en cause l'ordre constitutionnel au Bénin.
Plus de 30 suspects tous de l'armée ont été présentés dans la soirée de ce lundi devant la CRIET dans le cadre de l'affaire tentative de coup d'Etat perpétrée dimanche dernier à Cotonou.
La plupart de ces hommes en uniforme ont été arrêtés devant la télévision nationale SRTB et dans le cadre de l'enquête sur cette affaire criminelle.
Les mis en cause vont comparaître devant le procureur spécial et devant les juges d'instruction avant de connaître leur sentence.
La présentation des personnes incriminées dans ce dossier va se poursuivre dans les prochains jours.
L'enquête se poursuit pour traquer d'autres complices militaires et civils impliqués dans ce putsch avorté.
Les personnes qui seront reconnues coupables dans ce dossier risquent de lourdes peines compte tenu de la gravité des infractions.
Le chef des mutins le lieutenant-colonel Pascal Tigri et quelques-uns de ses compagnons en cavale sont activement recherchés.
Le ministre de l’Intérieur et des Transports, Saïd Sayoud, a révélé l’existence d’une fraude organisée autour de l’allocation de voyage accordée par l’État aux citoyens […]
L’article Fraude à l’allocation touristique : l’État dénonce un vaste réseau et annonce des mesures de contrôle est apparu en premier sur .
Une nouvelle polémique a éclaté après une déclaration controversée de Robert Ménard, maire de Béziers, au sujet de l’Algérie et plus précisément de la ville […]
L’article « Oran, c’est chez moi », Robert Ménard ravive la polémique avec une déclaration sur l’Algérie est apparu en premier sur .
Le tirage au sort de la Coupe du monde 2026 a réservé à l’équipe nationale d’Algérie un groupe aussi relevé qu’équilibré. Les Verts ont hérité […]
L’article Coupe du monde 2026 : Algérie – Jordanie, un historique équilibré est apparu en premier sur .
Présentée à la Villa Karo du 21 novembre 2025 au 8 février 2026, l'exposition « Mémoires vivantes » réunit Achille Adonon, Eliane Aïsso et Eric Médéda autour d'une réflexion commune sur l'héritage du littoral béninois. Entre évocation de la pêche, mémoire de la traite négrière et hommage aux résistances locales, les artistes proposent un ensemble d'œuvres fortes, dont une création signée à trois mains. Une exposition qui interroge autant qu'elle éclaire.
Dans l'entraille baignée de lumière perçante et douce du Musée Karo, l'exposition « Mémoires vivantes » se déploie comme un souffle ancien qui revient hanter le présent. Achille Adonon, Eliane Aïsso et Eric Médéda y tissent un dialogue où les formes, les matières et les symboles deviennent autant de passerelles entre l'intime et le collectif, entre les fractures de l'histoire et la nécessité de se réinventer. Les œuvres réunies ne racontent pas une mémoire figée, mais un corps vivant, mouvant et ouvert. Elles interrogent la responsabilité des artistes face aux traumatismes et aux récits que le temps tente parfois d'assourdir. Ici, le geste artistique se fait éveil, rappel, et surtout acte d'unité. Cette exposition se tient au Musée Karo de la Villa Karo à Grand-Popo du 21 novembre 2025 au 8 février 2026.
L'exposition « Mémoires vivantes », présentée à la Villa Karo, est un vibrant appel à la mémoire et une plongée sensible au cœur de l'histoire des peuples côtiers, de leurs résistances et de leurs héritages invisibles. Portée par trois artistes majeurs — Achille Adonon, Éliane Aïsso et Éric Médéda —, elle interroge la continuité des gestes, des croyances et des luttes qui ont façonné la région Agoué–Grand-Popo.
Cette exposition ne raconte pas la mémoire : elle la réactive, la réincarne, la rassemble.
Entre hommages aux pêcheurs, évocation de la traite négrière et célébration de l'unité communautaire, les trois artistes tissent un récit sensible où la douleur devient énergie et la mémoire, un acte collectif. Une œuvre commune, signée à six mains, scelle cette volonté de faire de l'art un espace de rassemblement et de reconquête identitaire.
Une mémoire qui respire : regards croisés sur l'histoire
L'exposition prend racine dans un territoire chargé : Grand-Popo, Agoué, et la longue façade atlantique où les vagues semblent encore porter les voix d'hommes et de femmes arrachés à leurs terres. Chaque artiste y projette sa sensibilité propre, tout en répondant aux autres. Chez Achille Adonon, les formes se déploient avec force et densité, comme si la matière cherchait à recomposer ce qui fut brisé. Eliane Aïsso explore avec finesse les liens entre corps et territoire, entre traces visibles et invisibles. Eric Médéda, quant à lui, introduit une dimension rituelle puissante, nourrie par le symbolisme des objets et par l'ancrage profond à sa communauté.
Leur langage plastique converge vers une conviction partagée : la mémoire n'est pas un fardeau mais une source d'énergie, un foyer à partir duquel penser le futur.
Chaque artiste déploie un langage plastique singulier, mais tous convergent vers une même ambition : rendre visible ce qui subsiste, malgré les ruptures imposées par l'histoire.
L'installation et œuvres proposées résonnent comme des fragments de vies, de trajectoires brisées ou de gestes ancestraux encore vivants. La matérialité des pièces (bois, fibres, pigments naturels,...) ancre le visiteur dans une esthétique où l'hommage se confond avec la résistance. Éric Médéda rappelle que cette exposition est avant tout une mémoire collective. Il cite Cheikh Anta Diop pour mieux situer l'enjeu : « La vraie tragédie du Noir n'est pas d'avoir été esclave, mais d'avoir oublié ce qu'il a été avant l'esclavage. »
En cela, l'exposition réaffirme que la mémoire est un outil de construction, non de résignation. Avant l'esclavage, les peuples côtiers étaient unis. Aujourd'hui encore, les pêcheurs tirent ensemble le même filet, comme un rappel silencieux de cette cohésion originelle.
« Mémoires vivantes » réussit ainsi à transformer la Villa Karo en un espace de transmission, où l'art invite à un retour à la source, à une réappropriation de soi, à une renaissance communautaire. Un espace où les trois artistes offre une oeuvre unique aux visiteurs.
Œuvre à six mains : quand trois voix deviennent une
Parmi les œuvres exposées, l'une retient particulièrement l'attention : elle porte la signature des trois artistes. Cette création à six mains constitue le cœur battant de l'exposition. Il s'agit de l'installation ‘'Mémoire collective”. Ici, Adonon, Aïsso et Médéda refusent la fragmentation identitaire pour affirmer une démarche commune.
Cette pièce incarne ce que Médéda appelle « le jeu de l'unicité » : la capacité à unir les forces, les imaginaires et les mémoires pour déplacer les lignes et reconstruire le sens. La matière y est hybride, les techniques se répondent, et les intentions se superposent sans jamais s'annuler. L'œuvre apparaît comme un pacte artistique, un engagement partagé face à l'histoire.
Elle montre aussi que la mémoire ne peut être l'affaire d'un seul regard : pour devenir vivante, elle doit être collective, plurielle, dialoguée. La signature conjointe devient alors un geste politique autant qu'artistique : une profession de foi. Elle met en scène ce que l'exposition affirme tout entière : la mémoire n'est jamais individuelle, elle est un faisceau d'expériences, de douleurs, de résistances et de transmissions.
Dans sa description, Médéda revient sur la particularité de l'œuvre. Il s'agit de « cette mémoire collective… Quand vous voyez les petits bateaux qui sont installés, c'est pour rendre hommage à la zone. Nous sommes dans une zone de pêcheurs et hommage à ces hommes qui ont compris le jeu de l'unicité : rester ensemble pour un même objectif, pour sortir le poisson, pour en vivre. » Mais au-delà de cet hommage aux braves pêcheurs, les artistes véhiculent un message plus profond. « On rend hommage à cette histoire qui est nôtre, l'esclavage, mais on ne va pas rester qu'à la limite de la douleur. On va au-delà… », a précisé Médéda.
Ainsi, les œuvres ne parlent pas seulement du passé ; elles célèbrent aussi la solidarité comme condition même de survie et de dignité.
Un devoir de mémoire, un appel au futur
« Mémoires vivantes » dépasse largement le cadre de l'exposition contemplative : c'est une œuvre sociale et un acte politique au sens le plus noble du terme. Elle interroge la relation des communautés à leur passé, à leur territoire et à leur devenir, tout en confrontant les spectateurs aux enjeux de mémoire et de transmission. En mettant en lumière des fragments d'histoire souvent tus — la traite négrière, la vie des pêcheurs, la résistance des populations côtières — l'exposition incite à réfléchir sur les continuités et ruptures qui façonnent notre présent.
Elle rappelle avec force aux jeunes générations, comme le souligne Eric Médéda, que la mémoire est collective et vivante. Les artistes insistent : « Avant l'esclavage, nous avons été des hommes libres et valides. Nous sommes ces hommes et nous continuons de l'être pour le développement de l'Afrique. » Plus qu'un rappel historique, ces mots sont un appel à la responsabilité citoyenne et à l'action : connaître le passé pour agir sur le présent, réaffirmer l'unité et bâtir l'avenir sur les fondations de la dignité et de la solidarité.
En somme, l'exposition transforme le souvenir en moteur, l'histoire en enseignement et l'art en instrument de cohésion sociale et de projection vers le futur. C'est une exposition sensible, profonde et nécessaire. Elle rend hommage à ceux qui ont tiré leurs vies de la mer, à ceux que l'histoire a emportés et à ceux qui continuent d'ériger la solidarité comme fondement de l'existence. Elle rappelle, enfin, que la mémoire n'est pas un recueil figé mais un mouvement, un appel, un travail de transmission. Cette exposition est une invitation à se souvenir, à se rassembler et à redevenir ensemble, comme ces pêcheurs tirant le même filet, les artisans du devenir commun.
Cokou Romain AHLINVI
Plusieurs tronçons de l’autoroute Est-Ouest font actuellement l’objet d’importants travaux de réparation et de maintenance, dont le tristement célèbre axe de Djebahia, dans la wilaya […]
L’article Autoroute est-ouest en travaux : quels sont les principaux axes touchés ? est apparu en premier sur .
Le Centre Hospitalier International de Calavi (CHIC) franchit un nouveau cap dans la qualité de prise en charge de ses patients et de son personnel. Cette semaine, les équipes de SERVAIR ont intégré les cuisines de l'établissement, marquant le démarrage officiel de la restauration collective.
Bonne nouvelle pour les patients et personnels du Centre Hospitalier International de Calavi. La restauration dans cet établissement est désormais opérationnelle. Elle sera assurée par les équipes de SERVAIR.
Ce projet s'inscrit dans une vision globale du bien-être des patients, en associant sécurité alimentaire, qualité nutritionnelle et plaisir gustatif. Les menus proposés sont élaborés par un chef, et privilégient des produits locaux valorisant ainsi la richesse de la cuisine béninoise.
« Le repas n'est pas un simple service. Il est pensé comme un véritable moment de plaisir et de réconfort pleinement intégré au parcours de soins et au séjour hospitalier », souligne la direction du CHIC. Avec ce lancement, le CHIC confirme sa volonté d'offrir à ses patients et à son personnel une bonne expérience hospitalière.
A.A.A
Le Professeur et ancien député Octave Cossi Houdégbé est passé de vie à trépas. L'annonce a été faite ce lundi 15 décembre 2025.
Décès de l'homme politique béninois Octave Cossi Houdégbé. L'ancien député et promoteur de l'université privée Houdégbé North American University of Benin (HNAUB) est décédé à l'âge de 80 ans. Le défunt a occupé plusieurs postes en République centrafricaine sous le président André Kolingba à partir de 1981. Il a été chargé de mission du Président de la République ; Secrétaire d'Etat du Président de la République, Chargé des Affaires Financières et Economiques ; Président du Conseil d'Administration des Lignes Centrafricaines et ministre Résident de la NANA-MEMBERE. Il a aussi occupé les postes de Secrétaire d'Etat du Président de la République ; délégué au Ministère de l'Energie, des Mines et de l'Hydraulique et ministre Conseiller du Président de la République, Chargé des Dossiers de l'Economie et Finances, avec rang et Prérogatives de Ministre d'Etat. Octave Cossi Houdégbé est aussi le président fondateur de Houdégbé North American University au Ghana.
Il a été élu député à l'Assemblée nationale du Bénin, 7e et 8e législature. Marié et père de plusieurs enfants, Octave Houdégbé porte aussi le titre de Sa Majesté Dada Awignan Médjèmadokokpon. Il a reçu plusieurs distinctions honorifiques telles que Commandeur de l'ordre des Palmes Académiques ; Commandeur de l'Ordre du Mérite Centrafricain ; Grand Officier, Cordon Rouge de l'Etoile Brillante de Chine et Docteur Honoris Causa (HNAUB).
Les condoléances au domicile du défunt au quartier Akpakpa CENSAD débutent le 29 décembre 2025.
A.A.A
Après avoir conquis le public européen et séduit le jury de Séries Mania, la production franco-algérienne « El’Sardines » franchit une nouvelle étape décisive. Sélectionnée […]
L’article La série algérienne « El’Sardines » sélectionnée au Red Sea Film Festival et débarque sur TV5 MONDE+ est apparu en premier sur .